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IR Notes 41 – 4 Novembre 2015
www.irshare.eu
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Qui est IR Share ?
IR Share est une
agence de partage d’informations, de documentations et de compétences
pour les managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR
Share opère via des publications en ligne, des groupes de travail, des
formations consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe :
ce numéro a été préparé par Francisco Gomez
Abelleira, Stepanka Lehmann, Märt Masso, et Frédéric Turlan. Retrouver
l’ensemble de l’équipe
de IR Share sur le site.
S’abonner à IR
Notes En quelques clics sur le site
IR Share ou par E-mail : frederic.t@irshare.eu
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Interview
Entretien Aline Conchon, ex-chercheuse à l’Institut syndical européen et
désormais policy officer à la fédération syndicale européenne
IndustriAll
Vous
avez publié des études sur la participation des travailleurs
au niveau des organes de direction (v. ci-dessous). Est-ce
un phénomène encore d’actualité ? Bien
sûr, d’autant plus que dans le contexte de la crise financière, la
mauvaise gouvernance des entreprises a été pointée du doigt. Or la
participation des travailleurs est un des leviers pour renforcer la
transparence et la gouvernance des entreprises. Malheureusement ce
levier a été mis de côté par le législateur européen dans ses
initiatives visant à encadrer le secteur de la finance et à
améliorer la gouvernance des entreprises. Pourtant, les pays où la
participation des travailleurs est répandue, sont aussi ceux qui
s’en sortent bien malgré la crise comme l’Allemagne ou certains pays
nordiques.
Est-ce que la participation des
travailleurs est une des constituantes du modèle social
européen ? En effet comme le souligne
le rapport réalisé avec le Trades Union Congress, il y a 21 pays de
l’UE qui ont dans leur législation un dispositif reconnu permettant
aux travailleurs de participer aux décisions stratégiques, comme des
administrateurs salariés, mais aussi la possibilité de jouer un rôle
actif lors de l’assemblée générale des actionnaires ou bien en
prenant part à l’équipe dirigeante comme les
Arbeitsdirektor des sociétés allemandes. La présence de
salariés dans les conseils d’administration ou de surveillance se
retrouve quant à elle dans 18 pays de l’UE y compris la
Norvège.
Qu’est ce que cela apporte
? Nous avons aussi réalisé une enquête
européenne sur la pratique des administrateurs salariés pour
laquelle nous avons reçu plus de 4 000 réponses. Cela a permis de
comprendre ce que font les administrateurs salariés, où ils siègent,
comment ils articulent leur mandat avec leur syndicat… Ce qui nous a
permis de mettre en avant les conditions pour que la présence
d’administrateurs salariés apporte un plus value. Ainsi il faut que
les syndicats s’y intéressent, que les administrateurs tissent des
liens avec le CE européen, que la direction implique les
administrateurs salariés dans le processus de décision, qu’ils
bénéficient d’un ensemble de mesures de soutien comme de la
formation ou du temps libéré pour accomplir leur mandat.
Le
mouvement syndical entend-il remettre ce sujet à son ordre
du jour ? Oui. C’est le sens de
l’initiative de la Confédération européenne des syndicats qui plaide
pour une directive sur l’implication des travailleurs qui
s’appliquerait à toutes les formes de statuts européens, que ce soit
la société européenne, la société coopérative européenne ou encore
le projet de Société unipersonnelle européenne, et ce même si aucune
forme de participation des travailleurs n’existait auparavant dans
la ou les sociétés adoptant l’un de ces statuts.
>
Rapport “La voix des travailleurs dans la
gouvernance d’entreprise : une perspective
européenne” (2015)
EN, ES DE
>
Conchon, A. Waddington, J. (2015) « Board-Level Employee Representation in
Europe », 282 pages, 95
livres. Les principaux résultats sont présentés dans un Policy Brief
de l’Institut syndical européen (Etui), disponible en téléchargement
gratuit sur le site de l’Etui, en anglais et en français, ainsi qu’en allemand sur le site de la Fondation Hans
Böckler.
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Agenda
4 novembre Luxembourg Conférence
conjointe organisée par le Comité économique et social européen et le
Conseil économique et social du Luxembourg sur les «Valeurs
et principes sociaux communs et la gouvernance sociale».
11 et 12
novembre Luxembourg Le
Comité économique et social européen et le Conseil économique et social
du Luxembourg organisent une conférence
sur le transport routier avec une séquence, le 11, consacrée au
dumping social dans le secteur du transport routier.
19 novembre Bruxelles Conférence
organisée par la Fondation de Dublin (Eurofound), le Cedefop et le
Comité économique et social européen sur « L’organisation
du travail et l’apprentissage sur le lieu de travail : créer un
environnement avantageux pour tous ».
23 et 24
novembre Luxembourg Présentation
des premiers
résultats de la 6e enquête sur les conditions de travail
dans l’UE réalisée par la Fondation pour l’amélioration des
conditions de vie et de travail.
> 25
Novembre Bruxelles Conférence organisée par Confrontations
Europe, en partenariat avec IR Share, intitulée «Mutations
énergétique et numérique : impact sur l’emploi et rôle des acteurs
économiques et sociaux en Europe».
26 et
27 novembre La Haye Conférence
du réseau européen du droit du travail (European Labour Law Network) sur
le thème « Digitalisation
et droit du travail », avec Muriel Guin, Jean-Emmanuel Ray,
Bernd Waas, Edoardo Ales… Contact : waas@jur.uni-frankfurt.de
4 décembre Paris Le « Grand
débat » de la revue Droit social sur le thème « Droit
du travail, croissance et emploi : que faire ? ». Après un point
sur les expériences étrangères, puis sur la politique de l’Union.
10 et 11 décembre Poitiers Colloque
organisé par la Direccte Poitou-Charentes et l’université de Poitiers,
intitulé « Le
comité d’entreprise dans l’évolution de la représentation des
salariés », avec une séquence sur les comités d’entreprise dans
les entreprises européennes et mondialisées.
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IR Notes est une lettre
diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues européennes et
réalisée par IR
Share et son réseau d’experts. Elle propose une veille
européenne sur le droit du travail, les relations sociales et la politique de
l’emploi. Elle est en vente sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par
mois sur le site. IR
Share. IR Share est une entreprise à capitaux privés,
indépendante et apolitique, dont l’objectif est d’informer et d’aider l’ensemble
des acteurs du dialogue social en Europe et au-delà. Elle est le correspondant
de la Fondation de Dublin, pour la France et le Luxembourg, depuis 2009, et pour
la Bulgarie depuis 2014.
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À la Une
La
Commission européenne présente son programme de travail pour 2016
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a présenté, le 27
octobre, le programme de
travail de la Commission pour 2016 (v. communiqué de
presse). Outre « des initiatives pour une meilleure gestion de la
migration », le programme contient un chapitre social important, avec une
« stratégie pour des compétences nouvelles en Europe » ainsi qu’un « nouvel élan en
faveur des parents qui travaillent ». Il s’agira, indique une annexe,
précisant les 23 initiatives qui seront prises, d’une « série de mesures
législatives et non législatives pour mieux relever les défis touchant à l’équilibre
entre vie privée et vie professionnelle auxquels les parents qui travaillent sont
confrontés et favoriser la présence des femmes sur le marché du travail ». Le
programme évoque aussi une mesure phare annoncée par Jean-Claude Juncker, un
« pilier de droits sociaux dans le cadre de l’approfondissement de l’Union
économique et monétaire » qui permettra, précise l’annexe, « de combler les lacunes
de la législation existante et de déterminer des principes communs et des critères
de référence en vue d’obtenir à terme une plus grande convergence des performances
dans le domaine social et dans celui de l’emploi ». Le programme prévoit un réexamen de la
« qualité de la législation de l’UE en vigueur » (programme REFIT) en
particulier sur : 1° la législation REACH (protection contre l’exposition aux
produits chimiques) ; 2° la législation en matière de santé et de sécurité afin
qu’elle « soit viable et appliquée » ; 3° la directive 2008/106 sur la formation des
gens de mer. Une autre annexe
précise les « propositions prioritaires en attente» destiné à faire accélérer les
travaux du Parlement et du Conseil comme la proposition de directive sur la présence
des femmes dans les conseils d’administration ou de surveillance des sociétés ou la
décision établissant une plateforme européenne pour lutter contre le travail non
déclaré. « Ce qui est proposé concrètement est encore loin d’être clair, estime le
nouveau secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats, Luca
Visentini, mais au moins certains engagements sont encourageants. » (v. communiqué
de la CES). BusinessEurope n’a pas publié de communiqué sur ce programme de travail.
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1. Union
européenne
Actualité
sociale
- Une communication pour approfondir le
marché unique : la Commission européenne a présenté, le
28 octobre, une communication intitulée « Améliorer
le marché unique: de nouvelles opportunités pour les citoyens et les
entreprises » (en anglais) complétée par un document de travail des
services de la Commission (« Stratégie pour
un marché unique numérique en Europe – Analyse et éléments probants » et
un rapport
« sur l’intégration et la compétitivité dans l’UE et ses États
membres ». Il s’agit d’une feuille de route qui va guider la Commission
dans la préparation d’initiatives afin de lever les barrières qui entravent
encore le bon fonctionnement du marché intérieur, mais aussi d’adapter le marché
intérieur aux « modèles d’entreprise innovants ». Le but est de faire en sorte
d’offrir l’environnement qui permettra l’émergence en Europe des futurs Google
ou Facebook (v. communiqué
de presse). La Commission veut établir un programme en faveur du
développement de l’économie collaborative tout en veillant « à la conformité
avec la législation du travail » et à « la protection des travailleurs », ce qui
a été salué par la Confédération européenne des syndicats (v. communiqué).
Elle prévoit que soit considérée comme illégale toute mesure portant une entrave
au marché intérieur des services qui n’aurait pas été notifiée à la Commission.
La communication confirme l’adoption d’un « paquet mobilité » afin de mieux
assurer « la coordination des régimes de sécurité sociale » et de réaliser une
« révision ciblée de la directive sur le détachement des travailleurs ». Il
s’agira aussi de simplifier les règles du cabotage dans le transport routier et
d’assurer des conditions de travail adéquates dans ce secteur. BusinessEurope
salut l’initiative de la Commission (v. communiqué)
et la presse d’aller vite. L’organisation mentionne une étude
(en anglais) du Parlement européen selon laquelle la finalisation du marché
intérieur permettrait d’augmenter le produit intérieur brut de l’UE d’au moins
5%.
- Entrée en vigueur de quatre directives
sociales en 2016 : le programme de travail de la
Commission pour 2016 (v. ci-dessus) est complété par la liste des
directives entrant en vigueur en 2016 dont quatre en matière sociale :
directive 2014/54 sur la libre circulation des travailleurs ; directive 2014/67
relative à l’exécution de la directive 96/71 relative au détachement de
travailleurs ; directive 2013/35 sur la protection contre les champs
électromagnétiques ; directive 2014/112 portant application de l’accord européen
sur le temps de travail dans la navigation intérieure.
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Jurisprudence
- Une mutation analysée comme une atteinte à
la liberté syndicale : la Cour européenne des droits de
l’homme s’est prononcée, le 22 septembre, sur une affaire concernant deux
enseignants turcs qui avaient été mutés de leurs écoles après avoir participé à
une manifestation interdite (CEDH
22 septembre 2015, requêtes n° 22685/09 et 39472/09 en français, et communiqué
de presse). La Cour reconnaît qu’il s’agit d’une violation de l’article
11 (liberté de réunion et d’association) de la Convention européenne des droits
de l’Homme.
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Dialogue
social sectoriel
- Un nouveau programme de travail dans la
chimie : les partenaires sociaux européens du secteur de
la chimie ont adopté, le 14 octobre, à l’occasion des dix ans de la création de
leur comité de dialogue social européen, une feuille
de route 2015-2020, un programme
de travail 2016-2017 et un amendement
à leur accord-cadre
sur les profils de compétences de 2011. Les deux partenaires ont annoncé
qu’ils lanceront une négociation sur l’emploi durable et le développement des
carrières, en 2016, en vue d’aboutir à un accord-cadre volontaire. Ce texte
comprendra des chapitres sur les jeunes, les salariés âgés et les femmes.
- Crise dans le secteur du
sucre : les partenaires sociaux européens du secteur du
sucre ont adopté une déclaration
e 26 octobre, pour demander aux autorités européennes de mettre en place un
fonds « restructuration » pour amortir les conséquences de la crise sans
précédente qui frappe le secteur (v. communiqué de l’Effat).
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2. États
membres
Allemagne
- IG Metall s’ouvre aux travailleurs
indépendants : lors de son 23e congrès, le syndicat de
la métallurgie IG Metall a modifié ses statuts afin d’accueillir les personnes
qui travaillent à leur compte – les Solo-Selbstständigen – notamment
les crowdworkers qui exercent leur activité via des plates-formes de
crowdsourcing (v. communiqué).
Désormais les indépendants peuvent être membres de l’IG Metall dès lors qu’ils
ne sont pas eux-mêmes employeurs de salariés.
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Espagne
- Protection des données
personnelles : la Cour suprême a annulé une clause
utilisée par un centre d’appels dans tous ses contrats de travail prévoyant que
toute communication relative à la relation de travail peut être envoyée au
salarié par SMS ou courriel. Le salarié a l’obligation de communiquer
immédiatement à l’employeur « tout changement pertinent de ces données ». La
Cour considère que cette clause viole les droits fondamentaux des salariés, dans
la mesure où elle leur impose de communiquer leurs données à caractère
personnel. De plus le consentement du salarié ne peut être considéré comme
valide dans la mesure où la clause figure dans tous les contrats de travail, le
salarié n’ayant guère le pouvoir de renégocier cette disposition.
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Estonie
- Augmentation du salaire minimum :
après un recours à un médiateur désigné par le gouvernement, les
partenaires sociaux sont parvenus à un accord sur une hausse du salaire minimum
légal. Il passera de 355 euros à 430 euros au début de l’année 2016 puis à 470
euros en 2017. Il devrait atteindre environ 40% du salaire moyen de salaire
mensuel (1082 euros au deuxième trimestre 2015).
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France
- Encadrement des stages :
plus d’un an après l’adoption de la loi
du 10 juillet 2014 sur l’encadrement des stages (v. article publié par
Eurofound,
en anglais), le gouvernement a adopté, le 26 octobre, un décret
qui limite le nombre maximal des stagiaires pouvant être accueillis à 15% de
l’effectif pour les organismes employant plus de 20 salariés, et à trois
stagiaires pour ceux de moins de 20 salariés. Un même tuteur ne peut s’occuper
de plus de trois stagiaires.
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3.
Entreprises
Comités
d’entreprise européens
Deutsche Bahn : la Deutsche
Bahn et son comité d’entreprise européen sont parvenus à un accord, le 28 octobre,
sur les garanties offertes aux quelques 1000 salariés européens touchés par la
création d’un centre de services partagés en charge de la comptabilité, à Bucarest
(v. communiqué
du syndicat allemand EVG et communiqué
de la Deutsche Bahn). L’accord, « obtenu par après une année de négociation
difficile, souligne le président du CE européen, Joerg Hensel, apporte des garanties
minimales à tous les salariés impactés par cette délocalisation ». « C’est selon
notre avocat, Manfred Bobke von Camen, un des premiers accords en Europe de ce
type ». Le texte prévoit un droit au reclassement au sein de l’entreprise d’origine
du salarié ou à défaut au sein de l’ensemble du groupe, dans son pays ou au sein de
l’UE, grâce à la mise en place d’une bourse de l’emploi au niveau européen.
« L’accord, précise Joerg Hensel, prévoit aussi une prise en charge des frais de
déménagement en cas de mobilité, une compensation d’une baisse du montant de la
pension pour les salariés qui peuvent prétendre à une retraite anticipée , un droit
à être formé ou requalifié afin de pouvoir postuler à un poste différent au sein du
groupe ou encore la création d’un fonds de secours si un salarié rencontre des
difficultés financières particulières.
- NH Hotel : le groupe
hôtelier espagnol NH Hotel (9 818 salariés) a conclu un accord
(disponible en espagnol), le 9 octobre, en vue de la création d’un comité
d’entreprise européen (v. communiqué de la fédération
syndicale européenne EFFAT).
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Accord
transnational
Umicore : la direction du
groupe belge Umicore (14000 salariés) et la
fédération syndicale IndustriAll Global Union ont renouvelé, le 20 octobre, leur accord-cadre
mondial sur le développement durable de 2007 et déjà amendé en 2011. Le nouvel
accord porte sur les droits sociaux fondamentaux, la santé et la sécurité et
contient des considérations environnementales. Le communiqué
d’IndustriAll apporte des précisions sur les missions de contrôle effectuées dans le
cadre de l’application de l’accord (v. aussi communiqué
d’Umicore, en néerlandais). > Voir
aussi : la demande formulée par le nouveau réseau syndical
mondial au sein du groupe Saint-Gobain pour négocier un
accord-cadre international (v. communiqué
d’IndustriAll, en anglais). Dernière minute : signature d’un accord-cadre
international entre H&M et IndustriAll Global Union
(v. communiqué
d’IndustriAll, en anglais)
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4. Études et
rapports
Diminution de la part des salariés couverts par
un accord collectif : l’Organisation internationale du
travail a livré une synthèse (OIT,
« Labour relations and collective bargaining », Issue Brief n° 1,
octobre 2015) (en anglais) sur le nombre de salariés couverts par des
accords collectif (le « taux de couverture conventionnelle ») issues de sa base
de données IR Data. Entre 2008 et 2013, l’OIT constate une baisse du taux de
couverture (– 4,6%) ainsi qu’une diminution du taux de syndicalisation (–2,3%). Le
taux de couverture dans les 10 pays de l’UE les plus touchés par la crise a diminué
en moyenne de 21 %, notamment sous l’influence des recommandations de la troïka en
faveur d’une décentralisation de la négociation collective (v. communiqué).
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