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IR Notes 27 – 11 mars 2015
www.irshare.eu
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Qui est IR Share ?
IR Share est une agence de
partage d’informations, de documentations et de compétences pour les
managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR Share opère
via des publications en ligne, des groupes de travail, des formations
consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe : ce
numéro a été préparé par Francisco Gomez Abelleira, Tamas Gyulavari,
Alain Lefebvre, Märt Masso et Frédéric Turlan. Retrouver l’ensemble de
l’équipe
d’IR Share sur le site.
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Notes En quelques clics sur le site
IR Share ou par E-mail : frederic.t@irshare.eu
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Editorial
par Frédéric Turlan, directeur d’IR Share
Le 4 mars, la direction de l’une des
entreprises les plus européennes, Airbus, signait avec l’unanimité
des membres du groupe spécial de négociation, un accord sur la mise
en place d’un comité d’entreprise de la société européenne (SE) – à
l’occasion de la transformation d’Airbus en SE – et des comités
européens pour les trois divisions du groupe (Airbus, Defence &
Space, Helicopters).
Un exemple à méditer.
À l’heure où les
partenaires sociaux européens et la Commission européenne se
penchent au chevet d’un dialogue social européen affaibli par la
crise et des années d’immobilisme (v. À la Une), en tout cas au
niveau interprofessionnel, l’exemple d’Airbus est à méditer. Tout
d’abord, il démontre que la réussite économique peut aller de pair
avec un dialogue social de qualité et vis et versa. Ensuite, il
présente un modèle d’articulation entre le niveau central (la SE) et
le niveau sectoriel (les divisions) qui fonctionne.
Rechercher un
consensus. L’accord
met en effet en place une procédure
d’information et de consultation avec quatre réunions (deux
d’information, deux de consultation) devant le comité compétent,
soit le comité de la SE, si le projet de la direction affecte au
moins les salariés de deux divisions, soit le comité de division si
le projet touche uniquement des salariés de cette division dans au
moins deux pays. De plus, cette procédure qui vise le rapprochement
des points de vue entre managers et salariés, est renforcée par la
possibilité pour le comité de demander une réunion avec le comité
directeur du groupe. « L’objectif, explique un des négociateurs
syndicaux, est que sur chaque sujet, la direction et les
représentants des salariés parviennent à un consensus ».
Connecter dialogue social national
et européen. Au
moment où l’absence ou la carence de dialogue social est dénoncée
dans certains pays, l’accord signé entend aussi œuvrer en faveur du
« capacity building », en permettant la mise en place d’un comité
national dans les pays où un tel comité n’existe pas et où sont
situés soit des établissements appartenant à différentes divisions
d’Airbus, soit des établissements d’une même division mais ayant des
activités très différentes. De plus, dans les pays non représentés
dans les comités, l’accord prévoit la désignation d’un représentant
du personnel qui sera le point de contact du comité européen dans le
pays. Deux initiatives qui soulignent aussi qu’il n’y a pas de
dialogue social européen fort s’il ne repose pas sur un dialogue
social national. Voilà un accord d’entreprise qui répond à bien des
challenges auxquels fait face le dialogue social européen.
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12
mars Paris
Séminaire international de l’IRES sur « les
négociations d’entreprise sur l’emploi : des expériences dans
quelques pays européens » avec Jacques Freyssinet, Economiste,
Professeur émérite à l’Université Paris I.
17 mars Paris
Europe et Société, en coopération avec Réalités du dialogue
social, organise, dans le cadre d’un cycle de conférences consacré au
dialogue social européen, une session sur l’examen critique du dialogue
social sectoriel, de ses résultats, de ses pratiques et de ses
perspectives.
31
mars Riga
Forum
des partenaires sociaux sur le rôle du dialogue social en faveur
de la croissance économique et la qualité de l’emploi, organisé par les
partenaires sociaux lettons et la présidence lettone de l’UE.
31
mars Bruxelles
Déjeuner débat organisé par l’Institut syndical européen sur le
thème « The
Nordic Model towards 2030. A new chapter? », avec Jon Erik
Dølvik, Fafo, Institute for Labour and Social Research, Oslo.
9 et
10 avril Paris
Séminaire organisé par Astrees, IR Share et SBI-FNV Formaat,
avec le soutien de la Commission européenne sur la question de la
compétence transnationale des CE européens. Ce séminaire est réservé aux
managers en charge de CE européens. Tél. : + 33 (0)6 81 41 53 95.
16 et 17
avril Bruxelles
Séminaire « Dialogue européen 2015 », organisé par la
Fondation Hans Böckler sur le thème “Prospérité
en Europe… seulement si nous arrêtons les inégalités
croissantes”, avec Paul Krugman, professeur à l’Université de
Princeton et lauréat du prix Nobel d’économie en 2008.
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IR Notes est une lettre
diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues européennes et
réalisée par IR Share et
son réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le droit du
travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle est en vente
sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par mois sur le site IR Share. IR Share est une
entreprise à capitaux privés, indépendante et apolitique, dont l’objectif est
d’informer et d’aider l’ensemble des acteurs du dialogue social en Europe et
au-delà. Elle est le correspondant de la Fondation de Dublin, pour la France et
le Luxembourg, depuis 2009, et pour la Bulgarie depuis 2014.
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À la Une
Dialogue
social, aide-toi, et la Commission européenne t’aidera!
La relance du dialogue social européen passera par ses acteurs, tel est le message
clé de la conférence à haut niveau qui s’est tenue, le 5 mars, à Bruxelles, avec les
représentants de la Commission européenne et des partenaires sociaux européens et
nationaux. Aucune annonce fracassante n’est venue de la Commission qui était là
visiblement à l’écoute des partenaires sociaux. Cependant, elle n’est pas venue les
mains vides. Comme l’a expliqué en conclusion Valeria Ronzitti, secrétaire générale
de l’organisation employeur des entreprises de service public (CEEP), qui craignait
une opération de marketing, la conférence débouche sur des engagements concrets de
la Commission qui forme en fait un « programme de travail » : 1° le mécanisme du
Semestre européen (élaboration des plans nationaux de réforme et des recommandations
aux États membres) intégrera davantage les partenaires sociaux dans les phases
d’élaboration et dans le suivi ; 2° au-delà des consultations obligatoires des
partenaires sociaux européens prévues par le traité en matière sociale, la
Commission les impliquera dans l’élaboration des politiques structurantes de l’UE
qui ont un impact sur l’emploi (nouvelle politique énergétique, marché numérique
unique…) ; 3° dans le cadre de la politique de « better regulation
», afin de simplifier et de rendre plus efficace la législation de l’UE, la
Commission systématisera les études d’impact (« impact assessment ») des
accords signés dans le cadre du dialogue social sectoriel et devrait aussi jouer un
rôle plus important, sans que cela n’ait pour autant été clairement affirmé, dans
l’évaluation de l’application des accords tant au niveau interprofessionnel que
sectoriel. La Commission n’en fera pas davantage, car la relance du dialogue social
passe davantage par les acteurs eux-mêmes. Comme l’a indiqué Jean-Claude Juncker à
la fin de conférence, « il n’y a pas de tripartisme si le bipartisme ne fonctionne
pas ». « La Commission peut être l’aumônier de ce dialogue au plan national comme au
niveau européen, a-t-il poursuivi. Mettez-vous d’accord sur un programme de travail
que la Commission puisse avoir un interlocuteur ».
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1. Union
européenne
Dialogue
social sectoriel
- Des lignes directrices sur la santé et la
sécurité dans le sport professionnel: les partenaires
sociaux européens du secteur du sport professionnel et des loisirs – Ease et UNI
Europa – on adopté, le 21 février, des lignes
directrices en matière de santé et de sécurité). Elles devraient être
reprises par les partenaires sociaux à l’échelon national sous forme d’accords
collectifs et s’appliquer aux salariés mais aussi aux bénévoles. La déclaration
fixe des recommandations pour l’ensemble des trois sous-secteurs (sport amateur,
sport professionnel et activités de loisirs) et d’autres qui sont spécifiques à
chacun d’entre eux.
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Jurisprudence
- Utilisation abusive de contrat de travail
à durée déterminée : la Cour de justice de l’UE a rendu
un arrêt condamnant le Luxembourg pour avoir maintenu des dérogations aux
mesures visant à prévenir une utilisation abusive de contrats de travail à durée
déterminée successifs conclus avec les intermittents du spectacle (CJUE
26 février 2015, aff. C‑238/14, Commission européenne c./ Grand‑Duché de
Luxembourg). Pour cette catégorie de salariés, les contrats sont
renouvelables plus de deux fois, même pour une durée totale dépassant 24 mois,
sans être considérés comme contrats de travail à durée indéterminée. « Une telle
disposition comporte donc un risque réel d’entraîner un recours abusif à ce type
de contrats, souligne la Cour, et n’est, dès lors, pas compatible avec
l’objectif et l’effet utile de l’accord-cadre » sur le travail à durée
déterminée annexé à la directive 1999/70 du 28 juin 1999 (v. aussi communiqué
de presse de la CJUE).
- Le non-versement d’une indemnité spéciale
de licenciement est possible : la Cour de justice de
l’UE a été saisie du cas d’un salarié danois qui a poursuivi son activité après
avoir obtenu le droit de partir en retraite et de recevoir une pension à taux
plein (CJUE
26 février 2015, aff. C‑515/13, Ingeniørforeningen i Danmark c./
Tekniq). Licencié, ce dernier reprochait à son employeur de ne pas avoir
versé une indemnité spéciale de licenciement liée à l’ancienneté (dont le
montant varie d’un à trois mois). Cette indemnité est conçue pour aider les
salariés âgés dans la recherche d’un nouvel emploi. La disposition législative
prévoit qu’elle n’a pas à être versée aux salariés ayant droit à partir en
retraite. Cette mesure s’oppose-t-elle au principe de non-discrimination liée à
l’âge ? Non, pour la Cour, car elle est « objectivement et raisonnablement
justifiée par un objectif légitime relatif à la politique de l’emploi et du
marché du travail » et, d’autre part, elle constitue « un moyen approprié et
nécessaire pour la réalisation de cet objectif ».
- Les travailleurs frontaliers n’ont pas à
payer de taxes liées au financement de la sécurité sociale du pays dans
lequel ils travaillent : après avoir jugé, en 2000, que
les deux contributions sociales françaises – la CSG et la CRDS – ne pouvaient
pas être prélevées sur les revenus d’activité et de remplacement de travailleurs
qui, bien que résidant en France, étaient soumis à la législation de sécurité
sociale d’un autre État membre (CJCE
15 février 2000, aff. C-169/78 EN,
ES,
DE
et aff.
C-34/98), la Cour de justice a appliqué le même raisonnement aux revenus
du patrimoine (loyer, par exemple) perçu dans le pays où le travailleur exerce
son activité (CJUE
26 février 2015, aff. C-623/13, Ministre de l’Économie et des Finances
c. Gérard de Ruyter). De nombreux salariés frontaliers seront donc
amenés à réclamer des remboursements de cotisations prélevées sur leurs revenus
du patrimoine (v. aussi communiqué
de presse de la CJUE).
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2. États
membres
Allemagne
- Accord salarial dans la métallurgie :
l’organisation employeur Südwestmetall et le syndicat IG
Metall sont parvenus à un accord, le 24 février, sur une hausse de 3,4 % des
salaires avec le versement d’une prime de 150 euros, pour les salariés de la
région de Bade-Wurtemberg (v. communiqué
de presse, en allemand). Cependant ce résultat sera repris par tous les
accords régionaux ce qui permettra de couvrir les 3,7 millions de salariés du
secteur. L’accord, conclu pour douze mois, améliore la rémunération des salariés
optant pour le dispositif de retraite anticipée (versement de 90 % du salaire
net) et maintien à 4% le nombre de salariés d’une entreprise pouvant en
bénéficier. L’accord prévoit de renforcer le financement de la formation
professionnelle, sans toutefois accorder un « droit à la formation » revendiqué
par IG Metall. Pour l’organisation patronale Gesamtmetall, l’accord permet une
hausse conséquente des salaires réels même si elle est à la limite du soutenable
pour les entreprises (v. communiqué
de presse, en allemand).
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Belgique
- Adaptation de la convention collective de
travail sur le congé parental : le Conseil national du
travail a modifié la convention
collective de travail (CCT) n° 64 du 29 avril 1997 instituant un droit au
congé parental afin de la mettre en conformité avec l’accord-cadre
européen révisé sur le congé parental annexé à la directive 2010/18 du 8 mars
2010. Le congé parental passe ainsi de trois à quatre mois et les salariés ont
le droit de demander un régime de travail ou un horaire de travail aménagé après
la prise de leur congé parental.
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Espagne
- Réduction de cotisations sociales pour les
entreprises : le décret-royal
1/2015 du 27 février 2015 met en place une réduction de cotisations
sociales qui consiste à exempter les 500 premiers euros de rémunération
mensuelle de la plus grande partie des charges sociales (qui représente 23,6% du
salaire). Ainsi les employeurs économiseront 118 euros par mois ce qui réduit
proportionnellement de coût du travail sur les bas salaires. Cette exonération
est conditionnée à l’embauche d’un salarié en contrat à durée indéterminée à
temps plein (pour un temps partiel, l’exonération est diminuée
proportionnellement au temps de travail dans la limite d’un mi-temps).
L’exonération est accordée pour 24 mois (ou 36 mois dans les entreprises de
moins de 10 salariés), mais l’entreprise doit maintenir le niveau de l’emploi
pendant les trois années qui suivent la signature du contrat de travail. Par
ailleurs, le décret prévoit pour les travailleurs indépendants, qui n’emploient
pas de salariés et qui doivent cesser leur activité pour s’occuper d’un enfant
ou d’un proche, une exonération complète de leurs cotisations sociales au régime
des indépendants s’ils embauchent un salarié pour les remplacer.
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Estonie
- Les attentes des partenaires sociaux à
l’égard du nouveau gouvernement : suite aux élections
parlementaires du 1er mars qui ont placé en tête le Parti de la
Réforme (libéral) mené par l’actuel Premier ministre Taavi Roivas, les
partenaires sociaux ont publié un communiqué de presse pour indiquer les sujets
à traiter durant la nouvelle législature : l’éducation et la formation tout le
long de la vie ; la réforme administrative ou encore une plus grande efficacité,
durabilité et qualité des services publics. Auparavant, ils ont réagit
négativement aux propositions de certains partis qui souhaitaient accélérer la
progression du salaire minimum en donnant plus de pouvoir au gouvernement dans
sa fixation.
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Finlande
- Échec des négociations sur la réforme du
système de négociation collective : les négociations
pour réformer le système de négociation collective entre les partenaires sociaux
ont échoué après plus d’un an de discussions, du fait notamment de la volonté
des employeurs de se concentrer uniquement sur la question du relèvement des
amendes imposées pour des grèves illégales. Ces négociations étaient prévues par
le pacte national pour l’emploi et la croissance conclu en septembre 2013 (v.
article en anglais de la newsletter
des syndicats finlandais).
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Hongrie
- Interdiction de l’ouverture dominicale et
de nuit des magasins : le Parlement a adopté une
nouvelle loi 201/2015, entrée en vigueur le 15 mars) sur l’interdiction de
l’ouverture dominical et de nuit dans le secteur du commerce. Il est ainsi
interdit d’ouvrir un magasin le dimanche et tous les autres jours de la semaine
entre 22 heures à 6 heures. Une mesure qui visent à soutenir le petit commerce
au détriment des grandes surfaces. Depuis 1990, il a toujours été possible
d’être ouverts le dimanche et la nuit. La loi contient cependant des exceptions
pour les magasins de moins de 200 m2 tenus par une même famille, ce qui semble
violer le principe constitutionnel d’égalité de traitement. Cette législation
est très critiquée.
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Suède
- Accord salarial dans les
banques : après quatre mois de négociation, un nouvel
accord a été signé, le 2 mars, entre le syndicat des salariés de la finance
(Finansförbundet) et l’organisation patronale des institutions
bancaires BAO. L’accord prévoit, outre des mesures générales de hausse des
salaires, une forte revalorisation du salaire minimum et la décision de
continuer à réduire les écarts de rémunération entre hommes et femmes (v. communiqué
de presse de Finansförbundet, en suédois).
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3.
Entreprises
Comités
d’entreprise européens
Gefco : la direction du groupe
de transport et de logistique Gefco (11500 salariés, dont environ 5500 dans l’UE) et
le groupe spécial de négociation (GSN) ont signé, le 18 février, un accord
sur la mise en place d’un CE européen. L’accord, qui a été signé à
l’unanimité des membres du GSN, est conforme à la directive 2009/38 et offre des
moyens matériels et financiers en adéquation avec la taille du groupe. Parmi les
clauses intéressantes, celle sur les questions transnationales. Elle limite la
compétence du CE européen aux projets concernant l’ensemble du groupe ou au moins
deux établissements et impactant au moins 150 salariés du groupe répartis dans au
moins deux pays et au moins 80 salariés dans l’un des pays concernés. Si un pays
touché par un projet n’est pas représenté au comité, la direction s’engage à faire
venir la direction locale (éventuellement accompagné d’un représentant des salariés)
devant le comité afin de répondre aux questions des membres du CE européen.
- Axa : le comité
d’entreprise européen de groupe d’assurances Axa organise une session de
formation sur la question de la digitalisation, le 8 avril, dans le cadre d’un
secrétariat du comité élargi aux secrétaires d’instances représentatives du
personnel françaises et à des élus de pays non représentés au secrétariat du
comité.
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Syndicalisme
- Société générale : la
fédération syndicale européenne UNI-Europa Finance a mis en place, les 26 et
27 février, à Bruxelles, une alliance syndicale au sein du groupe bancaire
Société générale. L’objectif est de préparer une négociation d’un accord mondial
pour « améliorer les conditions de travail » et « développer les relations
sociales transnationales dans le groupe » (v. communiqué
de presse d’UNI Finance).
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4. Études et
rapports
- Le salaire minimum dans
l’UE: au 1er janvier 2015, 22 des 28 États
membres appliquaient un salaire minimum national dont le montant va de 184 euros
en Bulgarie à 1923 euros au Luxembourg. La Bulgarie et la Roumanie (218 euros)
proposent un salaire minimum inférieur au plus élevé des salaires minima chinois
(220 euros dans la province de Zhejiang en 2014). (v. communiqué
d’Eurostat)
- Le chômage en régression dans
l’UE : le taux de chômage s’est établi à 9,8 % en
janvier, selon Eurostat, en baisse par rapport à décembre 2014 (9,9%) et à
janvier 2014 (10,6 %). Dans la zone euro, le taux s’est établi à 11,2 % en
janvier, contre 11,3 % en décembre et 11,8 % en janvier 2014. Sur un an, le taux
de chômage en janvier a baissé dans 24 États membres (v. communiqué
d’Eurostat)
- Les objectifs d’emploi et de pauvreté
fixés pour 2020 s’éloignent : selon Eurostat, les
objectifs fixés en matière d’emploi et de réduction de la pauvreté dans la
stratégie Europe 2020 ne seront pas atteints. En 2013, les résultats en matière
de taux d’emploi (68,4 %) et de pauvreté (121 millions de personnes menacées de
pauvreté ou d’exclusion sociale) sont même inférieurs aux résultats enregistrés
en 2008 (v. communiqué
d’Eurostat).
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Le mot de la
quinzaine
Les
NEETS
Ils sont de plus en plus nombreux, peinent à s’insérer sur le marché du travail et
leur perspective d’un départ à la retraite à taux plein semble très incertain… il
s’agit des NEETS, un récent acronyme européen, mais né en Grande-Bretagne à la fin
des années 80, pour désigner les « Not in Education, Employment or Training »,
c’est-à-dire les jeunes qui ne sont ni étudiant, ni en emploi, ni stagiaire. Ils
étaient 7,3 millions dans l’UE en 2011 et sont probablement plus nombreux
aujourd’hui. Plus d’information dans le Dictionnaire
des relations sociales d’Eurofound (en anglais).
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