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IR Notes 43 – 3 décembre 2015
www.irshare.eu
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Qui est IR Share ?
IR Share est une
agence de partage d’informations, de documentations et de compétences
pour les managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR
Share opère via des publications en ligne, des groupes de travail, des
formations consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe : ce
numéro a été préparé par Francisco Gomez Abelleira Frédéric Turlan.
Retrouver l’ensemble de l’équipe
de IR Share sur le site.
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Notes En quelques clics sur le site
IR Share ou par E-mail : frederic.t@irshare.eu
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Interview
Edouard Martin, député européen (S&D)
Vous avez présenté, le 24 novembre,
un rapport
devant le Parlement européen « sur le
développement d’une industrie européenne durable des métaux de
base ». Cette industrie est-elle en
danger ? Elle
a perdu 60000 emplois directs depuis 2007 et doit faire face à des
défis considérables. Avec mon équipe, nous avons visité des sites
industriels dans 10 pays de l’UE et rencontré les dirigeants
d’entreprise, les syndicats, les élus locaux et les ONG. Tous les
industriels ont pointé du doigt trois préoccupations majeures : 1°
le fait de rendre payant les quotas mis en place dans le cadre du
système communautaire d’échange de quotas d’émission, ce qui nuira à
la compétitivité des sites européens car
les industriels hors UE ne supporteront
pas ce coût. 2° Le renchérissement du coût de l’énergie,
notamment l’électricité, qui pèse lourdement sur les coûts de
production, en particulier en Espagne et en Italie. 3° La
concurrence des produits importés de Chine, du Brésil ou de
Russie.
Quelle est votre proposition pour
rendre acceptable le marché des quotas
d’émission ? Si l’UE adopte le principe
de rendre payant les quotas d’émission, les industriels sont
formels : la perte de compétitivité des sites européens les obligera
à délocaliser massivement d’ici 10 ans, ce qui menace directement et
indirectement au moins un million d’emplois. La meilleure solution
serait la création d’un « ajustement aux frontières » qui
reviendrait à égaliser la concurrence entre producteurs européens et
extra-européens. D’une part les importations seraient soumises aux
mêmes règles d’achat de droit d’émissions sur le marché carbone que
les producteurs européens sur la base du contenu carbone des métaux
importés. D’autre part, les industriels européens qui sont vertueux,
c’est-à-dire qui réduisent leurs émissions de CO2 grâce à des
investissements, seraient autorisés à revendre les quotas d’émission
qu’ils n’ont pas utilisés aux industriels hors UE. La différence de
prix devant ensuite permettre de nouveaux investissements en faveur
d’une réduction des émissions de CO2. Ainsi il n’y aurait pas de
discrimination et la concurrence deviendrait équitable.
Que
faire contre les importations brésiliennes, chinoises ou
russes ? Dans certains cas, et
notamment pour l’acier chinois, les industriels européens ne peuvent
pas lutter à armes égales, tant ce pays vend actuellement à perte sa
production. Avec le ralentissement de l’économie chinoise, la
surcapacité de la production d’acier en Chine correspond au double
de la consommation d’acier de toute l’UE! La surcapacité est telle
que les industriels préfèrent vendre à perte en inondant les marchés
extérieurs et en particulier celui de l’Union. Pour cela, nous
souhaitons appliquer le principe en vigueur aux États-Unis : si une
plainte est déposée pour dumping, la vente des produits incriminés
est suspendue le temps de l’enquête. Or, la Commission, quand elle
est saisie, a besoin de 15 à 18 mois avant de prendre une décision.
Pendant ce temps, les produits importés et vendus à perte continuent
à inonder le marché !
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Agenda
3 et 4 décembre Luxembourg Conférence
de la présidence luxembourgeoise intitulée « Booster
les entreprises sociales en Europe ».
4 décembre Paris Le « Grand
débat » de la revue Droit social sur le thème « Droit
du travail, croissance et emploi : que faire ? ». Après un point
sur les expériences étrangères, puis sur la politique de l’Union.
7 décembre Bruxelles Conseil
« Emploi,
politique sociale, santé et consommateurs ».
10 et
11 décembre Poitiers Colloque
organisé par la Direccte Poitou-Charentes et l’université de Poitiers,
intitulé « Le
comité d’entreprise dans l’évolution de la représentation des
salariés », avec une séquence sur les comités d’entreprise dans
les entreprises européennes et mondialisées.
21
janvier Paris Réunion du
Club CE européen sur le rôle des comités d’entreprise européens face à
la digitalisation, avec des présentation d’Olivier Pelras, secrétaire du
Comité européen de groupe d’Axa, de Philippe Mangion, responsable
relations sociales Airbus et Christian Bradier, secrétaire du comité
d’entreprise européen de Michelin. Contact: Frédéric Turlan – + 33
(0)6 81 41 53 95 – frederic.t@irshare.eu
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IR Notes est une lettre
diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues européennes et
réalisée par IR Share
et son réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le droit du
travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle est en vente
sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par mois sur le site. IR Share. IR Share est une
entreprise à capitaux privés, indépendante et apolitique, dont l’objectif est
d’informer et d’aider l’ensemble des acteurs du dialogue social en Europe et
au-delà. Elle est le correspondant de la Fondation de Dublin, pour la France et
le Luxembourg, depuis 2009, et pour la Bulgarie depuis 2014.
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À la Une
La
Commission lance des consultations sur une meilleure conciliation entre la vie
privée et la vie professionnelle
La Commission européenne a lancé, le 11 novembre, une première phase de consultation
des partenaires sociaux européens sur la manière de mieux concilier vie
professionnelle et vie privée et de réduire les obstacles à la participation des
femmes au marché du travail. Après avoir dressé un bilan de la législation
européenne qui s’applique en la matière, le document en souligne les limites avant
d’inviter les partenaires sociaux à identifier les possibles améliorations de la
législation au niveau européen (v. document
de consultation). Les partenaires sociaux européens ont jusqu’au 4 janvier
pour exposer leurs positions sur ces orientations. La Commission a aussi lancé, le
18 novembre, « une vaste consultation publique » sur ce thème ouverte à tous les
citoyens. Cette consultation
est disponible en ligne jusqu’au 27 février. L’objectif « est de moderniser
et d’adapter le cadre juridique et politique actuel de l’UE, de manière à ce que les
parents ayant à leur charge des enfants ou des proches puissent mieux équilibrer
leurs responsabilités familiales et leur vie professionnelle ». En même temps, la
Commission vise un autre objectif : une meilleure conciliation favorisera l’accès
des femmes au marché du travail et renforcera l’égalité des sexes. L’initiative de
la Commission empiète sur le programme de travail des partenaires sociaux européen
dont une des priorités est de « préparer des conclusions communes promouvant la
conciliation de la vie professionnelle, de la vie privée et de la vie familiale
ainsi que l’égalité des genres afin de réduire l’écart de rémunération entre les
hommes et les femmes ». De plus, elle dépasse leur ambition car les partenaires
sociaux européens n’évoquent pas de disposition contraignante. Or, la Commission
leur demande s’ils estiment que « des améliorations devraient être apportées à la
législation européenne ». Elle évoque même de nouveaux droits à congés (un congé
paternité, un congé pour s’occuper de proches malades ou dépendants) et suggère
aussi d’aller vers un « droit » à obtenir (et pas seulement un droit à demander) un
aménagement du temps de travail pour les salariés « parents » ou devant prendre soin
d’un proche. C’est assez audacieux par rapport aux textes présentés par la
Commission depuis plusieurs années et intéressant dans la mesure où cela témoigne
d’une volonté d’afficher que l’Union se préoccupe aussi de l’amélioration des
conditions de vie et de travail de ses citoyens et qu’elle peut être source de
progrès social. Reste à convaincre les partenaires sociaux européens et les Etats
membres d’aller de l’avant. Ce n’est pas gagné !
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1. Union
européenne
Actualité
sociale
- Le Fonds d’ajustement à la mondialisation
est sollicité : la Commission européenne a proposé, le
6 novembre, d’accorder deux aides du Fonds européen d’ajustement à la
mondialisation, d’une part, 2,6 millions d’euros à la Finlande pour aider 1 200
des 1603 travailleurs ayant perdu leur emploi dans le secteur de la
programmation à retrouver du travail (v. communiqué)
et, d’autre part, 442 293 euros à l’Irlande, pour soutenir 108 travailleurs
licenciés par PWA International, une société opérant dans le secteur de
l’entretien et de la réparation d’aéronefs, ainsi qu’un nombre équivalent de
jeunes (v. communiqué).
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Jurisprudence
Un marché public peut imposer un salaire
minimum : dans le cadre de l’attribution d’un marché public
de services postaux de la ville allemande de Landau, les entreprises qui
souhaitaient concourir devaient s’engager à verser un salaire minimum de 8,50 euros
au personnel exécutant les prestations faisant l’objet de ce marché. Cette
obligation est prévue par une législation régionale. Ce salaire minimum doit
s’appliquer également aux éventuels sous-traitants ou intérimaires. La société
RegioPost qui a refusé de s’engager sur ce point, a été écartée de la procédure
d’attribution du marché public. Elle a porté un recours contre cette disposition
considérant qu’il s’agissait d’une entrave à la libre prestation de service. Une
telle disposition pouvant dissuader des entreprises d’autres Etats membres,
notamment à bas coûts salariaux, de participer une telle procédure d’appel d’offres.
La Cour qualifie l’exigence de respect d’un salaire minimum de « condition
particulière concernant l’exécution du marché » visant des « considérations
sociales » au sens de l’article 26 de la directive 2004/18 sur les marchés publics.
Elle est donc conforme à ce texte. De plus cette exigence ne heurte pas la directive
96/71 sur le détachement de travailleurs dans le cadre d’une prestation de services.
Ces deux directives permettent à « l’État membre d’accueil de prévoir, dans le cadre
de l’attribution d’un marché public, une règle impérative de protection minimale
(…) qui impose le respect par les entreprises établies dans d’autres États membres
d’un taux de salaire minimum au bénéfice de leurs travailleurs détachés sur le
territoire de l’État membre d’accueil pour l’exécution de ce marché public. En
effet, une telle règle fait partie du niveau de protection qui doit être garanti
auxdits travailleurs » (CJUE,
17 novembre 2015, aff. C-115/14, RegioPost c/Stadt Landau). La Cour de
justice semble ainsi revenir sur sa jurisprudence antérieure (CJUE,
18 septembre 2014, aff. C-549/13, Bundesdruckerei GmbH), où elle
considérait qu’une disposition similaire imposant un salaire minimum de 8,62 euros
allait « au-delà de ce qui est nécessaire pour assurer que l’objectif de la
protection des travailleurs soit atteint ».
- Précisions sur l’application de la
directive « transfert d’entreprise » : la Cour de
justice a rendu un arrêt dans une affaire où elle devait déterminer si la
directive 2001/23 qui prévoit le maintien des contrats de travail en cas de
transfert d’entreprise était applicable à cette situation : l’ADIF, une
entreprise publique en charge du service de manutention d’unités de transport
intermodal à Bilbao (Espagne) a externalisé la gestion de ce service en la
confiant à la société Algeposa. Celle-ci a fourni cette prestation dans les
installations de l’ADIF et au moyen de grues appartenant à cette dernière. Après
quelques années, l’ADIF informa Algeposa qu’elle allait reprendre le service à
son compte, avec son propre personnel, ce qui oblige Algeposa à licencier les
salariés affectés à ce service. Ces derniers devaient-ils être repris par
l’ADIF ? Pour la Cour, cela ne fait aucun doute, cette situation relève du champ
d’application de la directive et le personnel d’Algeposa aurait dû être repris
(CJUE
26 novembre 2015, aff. C- 509/14, ADIF c/ Luis Aira Pascual).
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2. États
membres
Belgique
- Chômage partiel pour les employeurs
touchés par la crise des attentats : le gouvernement a
demandé au service public de l’emploi, l’Onem, de préciser que les entreprises
touchées par l’état d’urgence dans la région de Bruxelles pouvaient recourir au
« chômage temporaire » prévu en cas de « force majeure ». « La menace actuelle
et les conséquences liées, comme la fermeture des centres commerciaux, des
écoles, des établissements du secteur de l’hôtellerie-restauration ou les
transports en commun, sont actuellement considérées comme une force majeure. »
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Espagne
- La preuve de l’existence de « black-list »
pèse sur l’employeur : la chambre civile de la Cour
suprême a rendu une décision dans une affaire concernant un ancien salarié d’une
entreprise sous-traitante du plus grand groupe de télécommunications espagnol.
Après avoir été licencié par ce sous-traitant– le licenciement été jugé par la
suite injustifié – le salarié a postulé à plusieurs emplois chez d’autres
sous-traitants du grand groupe. Mais il n’a jamais été embauché. Il a ensuite
porté une action en justice contre son ancien employeur pour atteinte à son
honneur et non respect de la confidentialité des données. L’employeur aurait,
selon lui, informé le groupe de télécommunication des raisons de son
licenciement. Le groupe l’aurait ensuite fait figurer dans une« balck list »
afin de l’empêcher de retrouver un emploi dans le secteur. Bien que l’ex-salarié
n’apporte aucune preuve de l’existence d’une telle liste, la Cour suprême a fait
reposer la charge de la preuve sur l’employeur et a fait droit aux demandes en
réparation de l’ancien salarié. La Cour a retenu qu’une des entreprises qui
avait refusé sa candidature était incapable de justifier son refus et que le
sous-traitant n’a pas précisé le contenu des informations qu’il admet pourtant
avoir adressé au groupe après le licenciement. La Cour juge que le sous-traitant
avait l’obligation de dévoiler le contenu de l’information communiquée au
groupe.
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3.
Entreprises
Comités
d’entreprise européens
- HeidelbergCement-Italcementi
: la fédération syndicale mondiale IndustriAll Global
Union a organisé, le 16 novembre, une réunion des comités restreints des CE
européens des deux groupes italien Italcementi (17 779 salariés) et allemand
HeidelbergCement (44 900 salariés), « pour exiger que les employés des
entreprises soient impliqués et consultés tout au long du processus
d’acquisition » d’Italcementi par HeidelbergCement. Selon IndustriAll, il a été
convenu avec la direction, présente à la réunion, d’établir un calendrier de
prochaines réunions conjointes et une procédure pour établir un nouveau comité
d’entreprise européen et négocier un accord-cadre international (v. communiqué
d’InsdutriAll, en anglais).
- Michelin : le comité
restreint du comité d’entreprise européen du fabricant français de pneumatiques
Michelin (65000 salariés) s’est réuni, le 19 novembre, suite à l’annonce de la
direction, intervenue le 3 novembre, d’une réorganisation affectant 1600 postes
en Europe (v. communiqué
de presse Michelin). Le groupe a annoncé des investissements et des
fermetures du site affectant essentiellement l’activité de fabrication et de
rechapage des pneus pour les poids lourds. Le comité restreint extraordinaire
s’est donc réuni dans la composition élargie, en présence des membres du CE
européen représentant les pays impactés. Dans une déclaration, dont IR Notes a
obtenu la copie, le comité rappelle les termes de l’accord-cadre européen « de
responsabilité sociale, sociétale et environnementale », signé le 26 mars 2014,
qui prône dans de telle situation un « dialogue social responsable et
constructif ». « Malgré le réalisme sur la situation du marché du pneumatique
Poids Lourds neuf et rechapé avec l’arrivée sur le marché de concurrents
asiatiques », les membres du comité restreint, « émettent un avis défavorable
aux projets de fermetures des sites ». Concernant les mesures d’accompagnement
social, le comité rappelle qu’il n’a pas à intervenir dans les négociations
locales, mais il demande le respect de l’accord-cadre précité et qu’un point
d’avancée soit réalisé à chaque réunion du comité sur la « mise en place des
mesures sociales négociées ».
- Ryanair : selon le Journal
de l’Aviation (en français), la direction de la compagnie aérienne
Ryanair a présenté, le 25 novembre, lors d’une réunion de son comité
d’entreprise européen, les « accords salariaux » conclus avec ses pilotes et une
partie du personnel navigant prévoyant des hausses salariales sur cinq ans. Les
accords semblent être adoptés base d’exploitation par base d’exploitation, et
parfois validé par un vote.
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Syndicalisme
- Goodyear : le réseau
syndical mondial de Goodyear, s’est réuni les 2 et 3 novembre, à Birmingham
(Royaume-Uni), à l’initiative de la fédération syndicale mondiale IndustriAll
Global Union. Les participants ont adopté une déclaration
de soutien aux salariés britanniques dont l’emploi est menacé par la
fermeture du site de Wolverhampton (300 salariés). IndustriAll a également
adressé un courrier
à la direction réclamant le maintien de la production (v. communiqué
d’InsdutriAll).
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4. Études et
rapports
Sixième enquête européenne sur les conditions
de travail : Eurofound a publié les premiers résultats de sa
sixième enquête européenne sur les conditions de travail. Un graphique
en anglais met en avant quelques indicateurs clés. Ainsi 58% des salariés interrogés
sont satisfaits de leur temps de travail dans le cadre de leur emploi principal. En
comptabilisant le travail rémunéré et les tâches non rémunérées, les femmes
travaillent 64,03 heures par semaine contre 56,01 heures pour les hommes. 36% des
salariés doivent travailler en respectant des délais très courts et 10% déclarent ne
jamais avoir assez de temps pour faire leur travail. Voir aussi le résumé
des premiers résultats (en anglais) et l’outil
de visualisation des résultats, sous forme de cartes, disponibles en cinq
langues (voir bouton avec les choix de langues sur le site).
- Panorama des réformes du marché du
travail : le Conseil d’orientation pour l’emploi, une
instance rattachée au gouvernement français, a publié un rapport sur les
réformes du marché du travail en Europe. Il se fonde sur une analyse approfondie
des réformes conduites dans dix pays: Allemagne, Autriche, Danemark, Espagne,
Irlande, Italie, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni et Suède. Le rapport
précité, les monographies “pays” ainsi qu’une synthèse en français
peuvent être téléchargés sur le site du Conseil. Un résumé
de 12 pages est disponible en anglais. Le rapport souligne que « les pays qui
avaient réformé leur marché du travail avant la crise ont été moins touchés et
s’en sortent beaucoup mieux ».
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