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IR Notes 4 – 26 février 2014
www.irshare.eu
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Qui est IR Share?
IR Share est une agence de
partage d’informations, de documentations et de compétences pour les
managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR Share opère
via des publications en ligne, des groupes de travail, des formations
consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe :
ce numéro a été préparé par Štěpánka Lehmann et
Frédéric Turlan. Retrouver l’ensemble de l’équipe
de IR Share sur le site.
S’abonner à IR
Notes En quelques
clics sur le site IR Share ou par téléphone au: +33 (0)6 81 41
53 95
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Interview
Rüdiger Lütjen, Président du CE européen Airbus group
Comment se déroule le processus
d’information et de consultation sur la restructuration du
groupe Airbus ? Notre comité d’entreprise européen doit
faire face à la plus importante restructuration qui touche le groupe
depuis sa création avec un impact sur l’ensemble des quatre pays et
des divisions. Nous sommes dans une phase d’information, où nous
avons reçu du management un grand nombre de données, sur la nouvelle
organisation, la création de la division Defence & Space, les
suppressions d’emploi par pays, la stratégie du groupe… Nous avons
aussi désigné des experts pour nous aider, un organisme français en
charge de l’examen de la stratégie et un organisme allemand qui se
focalise sur le volet financier et économique. Sur la base de tous
ces éléments, nous sommes en train de formuler une liste de
questions au management pour lesquelles nous attendons des réponses.
Le comité est aussi en contact permanent avec les collègues
européens. Nous ne sommes pas encore entrés dans la phase de
consultation.
Comment s’articulent les processus
d’information et de consultation entre le niveau européen et le
niveau national ? Nous avons convenu avec le management que la
phase d’information pouvait être lancée tant au niveau européen qu’à
échelon national. Cela permet des échanges d’informations du niveau
européen vers le local et nous donne la possibilité, en tant que CE
européen, d’obtenir des précisions sur les projets envisagés au
niveau local. À chaque réunion du CE européen, nous avons un point
d’information sur ce qui se passe dans chaque pays. En revanche,
nous envisageons des négociations nationales sur les conséquences de
la restructuration à partir du moment où le CE européen aura fini sa
phase de consultation et rendu son avis. Nous nous sommes appuyés
sur de la jurisprudence, notamment française, pour que les
négociations locales ne puissent commencer sans que les
représentants des salariés ne puissent s’appuyer sur l’avis du CE
européen. Nous avons exigé du management d’allonger certains délais
nationaux prévus par la législation en matière d’information et de
consultation pour laisser le temps au CE européen de finir la phase
de consultation.
Quel sera l’impact de la
réorganisation sur les instances représentatives du personnel au
niveau européen ? La direction a annoncé un processus de
transformation du groupe en société européenne en janvier 2015, ce
qui signifie que nous négocierons alors la création d’un comité de
la société européenne. La prise en compte de la réorganisation se
fera donc à cette occasion, mais pour l’instant nous sommes
concentrés sur la restructuration afin de sécuriser les emplois et
l’avenir des sites.
Comment allez-vous parvenir à
sécuriser les emplois ? Il est très important pour nous de parvenir
à un accord avec le management, au niveau européen, que ce soit sous
la forme d’un accord collectif ou d’une lettre d’engagement de la
direction, sur l’ensemble de la réorganisation afin d’éviter les
licenciements, de maintenir les sites, de garantir des
investissements, d’organiser une solidarité entre les sites… Nous
devons offrir un cadre européen pour aider les représentants des
salariés au niveau national, notamment nos collègues britanniques et
espagnols qui disposent de moins de pouvoir de négociation que les
Allemands ou les Français, à négocier sur les conséquences de la
restructuration au niveau national.
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Nominations
- Jean-Philippe
Lhernould, a été nommé professeur à
l’université de Nantes depuis le 1er février dernier. Il est
rattaché au laboratoire UMR CNRS « Droit et changement social » et
poursuivra sa collaboration à Liaisons sociales Europe (contact : jean-philippe.lhernould@univ-nantes.fr).
Il collabore depuis de nombreuses années à Liaisons sociales Europe
et fait parti de l’équipe d’IR Share en charge de la correspondance
de la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie
et de travail.
- Richard
Gartside est nommé directeur des ressources
humaines au niveau monde du cabinet de conseil BearingPoint,
employant 3 350 collaborateurs dans le monde, dont 800 en France. Plus.
- Jean-Louis
Vincent a été nommé DRH de SNCF Geodis. Il
était auparavant DRH de Geodis France.
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IR Notes est
une lettre diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues
européennes et réalisée par IR Share et son
réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le droit du
travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle est en
vente sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par mois sur le
site IR Share. IR Share
est une entreprise à capitaux privés,
indépendante et apolitique, dont l’objectif est d’informer et d’aider
l’ensemble des acteurs du dialogue social en Europe et au-delà. Elle est le
correspondant de la Fondation de Dublin, pour la France et le Luxembourg,
depuis 2009, et pour la Bulgarie depuis 2014.
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À la Une
Difficile
atterrissage du modèle social européen aux États-Unis
Les salariés de l’usine Volkswagen de Chattanooga dans le Tennessee ont voté par 712
voix contre (626 voix pour) l’implantation du syndicat des travailleurs de
l’automobile United Auto Workers (UAW) au sein de
leur usine, lors d’un scrutin organisé du 12 au 14 février et surveillé par le National Labor Relations Board, l’autorité
fédérale en charge des relations sociales. Un résultat emblématique de la différence
des relations sociales entre le Nouveau monde et le Vieux continent, car
l’entreprise cible était, cette fois, favorable à l’entrée du syndicat,
contrairement à la plupart des tentatives de pénétration des syndicats américains
dans des usines « non unionized », même lorsqu’elles appartiennent à des
multinationales ayant signé un accord-cadre international reconnaissant le droit
syndical et le droit à la négociation collective : 1° La direction locale avait fini
par accepter l’arrivée du syndicat UAW et avait décidé d’adopter une réelle attitude
de neutralité pour ce scrutin, voire d’encourager son implantation. 2° L’UAW avait
reçu le soutien du puissant syndicat allemand IG Metall et du Comité de groupe
mondial de Volkswagen en faveur de la mise en place d’un comité d’entreprise,
permettant ainsi au site d’être représenté au niveau du comité de groupe. Ce site
étant le seul, en dehors de la Chine, à ne pas avoir une telle instance. Ainsi
malgré une direction favorable, malgré un accord mondial qui impose aux partenaires
sociaux un modèle de relations sociales fondé sur la consultation, la concertation
et la négociation, rien n’y a fait. Les 1338 salariés de l’usine ont été la cible de
pression des autorités locales et de l’État fédéral désireuses de ne pas faire
entrer le « cancer » syndical dans l’une des usines d’un constructeur étranger. La
fédération syndicale international IndustriAll a regretté, dans un communiqué,
ces ingérences.
Le « modèle social européen » n’est décidément pas le bienvenu sur le sol
nord-américain.
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Législation
- Directive sur les travailleurs
saisonniers : le Conseil a adopté définitivement, le
17 février, la directive
qui établit les conditions d’entrée et de séjour des ressortissants de pays
tiers aux fins d’un emploi en tant que travailleur saisonnier. Le texte devra
être transposé par les États membres dans les deux ans et demi qui suivent sa
prochaine publication au Journal officiel.
- Harmonisation des directives « produits
chimiques » : le Conseil a adopté, le 20 février, une
directive visant à modifier cinq directives régissant la santé et la sécurité
des travailleurs et, plus précisément, leur protection face à des substances
chimiques dangereuses afin d’aligner leurs dispositions sur le règlement
1272/2008 relatif à la classification, à l’étiquetage et à l’emballage des
substances et des mélanges. Les cinq directives concernées (92/58, 92/85, 94/33,
98/24 et 2004/37) se réfèrent toutes à la législation actuelle sur la
classification et l’étiquetage des substances chimiques qui, conformément au
règlement n° 1272/2008, sera abrogée au 1er juin 2015. La Commission européenne
se félicite de cette adoption. «Ces modifications renforcent encore la
protection des travailleurs contre les risques liés à l’utilisation au travail
de produits chimiques dangereux, alignant ainsi la législation de l’UE sur les
plus hautes normes internationales et assurant une plus grande cohérence du
droit de la santé et de la sécurité», a déclaré László Andor, commissaire
européen chargé de l’emploi, des affaires sociales et de l’inclusion.
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Actualité
sociale
- Application de la législation
sociale : la Commission européenne a déposé des recours
devant la Cour de justice à l’encontre de plusieurs États : 1° Le Luxembourg
est épinglée pour un défaut de transposition de la directive sur le travail à
durée déterminée à l’égard des salariés du secteur du divertissement. 2° l’Italie
n’applique pas correctement la directive
sur le temps de travail aux médecins des services de santé publique.
D’autres États ont reçu des avis motivés, procédure préalable à l’action devant
la Cour de justice : 1° Chypre
pour ne pas avoir transposé la directive sur la prévention des blessures par
objets tranchants dans le secteur hospitalier et sanitaire ; 2° l’Espagne
est invitée à respecter le droit des médecins légistes de bénéficier d’une durée
de travail limitée et de périodes minimales de repos ; 3° L’Italie est invitée à
appliquer l’annexe II de la directive 93/103/CE
concernant les prescriptions minimales de sécurité et de santé au travail à bord
des navires de pêche ; 4° la Slovénie doit transposer la directive sur le congé
parental ; 5° la Slovaquie doit veiller à ce que tous les employeurs aient
l’obligation de désigner des travailleurs chargés de s’occuper des activités de
prévention et de protection en matière de santé et de sécurité au travail.
- Sommet social du Benelux :
les chefs de gouvernements des trois États du Benelux
(Belgique, Pays-Bas, Luxembourg) ont tenu un sommet
social, le 13 février, essentiellement consacré à la lutte contre le
dumping social, à la fraude sociale et aux possibilités de protéger les salariés
contre toutes les formes d’abus en matière sociale (voir déclaration
commune, en anglais). De leur côté, les syndicats des trois pays (LCGB,
OGBL, FNV, CNV, MHP, FGTB, CSC, CGSLB) ont également adopté, à l’occasion de ce
sommet, une déclaration
commune dénonçant des « initiatives inquiétantes » prises par la
Commission européenne. Les signataires soutiennent leurs gouvernements dans leur
choix de renforcer la lutte contre le dumping social en matière de détachement
des travailleurs.
- Déclaration conjointe BDI – Medef :
les organisations
patronales allemande, BDI, et française, Medef, ont adopté, le 5 février, une déclaration
commune afin de faire état des propositions des industries des deux pays
pour « renforcer la compétitivité et créer davantage d’emplois en Europe ». Le
texte demande une baisse du coût du travail via la réduction des taxes et
cotisations sociales, un assouplissement du marché du travail et un allongement
de la durée d’activité. Les signataires plaident pour le développement de
l’apprentissage et l’augmentation du temps de travail.
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Dialogue
social intersectoriel
- Travail non déclaré: la
Commission européenne a lancé, le 29 janvier, la deuxième phase de consultation
des partenaires sociaux européens sur le renforcement de la coopération entre
États membres de l’UE pour la prévention et la dissuasion du recours au travail
non déclaré. Le document
rappelle que les partenaires sociaux n’entendent pas ouvrir une négociation
collective européenne en la matière et détaille le projet de la Commission pour
renforcer la lutte contre ce phénomène.
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Dialogue
social sectoriel
- Banques : les partenaires
sociaux du secteur bancaire ont signé, le 31 janvier, une déclaration
commune sur les responsabilités sociales des entreprises.
- Électricité : les
partenaires sociaux européens – Eurelectric, IndustriAll et EPSU – ont publié
le premier
rapport de suivi de leur position commune adoptée en 2009 sur la
responsabilité sociale de l’entreprise. Le texte préconise en particulier la
mise en place d’instances paritaires pour gérer et anticiper le changement ayant
un impact sur la formation, la santé et la sécurité, les politiques de diversité
et d’égalité de traitement et les conséquences en matière d’emploi du changement
climatique.
- Restauration collective :
les partenaires sociaux européens ont publié un communiqué
conjoint demandant aux Etats membres à renforcer les dispositions
contenues dans les récentes directives relatives au marché public notamment en
écartant la possibilité de faire reposer un appel d’offres sur le seul critère
du prix et en précisant ce qu’il faut entendre par « l’offre anormalement
basse ».
- Sécurité privée : les
partenaires sociaux européens – CoESS et UNI Europa – ont lancé la mise à jour
de leur guide du meilleur
rapport qualité prix, paru en 1999, dans le cadre d’un projet
financé par la Commission européenne (« Update of the best value manual »).
- Silice cristalline : les
partenaires sociaux de différents secteurs impliqués dans le projet Nepsi
visant à renforcer la protection des salariés contre l’exposition à la poussière
de sable (silice cristalline) ont lancé, depuis le 15 janvier jusqu’au 14 mars,
leur troisième campagne
d’évaluation depuis la signature de leur accord
multisectoriel du 25 avril 2006. La dernière évaluation de 2012 avait
couvert 6400 sites et 500000 salariés.
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Jurisprudence
- Licenciements
collectifs : l’Italie a été condamnée par la Cour de
justice dans le cadre de la transposition de la directive 98/59 relative au
licenciement collectif. La législation italienne exclut en effet les
dirigenti (les « cadres ») du calcul du nombre de licenciements
auxquels l’employeur entend procéder et des garanties procédurales relatives à
l’information et à la consultation des travailleurs sur le lieu de travail. La
Cour a jugé cette exclusion non conforme au droit de l’UE (CJUE,
13 février 2014, C‑596/12, Commission c/Italie en français; l’arrêt est
également disponible en italien).
- Congé parental et congé maternité :
la Cour de justice a rappelé qu’une salariée en congé
parental non rémunéré peut demander à bénéficier d’un congé de maternité si elle
est de nouveau enceinte. En effet, selon le principe qu’« un congé garanti par
le droit de l’Union ne peut pas affecter le droit de prendre un autre congé
garanti par ce droit », la salariée doit accéder aux prestations liées au congé
de maternité comme si elle avait travaillé juste avant la prise du congé de
maternité. Elle doit donc pouvoir bénéficier du maintien de salaire à 100% prévu
par la convention collective applicable à l’entreprise pendant la période de
congé de maternité, « comme si ce congé de maternité avait été précédé d’une
période minimale de reprise du travail ». (CJUE
13 février 2013, C-512/11 et 513/11, Terveys).
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2. États
membres
Allemagne
- Industries chimiques et pharmaceutiques :
les partenaires sociaux de ce secteur – le syndicat IG BCE
et l’organisation patronale BAVC – ont signé, le 5 février, un accord salarial
couvrant les 550000 salariés du secteur. Les salaires vont augmenter de 3,7 %
avec un décalage d’un mois par rapport à la date d’entrée en vigueur de
l’accord. L’accord est conclu pour une durée de 14 mois. Par ailleurs,
l’intégration des apprentis se fera en principe sur des contrats à durée
indéterminée, sous le contrôle des partenaires sociaux. L’embauche en contrat à
durée déterminée reste possible si elle est justifiée par des motifs économiques
ou personnels. Mais la décision d’embaucher reste du ressort de l’employeur et
il n’y a pas d’obligation d’embauche à la fin de l’apprentissage.
- Énergie : les partenaires
sociaux du secteur de l’Énergie (der Tarifgemeinschaft Energie ) – Ver.di et AVE
– ont signé un accord salarial le 17 février, prévoyant une augmentation des
salaires de 4,5% en deux étapes (2,4% au 1er février, 2,1% au
1er février 2015), pour les 25000 salariés de la branche (qui
comprend E.ON). De plus, tous les apprentis seront embauchés en 2015 sur des
contrats de travail d’une durée d’au moins 12 mois et 150 seront embauchés à
durée indéterminée. (v. communiqué
de Ver.di).
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Belgique
- Réforme du licenciement :
les partenaires sociaux ont conclu, le 12 février, au sein
du Conseil national du travail, une convention
collective de travail (CCT) n°109 qui réforme le droit du licenciement.
Elle vise, d’une part, à introduire le droit pour le salarié de connaître les
motifs concrets qui ont conduit à son licenciement et, d’autre part, à
introduire le droit pour le salarié d’obtenir une indemnisation si son
licenciement était manifestement déraisonnable.
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Bulgarie
- Réforme du droit du travail :
le mouvement syndical a relayé les inquiétudes
des syndicats bulgares sur une proposition de réforme du droit du
travail, portée par le gouvernement, qui vise à alléger les obligations des
employeurs.
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France
- Détachement des
travailleurs : l’Assemblée nationale a adopté, le 25
février, une proposition
de loi présentée par des députés socialistes pour renforcer les
contrôles et sanctions contre les entreprises ayant recours de manière abusive à
des travailleurs détachés.
- Encadrement des stages:
l’Assemblée nationale examine une proposition
de loi pour encadrer les périodes de stage.
- Restructuration :
l’Assemblée nationale examine une autre proposition
visant à obliger les dirigeants d’un site industriel appartenant à un groupe de
plus de 1000 salariés à rechercher un repreneur s’ils souhaitent fermer un
site. Une amende pouvant aller jusqu’à 20 fois le salaire minimum par emploi
supprimé est prévue en cas de non-respect de cette obligation.
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République
tchèque
- Relance du dialogue social
tripartite : l’instance de concertation tripartite a été
consultée, le 11 février, sur les orientations de politique générale du nouveau
gouvernement, ce qui annonce une relance du dialogue social dans le pays après
une période de gel entre 2006 et 2013 sous l’égide du gouvernement conservateur.
Le nouveau gouvernement, nommé le 29 janvier et conduit par le parti
socialiste, est désireux d’établir de bonnes relations avec les partenaires
sociaux. La consultation s’est déroulée avant la présentation de politique
générale devant le Parlement permettant ainsi de prendre en compte les remarques
des partenaires sociaux. Les partenaires sociaux s’attendent à une période de
renforcement du dialogue social alors que le gouvernement entend participer à
des réunions tripartites mensuelles.
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3.
Entreprises
Négociation
d’entreprise
- BMW :
le constructeur automobile allemand a signé avec son comité
central d’entreprise et le syndicat IG Metall un accord sur la flexibilité du
temps de travail qui prévoit pour environ la moitié des 79000 salariés (surtout
des postes de management, administratif et d’ingénierie): 1° une meilleure prise
en compte des temps de travail notamment des heures supplémentaires effectuées
lorsqu’ils sont chez eux ou en mobilité peuvent être comptabilisées sur leur
compteur de temps de travail et donner lieu à des temps de repos compensatoire.
2° Le droit à la déconnexion (« Recht auf Unerreichbarkeit ») de tout lien avec
l’entreprise (E-mail et téléphone). Des accords similaires ont déjà été signés
chez Volkswagen et dans les télécoms. Cependant le syndicat IG Metall demande
une législation en la matière, soulignant que le besoin de régulation ne peut
passer seulement par quelques accords exemplaires de grandes entreprises (plus
sur le site IG Metall).
- Iberia : la compagnie
aérienne espagnole Iberia a conclu un accord, le 13 février, avec le syndicat de
pilotes Sepla, pour parvenir à des réductions de salaires d’au moins 14% pour
les quelque 1400 pilotes. La direction a souligné l’importance historique de cet
accord, dans un
communiqué. Le texte prévoit aussi un gel des salaires jusqu’en 2015.
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Comité
d’entreprise européen
- FerroAtlantica : le groupe
industriel espagnol FerroAtlantica, propriété du groupe Villar Mir, a achevé la
négociation, le 5 février, d’un accord constitutif d’un CE européen, a annoncé
la fédération syndicale espagnole MCA-UGT. Le groupe, leader mondial de la
production de silicium, d’alliages de manganèse et de ferrosilicium, dispose de
11 usines en Europe, cinq en Espagne et six en France. L’accord sera signé le 9
avril prochain.
- IR Doc: accords de CE
européen récemment mis en ligne sur le site IR Share : Bull (1992,
2002,
2013),
Safran
(2013), Coface
(2013).
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Accord
transnational
- Safran : le groupe Safran
et la fédération syndicale européenne IndustriAll se sont retrouvés le 17
février pour une première séance de négociation d’un second accord transnational
après celui conclu le 28 mars 2013 sur l’emploi
des jeunes. Cette fois, les négociateurs ont abordé la thématique du
développement des compétences et des parcours professionnels.
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Syndicalisme
- Deutsche Post DHL : le
point de contact de l’OCDE en Allemagne a rendu, le 30 janvier, une décision
acceptée par les fédérations syndicales internationales UNI Global Union et la
Fédération internationale des travailleurs du transport (ITF) ainsi que par la
Deutsche Post DHL, mettant ainsi fin au litige qui opposait depuis 2012 les deux
fédérations syndicales au géant des services postaux et logistiques Deutsche
Post DHL. La décision rendue par le point de contact national prévoit, pour
assurer un suivi des efforts réalisés dans cinq pays où les lignes directrices
de l’OCDE n’ont pas été respectées (Colombie, Inde, Indonésie, Turquie, Vietnam)
et pour renforcer les contacts entre les plaignants et le groupe, que les
parties se réuniront chaque trimestre, ce qui permettra de maintenir un dialogue
social et « de créer des opportunités pour résoudre des conflits, en particulier
ceux liés au droit de s’organiser, d’une façon directe et responsable »,
souligne UNI Global Union. Un compte rendu de chaque réunion devra être adressé
au point de contact allemand au cours des deux prochaines années.
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4. Études et
rapports
- Électricité : la Fondation
pour l’amélioration des conditions de vie et de travail (Eurofound) a publié,
une étude
de représentativité dans le secteur de l’électricité qui recense les
organisations employeurs et syndicales représentatives dans ce secteur.
- L’impact social du sauvetage des pays
aidés par la Troïka : la commission Emploi et Affaires
sociales a adopté le rapport
d’initiative présenté par le député espagnol Alejandro Cercas
(S & D) sur le rôle et les agissements de la Troïka (BCE, Commission, FMI)
dans les quatre pays européens ayant reçu un soutien financier (Chypre, Grèce,
Irlande, Portugal) par 27 voix pour, sept contre et deux abstentions. Le texte
sera présenté à la session plénière de mars du Parlement européen.
- Santé mentale en Grande-Bretagne :
un rapport
de l’OCDE sur la santé mentale et l’emploi en Grande-Bretagne, souligne que les
problèmes de santé mentale coûtent environ 70 milliards de livres par an au
pays, soit à peu près 4,5 % du PIB, sous forme de perte de productivité au
travail, de paiements, de prestations et de dépenses de santé.
- Finlande : dans son étude
économique consacrée à la Finlande, l’OCDE préconise une nouvelle
réforme des retraites, prévoyant un relèvement progressif de l’âge de départ, la
fin des retraites à temps partiel ainsi que des mesures pour allonger la vie
active et pour favoriser le maintien dans l’emploi des seniors
- Intermittents du
spectacle : alors que les partenaires sociaux français
négocient un renouvellement du régime d’assurance chômage, géré par les
partenaires sociaux, en examinant notamment le régime spécifique applicable aux
salariés du secteur du spectacle embauchés sur des contrats courts
(« intermittents du spectacle »), le Sénat a publié une étude
comparée sur les régimes chômage applicables à ces salariés en
Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni et Suède.
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Le mot de la
quinzaine
Accord
multisectoriel
Les partenaires sociaux européens de plusieurs secteurs d’activité peuvent négocier
des accords collectifs couvrant plusieurs secteurs, dans le cadre des dispositions
des articles 154 et 155 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (voir
Dictionnaire
européen des relations sociales). Le premier et unique accord conclu de ce
type est l’ « Accord sur la protection de la santé des travailleurs par
l’observation de bonnes pratiques dans le cadre de la manipulation et de
l’utilisation de la silice cristalline et des produits qui en contiennent », signé
le 26 avril 2010, par les partenaires sociaux représentant 15 secteurs industriels
et quelque 2 millions de salariés. Cependant, plusieurs secteurs d’activité ont
aussi adopté des « lignes
directrices multisectorielles pour faire face à la violence des tiers et au
harcèlement lié au travail », le 16 juillet 2010, après une négociation
intersectorielle et dont le contenu est très proche de ce qu’aurait pu être un
accord collectif européen. Plus de détails dans le Dictionnaire
européen des relations sociales (en anglais).
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