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IR Notes 20 – 19 novembre 2014
www.irshare.eu
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Qui est IR Share ?
IR Share est une agence de
partage d’informations, de documentations et de compétences pour les
managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR Share opère
via des publications en ligne, des groupes de travail, des formations
consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe : ce
numéro a été préparé par Stepanka Lehman et Frédéric Turlan. Retrouver
l’ensemble de l’équipe
de IR Share sur le site.
S’abonner à IR
Notes En quelques clics sur le site IR Share ou
par E-mail : frederic.t@irshare.eu
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À nos lecteurs
Toute l’équipe d’IR Notes est heureuse de
compter parmi ses lecteurs, depuis quelques semaines, les membres
européens du Comité de groupe Renault et les
membres du bureau du comité d’entreprise européen de BNP
Paribas. Des discussions sont en cours avec d’autres
comités mais aussi des syndicats et des directions d’entreprise.
Notre objectif d’atteindre 500 lecteurs en fin d’année est en bonne
voie. Vous pouvez également contribuer à notre développement
et surtout au maintien de notre indépendance en nous aidant à
faire connaître IR Notes dans vos réseaux. Toutes les
suggestions et conseils sont les bienvenus ! N’hésitez pas à nous
contacter directement !
Frédéric Turlan frederic.t@irshare.eu
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Interview
Christos Triantafillou, Institut du travail, Confédération générale
grecque
Quelle
est la situation de la
négociation collective en Grèce ? Le
système a été décentralisé de manière radicale. Il y a désormais une
suprématie de l’accord d’entreprise par rapport aux conventions
collectives sectorielles ou professionnelles. Et la loi permet
désormais la constitution d’« unions de personnes » dans des
conditions très faciles. Ces unions de personnes peuvent signer des
accords d’entreprise. Et c’est devenu un véritable problème pour les
syndicats. En particulier dans les petites entreprises, où les
syndicats ont toujours du mal à être présents. Or actuellement, ces
unions de personnes se multiplient, souvent à l’initiative des
employeurs. Les accords signés dans ces nouvelles conditions n’ont
débouché que sur des baisses de salaire.
Vous dressez un tableau
apocalyptique de la situation sociale de votre pays…
Le chômage de
longue durée a été multiplié par 5 et concerne 70% des chômeurs.
Près de 800000 personnes reçoivent leur allocation avec du retard,
entre deux mois et un an, et la plupart n’ont ni indemnité ni aide
sociale. La pauvreté est bien pire que les chiffres officiels, qui
datent d’il y a deux ans, avant que de nombreuses réformes aggravent
la situation en terme de revenus comme de prestations sociales. La
Grèce compte presque 2,5 millions de personnes sans couverture
sociale pour une population de 11 millions d’habitants. Cette
logique de couper les dépenses à n’importe quel prix mène à une
crise humanitaire.
Qu’attendez-vous de la nouvelle
Commission européenne ? J’ai appris à
juger sur pièce. Les 300 milliards d’investissements promis sont-ils
simplement les fonds structurels déjà existants ? En matière de
dialogue social, la Charte sociale européenne sera-t-elle respectée
en Grèce, au Portugal, ou ailleurs ? Et puis j’ai des doutes sur le
véritable lieu de décision à Bruxelles. Actuellement c’est le
Conseil européen, où se réunissent les 28 chefs d’État et de
gouvernement. Pour l’instant la Commission n’est pas visible. Il
faut voir si cela va évoluer.
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Agenda
24 au
27 novembre Strasbourg Session
plénière du Parlement européen.
26
novembre Paris Conférence
organisée par Confrontations Europe « Un
an après la Conférence européenne à Paris pour l’emploi des jeunes :
quel bilan ? Quelles perspectives ? ».
27 et
28 novembre Bruxelles
Séminaire organisé par la Commission européenne et l’OCDE sur «
la qualité de l’emploi, la performance sur le marché du travail et le
bien-être au travail ».
28
novembre
Bordeaux
Sciences-Po Bordeaux organise sa 4e journée de l’UE,
avec une table ronde sur « Le modèle social européen face au défi de la
compétitivité », animé par Marcel Grignard, président de Confrontations
Europe avec notamment les députés européens Alain Lamassoure et Robert
Rochefort, l’ancienne directrice de la DG Emploi et Affaires sociales de
la Commission européenne, Odile Quintin.
2
décembre
Paris
12e Conférence du conseil d’orientation des
retraites intitulée « Systèmes
de retraite, évolutions démographiques et croissance économique
», avec des interventions d’experts pour présenter la réaction des
régimes allemand et suédois face à ces défis.
10
décembre Paris Quatrième
réunion annuelle du Club CE européen, réunissant managers et membres de
CE européens et animé par Astrees et IR Share sur le thème du recours à
l’expertise des CE européens. Tél.: + 33 (0)6 81 41 53 95
11
décembre Bruxelles Conseil
Emploi, Politique sociale, Santé et Consommateurs.
17
décembre
Paris Europe et
Société, avec Réalités du dialogue social, organise une nouvelle
conférence dans le cadre d’un cycle dédié au dialogue social européen.
Cette séance est consacrée au rôle des organisations patronales dans le
développement du dialogue social européen sectoriel.
12 et 13
février
Paris Les
partenaires sociaux européens du secteur de l’aviation civile organise
une conférence présentant le résultat des travaux menés par l’Université
de Gand sur « l’emploi atypique au sein des équipages », à la demande
des partenaires sociaux.
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IR Notes est une lettre
diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues européennes et
réalisée par IR Share et
son réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le droit du
travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle est en vente
sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par mois sur le site IR Share. IR Share est une entreprise
à capitaux privés, indépendante et apolitique, dont l’objectif est d’informer et
d’aider l’ensemble des acteurs du dialogue social en Europe et au-delà. Elle est
le correspondant de la Fondation de Dublin, pour la France et le Luxembourg,
depuis 2009, et pour la Bulgarie depuis 2014.
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À la Une
Tourisme
social
La Cour de justice de l’UE a rendu un arrêt
politiquement très sensible en pleine psychose relative aux supposés dégâts
engendrés par le « tourisme social ». Dans cette affaire, une femme roumaine qui
séjourne en Allemagne avec son jeune fils, né en Allemagne, s’est vue refuser par le
service public de l’emploi, une allocation non contributive – c’est-à-dire financée
par les impôts et non par des cotisations sociales – qui « vise à permettre à ses
bénéficiaires de mener une vie conforme à la dignité humaine ». Elle percevait déjà
une allocation pour enfant à charge de 184 euros par mois (« Kindergeld ») et une
autre prestation liée au fait que le père était inconnu (une avance sur pension
alimentaire), de 133 euros par mois. Cette femme a demandé par deux fois l’obtention
de l’allocation de base de l’assurance chômage (Arbeitslosengeld
II / Sozialgeld), qui compte tenu de sa situation, lui aurait permis de
recevoir 391 euros (au 1er janvier 2014) ainsi qu’un complément pour son
fils de moins de six ans de 229 euros. La juridiction allemande saisie a voulu
vérifier si le refus de lui verser cette allocation était conforme au droit de l’UE.
Six États membres (Allemagne, Autriche, Danemark, France, Irlande, Royaume-Uni) sont
intervenus auprès de la Cour de justice souhaitant qu’elle adopte une position
stricte. La Cour, se basant uniquement sur l’application de la directive 2004/38 sur
le droit de séjour plutôt que sur le règlement 883/2004 sur la coordination des
régimes de sécurité sociale, conclue que la directive (article 7) « cherche à
empêcher que les citoyens de l’Union économiquement inactifs utilisent le système de
protection sociale de l’État membre d’accueil pour financer leurs moyens
d’existence ». Pour la Cour, « un État membre doit donc avoir la possibilité, en
application dudit article 7, de refuser l’octroi de prestations sociales à des
citoyens de l’Union économiquement inactifs qui exercent leur liberté de circulation
dans le seul but d’obtenir le bénéfice de l’aide sociale d’un autre État membre
alors même qu’ils ne disposent pas de ressources suffisantes pour prétendre au
bénéfice d’un droit de séjour ». Ainsi, si l’examen des conditions de ressource du
demandeur – qui doit se faire au cas par cas – montre qu’il ne dispose pas des
ressources suffisantes pour subvenir à ses besoins, l’État d’accueil est fondé à ne
pas lui verser une prestation spéciale en espèces à caractère non contributif dont
le but est d’assurer la subsistance du bénéficiaire. Est-ce la fin du tourisme
social ? Non, il s’agit du cas relativement marginal d’une personne inactive qui se
déplace dans un autre pays de l’UE sans rechercher un travail sur ce territoire.
C’est très loin d’être le cas de la plupart des mobilités qui sont motivées par la
recherche d’un emploi. Une mobilité qui elle-même reste marginale par rapport à
l’ensemble de la population active et qui par conséquent est loin de déstabiliser
les régimes de sécurité sociale des États membres.
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1. Union
européenne
Actualité
sociale
- Programme de travail de la Commission
européenne : la nouvelle Commission européenne a
expliqué, le 12 novembre, qu’elle allait élaborer son programme de travail 2015
en lien avec le Parlement européen et les États membres. Il devrait être adopté
à la mi-décembre (v. communiqué,
en anglais).
- Intervention du fonds européen
d’ajustement à la mondialisation : la Commission
européenne a proposé, le 11 novembre, une aide de 25,9 millions d’euros au titre
du Fonds d’ajustement à la mondialisation (FEM) pour aider 3 886 des 5213
salariés licenciés par la compagnie aérienne française Air France à retrouver du
travail (v. communiqué
de la Commission). Elle a aussi demandé le versement d’une aide de 6,4 millions
d’euros à la Grèce pour 600 anciens salariés des grands magasins Fokas (v. communiqué
de la Commission) et enfin, d’une enveloppe de 1,2 million d’euros à la Pologne
pour aider 777 salariés licenciés par le constructeur automobile Fiat Auto
Poland (v. communiqué
de la Commission).
- La position syndicale sur le rôle des
comités d’entreprise européens : la Confédération
européenne des syndicats (CES) a publié un document, à l’occasion de sa
conférence annuelle des CE européen, les 30 septembre et 1er octobre,
sur le rôle
des CE européen en matière de santé-sécurité et d’anticipation du
changement qui a été discuté lors de cette conférence (le texte est
aussi disponible en italien
et polonais).
- La position syndicale sur le droit à
l’information-consultation : le comité exécutif de la
CES a adopté, les 21 et 22 octobre, une résolution intitulée « Vers
un nouveau cadre pour une plus grande démocratie au travail » qui
propose l’adoption d’une directive unique qui « devrait fixer les normes les
plus strictes qui soient en matière d’information et de consultation et
instaurer d’ambitieuses normes minimales en matière de représentation des
travailleurs aux conseils d’administration » quel que soit le statut de la
société. C’est une contribution importante au moment où la Commission européenne
devrait lancer le chantier d’une « consolidation » des différentes directives
existantes en matière d’information et consultation, tout en préparant le
rapport d’application de la directive révisée sur les CE européens. Un chantier
perçu comme dangereux par les employeurs notamment anglo-saxons qui craignent de
nouvelles contraintes en la matière.
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Dialogue
social sectoriel
- Un guide sur les marchés publics dans la
sécurité privée : les partenaires sociaux européens du
secteur de la sécurité privée – UNI Europa et CoESS – ont révisé leur guide
« best value manual » à destination des pouvoirs adjudicateurs afin qu’ils
privilégient l’offre ayant le meilleur rapport qualité-prix lorsqu’ils
sélectionnent un prestataire de sécurité privée plutôt que systématiquement le
prix de plus bas (v. communiqué
d’UNI Europa). Le guide, traduit dans 14 langues, sera prochainement mis en
ligne par les partenaires sociaux.
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Jurisprudence
- Les salariés sans titre de séjour sont
protégés par la directive « insolvabilité » : un salarié
de nationalité turque a perdu son droit à son titre de séjour aux Pays-Bas suite
à son divorce. Il a continué à travailler chez son employeur, mais ce dernier a
fait faillite. Le salarié qui n’avait pas été payé pendant près de six mois
s’est vu dénier tout droit à garantie de ses créances salariales au motif qu’il
était en situation irrégulière. La Cour de justice de l’UE a considéré que la
directive 80/987 du 23 octobre 1980 bénéficie à tous les travailleurs salariés y
compris s’ils sont ressortissants de pays tiers et ne résident pas légalement
dans l’État membre concerné (CJUE
5 novembre 2014, aff. C-311/13, Tümer). En tout état de cause, si une
législation nationale les exclut du système de garantie des salaires, ils
doivent néanmoins se voir offrir une protection équivalente, ce qui n’était pas
le cas de la législation néerlandaise. La Cour rappelle aussi la « finalité
sociale de la directive qui consiste à garantir un minimum de protection à tous
les travailleurs salariés au niveau de l’Union ».
- L’employeur peut réduire une allocation
versée à un salarié à temps partiel : la Cour de justice
de l’UE a tranché une affaire concernant le versement d’une allocation pour
enfant à charge versée aux salariés couverts par la convention collective du
secteur bancaire en Autriche (CJUE
5 novembre 2014, C-476/12, Österreichischer Gewerkschaftsbund).
L’employeur peut-il réduire le montant de l’allocation lorsqu’elle est versée à
un salarié à temps partiel, en proportion de son temps de travail par rapport à
un salarié un temps plein. Est-ce là une discrimination à l’égard des salariés à
temps partiel contraire clause 4 de l’accord-cadre sur le temps partiel (annexé
à la directive 97/81) qui prévoit que ces salariés « ne sont pas traités d’une
manière moins favorable que les travailleurs à temps plein comparables au seul
motif qu’ils travaillent à temps partiel ». Pour la Cour, cette allocation est
un complément de rémunération au sens de l’article 157 du traité « et il y a
lieu de considérer que le calcul de l’allocation pour enfant à charge en
application du principe du prorata temporis est objectivement justifié, au sens
de la clause 4, point 1, de l’accord-cadre sur le travail à temps partiel, et
approprié, au sens de la clause 4, point 2, de cet accord-cadre ».
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2. États
membres
Allemagne
- IG Metall réclame une hausse des salaires
de 5,5% : suivant les recommandations de ses sections
régionales, le syndicat de la métallurgie IG Metall a fixé, le 11 novembre, sa
revendication en terme de hausse des salaires dans le cadre de la renégociation
de la convention collective sectorielle. IG Metall propose une hausse de 5,5%
qui doit encore être avalisée par les instances du syndicat. L’actuelle
convention collective arrive à échéance fin décembre. Le syndicat revendique
aussi un droit à la formation professionnelle et un aménagement du système de
temps partiel pour les salariés en fin de carrière (v. communiqué
d’IG Metall, en allemand).
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Autriche
- Hausse de salaire ou temps libre dans la
métallurgie : les partenaires sociaux du secteur de la
métallurgie (180000 salariés) se sont accordés, le 5 novembre, sur une nouvelle
convention collective unifiée qui prévoit une augmentation des salaires de 2,1%.
Mais, dans certaines branches (mines-sidérurgie / automobile), des accords
d’entreprise peuvent prévoir de convertir la hausse en 38,5 heures de temps
libre (v. communiqué
du syndicat PRO GE).
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Espagne
- Plan en faveur de la responsabilité
sociale des entreprises : le Conseil des ministres a
adopté, le 24 octobre, une résolution sur la stratégie espagnole pour la
responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) 2014-2020 qui comprend 60 mesures
visant à renforcer la responsabilité sociale des entreprises espagnoles (v. communiqué
du ministère du Travail, en espagnol).
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Luxembourg
- Trois accords collectifs sont rendus
obligatoires : le Conseil de gouvernement, a donné, le 7
novembre, son accord à la déclaration d’obligation générale de la convention
collective de travail 2014-2016 pour les salariés de banque. Il en va de même
pour un avenant à la convention collective applicable aux agents des sociétés de
sécurité et de gardiennage et de la convention collective de travail sur les
conditions de travail des gens de mer.
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République
tchèque
- Adoption d’une stratégie pour l’égalité
entre les femmes et les hommes : le gouvernement a
adopté, le 12 novembre, une stratégie
pour l’égalité entre les femmes et les hommes (en tchèque) (pour la
période 2015-2020) dont les principaux objectifs sont les suivants : 1°augmenter
la représentation des femmes aux postes de pouvoir (en politique mais aussi dans
les entreprises) pour atteindre à 40 % (comme le prévoit la proposition de
directive de la Commission européenne) ; 2° augmenter le taux d’emploi de femmes
à 65 % ; 3° réduire l’écart salarial entre les femmes et les hommes, estimé
actuellement à 22% pour arriver à la moyenne de l’UE (16,4%) ; 4° augmenter la
proportion de formes de travail flexibles à 20 % ; 5° accomplir les objectifs de
Barcelone concernant les structures d’accueil pour les enfants en âge
préscolaire. Selon le rapport « Global
Gender Gap 2014 » publié en octobre par le Forum économique mondial, la
République tchèque occupe la 96e position sur 142 pays en matière
d’égalité de traitement, le plus mauvais score de l’UE, à part Malte.
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3.
Entreprises
Comités
d’entreprise européens
Falck : le groupe de service de
secours danois Falck (10000 salariés)
a révisé, en juillet, son accord de comité d’entreprise européen de 2005 en prenant
en compte les dispositions de la directive 2009/38. Le nouvel
accord a été signé en octobre. Le comité est composé d’un membre par pays
ayant plus de 200 salariés puis un représentant supplémentaire à partir de 1000
salariés puis un troisième représentant au-delà de 5000 salariés. Il est précisé que
le pays du siège (Danemark) sera toujours représenté par trois membres. Les
signataires s’engagent à tenir toute leur réunion en anglais à partir de 2015 (v. communiqué de la fédération syndicale
européenne FSESP) et le comité peut inviter à ses réunions des représentants des
salariés de pays non-membres de l’UE.
- Crédit Mutuel Nord Europe
: une demande des syndicats belges et français a été
adressée à la direction de la banque mutualiste française Crédit Mutuel Nord
Europe, qui dispose d’établissements dans le nord de la France, en Belgique et
au Luxembourg (v. communiqué
d’UNI Finance).
- Sulzer Group : l’accord du
fabricant suisse de machines-outils Sulzer (6 000 salariés) a été révisé le 3
juin 2014. Le nouvel
accord, qui reste un accord d’anticipation comme l’indiquent les
signataires, est accompagné d’un règlement
intérieur qui précise des modalités de fonctionnement et les moyens du
comité.
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Accord
transnational
- AEON : la direction du
groupe de grande distribution japonais AEON (420 000 salariés) a signé, le 10
novembre, un accord-cadre international garantissant les droits sociaux
fondamentaux avec la fédération syndicale internationale UNI Global Union (v. communiqué
d’UNI Global Union).
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Syndicalisme
- Deutsche Telekom :
l’alliance européenne des syndicats représentés dans le groupe de
télécommunications allemand Deutsche Telekom s’est réuni à Bucarest, les 30 et
31 octobre, à l’initiative d’UNI Global Union (v. communiqué
d’UNI Europa).
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4. Études et
rapports
- Un quart des Européens sont exposés au
risque de pauvreté: selon une étude
publiée par Eurostat, 24,5 % des Européens sont menacés de pauvreté ou
d’exclusion sociale en 2013, soit plus de 122,6 millions de personnes. Le nombre
de citoyens de l’UE dans cette situation a progressé par rapport à 2008 ce qui
anéanti l’objectif de l’UE, pris en 2010, de faire sortir 20 millions de
personnes de la pauvreté d’ici à 2020.
- L’impact d’une assurance chômage pour la
zone euro : les services d’études du Parlement européen
ont publié, en septembre, une étude sur les effets d’un système d’assurance
chômage pour la zone euro qui jouerait un rôle de stabilisateur au sein de
l’Union économique et monétaire. Un tel mécanisme aurait réduit de 71 milliards
d’euro la chute du PIB dans les Etats de la zone euro, entre 2009 et 2012 (v. Cost
of Non-Europe – an Unemployment Insurance Scheme for the euro area, en
anglais).
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Le mot de la
quinzaine
Libre
circulation des citoyens
L’affaire tranchée par la Cour de justice en matière de « tourisme social » (v. À la
Une), met en avant la directive
2004/38 du 29 avril 2004 qui met en pratique le droit à la libre circulation
des citoyens européens. Limitée aux travailleurs, la libre circulation s’est
progressivement étendue jusqu’au traité de Maastricht de 1992 qui a reconnu une
citoyenneté européenne permettant à chacun de se déplacer et de résider librement
dans un Etat membre sans exiger un lien avec une activité économique. Pour un séjour
au-delà de trois mois, un citoyen doit cependant justifier de ressources suffisantes
pour ne pas « devenir une charge pour le système d’assistance sociale de l’État
membre d’accueil au cours de son séjour, et d’une assurance maladie complète dans
l’État membre d’accueil ». En savoir plus sur le Dictionnaire
européen des relations industrielles (en anglais).
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