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IR Notes 3 – 12 février 2014
www.irshare.eu
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Qui est IR Share ?
IR Share est une agence de
partage d’informations, de documentations et de compétences pour les
managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR Share opère
via des publications en ligne, des groupes de travail, des formations
consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe Ce
numéro a été préparé par Luisa Andias, Catarina Carvalho, Tamás
Gyulavári et Frédéric Turlan. Retrouver l’ensemble de l’équipe
de IR Share sur le site.
S’abonner à IR
Notes En quelques
clics sur le site
IR Share ou par téléphone au: +33 (0)6 81 41 53 95
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Interview
Andrea Broughton, Institute for employment studies
Vous
avez conduit deux études sur l’implication des salariés dans
les politiques de santé et de sécurité au travail. Quels
sont les principaux résultats? En
effet, nous avons mené deux projets, l’un pour le Health & Safety Executive,
un organisme public en charge de la santé et de la sécurité au
travail visant à rechercher l’impact de l’implication des salariés
dans les politiques de santé et de sécurité sur le management de
l’entreprise. L’étude a été conduite sur deux ans avec trois vagues
d’entretiens, la seconde intervenant six mois après la première,
puis la dernière encore six mois plus tard afin de mesurer les
évolutions sur la durée. Par ailleurs nous travaillons en ce moment
pour l’Agence européenne pour la santé et la sécurité au travail (EU-OSHA) dans le
cadre de la campagne intitulée « working
together for risk prevention ».
Quels enseignements tirez-vous de
ces travaux ? Ce qui est intéressant c’est l’évolution de
la prise de conscience : nous avons réalisé le suivi de participants
à des formations sur les questions relatives la santé et à la
sécurité au travail. Un groupe était composé de représentants du
personnel en charge de la santé et de la sécurité (Health and Safety
representatives) nouvellement désignés et sans étiquette syndicale.
L’autre de représentants des salariés et de leurs managers. Nous
avons réalisé une étude auprès de 500 managers qui encadrent des
représentants du personnel en charge de la santé et de la sécurité,
en deux vagues, puis trois séries d’entretiens téléphoniques espacés
de six mois avec 60 représentants du personnel en charge de la santé
et de la sécurité, puis trois vagues d’entretiens conjoints,
également espacés de six mois, avec 40 représentants et 40 managers
ayant participé aux formations. En plus, nous avons mené des études
de cas de 12 organismes publics ou d’entreprises du secteur privé.
Ce qui apparaît c’est qu’après le deuxième entretien, les
participants déclaraient passés beaucoup de temps en réunion alors
que six mois plus tard, ils finissaient par renoncer à ce formalisme
en intégrant beaucoup plus les aspects santé et sécurité au
management quotidien.
Quels sont les facteurs de
changements culturels ? Il est difficile de dire avec certitude ce
que sont les facteurs de changement et si les formations ont
vraiment modifié la culture de santé et de sécurité. En revanche, ce
qui est certain, c’est que rien ne change lorsque les managers des
organismes étudiés ne s’impliquent pas personnellement. Par
ailleurs, les instances représentatives du personnel sont une voie
de implication des travailleurs. Cependant ce n’est pas la seule et
les organismes étudiés dans l’étude HSE, recourent majoritairement à
d’autres moyens comme les réunions, la formalisation du reporting,
le suivi des « quasi-accidents », tout cela permet de changer la
culture.
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IR Notes est
une lettre diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs
langues européennes et réalisée par IR Share et son
réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le droit du
travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle est en
vente sur abonnement pour un montant de 15
euros HT par mois sur le site IR Share. IR Share est
une entreprise à capitaux privés, indépendante et apolitique, dont
l’objectif est d’informer et d’aider l’ensemble des acteurs du dialogue
social en Europe et au-delà. Elle est le correspondant de la Fondation de
Dublin, pour la France et le Luxembourg, depuis 2009.
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À la Une
La pression
monte autour des compagnies aériennes low-cost
Le comité de dialogue social européen du secteur de l’aviation civile a lancé une étude
européenne sur dix pays afin d’identifier le recours à des pilotes sous statut de
travailleurs “indépendants” afin d’échapper aux législations sociales des
travailleurs. Auparavant, une rapide étude préalable avait permis de conforter la
décision des membres du comité, lorsqu’il leur a été démontré que près de 220
pilotes de la compagnie Ryanair (présentés comme tel sur leur page professionnel de
réseau social tel LinkedIn) étaient enregistrés comme dirigeants de micro sociétés
près de l’aéroport de Dublin ou de Cork. Mais les promoteurs de l’étude ne doutent
pas de trouver d’autres cas à travers l’Europe et s’interrogent sur le respect des
temps de vol et de repos des pilotes «indépendants ». De son côté l’association
européenne des pilotes (ECA-European Cockpit
Association) a dénoncé dans un communiqué
les pratiques de la compagnie Norwegian Air International. Les pilotes ont des
contrats de travail à Singapourg, sont basés en Thaïlande, volent sur les avions
immatriculés en Irlande sans qu’aucun des ces appareils ne parte de cette île
décidément très appréciée des compagnies aériennes. L’ECA parle même de « pavillon
de complaisance ». Une réunion organisée par l’ECA avec des représentants des
autorités nationales de l’aviation civile américaine et norvégienne s’est tenue à
Olso, pour évoquer ces abus et les risques que font peser de telles pratiques. Plus
personne ne semble en effet savoir quelles sont les autorités de contrôle
compétentes tant pour la sécurité des appareils que pour le respect des règles de
sécurité et de temps de vol des pilotes. Un Far-West rendu possible par
l’optimisation des différentes législations européennes et internationales.
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1. Union
européenne
Législation
- Nouvelles instructions pratiques pour la
procédure devant la Cour de justice : la Cour de justice
a publié des instructions pratiques aux parties et à leurs représentants,
fondées sur le dernier règlement de procédure avec des dispositions pratiques
relatives à la procédure (JOUE,
31 janvier 2014, L 31, p. 1).
- Conventions internationales :
publication des décisions du Conseil adoptées le 28 janvier (JOUE,
1er février 2014, L 32, p. 32
et 33) autorisant
les États membres à ratifier : 1° La convention de l’Organisation internationale
du travail (OIT) de 2011 concernant un travail décent pour les travailleuses et
travailleurs domestiques (convention
no 189) ; 2° La convention de l’OIT de 1990 concernant la sécurité dans
l’utilisation des produits chimiques au travail (convention
no 170).
- Adoption de la directive « travail
saisonnier » : le Parlement européen a adopté
définitivement la proposition
de directive établissant les conditions d’entrée et de séjour des
ressortissants de pays tiers aux fins d’un emploi saisonnier. Toute
demande pour travailler dans l’UE comme saisonnier devra être accompagnée d’un
contrat de travail ou d’une offre d’emploi ferme comprenant des éléments
essentiels tels que le salaire et les heures de travail. La demande devra
également inclure des preuves que le travailleur disposera d’un logement adéquat
et d’une assurance maladie afin de ne pas devenir une charge pour le système
d’aide social du pays d’accueil. Le texte stipule que les travailleurs
saisonniers bénéficieront des mêmes droits que les ressortissants européens en
termes d’âge de travail minimum, de salaire, de licenciement, d’heures de
travail, de congés, et d’exigences de santé et de sécurité. Ils auront le droit
d’adhérer à un syndicat et d’avoir accès à la sécurité sociale, à une retraite,
à des formations, et aux services des agences pour l’emploi et d’autres services
publics, excepté les logements sociaux. Les employeurs qui violent leurs
obligations feront l’objet de sanctions “efficaces, proportionnées et
dissuasives” et devront indemniser le travailleur saisonnier concerné. Les
sous-traitants peuvent également être sanctionnés et les employeurs se voir
interdits de recours aux travailleurs saisonniers. La directive simplifiera et
accélèrera les procédures permettant aux travailleurs saisonniers de revenir
pour un séjour et un travail temporaires dans l’UE. Une fois publiée, la
directive devra être transposée dans les Etats membres dans un délai de deux
ans.
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Actualité
sociale
- Industrie sidérurgique :
le Parlement européen a adopté, le 4 février, une résolution
sur le plan d’action pour une industrie sidérurgique compétitive et durable en
Europe (2013/2177(INI))
présenté en juin 2013 par la Commission européenne. La résolution comporte un
chapitre consacré à l’emploi qui réclame à la Commission « un plan de
restructuration pour contribuer au maintien et à la création d’emplois de
qualité et de valeur industrielle dans les régions » sidérurgiques et demande un
politique industrielle permettant de réduire les coûts exceptionnellement élevés
de l’énergie et des matières premières afin de maintenir la compétitivité du
secteur.
- Directive détachement intragroupe :
alors que la proposition de directive
établissant les conditions d’entrée et de séjour des ressortissants de pays
tiers dans le cadre d’un détachement intragroupe est actuellement en
cours de négociation entre les représentants du Parlement européen, du Conseil
et de la Commission européenne (trilogue) en vue de son adoption lors de la
dernière session d’avril du Parlement, la Confédération européenne des syndicats
dénonce dans un communiqué l’attitude du
Conseil qui ne serait pas en faveur d’une pleine égalité de traitement en faveur
des ressortissants de pays tiers travaillant dans un État membre.
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Dialogue
social sectoriel
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2. États
membres
France
- Contrat de génération : le
Parlement a voté, le 7 février, un amendement
du gouvernement au projet de loi
relatif à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie
sociale, permettant un accès direct à l’aide associée au contrat de
génération – 4000 euros par an pendant trois ans pour chaque jeune embauché –
pour les entreprises de 50 à 300 salariés. Ces entreprises devaient jusqu’ici,
pour en bénéficier, être couvertes par un accord collectif de branche, ou
d’entreprise. Du fait des retards pris par les négociations de branche, trop peu
de ces entreprises avaient accès à cette aide. Elles pourront le faire désormais
aussi simplement que les entreprises de moins de 50 salariés.
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Hongrie
- Code civil: le nouveau Code civil (loi 5 de 2013) entrera en
vigueur le 15 mars 2014. Comme le Code civil s’inscrit en toile de fond dans le
Code hongrois du travail (cf. art. 31 du Code du travail), l’interprétation
uniforme du Code du travail et du nouveau Code civil est garantie par un
appendice détaillé au Code du travail (loi 252 de 2013). De nombreuses
dispositions sont approfondies dans cet appendice.
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Luxembourg
- Travail à durée déterminée :
une loi du
23 décembre 2013 met le droit luxembourgeois en conformité avec les
exigences de la directive 1999/70 sur le travail à durée déterminée. Désormais,
lorsque des postes à durée indéterminée se libèrent dans une entreprise, les
salariés en contrat à durée déterminée doivent en être informés.
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Portugal
- Réforme des critères de licenciement
économique : le nouveau gouvernement a proposé de revoir
les critères de licenciement lors d’un licenciement individuel pour motif
économique en cas d’extinction de poste qui intervient quand le seuil d’effectif
de déclenchement d’un licenciement collectif n’est pas atteint. Cette
proposition de loi crée un nouveau groupe de critères, dont le premier repose
sur la performance du salarié. Le texte est discuté avec les partenaires sociaux
avant d’être présenté au Parlement. Voir l’analyse
d’IR Share (en anglais).
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3.
Entreprises
Comité
d’entreprise européen
- Airbus Group : lors de la réunion du CE européen d’Airbus
Group, le 27 janvier dernier à Toulouse, la direction a présenté le
détail de son plan de restructuration sur trois ans (5 804 suppressions
de postes). FO
Métaux, le syndicat majoritaire, « n’acceptera aucun licenciement ni
aucun chantage à l’emploi » qui conduirait « à la mise en place d’accords sur la
réduction des coûts salariaux ». IG Metall demande également l’abandon des
licenciements. Une nouvelle réunion du CE européen s’est déroulée le 6 février,
suivie par des réunions des CE européens des divisions impactées par la
restructuration (Cassidian, Astrium et Airbus), avant de nouvelles réunions des
instances nationales. Le processus d’information et de consultation au niveau
européen doit se poursuivre une nouvelle réunion le 27 février (puis des CE
européen de division), puis le 12 mars avant éventuellement une dernière réunion
si les partenaires sociaux la juge nécessaire. Le président du CE européen
d’Airbus Group, Rüdiger Lütjen (IG Metall) défend une position demandant que le
processus d’information et de consultation au niveau national ne commence qu’une
fois le processus d’information et de consultation au niveau européen soit
achevé. Par ailleurs, la structure des instances d’information et de
consultation va évoluer avec, d’une part, le rapprochement des divisions
Cassidian et Astrium au sein de la nouvelle division Space and Defense, ce qui
devrait entraîner la disparition des CE européens de ces deux divisions. Une
formation, organisée par la EWC Akademy, a d’ailleurs eu lieu du 21 au
23 janvier à Brème, sur ce thème. D’autre part, le groupe a annoncé sa
transformation en société européenne (SE), ce qui implique la négociation d’un
accord sur l’implication des travailleurs dans Airbus Group SE avec la question
d’élargir l’actuelle représentation des salariés, limitée aux quatre pays avec
des implantations industrielles importantes (Allemagne, Espagne, France,
Grande-Bretagne), aux effectifs présents dans une quinzaine d’autres pays
européens.
- Axa : le Comité de groupe
européen (CGE Axa) de l’assureur français Axa (160000
salarés) poursuit sa démarche d’internationalisation. Après avoir fait venir une
délégation de représentants des salariés japonais lors d’une réunion plénière du
comité, en novembre, « à la satisfaction des représentants des salariés
européens et du management », souligne Olivier Pelras (CFDT), secrétaire du CGE,
une nouvelle initiative devrait être organisée avec des représentants mexicains
en 2014. Par ailleurs, afin de favoriser l’articulation entre le CGE et les
instances nationales, l’expérimentation mise en place en Belgique,
puis en France
en 2013, consistant à réunir les membres nationaux et des responsables syndicaux
du pays concerné ainsi que la DRH nationale, préalablement à la réunion plénière
du CGE, sera poursuivie. L’idée est de faire remonter des sujets au CGE et de
pouvoir aussi faire un compte-rendu de la réunion précédente au niveau national.
- Bull : le comité
d’entreprise européen sur groupe informatique français Bull (9300 salarés) se
réunira ce 13 février, à la demande des représentants des salariés européens, à
propos des changements stratégiques et organisationnels annoncés le 20 janvier
dernier.
- Schneider Electric : le groupe spécial de négociation chargé de
négocier l’accord sur l’implication des travailleurs dans le cadre de la
transformation de Schneider
Electric (140,000 salariés) en société européenne (SE) se réunira pour
la première fois le 27 février. Le coordinateur syndical désigné par la
fédération syndicale européenne IndustriAll, Philippe Saint-Aubin (CFDT), ancien
secrétaire du CE européen d’Alcatel-Lucent, participera aux négociations. Par
ailleurs, après le rachat du groupe Invensys, le 17 janvier dernier, Schneider
Electric a annoncé la vente de la division Appliance d’Invensys, qui sera
renommée Robertshaw Controls Company, à une filiale de Sun European Partners. Le
CE européen d’Invensys été dissou et le bureau du CE européen de Schneider
Electric a pris contact avec les anciens membres pour les consulter dans la
cadre de la procédure d’information et de consultation de cette cession. Le
groupe a également lancé une augmentation
de capital réservée aux salariés et qui couvre 38 pays (90% des
salariés).
- ZF Lenksysteme :
l’équipementier automobile allemand ZF
Lenksysteme (13 000 salariés) a mis en place un CE européen. Le groupe
est notamment présent en France (près de 1 000 salariés) et en Hongrie (600
salariés). L’objectif est de faciliter l’échange d’informations entre les
différents représentants des salariés au moment où le site hongrois est amené à
monter en puissance.
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Accord
transnational
- Metro : le groupe de
grande distribution allemand Metro (280000 salariés)
et la fédération syndicale UNI Global
Union ont signé une déclaration
commune en décembre dernier, rendue publique le 3 février, par laquelle
le groupe s’engage à respecter les droits syndicaux et le droit à la négociation
collective. Metro s’engage à poursuivre des relations de qualité et de confiance
avec les instances représentatives du personnel.
- Michelin: le fabriquant de
pneumatiques français Michelin
négocie actuellement un accord transnational sur la responsabilité sociale au
niveau européen. La négociation devrait s’achever en mars prochain.
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Restructuration
- Mory-Ducros : pour venir
en aide aux près de 2800 salariés licenciés dans le cadre de la reprise de la
société de transport et de logistique Mory Ducros par Arcoles Industries,
le gouvernement a décidé de financer un dispositif exceptionnel d’accompagnement
des salariés licenciés : 1° accompagnement par un conseiller spécialisé jusqu’à
ce que le salarié retrouve un emploi ; 2° maintien pendant un an d’une
rémunération quasi équivalente à son salaire net actuel ; 3° Accès à la
formation nécessaire à leur projet professionnel. L’État prendra en charge,
pendant 2 ans, le différentiel de salaire potentiel, jusqu’à 300 euros par mois,
en cas de reclassement d’un salarié dans un emploi moins rémunéré. Une bourse à
l’emploi sera créée avec le soutien de la branche du transport et de la
logistique ouverte aux salariés de Mory-Ducros et à ceux des entreprises sous
traitantes touchées par la faillite de Mory-Ducros.
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Syndicalisme
- Auchan : la fédération
syndicale européenne UNI Commerce a réuni, le 29 janvier dernier, à Bruxelles,
des représentants syndicaux du Groupe Auchan venant de six pays afin d’échanger
des informations sur les problèmes rencontrés dans les établissements du groupe
de grande distribution en Europe et d’élaborer une approche commune (v.
communiqué de presse).
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4. Études et
rapports
- Impact de la crise sur les conditions de
travail et de vie: alors que le Parlement
européen débat de l’impact social des décisions de la Troïka (Commission
européenne, BCE et FMI) sur les quatre pays ayant reçu une aide financière (v.
IR Notes 2), le Comité des droits sociaux du Conseil de l’Europe a publié son rapport
sur l’application de la Charte sociale européenne qui recense 180
violations de la Charte dans 38 États membres. L’augmentation du nombre de
violations est de plus en plus liée à l’insuffisance des prestations sociales –
touchant de manière disproportionnée les personnes pauvres, sans emploi, âgées
et malades – et aux inégalités de traitement des migrants sous couvert de lutte
contre le « tourisme des prestations ».
Par ailleurs, Eurofound a publié une
étude
sur l’évolution de la perception de la qualité de vie en Europe. Mis à part la
Grèce qui décroche de façon dramatique, les niveaux de la satisfaction de vie et
de bonheur sont restés globalement stables dans l’UE.
- Libéralisation du secteur
postal : une étude
de l’institut de recherche autrichien Forba commandée par la
fédération syndicale européenne UNI Post & Logistics se penche sur les
effets sur l’emploi et les conditions de travail de la libéralisation du secteur
postal. Le document souligne que cette libéralisation a largement détruit des
emplois et dégradé les conditions de travail.
- Négociation collective :
l’Institut syndical européen a publié son
bulletin mensuel sur la négociation collective (« Collective
Bargaining developments January 2014 ») collectant des informations
publiées dans tous les Etats membres.
- Secteur financier :
l’unité de recherche de CEPS/INSTEAD sur les conventions collectives et les
politiques de l’emploi a initié, les 23 et 24 janvier, une première réunion
d’Eurosofin, le projet de recherche européen. D’une durée d’un an, ce projet est
centré sur l’analyse des mécanismes et des pratiques de dialogue social dans le
secteur financier de cinq capitales européennes (Luxembourg, Londres, Vienne,
Paris, et Bucarest) et il a vocation à contribuer à une meilleure compréhension
du dialogue social en aidant à anticiper les changements, à adapter la formation
et à répondre aux exigences d’efficacité dans un contexte international
compétitif, à favoriser l’échange de bonnes pratiques entre partenaires, de même
qu’à renforcer les normes sociales tant dans le secteur financier que dans ses
institutions. Lire la
suite
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Le mot de la
quinzaine
Travail non
déclaré
Dans la communication de la Commission européenne « Intensifier
la lutte contre le travail non déclaré », celui-ci est défini comme « toute
activité rémunérée de nature légale, mais non déclarée aux pouvoirs publics, […]
tenant compte des différences entre les systèmes réglementaires des États membres ».
Le travail non déclaré concerne tous les Etats membres et il s’agit donc d’une
question d’intérêt général. Dans les Recommandations
par pays 2012 et les Recommandations
par pays 2013 de la Commission, de nombreux de pays ont trouvé des
recommandations sur la prévention du travail non déclaré, la lutte contre l’économie
souterraine, la fraude fiscale et / ou sur la conformité fiscale. En vertu de l’art.
154 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, la Commission a procédé
en juillet 2013 à une consultation
formelle des partenaires sociaux à l’échelon européen portant sur la
prévention du travail non déclaré et sur les mesures dissuasives pouvant être prises
à cet effet. Les partenaires sociaux pourront à l’avenir entamer leurs propres
négociations concernant le travail non déclaré. La crise économique et financière
incite fortement les Etats membres à lutter contre le travail non déclaré et le faux
travail indépendant ; l’un des prochains numéros sera consacré à ce thème. Plus de
détails dans le Dictionnaire
européen des relations sociales (en anglais).
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