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IR Notes 17 – 8 octobre 2014
www.irshare.eu
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Qui est IR Share?
IR Share est une agence de
partage d’informations, de documentations et de compétences pour les
managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR Share opère
via des publications en ligne, des groupes de travail, des formations
consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe : ce
numéro a été préparé par Tamás Gyulavári, Sofia Lampousaki et Frédéric
Turlan. Retrouver l’ensemble de l’équipe
de IR Share sur le site.
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En quelques clics sur le site IR Share ou par E-mail
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Éditorial
IR Notes a vocation
à vous donner des informations fiables, factuelles et non partisanes sur
les questions de droit du travail et de relations sociales en Europe.
Avec la nouvelle chronique ci-dessous, tenue par Fernando Vasquez, qui au
sein de la Commission européenne a été pendant de nombreuses années en
charge des questions concernant les restructurations, le comité
d’entreprise européen, la société européenne ou encore les droits à
information et à consultation, nous entendons offrir une analyse
critique et une mise en perspective de l’actualité sociale européenne.
Bonne lecture !
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IR Chronique, par Fernando Vasquez
avocat, ancien fonctionnaire à la Commission européenne et expert du
réseau IR Share
Le nouveau quinquennat européen qui s’ouvre
avec l’entrée en fonction du Parlement européen et de la Commission
européenne soulève d’immenses questions sur la capacité des
institutions à répondre aux aspirations communes des peuples
d’Europe. Rien ne semble plus nécessaire pour rapprocher de nouveau
l’UE des citoyens que de rééquilibrer les dimensions politique,
économique et sociale et ainsi de revenir aux sources de la force de
l’idée européenne – et, de surcroît, à la prospérité économique et
sociale. Quatre domaines seront essentiels pour y arriver.
L’équilibre entre
économie-finance et social. Le déséquilibre
entre ces deux composantes de la construction européenne a été
masqué pendant des décennies par la répartition des
bénéfices de la prospérité. Mais il a subitement ressurgit avec la
crise économique. Ce serait excessif de dire que pour faire face à
la crise, l’Europe a cherché à répondre aux défis du XXIe siècle
avec des solutions du XIXe. Mais l’impression est réelle chez les
citoyens qu’une énorme régression sociale est en marche, due,
au-delà des dogmes idéologiques dominants, à la faiblesse des
mécanismes sociaux au sein de l’UE. Comment y remédier ?
Les réformes du marché du travail,
des relations sociales et de la protection
sociale. Ces
réformes sont nécessaires. Certains pays les ont mises en oeuvre,
parfois de façon excessive, et d’autres s’y refusent obstinément.
Les résultats obtenus en termes d’équilibre des finances publiques
et de compétitivité sont largement aléatoires et souvent sans
rapport direct avec les réformes entreprises. Dans tous les pays,
les inégalités sociales, l’injustice, la pauvreté et la précarité
gagnent du terrain. Nombreux sont les citoyens qui attribuent – à
juste titre – cette tendance aux injonctions européennes. Quelles
inflexions radicales peut faire l’UE pour aider à réformer nos
systèmes de façon à la fois respectueuse des fondamentaux de l’UE
(protection sociale généralisée, protection contre les
discriminations, égalité de traitement…) et économiquement
efficace ? Et pour redonner au dialogue social et à la négociation
collective leur rôle fondamental à tous les niveaux ?
La croissance et
l’emploi.
Quoi qu’en dise la propagande
européenne, les dispositifs en faveur de l’emploi péniblement
arrachés aux Sommets européens avec leurs milliards d’euros n’ont
produit aucun résultat important. La croissance est anémique et le
chômage reste massif. Le marché du travail se segmente
dangereusement entre différents groupes : les jeunes, les chômeurs
de longue durée, les précaires, les employés maintenus par les
administrations publiques… Quelles nouvelles orientations
introduire dans les politiques européennes de l’emploi et dans les
ressources financières qui y sont dévolues?
Les
dossiers phares. À côté du soin mis dans la
conception et le développement de ses politiques, l’UE a toujours
émis des signes forts, directs, concrets et très proches des
préoccupations réelles des citoyens. Que fera-t-on dans certains de
ces dossiers sociaux, tels que le réexamen obligatoire des
directives sur le comité d’entreprise européen, celles sur le droit
à l’information et à la consultation des travailleurs ou des
orientations non contraignantes en matière de restructurations
d’entreprises ? Qu’est ce qui sera entrepris pour pallier aux
insuffisances du cadre du détachement des travailleurs ou pour
favoriser des conditions de mobilité acceptables ?
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Agenda
15 et 16 octobre Bruxelles L’Institut
syndical espagnol Istas et l’Institut syndical européen (Etui)
organisent une conférence
sur les risques psychosociaux.
16 octobre Luxembourg Conseil
Emploi et Affaires sociales de l’UE.
20 au 23 octobre Strasbourg Session
plénière du Parlement européen. Présentation du programme de travail de
la nouvelle Commission européenne et vote des députés sur la composition
du collège des commissaires.
14 novembre Paris 31e colloque
de la revue Droit social, sur « le
droit du travail et la qualité de vie au travail ».
20 et 21 novembre Vienne 4e
congrès de la Fédération européenne des syndicats de l’alimentation, de
l’agriculture et du tourisme (Effat).
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IR Notes est
une lettre diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues
européennes et réalisée par IR
Share et son
réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le droit du
travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle est en
vente sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par mois sur le
site IR Share. IR Share
est une entreprise à capitaux privés,
indépendante et apolitique, dont l’objectif est d’informer et d’aider
l’ensemble des acteurs du dialogue social en Europe et au-delà. Elle est le
correspondant de la Fondation de Dublin, pour la France et le Luxembourg,
depuis 2009, et pour la Bulgarie depuis 2014.
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À la Une
La
commissaire à l’Emploi réussi son grand oral devant le Parlement européen
La commissaire désignée en charge de l’Emploi, des Affaires sociales, aux Compétences
et à la Mobilité, Marianne Thyssen, a passé sans difficulté son audition
devant la commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement
européen, le 1er octobre dernier. Sa connaissance du Parlement et des
dossiers en fait une personnalité crédible et consensuelle. Elle a ainsi exposé les
quatre priorités de la Commission : favoriser la création d’emplois, en particulier
dans les PME ; améliorer l’accès au marché du travail pour les jeunes, les personnes
les moins qualifiées, les femmes, les salariés âgés, les personnes handicapées ;
accroître les compétences et les qualifications des Européens ; renforcer la
protection sociale, qui représente un « investissement pour notre prospérité » mais
qui doit être plus efficace et plus orientée vers la recherche de résultats. Sans
dévoiler de projet législatif, elle a cependant annoncé la nécessité de reprendre
les discussions sur le congé maternité (v. le mot de la semaine) et concernant le
détachement des travailleurs, elle a précisé qu’il s’agissait désormais d’appliquer
la directive d’exécution adoptée cette année avant d’en tirer un bilan d’ici deux
ans. Elle a affirmé clairement qu’il n’était pas question de remettre en cause le
principe du détachement des travailleurs ni celui de la libre circulation des
travailleurs, ce qui lui a valu des applaudissements nourris.
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1. Union
européenne
Législation
sociale
- Transparence sur les informations non
financières : le Conseil de l’UE a définitivement
adopté, le 29 septembre 2014, la directive
concernant la publication d’informations non financières et
d’informations relatives à la diversité par certaines grandes sociétés.
Ce texte concernera environ 6 000 grandes sociétés de l’UE qui seront tenues de
publier chaque année une déclaration non financière (lien vers le communiqué
de presse). Ce texte vise les « entités d’intérêt public dépassant à la
date de clôture de leur bilan le critère du nombre moyen de 500 salariés sur
l’exercice » sans condition de chiffre d’affaires, contrairement au projet
initial de la Commission européenne. Elles seront tenues de publier chaque année
une déclaration non financière qui comprendra des informations « sur les
incidences des activités de l’entreprise relatives, au minimum, aux questions
environnementales, sociales, de personnel, y compris le dialogue social, ainsi
qu’au respect des droits de l’homme et à la lutte contre la corruption ». La
directive ne prévoit pas de sanction, mais une société « qui n’applique pas de
politique sur l’une ou plusieurs de ces questions » devra fournir « une
explication claire et motivée ». Elle pourra occulter, dans certains cas,
certaines informations sensibles, mais devra alors présenter un avis dûment
motivé de ses organes de direction et de surveillance. Par ailleurs, d’ici à
juillet 2018, la Commission doit présenter un rapport pour étendre cette
transparence à la fiscalité afin que chaque société concernée présente un
rapport par pays (Etat membre et pays tiers) précisant les bénéfices réalisés,
les impôts acquittés et les subventions perçues. Les États membres disposent
d’un délai de deux ans pour intégrer les nouvelles dispositions dans leur droit
national.
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Actualité
sociale
- Maintien des restrictions au recours au
travail intérimaire : la Confédération européenne des
syndicats (CES) a publié un communiqué à propos d’une affaire finlandaise
plaidée le 9 septembre 2014 devant la Cour de justice de l’UE. Dans cette
affaire, explique la CES, il est demandé à la Cour de décider si une convention
collective conclut dans l’industrie pétrolière qui autorise le recours à aux
intérimaires uniquement dans des cas bien précis est conforme à la directive. Il
s’agit de savoir si l’article 4 de la directive sur le travail intérimaire
exige, ou non, des États membres qu’ils revoient les restrictions ou les
interdictions concernant le recours à l’intérim en vue de les supprimer. Les
employeurs sont favorables à une suppression des restrictions.
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Dialogue
social sectoriel
- Égalité de traitement dans les
télécommunications : les partenaires sociaux européens –
la fédération syndicale européenne UNI
Europa et l’organisation d’employeurs ETNO – ont adopté, le 22 septembre 2014, une
déclaration
conjointe sur l’égalité de traitement entre les hommes et les femmes.
Les signataires soulignent que la diversité à toutes les fonctions et à tous les
niveaux des entreprises est une garantie de succès. Ils demandent aux employeurs
et syndicats à suivre une démarche proactive en matière d’égalité de traitement
en intervenant dans quatre domaines: 1/ Équilibre vie privée – vie
professionnelle (examiner positivement les demandes de flexibilité du temps de
travail pour les pères et les mères, faciliter le retour à l’emploi après un
congé maternité ou parental); 2/ l’emploi et le recrutement (renforcer la
présence des femmes dans les métiers des technologiques); 3/ le salaire et les
autres rémunérations (éliminer les écarts de salaires sur la base de
statistiques et de rapports d’audit) ; 4/ le développement de carrière
(faciliter l’accès aux postes à responsabilité par des bilans de compétences,
des formations de longue durée, l’élaboration de plans de carrière, la mise en
place de réseaux de femmes…).
- Aviation civile: les
partenaires sociaux du secteur de l’aviation civile ont lancé une étude sur les
nouvelles formes d’emploi et en particulier sur les conditions d’emploi et de
travail des pilotes. L’étude est pilotée par l’Université de Gand (IR Share
intervenant comme expert national pour la France) et repose en partie sur un sondage en ligne ouvert à
tous les pilotes européens. Plus de 7000 réponses sont d’ores et déjà recensées.
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Jurisprudence
- Le droit syndical s’impose aussi dans les
forces armées: La Cour
européenne des droits de l’homme a rendu, le 2 octobre, un arrêt dans
affaire concernant l’interdiction des syndicats au sein de l’armée française (affaire
Matelly c. France, requête no 10609/10). La Cour a conclu à la violation
de l’article 11 (liberté de réunion et d’association) de la Convention
européenne des droits de l’homme. La Cour a jugé que la décision des autorités
vis-à-vis de M. Matelly (ordre de démission de l’association dont il était
membre) s’analyse comme une interdiction absolue pour les militaires d’adhérer à
un groupement professionnel constitué pour la défense de leurs intérêts
professionnels et moraux et que les motifs d’une telle décision n’étaient ni
pertinents ni suffisants. Elle conclut que, si l’exercice de la liberté
d’association des militaires peut faire l’objet de restrictions légitimes,
l’interdiction pure et simple de constituer un syndicat ou d’y adhérer porte à
l’essence même de cette liberté, une atteinte prohibée par la Convention (Lien
vers le communiqué
de presse).
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2. États
membres
Allemagne
- Égalité de traitement pour les
journalistes on-line : depuis le 1er octobre, les
journalistes travaillant sur des supports en ligne de journaux couverts par la
convention collective du secteur de la presse, bénéficient des mêmes conditions
salariales que leurs homologues de la presse écrite. Ver.di et l’organisation
d’employeurs BDZV s’étaient accordés sur cette égalité de traitement dans une
convention collective conclue fin avril 2014 applicable aux 14000 journalistes
du secteur. À partir du 1er juillet 2016, toutes les autres dispositions de la
convention collective seront applicables à l’ensemble des journalistes (v. communiqué
de Ver.di, en allemand).
- Salaire minimum dans le secteur de la
collecte et du traitement des déchets : le ministère du
Travail a décidé, le 25 septembre 2014, de rendre le nouveau montant du salaire
minimum, négocié par les partenaires sociaux, obligatoire à tous les employeurs
du secteur à partir du 1er octobre. Les partenaires sociaux avaient fixé le
montant du salaire minimum à 8,86 euros de l’heure contre 8,68 euros auparavant
(v. communiqué
de Ver.di, en allemand).
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Belgique
- Un registre des nanomatériaux :
un arrêté royal du 27 mai 2014 relatif à la mise sur le
marché des substances manufacturées contenant des nanoparticules a été publié au
Moniteur belge du 24 septembre. Un grand nombre de nanomatériaux devront être
enregistrés, à partir du 1er janvier 2016, auprès des autorités avant d’être mis
sur le marché. Les mélanges des nanomatériaux doivent être enregistrés à partir
du 1er janvier 2017. Les employeurs qui enregistrent ou qui utilisent des
nanomatériaux enregistrés doivent en informer leur Comité pour la prévention et
la protection au travail (v. communiqué de
presse du Service public fédéral).
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Grèce
- La réduction des retraites et du
traitement des fonctionnaires est conforme à la Constitution:
la Cour suprême administrative a rendu deux décisions confirmant les
coupes entreprises par le gouvernement afin de rétablir les finances publiques à
la demande de la Troïka (FMI, BCE, Commission européenne). La première décision
porte sur la réduction – de l’ordre de 37% selon la confédération syndicale du
secteur public ADEDY – de la somme forfaitaire versée aux fonctionnaires qui
partent à la retraite. La seconde concerne la loi 4024/2011 qui a opéré une
réduction de 25% sur le traitement des fonctionnaires qui a abouti, compte tenu
de précédentes réductions, à diminuer de près de 60% leur rémunération. Pour la
Cour, ces réductions sont légitimes compte tenu de la situation financière du
pays et aucune disposition de la Constitution et de la Convention européenne des
droits de l’homme n’a été violée.
- Réforme du droit des relations sociales
: des discussions ont lieu entre le ministère du Travail
et les représentants de la Troïka (FMI, BCE, Commission européenne) sur la loi
sur les licenciements collectifs, la loi sur la grève et la loi sur le droit
syndical. L’état des discussions n’est pas public, mais selon la presse, la
Troïka demanderait de faciliter les licenciements collectifs, de légaliser le
droit au lock-out (actuellement interdit) et de limiter le droit syndical.
Cependant, lors d’une réunion tripartite organisée par l’Organisation
internationale du travail (OIT) à Genève, avec des représentants du ministère du
Travail et des partenaires sociaux grecs, l’OIT a souligné, sur la base d’une
étude (v. communiqué
de presse de l’OIT), que les législations sur les licenciements
collectifs et le droit syndical sont conformes à la législation de l’UE et aux
pratiques existantes. Quant au lock-out, les partenaires sociaux ne voient pas
de raison de l’introduire.
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Hongrie
- Protection de la femme enceinte :
la Cour constitutionnelle a déclaré (décision
n ° 17/2014) que l’article 65.5 du Code du travail relatif à
l’interdiction de licenciement des femmes enceintes n’était pas conforme à la
Constitution. Le Code du travail prévoit que l’employeur ne peut mettre fin à la
relation de travail pendant la grossesse et, dans le cas des femmes suivant un
traitement lié à la procréation médicalement assisté, pendant une période
maximale de six mois après le début d’un tel traitement (art. 65.3). Dans ces
deux cas, l’interdiction de licencier ne s’appliquait que si la salariée avait
informé l’employeur de son état de grossesse, ou du suivi d’un traitement,
préalablement à l’envoi de la lettre de licenciement (art. 65.5). La Cour a
déclaré que l’obligation d’informer l’employeur avant l’annonce du licenciement
est inconstitutionnelle. Par conséquent, le nouveau texte de cet article ne fait
plus référence à une « information préalable », mais à une simple
« information » qui pourrait donc même intervenir après une notification.
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3.
Entreprises
Comités
d’entreprise européens
- Capio : le CE européen du
groupe suédois qui gère des établissements de santé a lancé un sondage auprès
des représentants du personnel du groupe et des managers locaux afin d’évaluer
si les droits à information et consultation sont respectés localement et s’ils
peuvent être améliorés (v. communiqué,
en anglais). Le questionnaire comprend dix questions : Est-ce que vous vous
réunissez suffisamment souvent ? Recevez-vous les informations en temps utile,
avant que les décisions soient prises ? Quelle est la qualité des informations
reçues ? Avez-vous l’opportunité d’influencer les décisions ? … Le taux de
réponse a atteint 80% et les résultats seront présentés lors de la réunion de
fin d’année. « Nous sommes convaincus que nous ne pouvons délivrer des soins de
qualité que si les salariés sont motivés et impliqués, souligne Kevin Thompson,
le secrétaire du CE européen. Cela ne peut exister que si les salariés sont
écoutés et peuvent influencer les décisions »
- Deutsche Bahn : après
s’être opposé en mai dernier au projet de la direction de créer une société de
services partagés en Roumanie pour centraliser l’ensemble des activités de
comptabilité du groupe en Europe, le CE européen a annoncé, le 4 septembre,
avoir obtenu l’engagement de la direction de rechercher un accord sur un socle
de mesures minimales (formations, reclassements, retraites anticipées,
indemnités) au profit des salariés affectés par la réorganisation avant que le
projet ne soit mis en œuvre dans chacun des pays concernés (v. communiqué
du CE européen).
- Gorenje : le groupe
électroménager est devenu la première société slovène à mettre en place un
comité d’entreprise européen. L’accord créant le comité a été signé en décembre
2013 et la première réunion s’est déroulée le 25 septembre dernier, à Velenje.
Le comité compte 17 membres représentant les principaux pays d’implantation du
groupe (Allemagne, Autriche, Croatie, Danemark, Pays-Bas, République tchèque et
Suède) ainsi qu’un observateur pour la Serbie. Le comité se réunira deux fois
par an (lien vers le communiqué
de presse du groupe).
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Restructuration
- Alstom-General Electric :
la fédération syndicale européenne de l’industrie IndustriAll a organisé une
réunion des syndicats représentés dans les groupes Alstom et General Electric
(GE), trois mois après la décision d’Alstom de céder son pôle énergie à GE. Les
syndicats demandent le respect des procédures d’information et de consultation
ainsi que des engagements en termes de maintien des sites et des effectifs.
IndustriAll avertit que « les syndicats et les représentants des salariés vont
se mobiliser à tous les niveaux pour faire entendre leur voix » (v. communiqué
de presse d’IndustriAll).
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Société
européenne
- Allianz SE : l’assureur
allemand Allianz a révisé son accord sur l’implication des travailleurs dans la
SE signé le 20 septembre 2006. Le nouveau
texte, conclu le 3 juillet 2014, tient compte de l’expérience acquise
dans le fonctionnement du comité, de la multiplication d’unités
transfrontalières et de la création de nouvelles sociétés européennes au niveau
des filiales. Le nouvel accord prévoit explicitement la compétence du comité sur
les dossiers de transferts d’entreprises ou d’unités vers des pays tiers à l’UE
ainsi qu’un droit de visite des membres du comité restreint dans les unités
transférées, si la demande est justifiée.
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Syndicalisme
- Volkswagen : le syndicat
des travailleurs de l’automobile United Auto Workers (UAW) a annoncé avoir
signé, le 26 septembre 2014, une lettre d’intention avec le syndicat allemand IG
Metall et le comité de groupe mondial de Volkswagen (VW) en vue de faciliter
l’implantation d’UAW au sein de l’usine VW de Chattanooga (Tennessee). Selon
l’agence Reuters, cette lettre vise à permettre au syndicat UAW d’être reconnu
comme syndicat majoritaire au sein de l’unique usine VW des États-Unis et à
introduire ainsi une représentation du personnel sur le site. Après une
importante campagne des opposants à l’entrée d’un syndicat (autorités locales et
de l’État du Tennessee), les salariés de l’usine avaient voté, en février,
contre l’implantation d’UAW au sein de leur usine (v. IR
Notes n° 4). L’UAW se prépare donc à un nouveau scrutin, qui ne pourra
se dérouler qu’à partir de février prochain, un an après la première tentative.
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4. Études et
rapports
- Systèmes de retraite dans le
monde : l’Organisation internationale du travail (OIT) a
publié un rapport sur « la
protection sociale pour les personnes âgées » qui fournit une vue
d’ensemble de l’organisation des régimes de retraite, de leur couverture et de
leurs prestations ainsi que des dépenses publiques de sécurité sociale dans 178
pays. Le document analyse les tendances récentes comme l’extension de la
couverture dans de nombreux pays à faible revenu et à revenu intermédiaire;
ainsi que les répercussions négatives de l’assainissement des finances publiques
dans certaines économies à revenu élevé. Le rapport note que « les progrès
atteints à travers le modèle social européen, qui avait su réduire
considérablement la pauvreté et favoriser la prospérité ainsi que la cohésion
sociale après la Seconde Guerre mondiale, ont été minés par les réformes
d’ajustement à court terme ». Le rapport préconise l’extension de la protection
sociale comme moyen pour sortir de la crise, assurer le développement inclusif
et favoriser la justice sociale.
- Chômage dans l’UE : le
taux de chômage s’est établi à 10,1% en août 2014 dans l’UE, niveau le plus bas
enregistré depuis février 2012. Le taux était de 10,2% en juillet. Dans la zone
euro, le taux de chômage s’est établi à 11,5% en août 2014, stable comparé à
juillet 2014, mais en baisse par rapport au taux de 12% enregistré en août 2013
(v. communiqué
d’Eurostat).
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Le mot de la
quinzaine
Congé
maternité
La directive
92/85 du 19 octobre 1992, concernant la mise en œuvre de mesures visant à
promouvoir l’amélioration de la sécurité et de la santé des travailleuses enceintes,
accouchées ou allaitantes au travail (EN,
ES,
DE)
prévoit un congé maternité pour que les travailleuses bénéficient « d’un congé de
maternité d’au moins quatorze semaines continues, réparties avant et/ou après
l’accouchement ». Une période de deux semaines doit obligatoirement être prise. Mais
la directive n’impose pas un maintien de salaire ou une indemnisation. D’où le
blocage au moment de la révision de la directive entre le Conseil, qui représente
les États membres et le Parlement, le premier refusant toute idée de porter le congé
maternité à 22 semaines rémunérées à 100%. Marianne Thyssen a annoncé que les
discussions devaient reprendre sur des bases « moins ambitieuses ».
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