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IR Notes 26 – 25 février 2015
www.irshare.eu
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Qui est IR Share ?
IR Share est une agence de
partage d’informations, de documentations et de compétences pour les
managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR Share opère
via des publications en ligne, des groupes de travail, des formations
consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe :
ce numéro a été préparé par Raluca Dimitriu,
Francisco Gomez Abelleira, Ekaterina Markova, Christer Thörnqvist et
Frédéric Turlan. Retrouver l’ensemble de l’équipe
d’IR Share sur le site.
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Notes En quelques clics sur le site
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Interview
Emmanuel Jahan, Président du Comité sectoriel européen du dialogue social
pour l’aviation civile
Quels enseignements
tirez-vous de la conférence des partenaires sociaux européens
qui s’est tenue à Paris, les 12 et 13 février derniers, sur
l’emploi atypique dans le secteur aérien et les faux
indépendants ? Outre le succès de cette conférence qui
a réuni plus de 100 participants pour 60 initialement prévus, je
me félicite tout d’abord que l’idée d’un accord mondial fixant
des normes de travail minimales dans le transport aérien fait
son chemin. Un tel accord, comparable à celui négocié pour le
secteur maritime sous l’égide de l’OIT, pourrait s’appuyer sur
des principes fixant la législation sociale applicable au
personnel mobile (pilote, personnel de cabine) en référence à la
loi nationale du lieu où est implantée la base d’exploitation
(home base) de ces salariés, tant pour l’application du droit du
travail que du droit de la sécurité sociale. Même si des
discussions peuvent avoir lieu au niveau européen, la réponse à
un dumping social mondial passe nécessairement par un accord
mondial.
Quelles solutions ont été
évoquées pour lutter contre le phénomène des faux indépendants
qu’a mis en avant une étude menée par l’Université de Gand
auprès de plus de 6500 pilotes? L’étude montre en effet que de nombreux
pilotes sont de faux indépendants sans le savoir ou en tout cas
sans se poser la question, dès lors qu’ils travaillent pour une
seule compagnie aérienne. Sur ce point, il est important de
souligner que la Commission européenne (DG Emploi), représentée
par Armindo Silva, juge utile de réunir dans un seul texte, un
règlement ou une directive, les différents éléments du droit de
l’UE et de la jurisprudence, afin d’indiquer clairement ce qui
distingue un travailleur indépendant d’un salarié.
Quelle est la suite à donner à la
conférence? Préalablement à la conférence, la
commissaire européenne en charge des transports a demandé au
comité du dialogue social européen du secteur de l’aviation
civile d’apporter des preuves du développement des faux
indépendants dans le secteur et a indiqué sa volonté d’ouvrir un
dialogue avec les parties prenantes. L’étude réalisée à notre
demande par l’université de Gand va ainsi servir de base de
travail pour les prochaines rencontres avec la commissaire. Elle
a également reçu la liste des 220 pilotes révélée par la presse
qui se présentent comme travailleurs indépendants tout en
travaillant pour une seule companie. Elle a également entre ses
mains un contrat de travail d’un pilote de Norwegian Airline
basé à Bangkok et travaillant essentiellement dans l’UE. Tous
ces éléments sont des preuves.
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Agenda
4 au 6
mars Bruxelles Conférence
internationale «
Femmes, santé et travail » organisée par l’Institut syndical
européen (ETUI).
5 mars Bruxelles Conférence
de haut niveau organisée par la Commission européenne à l’occasion du
30e anniversaire du lancement du dialogue social européen (« Val
Duchesse »), où elle présentera ses nouvelles orientations.
5
mars Berlin 10. Hans-Böckler-Forum
zum Arbeits- und Sozialrecht.
9 mars Bruxelles Conseil
Emploi et Affaires sociales.
12
mars Paris Séminaire
international de l’IRES sur « les
négociations d’entreprise sur l’emploi : des expériences dans
quelques pays européens » avec Jacques Freyssinet, Economiste,
Professeur émérite à l’Université Paris I.
17 mars Paris Europe et
Société, en coopération avec Réalités du dialogue social, organise, dans
le cadre d’un cycle de conférences consacré au dialogue social européen,
une session sur l’examen critique du dialogue social sectoriel, de ses
résultats, de ses pratiques et de ses perspectives.
31
mars Riga Forum
des partenaires sociaux sur le rôle du dialogue social en faveur
de la croissance économique et la qualité de l’emploi, organisé par les
partenaires sociaux lettons et la présidence lettone de l’UE.
31
mars Bruxelles Déjeuner
débat organisé par l’Institut syndical européen sur le thème « The
Nordic Model towards 2030. A new chapter? », avec Jon Erik
Dølvik, Fafo, Institute for Labour and Social Research, Oslo.
9 et
10 avril Paris Séminaire
organisé par Astrees, IR Share et SBI-FNV Formaat, avec le soutien de
la Commission européenne sur la question de la compétence transnationale
des CE européens. Ce séminaire est réservé aux managers en charge de CE
européens. Tél. : + 33 (0)6 81 41 53 95.
16 et 17
avril Bruxelles Séminaire
« Dialogue européen 2015 », organisé par la Fondation Hans Böckler sur
le thème “Prospérité
en Europe… seulement si nous arrêtons les inégalités
croissantes”, avec Paul Krugman, professeur à l’Université de
Princeton et lauréat du prix Nobel d’économie en 2008.
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IR Notes est une lettre
diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues européennes et
réalisée par IR Share et
son réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le droit du
travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle est en vente
sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par mois sur le site IR Share. IR Share est une
entreprise à capitaux privés, indépendante et apolitique, dont l’objectif est
d’informer et d’aider l’ensemble des acteurs du dialogue social en Europe et
au-delà. Elle est le correspondant de la Fondation de Dublin, pour la France et
le Luxembourg, depuis 2009, et pour la Bulgarie depuis 2014.
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À la Une
La lutte
contre le dumping social dans le transport routier s’intensifie
Alors que la Commission européenne a lancé une enquête préliminaire au sujet de la
décision du gouvernement allemand d’appliquer le salaire minimum légal aux
chauffeurs routiers étrangers qui traversent son territoire ou réalisent des
opérations de cabotage, le gouvernement français a décidé de suivre son voisin
allemand. En effet, le gouvernement a fait adopter un amendement à une loi, en cours
de discussion devant le Parlement, afin que « tout conducteur qui effectue des
opérations de cabotage à l’occasion d’un transport international » puisse bénéficier
« des règles sociales et du salaire minimum en vigueur en France », selon le communiqué
du ministère de l’Économie (en français). Cet amendement vise aussi à ce que les
« transporteurs étrangers qui font travailler en France des conducteurs sans fournir
l’attestation requise pourront être poursuivis pour travail illégal ». Le texte en
discussion fait porter la responsabilité du respect des règles sociales françaises
par les chauffeurs routiers étrangers sur le donneur d’ordres français. Un décret
devra préciser comment la législation française sur le détachement des travailleurs
s’appliquera aux routiers. « Il s’agit de lutter contre le “dumping social” pratiqué
par des entreprises étrangères, mais aussi par des entreprises françaises qui font
de l’optimisation sociale en créant des filiales à l’étranger », a déclaré le 17
février 2015, le secrétaire d’État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche,
Alain Vidalies. Reste à savoir quelle sera l’appréciation de la Commission sur le
bien-fondé de ces décisions au regard du principe de la libre prestation de service
et de la libre circulation des marchandises. Après avoir demandé un moratoire sur la
décision allemande (v. communiqué),
l’organisation employeur du transport routier, l’International Road Transport Union
(IRU), a informé ses adhérents sans prendre de
position sur la décision française. De son côté, la Fédération des travailleurs des
transports (ETF, v. communiqué,
en anglais) a apporté son soutien à la décision allemande d’appliquer le salaire
minimum aux routiers étrangers, tout comme aux législations belge (arrêté du
14 avril 2014 en français et néerlandais) et française (loi
n° 2014-790 du 10 juillet 2014, en français) de leur appliquer les temps
minimaux de repos. La fédération s’était auparavant félicitée d’un jugement d’un
tribunal néerlandais qui avait imposé à un transporteur routier néerlandais
d’appliquer la convention collective néerlandaise du secteur aux chauffeurs hongrois
employés par sa filiale hongroise et qui exerçaient leur activité aux Pays-Bas (v.
communiqué,
en anglais). La Commission, qui élabore actuellement une série de mesures concernant
le transport routier de marchandise (« paquet routier ») ne peut esquiver le débat,
également soulevé par les députés européens de la commission transport, et devrait
livrer son interprétation de la législation européenne au printemps (v. aussi l’article
d’Europaforum, en français, 22-01-2015).
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1. Union
européenne
Actualité
sociale
- Intervention du Fonds européen
d’ajustement à la mondialisation : pour soutenir le
retour à l’emploi de 250 anciens salariés de la Lufthansa Technik Airmotive
Ireland et de deux de ses fournisseurs, la Commission européenne a proposé, le
6 février, de fournir à l’Irlande une aide de 2,5 millions d’euros (v. communiqué
de la Commission).
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Dialogue
social sectoriel
- Promotion du télétravail dans
l’assurance : les partenaires sociaux du secteur de
l’assurance ont signé, le 10 février 2015, une déclaration conjointe sur le
télétravail. Ce texte s’inspire de l’accord-cadre européen du 16 juillet
2002 conclu par les partenaires sociaux au niveau interprofessionnel. Les
signataires estiment que le télétravail répond à la fois aux besoins des
employeurs, qui disposent ainsi d’une main-d’œuvre plus motivée et aux salariés.
Ces derniers obtiennent davantage de flexibilité en matière de temps de travail
et économisent du temps, de l’argent et du stress en réduisant les déplacements
pour se rendre sur le lieu de travail. La déclaration précise les différents
points qui doivent être pris en compte pour mettre en place le télétravail par
accord individuel ou par accords collectifs sectoriel ou d’entreprise.
- Rapport sur l’évolution de l’emploi
féminin dans le secteur ferroviaire : les partenaires
sociaux européens du secteur ferroviaire ont publié, le 2 février 2015, leur troisième
rapport d’application des recommandations adoptées en 2012 afin
d’améliorer la participation et l’intégration des femmes dans ce secteur. 38
entreprises ont répondu, représentant près de 900000 employés. Le rapport met en
avant une faible progression de l’emploi féminin qui passe de 19,5% en 2013 à
19,8% en 2014. Dans les 10 pays qui ont répondu aux trois enquêtes, la
progression est de 1% depuis 2010. Le taux d’emploi des femmes aux postes de
conducteur est très bas, à 2% (mais 21% en Suède).
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Jurisprudence
- Application du salaire minimum aux
travailleurs détachés : la Cour de justice de l’UE a
rendu un arrêt important dans une affaire concernant l’application du salaire
minimum, fixé par deux conventions collectives finlandaises, à 186 ouvriers
polonais détachés en Finlande par leur employeur polonais (CJUE
12 février 2015, aff. C 396/13, Sähköalojen ammattiliitto ry). Les
ouvriers, qui travaillaient sur le chantier de construction d’une centrale
nucléaire étaient logés à 15 km de leur lieu de travail. Ils ont réclamé le
paiement de plusieurs éléments de salaire qu’ils considéraient faire partie du
salaire minimum. La directive 96/71 sur le détachement stipule que les « taux de
salaire minimal » du pays d’accueil doivent bénéficier aux salariés détachés,
mais ne définit pas la composition de ce salaire minimum. Cela relève des États
membres. La directive précise seulement que les « allocations propres au
détachement » (comme une prime de détachement) « sont considérées comme faisant
partie du salaire minimal » à condition qu’elles ne sont pas versées pour
rembourser des dépenses liées au détachement, comme les dépenses de voyage, de
logement ou de nourriture. Pour la Cour, les indemnités journalières et de
trajet ne visent pas à rembourser des frais réellement exposés. Elles doivent
donc chacune être qualifiées d’« allocation propre au détachement » et faire
partie du salaire minimal. Réagissant à cet arrêt, la Confédération européenne
des syndicats se félicite que « le principe de l’égalité salariale l’a emporté
sur le dumping social et la compétition à tout prix ». En pratique, l’arrêt
devrait inciter les partenaires sociaux à s’entendre pour définir le contenu du
salaire minimum et rendre cette information accessible tant aux employeurs
qu’aux salariés détachés. De plus, il ressort de cet arrêt que le salaire
minimum devant être versé aux salariés détachés n’est pas simplement le montant
du salaire minimum légal ou conventionnel, mais qu’il convient d’y ajouter
d’autres éléments de rémunération qui sont liés au travail des salariés et ne
relèvent pas du remboursement de sommes dépensées en raison du détachement. Ce
ne serait donc pas le cumul des différents éléments de rémunération qui devrait
atteindre le niveau du salaire minimum légal ou conventionnel. Si cette
interprétation est juste, alors en effet, la jurisprudence limite le risque de
dumping social en rapprochant le montant total des rémunérations à verser aux
salariés détachés à celui attribué aux salariés locaux.
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2. États
membres
Bulgaria
- Passation de pouvoir à la tête de la
confédération Podkrepa : lors du 9e congrès
de la Confédération du travail “Podkrepa”, le 9 février 2015, les délégués ont
élu une nouvelle équipe de direction : Dimitar Manolov à la présidence et Ioanis
Parteniotis à la vice-présidence. Le titre de Président d’honneur a été attribué
à Konstantin Trenchev pour sa contribution à la création, et au développement de
la confédération pendant 26 ans.
- Menace sur la concertation
tripartite : les quatre organisations d’employeurs
représentatives au niveau national (AICB, BIA, BCCI et CEIBG) ont menacé de
quitter le Conseil national pour la coopération tripartite si le gouvernement ne
change pas immédiatement sa pratique d’accepter des modifications législatives
sans concertation. Elles se sont exprimées dans une lettre commune pour rappeler
que le Conseil n’a pas tenu de réunions régulières depuis la fin de novembre
2014, alors que dans le même temps, le gouvernement a adopté des décisions
importantes en matière de politique économique et sociale, comme une
modification du Code de la sécurité sociale introduisant un libre choix de
cotiser à un fonds de retraite universel et l’Institut national d’assurance. Le
gouvernement rejette ces accusations et estime que le dialogue social est actif
sur les décisions importantes.
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Roumanie
- Adaptation du droit interne au droit de
l’UE : la loi n°12/2015 publiée le 22 janvier 2015
adapte le droit interne pour le mettre en conformité avec le droit de l’UE sur
plusieurs points : 1° Désormais la loi précise que les intérimaires doivent être
payés au même salaire que les salariés de l’entreprise utilisatrice occupant le
même poste. Si aucun salarié de l’entreprise utilisatrice n’occupe le même
poste, le salaire de l’intérimaire devra être conforme au salaire prévu par la
convention collective applicable à l’entreprise. Auparavant, la seule limite
prévoyait que l’intérimaire devait être payé au niveau du salaire minimum légal.
2° Le congé annuel payé est en principe proportionnel au travail accompli
pendant l’année calendaire. Désormais le calcul de la durée du congé payé prend
aussi en compte les interruptions liées à un congé maladie, un congé maternité,
un congé lié à la protection de la maternité ou un congé « enfant malade ». Si
le salarié interrompt son congé payé annuel pour l’un de ces congés, le congé
payé est prolongé d’autant ou bien le salarié peut décaler les prises des jours
de congé payé non pris. 3° Désormais en cas d’invalidité entraînant la rupture
du contrat de travail, le licenciement intervient au moment où la décision
médicale constatant l’invalidité a été prise. Auparavant la rupture avait lieu
lorsque le régime de retraite prenait la décision d’accorder une pension
d’invalidité ce qui entraînait la prolongation du contrat de travail du salarié
qui n’était plus en capacité de travailler.
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Suède
- Débat sur l’égalité entre les femmes et
les hommes : un vif débat traverse actuellement le monde
syndical à propos des différences de salaire entre les hommes et les femmes.
Début février, dans le quotidien de gauche Dagens Etc, la présidente du
Syndicat des travailleurs municipaux suédois, Annelie Nordström a dénoncé les
écarts salariaux injustifiés entre les hommes et les femmes, mais aussi les
différences en matière de conditions de travail et de pension, en raison de
leurs revenus plus faibles au cours de leur vie au travail. Le débat est moins
entre les différences entre les hommes et les femmes en soi, mais sur les
différences entre les travailleurs des services publics (à 80% des femmes) et
ceux des industries exportatrices (à 80% des hommes). L’article remet en cause
les augmentations salariales négociées dans le cadre des conventions collectives
des industries exportatrices qui constituent une norme salariale pour le reste
du marché du travail. Cependant, ces augmentations sont exprimées en pourcentage
du salaire, alors que les syndicats du secteur public revendiquent des
augmentations du salaire réel. Le prochain round de négociation salarial au
niveau national aura lieu au printemps 2016 et ces divergences de vue entre
syndicats vont s’exprimer lorsqu’il s’agira d’établir une stratégie
revendicative à l’automne prochain. Les leaders des syndicats des industries
exportatrices ont clairement annoncé qu’ils n’entendaient pas renoncer au rôle
de norme salariale des leurs accords afin d’obtenir des salaires plus égalisés
entre les hommes et les femmes, et entre les employés des secteurs public et
privé.
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3.
Entreprises
Comités
d’entreprise européens
- Edenred : l’accord sur la
mise en place d’un CE européen au sein du groupe Edenred (6 000 salariés), signé
le 17 septembre 2014, est désormais disponible sur IR Share. Le texte prévoit
que, en dehors du cas où un projet touche deux établissements dans deux États
membres différents, « la qualité de sujet transnational est un élément décidé,
en concertation », entre la direction et le secrétaire du comité. La composition
du comité est d’un membre par pays couvert sans introduire de représentant
supplémentaire en fonction des effectifs.
- Famar : l’accord
du 2 octobre 2014 sur la création du CE européen du groupe pharmaceutique
Famar (3272 salariés) est également mis en ligne sur IR Share. Reprenant
les clauses essentielles de la directive 2009/38, cet accord montre que même
dans un groupe de dimension modeste, il est possible de parvenir à un accord en
prévoyant une information–consultation de qualité tout en restant dans un cadre
économique soutenable.
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Négociations
transnationales
Gamesa : le groupe espagnol
Gamesa (6000 salariés, dont 36% en Espagne), spécialisé dans les énergies
renouvelables, a signé, le 18 février 2015, un accord-cadre mondial (en
espagnol) avec la fédération syndicale internationale IndustriAll Global Union. Cet
accord, qui respecte les récentes lignes directrices édictées par IndustriAll (v.
IR
Notes 25), prévoit la mise en place d’une commission de suivi composée de
représentants de la direction et d’IndustriAll ainsi que des trois organisations
syndicales espagnoles (FITAG-UGT, MCA-UGT et CCOO Industrie) (v. communiqués d’IndustriAll
et de Gamesa).
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4. Études et
rapports
- Recommandations pour l’emploi des jeunes
: le service d’études du Parlement européen a publié un
rapport sur les différentes politiques de l’emploi ciblant les jeunes de moins
de 25 ans mises en œuvre au sein des États membres de l’UE. Le document se
termine par des recommandations, comme celle de renforcer l’accueil
individualisé des jeunes par les services publics de l’emploi ; de privilégier
l’apprentissage et les stages dans le secteur privé, qui conduisent plus souvent
vers un emploi stable que ceux proposés dans le secteur public ou associatif ;
ou bien de lutter contre les discriminations à l’égard des jeunes sur la base de
la directive 2000/78, qui en général est sollicitée pour lutter contre les
discriminations affectant les salariés âgés.
- Conditions de travail par secteur
d’activité : à partir des résultats de la 5e
enquête européenne sur les conditions de travail (European Working Conditions
Survey), la Fondation pour l’amélioration des conditions de vie et de travail
(Eurofound) a publié des résultats
ventilés par secteur d’activité. Ce qui permet de faire un « focus » sur
les conditions de travail dans plus de 30 secteurs en Europe.
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Le mot de la
quinzaine
Licenciement
collectif
Si l’Union européenne n’est jamais intervenue en matière de rupture du contrat de
travail individuel, il en va autrement pour les licenciements collectifs. Peu de
temps après le premier choc pétrolier qui a entraîné de nombreuses restructurations,
les États membres ont adopté la directive
75/129, refondue depuis dans la directive
98/59 du 20 juillet 1998. Ce texte impose une information et une
consultation des représentants des salariés et l’objectif de rechercher des
solutions alternatives aux licenciements. Entrent dans le champ d’application les
licenciements collectifs (dont le seuil est fixé en fonction des effectifs) qui
interviennent dans un établissement sur une certaine période (30 à ou 90 jours). La
Cour de justice doit prochainement se prononcer sur la définition de cette notion
d’établissement. Plus d’information dans le dictionnaire
des relations sociales d’Eurofound (en anglais).
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