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IR Notes 14 – 16 Juillet 2014
www.irshare.eu
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Qui est IR Share?
IR Share est une agence de
partage d’informations, de documentations et de compétences pour les
managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR Share opère
via des publications en ligne, des groupes de travail, des formations
consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe : ce
numéro a été préparé par Francisco Gomez Abelleira, Sofia Lampousaki,
Alain Lefebvre et Frédéric Turlan. Retrouver l’ensemble de l’équipe
de IR Share sur le site.
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En quelques
clics sur le site IR Share ou par E-mail : frederic.t@irshare.eu
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H.T)
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À nos lecteurs
IR Notes prend sa
pause d’été ! Toute l’équipe reviendra avec IR Notes n°15 le 10
septembre. Nous vous souhaitons une belle période de vacances et de
repos. Rappelons que le droit au congé annuel payé est « considéré comme
un principe du droit social communautaire revêtant une importance
particulière » par la Cour de justice de l’Union européenne. Cependant,
même en période de suspension de parution, nous restons à votre
disposition (contact@irshare.eu
– + 33 (0) 6 81 41 53 95). Bonnes vacances ! Frédéric
Turlan
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Interview
Jean-François Kondratiuk, représentant des salariés au conseil de
surveillance du groupe PSA Peugeot-Citroën
Comment avez-vous été désigné au
conseil de surveillance du groupe automobile français PSA
Peugeot-Citroën? Suite à l’intervention de l’État français en
2012 pour soutenir le groupe qui était en situation financière
difficile, j’ai été désigné représentant des salariés au conseil de
surveillance, en même temps que Louis Gallois, en tant que
représentant de l’État. Il s’agissait d’une demande du gouvernement
français. Entre-temps, le Parlement a adopté la loi du 13 juin 2013
qui oblige les entreprises à faire entrer au conseil de surveillance
un à deux représentants des salariés selon le nombre de membres du
conseil de surveillance. C’est ainsi que le comité d’entreprise
européen, dont j’étais le secrétaire, a procédé à un vote, le 18
juin, et m’a accordé sa confiance pour représenter les salariés au
sein du conseil de surveillance.
Quelles sont les conséquences sur
votre mandat de secrétaire de comité d’entreprise
européen ? Comme
le prévoit la loi, j’ai été obligé de
démissionner de l’ensemble de mes mandats syndicaux ces derniers
n’étant pas compatibles avec un mandat de représentant des salariés
au conseil de surveillance. C’est ce que j’ai fait le 31 mai 2013 et
le 18 juin, j’ai été élu au conseil de surveillance.
Quel intérêt cela représente-t-il
pour les salariés ? J’ai été militant FO depuis 1981, j’ai connu
les événements de 1982 chez Chrysler, chez Peugeot en 1989, la crise
économique… j’ai donc une connaissance de l’entreprise qui doit
apporter bon sens et expérience au sein du conseil de surveillance
où siègent des personnes souvent extérieures au groupe, qui ont des
connaissances théoriques mais ne connaissent pas
l’entreprise.
Quels seront les liens avec le
comité d’entreprise européen ? Nous avons conclu un accord, un « nouveau
contrat social », au niveau du groupe qui met en place un comité
paritaire stratégique composé de représentants syndicaux et des
membres du comité de liaison, qui est le bureau du comité
d’entreprise européen. Ce comité se réuni dès qu’un projet
stratégique a été présenté au conseil de surveillance. Cette
disposition permet de davantage connecter le comité d’entreprise
européen à la stratégie du groupe – il en sera informé en permanence
– ce qui est indispensable pour le dialogue social sur le
renforcement de la compétitivité du groupe.
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Agenda
10 au 16
août
Sofia
43e Congrès de la Fédération internationale des travailleurs du
transport (ITF)
10 au 12
septembre Dublin Conférence
sur les relations sociales en Europe 2014 (Industrial Relations in
Europe Conference – IREC) organisé conjointement avec le Research
Network on Work, Employment and Industrial Relations (RN nr. 17)
de l’association européenne de sociologie (European Sociological
Association – ESA). Le thème est : « The future of the european social
model – new perspectives for industrial relations, social and employment
policy in Europe? »
24 au 26
septembre Bruxelles
Conférence organisée conjointement par la Confédération
européenne des syndicats (CES) et l’Institut syndical européen (Etui),
intitulée «
L’Europe à la croisée des chemins. Quelle voie pour des emplois de
qualité et la prospérité ? ».
1er au 3
octobre
Bordeaux 9e
Congrès du Réseau international de recherche sur les organisations et le
développement durable (RIODD) organisé par le Centre de droit comparé du
travail et de la sécurité sociale (COMPRASEC) de l’Université de
Bordeaux, sur le thème “Environnement
et travail : quelles relations ?“.
7
octobre
Paris Conférence
sur le dialogue social européen sectoriel, organisée par les
associations Réalité du Dialogue social (RDS) et Europe et Société.
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IR Notes est
une lettre diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues
européennes et réalisée par IR Share
et son réseau d’experts. Elle propose une veille
européenne sur le droit du travail, les relations sociales et la politique
de l’emploi. Elle est en vente sur abonnement pour un montant de 15 euros
HT par mois sur le site IR Share. IR
Share est une
entreprise à capitaux privés, indépendante et apolitique, dont l’objectif
est d’informer et d’aider l’ensemble des acteurs du dialogue social en
Europe et au-delà. Elle est le correspondant de la Fondation de Dublin, pour
la France et le Luxembourg, depuis 2009, et pour la Bulgarie depuis
2014.
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À la Une
Une
stratégie pour lier la croissance « verte » et les politiques de l’emploi
La Commission européenne a publié, le 2 juillet, une communication
visant à « exploiter le potentiel de création d’emplois de l’économie verte ».
L’enjeu est d’assurer la transition écologique en connectant la montée en puissance
de l’économie verte avec les politiques de l’emploi et du marché du travail. La
Commission souligne que les stratégies intégrées qui lient la croissance verte à
l’emploi « n’existent que dans un petit nombre de pays, la majorité des États
membres poursuivant une politique fragmentée dissociant ces deux questions ». D’où
cette initiative de la Commission. À noter que cette communication souligne
l’importance du dialogue social sectoriel en la matière, en particulier pour
accompagner les restructurations, et évoque aussi les « nouveaux risques liés aux
technologies vertes » qui « doivent être pris en considération », explique la
Commission qui entend « évaluer avec soin d’éventuels nouveaux dangers et de les
prendre en compte dans les stratégies de prévention ». L’initiative a été saluée par
la Confédération européenne des syndicats (CES) dans un communiqué
où la secrétaire générale elle-même, Bernadette Ségol, souligne que « le paquet de
la Commission européenne sur la croissance verte est visionnaire et progressiste »
et déclare que « les syndicats sont prêts à travailler avec la Commission et les
employeurs pour créer une transition juste vers une économie favorisant un
environnement plus durable. » Côté employeur, BusinessEurope est nettement plus
critique (v. communiqué,
en anglais) notamment à propos de l’objectif de la Commission d’accroître la
productivité des ressources de 30% d’ici 2030 (contre +20% entre 2000 et 2011) si
les entreprises rendent « leurs procédés de production plus rationnels », adoptent
« des solutions innovantes pour économiser les ressources », conçoivent « de
nouveaux modèles commerciaux » ou « proposent des produits et services plus
compatibles avec un développement durable ». Pour BusinessEurope, « l’Union
européenne devrait s’abstenir de tout objectif plutôt que de fixer un objectif
inapproprié ». De plus, « l’utilisation des ressources ne doit pas être pénalisé,
tandis que l’utilisation efficace devrait être l’objectif » des entreprises.
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1. Union
européenne
Projet
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Actualité
sociale
- Commission emploi et affaires sociales du
Parlement européen : lors de sa réunion, le 7 juillet,
la nouvelle
commission emploi et affaires sociales du Parlement européen a procédé
au vote de sa présidence et des vice-présidences. C’est le député allemand du
parti de gauche Die Linke, Thomas
Händel (Gauche unitaire européenne) qui prend, pour son troisième
mandat, la présidence de la commission, en remplacement de la Française Pervenche
Bérès (S & D) qui devient membre de la commission des affaires
économiques et monétaires. À noter, parmi les nouveaux membres, l’arrivée de la
Néerlandaise Agnes
Jongerius (S & D), chercheuse à l’université d’Utrecht depuis 2012
après avoir présidé la confédération syndicale néerlandaise FNV de 1987 à 2012
et celle de Claude
Rolin (PPE) qui était, depuis 2006, le secrétaire général de la
Confédération des syndicats chrétiens (CSC). Autre forte personnalité,
l’ancienne ministre du Travail du Portugal Maria
Joao Rodrigues (S & D). Elle est à l’origine de la stratégie dite de
Lisbonne qui visait à donner à l’Europe l’économie de la connaissance la plus
compétitive des grands pays occidentaux.
- Aides aux salariés licenciés :
la Commission européenne a proposé, le 11 juillet, de
mobiliser le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation à hauteur de 960000
euros afin d’aider 280 travailleurs licenciés par 661 entreprises du secteur de
la restauration en Aragon (Espagne) à trouver un nouvel emploi (v. communiqué).
Elle a également proposé, le 10 juillet, d’accorder aux Pays-Bas un montant
d’1,6 million d’euros pour faciliter le retour à l’emploi de 475 travailleurs
licenciés du secteur de la construction (v. communiqué).
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Dialogue
social sectoriel
Aviation civile : les
partenaires sociaux européens de l’aviation civile représentés au comité de dialogue
social sectoriel européen (au sein du groupe de travail du personnel de cabine) ont
adopté, le 5 juin, une déclaration
conjointe contre l’utilisation de pavillon de complaisance dans l’aviation
civile en Europe après que la compagnie Norwegian, immatriculée en Irlande
sans y avoir la moindre activité et employant des salariés sous contrat de travail
de pays hors UE comme la Thaïlande, ait obtenu une autorisation pour effectuer des
vols transatlantiques. Le 14 juin, Emmanuel Jahan (CEEP), président du comité de
dialogue social sectoriel, a adressé un courrier (en anglais) à la DG
Emploi et Affaires sociales de la Commission européenne critiquant ouvertement la
position favorable de la DG Mobilité et Transports en faveur de Norwegian et ses
pressions sur les acteurs du dialogue social européen du secteur.
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Jurisprudence
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2. États
membres
Allemagne
- La loi sur le salaire minimum est
adoptée : le Parlement a définitivement adopté, le 11
juillet, la loi sur la mise en place d’un salaire minimum généralisé à tout le
territoire allemand (Gesetz
zur Stärkung der Tarifautonomie (Tarifautonomiestärkungs-gesetz), mais
avec plus de dérogations (par catégorie de salariés, période transitoire…) que
le projet initialement prévu. Le salaire minimum sera instauré au 1er janvier
2015 pour un montant de 8,50 euros bruts de l’heure. Il s’appliquera dans un
premier temps aux salariés qui ne sont pas couverts par un accord de branche,
puis à tous les salariés à partir de 2017. Le salaire minimum sera réévalué, à
partir de 2017, tous les deux ans par une commission spécifique composée de
représentants des partenaires sociaux, sans interférence du pouvoir politique.
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Espagne
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Finlande
- Programme du nouveau gouvernement :
le nouveau gouvernement dirigé par le Premier Ministre
Alexander Stubb a publié son programme
(en anglais), le 24 juin. Il prévoit notamment une réforme des retraites en
2015, avec pour objectif une réduction du déficit et un allongement de la vie
au travail, une réforme de la formation professionnelle, une meilleure
protection sociale des travailleurs indépendants et des mesures restreignant
l’usage des « zero-hours contracts ».
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Grèce
- Validation de la plupart des mesures en
matière d’emploi dictées par la Troïka : Le Conseil
d’État a rendu une décision (no. 2307/2014), le 24 juin, qui juge que la loi
4046/2012 ayant transposé une série de mesures prévues par le deuxième
mémorandum entre la Grèce et la Troïka BCE-Commission européenne-FMI, n’est pas
conforme à la Constitution sur un seul point : la suppression de la possibilité
pour les syndicats du recours unilatéral à l’arbitrage devant l’organisme
national en charge de la médiation. Toutes les autres mesures sont jugées
conformes à la Constitution et au droit social international, comme la réduction
de 22 à 32% des salariés de moins de 26 ans, la suppression de la prime de
mariage ; la restriction du champ de la négociation collective (avec le salaire
minimum qui n’est plus négocié par les partenaires sociaux) ou encore la
limitation de la durée des conventions collectives.
- Validation de la décision de fermer la
société d’audiovisuel public : le Conseil d’État, dans
une décision (n°1901/2014) a jugé que la décision prise par le gouvernement en
2013 de fermer la société d’audiovisuel public ERT (voir article publié par Eurofound,
en anglais) est conforme à la Constitution et au droit européen. Pour la Cour,
l’ERT est considéré comme un employeur public qui échappe au champ d’application
de la directive 75/129 et à la loi 1387/1983 sur les licenciements collectifs.
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Luxembourg
- Adoption de la réforme des bourses
d’étude : le Parlement a définitivement adopté la
réforme des bourses d’étude (projet
de loi 6670 et communiqué,
en français), dont le dispositif précédent a été jugé discriminatoire par la
Cour de justice estimant que les enfants des travailleurs frontaliers ne peuvent
être exclus de ces aides. Les composantes de cette aide financière sont, d’une
part, une partie prêt, et d’autre part une partie bourse (appelée communément
‘Subsid’) composée de différent module (bourse de base, de mobilité, sur
critères sociaux…).
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3.
Entreprises
Comités
d’entreprise européens
- Air France KLM : la
direction du groupe Air France KLM et son comité d’entreprise européen ont
renouvelé, le 12 juin, le protocole
d’accord du comité de groupe européen. Le texte prévoit une procédure de
consultation spécifique sur les sujets « stratégiques » qui ont un impact majeur
sur l’organisation du groupe, ses filiales et/ou ses salariés. Ils seront soumis
à une « commission stratégie groupe » du comité qui sera consultée « à un moment
utile, c’est-à-dire en amont, par des moyens et avec un contenu appropriés »
permettant que la direction « puisse prendre en considération les commentaires,
les observations et les avis des représentants des salariés ». Les membres du
comité ont par ailleurs accès à une « bibliothèque informatique interne »
contenant toutes les informations transmises par la direction.
- Manpower : le Tribunal de
Grande Instance de Paris est saisi d’une affaire opposant la société américaine
de travail temporaire Manpower et la fédération syndicale européenne UNI, la CGT
et le syndicat britannique Unite The Union. L’affaire a été plaidée, le 3
juillet, devant le tribunal qui devrait rendre sa décision le 17 juillet. La CGT
et les trois fédérations syndicales italiennes (CGIL, CISL et UIL), ont adressé,
le 23 mai 2013, une demande
à la direction de Manpower France, pays qui rassemble le plus grand nombre de
salariés en Europe, afin d’obtenir les éléments justifiant la mise en place d’un
CE européen (voir aussi lettre
d’UNI Europa). Faute de réponse dans un délai de six mois, les syndicats
ont assigné la direction pour mettre en place un comité d’entreprise européen
sur la base des règles subsidiaires de la directive 2009/38. Mais comme le
syndicat Unite avait aussi saisi peu de temps après les syndicats français et
italiens la direction britannique de Manpower pour demander la mise en place
d’une telle instance, le groupe estime être encore dans les délais. Il a donc
demandé à tous les syndicats européens présents dans le groupe de désigner des
négociateurs au sein du groupe spécial de négociation. L’enjeu est de savoir si
le délai de réponse à la demande des syndicats est dépassé ou non, ce qui
conduit à devoir mettre en place un comité d’entreprise européen « légal », sans
négociation, et si le comité doit être constitué, avec ou sans négociation, sous
l’égide de la loi française (pays avec les effectifs les plus élevés) ou sous
celle de la loi britannique (siège de la direction européenne désignée par le
groupe).
- Dernièrement mis en ligne,
les accords sur l’implication des travailleurs chez SAP
SE et Schneider
Electric SE. Les accords de comité d’entreprise européens de Gras
Savoye et PerkinElmer.
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Négociation
transnationale
- Inditex: le groupe textile
espagnol Inditex a renouvelé, le 8 juillet, son accord-cadre
international. Cet accord prévoit l’application des droits fondamentaux
à l’ensemble de ses salariés et de ceux de sa chaîne de sous-traitants, soit
environ un million de travailleurs employés par quelque 6 000 sous-traitants à
travers le monde. « Cet accord est un modèle de maturité de relations sociales
avec une entreprise multinationale » a souligné Jyrki Raina, le secrétaire
général d’IndustriAll (v. communiqué d’IndustriAll
et de Inditex
en anglais).
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Restructuration
- Coca-Cola Iberian Partners :
la Haute cour espagnole (Audiencia Nacional) a annulé la
restructuration décidée par Coca-Cola Iberian Partners qui a fermé 11 sites et
licencié 1 190 salariés (v. communiqué,
en espagnol). Le jugement
oblige l’entreprise à réintégrer les salariés licenciés en avril et leur verser
les salaires dus depuis leur éviction. La cour reproche à la direction de ne pas
avoir satisfait à son obligation d’information et de consultation des salariés
en matière de transferts d’entreprise. Le jugement est critiqué et pourrait être
remis en cause par la Cour suprême qui a été saisie par la direction. Un ancien
ministre du Travail a été désigné pour tenter une conciliation.
- Unilever : le groupe
Unilever et son comité d’entreprise européen ont adopté, en janvier 2014, des lignes directrices à
respecter dans le cadre de l’anticipation et la gestion des restructurations.
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4. Études et
rapports
- Bilan social de l’UE :
comme chaque année l’Institut syndical européen et l’Observatoire social
européen ont publié un « Bilan
social de l’Union européenne » (en anglais) qui tire les conséquences la
politique d’austérité et présente des analyses sur l’introduction d’un salaire
minimum européen ou d’une assurance chômage européenne.
- Mobilité en Europe : la
Commission européenne a publié un document sur les
tendances récentes en matière de mobilité géographique en Europe (en
anglais). Ce dernier met en lumière la chute de l’immigration dans les pays
affectés par la crise économique (–51% au Portugal et en Slovénie, – 49 % en
Espagne…) et une forte poussée dans les pays épargnés et à faible taux de
chômage (+71 % pour l’Allemagne, + 24 % en Autriche).
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Le mot de la
quinzaine
CEEMET
Sous cet acronyme se cache, depuis 2004, l’organisation patronale européenne des
industries technologiques et la métallurgie (Council of European
Employers of the Metal, Engineering and Technology-Based Industries) créé en
1962 sous l’appellation Western European Metal Trades Employers’ Organisation (WEM).
Son rôle est de défendre les intérêts en matière de politique sociale des quelque
200000 employeurs membres de l’une des organisations employeurs affiliées au niveau
national qui emploient environ 13 millions de salariés en Europe. Le CEEMET
participe au comité de dialogue social européen du secteur de la métallurgie depuis
sa création en 2001 et a comme partenaire social la fédération syndicale européenne
IndustriAll Europe. Ses prises de positions
sont examinées de près compte tenu de l’importance du secteur métallurgique en
Europe. Plus d’information dans le Dictionnaire
des relations sociales d’Eurofound (en anglais).
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