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IR Notes 50 – 23 mars 2016
www.irshare.eu
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Qui est IR Share ?
IR Share est une
agence de partage d’informations, de documentations et de compétences
pour les managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR
Share opère via des publications en ligne, des groupes de travail, des
formations consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe :
ce numéro a été préparé par Francisco Gomez
Abelleira, Alain Lefebvre et Frédéric Turlan. Retrouver l’ensemble de
l’équipe
de IR Share sur le site.
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Notes En quelques clics sur le site
IR Share ou par E-mail : frederic.t@irshare.eu
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Interview
Isabelle Schömann, chercheur senior à l’Institut syndical européen
Comment s’inscrit la réforme du
marché du travail proposé par le gouvernement français par
rapport aux réformes entreprises dans d’autres Etats membres
? Cette
réforme s’aligne sur d’autres réformes qui ont eu lieu en Europe
soit avant la crise de 2008, et notamment en Allemagne, qui semble
être l’exemple que la France se donne actuellement, soit dans la
mouvance de la gestion de la crise au niveau de l’UE, avec des
incitations à réformer les marchés du travail dans les Etats
membres, notamment au travers du Semestre européen, mis en place dès
2011, ainsi que des recommandations spécifiques par pays révisées
tous les ans. Il s’agit essentiellement de rendre le marché du
travail encore plus flexible notamment en modifiant les règles
encadrant le temps travail, mais aussi celles visant la protection
des salariés en cas de recours à des contrats dits atypiques. Il
s’agit encore de plafonner des coûts comme ceux résultant de
décisions de justice telles que les indemnités supra-légales
prononcées aux prud’hommes en cas de licenciement jugé
abusif.
Le poids plus important accordé à
la négociation collective d’entreprise est-il une tendance
lourde en Europe? En effet, il s’agit d’une forte tendance que
l’on retrouve dans l’ensemble des Etats membres de l’Union et qui
trouve sa source notamment dans des recommandations de l’OCDE mais
aussi de la Commission européenne. L’idée prônée est de permettre
des ajustements au niveau de l’entreprise par rapport à la
législation et aux règles conventionnelles nationales et de branche
afin de répondre au plus près possible aux besoins des entreprises
et des salariés, et ce, même si ces ajustements dérogent
défavorablement aux normes légales et conventionnelles
contraignantes.
Faciliter les licenciements et
négocier au niveau de l’entreprise permet-il de créer des
emplois ? Il
n’y a pas de relation de cause à effet entre la flexibilisation des
relations du travail et la relance de l’emploi. Au contraire, la
flexibilisation du marché du travail entraîne une explosion des
inégalités, une grande précarité pour les travailleurs en termes de
revenus, de conditions de travail et notamment de l’accroissement
des risques liés à la santé et de sécurité. Elle conduit à un
développement de la pauvreté au travail ou pauvreté active, qui se
répercute d’autant plus fort sur les groupes dits à risques tels que
les jeunes, les femmes, les travailleurs âgés. D’une façon générale,
si des emplois sont créés dans le contexte de réformes actuelles
visant la flexibilisation des relations de travail et des relations
professionnelles, ces emplois ne sont pas des emplois de qualité
voire même des emplois dits décents, car une grande partie des
risques sont supportés par les salariés, dans une relation de
travail déséquilibrée.
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Agenda
24
mars Paris Conférence
sur « les
positions des syndicats français et britanniques face aux nouveaux
enjeux de l’immigration », avec Heather Connolly (De Monfort
University) et Sylvie Contrepois (London Metropolitan University –
CRESPPA-CSU)
31 mars Lisbonne Séminaire
final du projet européen Managing transnational employee representation,
animé par le consortium Astrees-IR Share-FNV Formaat/SBI avec une
présentation de recommandations sur la gestion des questions
transnationales, de l’articulation entre les processus d’information et
de consultation nationaux et européens, ainsi que de la confidentialité
des informations.
7
avril Noisy-le-Grand Séminaire
international: de l’Ires : Pays-Bas, avec Marie Wierink (IRES)
8
avril Paris L’Université
Panthéon Assas Paris II organise, un colloque sur « l’articulation des
normes en droit du travail » qui permettra d’éclairer les réformes en
cours en France. Renseignements et inscriptions : tél. 00 33 (0)1 53 63
53 31 ; lebret@u-paris2.fr
19 avril Bruxelles
Présentation de l’ouvrage annuel « Benchmarking
working Europe 2016 » avec Sotiria Theodoropoulou et Torsten
Müller, chercheurs seniors à l’Institut syndical
européen.
28
avril Bruxelles Conférence
organisée par la Commission européenne consacrée au
processus d’évaluation mutuelle des professions réglementées,
ainsi que des plans d’action nationaux mis en place pour identifier les
réglementations obsolètes ou disproportionnées.
16 et 17
juin Bruxelles Conseil
Emploi et Affaires sociales
27 au 29
juin Bruxelles Conférence
organisée par la Confédération européenne des syndicats et l’Institut
syndical européen sur l’impact
de la numérisation et de la robotisation sur le travail.
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IR Notes est une lettre
diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues européennes et
réalisée par IR Share
et son réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le droit
du travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle est en
vente sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par mois sur le site.
IR Share. IR Share est une
entreprise à capitaux privés, indépendante et apolitique, dont l’objectif est
d’informer et d’aider l’ensemble des acteurs du dialogue social en Europe et
au-delà. Elle est le correspondant de la Fondation de Dublin, pour la France et
le Luxembourg, depuis 2009, et pour la Bulgarie depuis 2014.
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À la Une
Les
partenaires sociaux européens font entendre leur voix
Avant le Conseil européen, qui réunit les chefs d’État et de gouvernement, le traité
de l’UE a instauré un sommet social tripartite qui institue un dialogue entre les
représentants des partenaires sociaux européens, du Conseil et de la Commission
européenne. Ce rendez-vous institutionnel a souvent assez peu d’intérêt. Ce n’est
pas le cas du dernier exercice, le 16 mars dernier, où les partenaires sociaux
européens ont fait entendre leurs voix sur quatre sujets via l’adoption de
déclarations conjointes : 1/ Crise des
réfugiés : les signataires rappellent dans cette déclaration
que « Schengen est l’une des réalisations les plus tangibles des bienfaits de
l’intégration européenne pour les citoyens et les entreprises ». Dans une société
vieillissante « la migration légale des pays tiers est une partie de la réponse, à
savoir assurer notre prospérité future et surmonter les défis liés aux changements
démographiques ». Pour eux « l’inclusion et l’intégration à la société des
réfugiés autorisés à rester dans l’UE, en particulier sur le marché du travail
doivent être un objectif commun de tous les États membres ». 2/ Numérisation : les partenaires sociaux
proposent de travailler main dans la main avec la Commission européenne afin que les
politiques européennes en matière de marché du travail et de compétences qui
accompagnent la numérisation de l’économie fassent sens pour les entreprises et les
travailleurs (v. déclaration
conjointe, en anglais). 3/
Politique industrielle : BusinessEurope et la Confédération européenne des syndicats
rappellent cruellement dans une déclaration
(en anglais) que l’objectif fixé par la Commission en 2012 pour faire remonter la
part de l’industrie dans le PIB de l’UE de 16% à 20% est un échec. La situation
s’est même détériorée entre 2008 et 2014 avec une diminution de l’emploi de 16% et
de la production de 9%. Si la Commission a fait des efforts, ils sont « loin d’être
suffisants pour ramener le niveau des investissements industriels à celui d’avant la
crise ». Les deux organisations demandent un plan d’actions concret pour renforcer
l’industrie. 4/ Relance du dialogue
social : les partenaires sociaux précisent, dans une longue
déclaration sur « une relance pour un dialogue social fort», comment ils
souhaitent être impliqués dans l’élaboration des politiques européennes. Ils
exposent aussi leurs vues : sur le respect de l’autonomie des parties (avec la
demande de mettre à jour et clarifier le concept de représentativité des partenaires
sociaux) ; sur le renforcement du dialogue social dans les États membres et de leur
implication dans le processus du Semestre européen. Enfin le texte précise les
actions que les partenaires sociaux entendent mener et leurs attentes vis-à-vis de
chacune des institutions. L’impression globale est que les partenaires sociaux
européens semblent vouloir réaffirmer leur autonomie et défendre des valeurs
européennes foulées du pied par l’émergence des forces nationalistes et
souverainistes. Une réaction tardive mais encourageante !
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1. Union
européenne
Législation
- Libre circulation des chercheurs et
étudiants étrangers : le Conseil a adopté, le 10 mars,
une proposition
de directive relative notamment aux conditions d’entrée et de séjour des
ressortissants de pays tiers à des fins de recherche, d’études ou de
formation. « Ce projet a pour objet de faire progresser l’UE dans la
course mondiale aux talents », explique le Conseil (v. communiqué).
Les ressortissants de pays tiers travaillant dans la recherche ou suivant des
études dans un État membre pourront, dans certains cas, entrer dans un autre
État membre et y réaliser une partie de leurs recherches ou de leurs études, et
ce sur simple notification. En outre, la période de mobilité pour les chercheurs
a été portée à six mois, ce qui fait de l’UE une destination plus attrayante
pour les ressortissants de pays tiers. Les membres de leur famille seront
autorisés à les accompagner et les étudiants issus de pays tiers auront le droit
de travailler au moins 15 heures par semaine en dehors du temps dévolu aux
études, pour leur permettre de couvrir une partie du coût de celles-ci. Les
chercheurs et les étudiants de pays tiers pourront rester dans l’État membre au
moins neuf mois après la fin de leurs recherches ou de leurs études, afin d’y
chercher un emploi ou d’y créer une entreprise. Le Parlement européen devrait
adopter ce texte définitivement au mois de mai.
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Actualité
sociale
- Intégration des réfugiés :
le Comité économique et social européen a publié, le 16 mars, un rapport
de synthèse sur les « missions d’information » qu’il a mené dans 11
pays, « sur la situation des réfugiés » en donnant « le point de vue de la
société civile ». « Les réfugiés doivent être perçus non pas comme une menace,
mais bien comme une chance pour le modèle économique et social européen »,
souligne le comité. Il estime que des « politiques d’intégration durables à long
terme, couvrant l’analyse et la reconnaissance des compétences, l’éducation et
la formation, y compris des cours d’éducation civique et de langues et
l’apprentissage linguistique, doivent être appliquées dès que possible ».
L’intégration des demandeurs d’asile sur le marché du travail doit avoir lieu
« dans les plus brefs délais, afin d’éviter l’obsolescence de leurs compétences
et leur permettre de devenir économiquement productifs ». Ils doivent se voir
assurer « des conditions d’égalité avec les nationaux », estime le comité qui
demande une « campagne d’information spécifique en direction des employeurs et
des syndicats sur les droits, obligations et procédures liées à l’emploi des
migrants ».
- Industrie sidérurgique :
la Commission européenne a présenté, le 16 mars, une
communication « Sidérurgie:
préserver l’emploi et une croissance durables en Europe » expliquant
comment le secteur sidérurgique peut, avec l’appui des États membres et des
institutions de l’UE, surmonter les défis à court et à long termes auxquels il
est confronté. La Commission insiste sur la nécessité de préserver le
« savoir-faire industriel et une main-d’œuvre qualifiée » par un effort accrut
de formation ; invite les États à recourir au Fonds européen d’ajustement à la
mondialisation en cas de restructuration et les partenaires sociaux à s’investir
avec les autorités locales et nationales à « une gestion équitable et
socialement responsable des changements et des restructurations ». La Commission
entend s’associer au comité de dialogue social sectoriel pour mettre « en œuvre
les mesures nécessaires » et appelle au respect des directives sur l’information
et la consultation des travailleurs (v. communiqué
de la Commission).
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Dialogue
social sectoriel
Contrôle aérien : les
partenaires sociaux européens du secteur du contrôle aérien (ATCEUC, Canso et ETF)
ont adopté formellement, le 9 mars, une boîte
à outils pour un dialogue social fructueux dans le contrôle aérien.
L’objectif est d’améliorer le dialogue social et de réduire le risque de conflits
sociaux. Les recommandations reposent en particulier sur une collecte de bonnes
pratiques nationales. Les signataires s’engagent à promouvoir cet outil auprès de
leurs affiliés.
Transports publics urbains :
les partenaires sociaux européens du secteur du transport public urbain – UITP et
ETF – ont signé, le 14 mars, une déclaration
conjointe pour promouvoir une mobilité urbaine durable. L’UITP et l’ETF
demandent à la Commission européenne « de reprendre l’objectif de doubler la part du
marché des transports public d’ici 2030 ». Les deux organisations veulent convaincre
les décideurs que leur activité est une réponse à de nombreux défis (pollution
urbaine, cohésion sociale, réchauffement climatique…) et qu’il est nécessaire de
soutenir le développement des transports urbains.
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2. États
membres
Danemark
- Un accord tripartite sur l’intégration des
réfugiés: le gouvernement et les partenaires sociaux
sont parvenus à un accord tripartite en 21 points, le 26 février, afin
d’accélérer l’intégration des réfugiés sur le marché du travail. L’accord
précise le rôle des municipalités pour assurer cette transition. Les signataires
veulent privilégier l’accès à l’emploi à l’apprentissage de la langue danoise
qui peut intervenir dans un second temps.
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Espagne
- Obligation de décompter les heures de
travail : l’Audiencia Nacional développe sa
jurisprudence relative à l’enregistrement des heures de travail. Deux
décisions récentes, rendues dans le secteur bancaire, précise que les
entreprises doivent tenir des enregistrements écrits de toutes les heures
travaillées par chaque salarié. Cette obligation vise un double objectif de
permettre aux inspecteurs du travail de vérifier que les entreprises respectent
les limites applicables aux heures supplémentaires et permettre aux salariés de
prouver qu’ils ont fait des heures supplémentaires. Ces enregistrements écrits
doivent être remis au salarié et aux représentants du personnel. De plus,
l’inspection du travail semble être particulièrement active en ce qui concerne
le respect par les employeurs de leur obligation des tenir le registre écrit des
heures de travail. Les décisions de l’Audiencia Nacional font l’objet d’un
recours devant la Cour suprême.
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Hongrie
- Fusion de deux confédérations
syndicales : le processus de fusion des deux
confédérations syndicales MSZOSZ (Confédération nationale des syndicats
hongrois) — qui regroupe les travailleurs du secteur manufacturier et des
services privés, comme le commerce de détail — et ASZSZ (Confédération des
syndicats autonomes) – qui représente les travailleurs des services publics, des
transports et de l’industrie chimique, est sur sa phase finale. Le congrès de
création de la nouvelle confédération des syndicats hongrois (MASZSZ) a levé les
derniers obstacles à la mise en place de cette confédération qui annonce plus de
200000 adhérents.
> Pour un panorama sur les relations sociales
en Hongrie voir les présentations d’Eurofound
(en anglais) et de l’Institut
syndical européen.
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3.
Entreprises
Négociation
transnationale
Danone : la direction du groupe
agroalimentaire français Danone (100000 salariés) et l’Union internationale des
travailleurs de l’alimentation (UITA) ont signé, le 15 mars, un dixième accord
mondial portant sur la stabilité de l’emploi dont le but est de réduire le
recours aux emplois précaires au niveau du groupe. Selon Danone, « réduire la
précarité est un facteur d’attraction et d’implication des salariés, favorisant une
meilleure stabilité des équipes, une amélioration des conditions et donc de la
qualité du travail, pour une performance économique accrue ». L’accord fixe les
« conditions spécifiques du recours au travail temporaire : ouverture d’un nouveau
marché, crise économique, fluctuations d’activités saisonnières, nécessité de
recourir à des compétences spécifiques et acquisition d’une entreprise ». L’accord
garantit le respect des droits fondamentaux à l’ensemble des salariés travaillant
pour Danone, que ce soit les salariés ayant un emploi permanent, un contrat
temporaire (contrat à durée déterminée ou intérim) ou bien même les salariés
externalisés, c’est-à-dire « ceux employés par un prestataire et réalisant des
travaux sur site ou hors site » y compris les salariés « des sous-traitants
indépendants » (v. communiqué
de presse de Danone et le communiqué de l’UITA).
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Comités
d’entreprise européens
- Nokia : après avoir
racheté Alcatel-Lucent, le groupe finlandais Nokia aurait dû se retrouver avec
deux comités d’entreprise européens. Mais le rachat a marqué la suppression du
comité mis en place chez Alcatel-Lucent (ECID) et la délégation salariée du CE
européen de Nokia a dénoncé son accord. Au final, les représentants des salariés
européens se sont vu opposer un refus de la direction de mettre en place un
groupe spécial de négociation pour négocier un nouvel accord. Celle-ci a décidé
de mettre en place un CE européen fin juillet selon les prescriptions
subsidiaires de la directive sans passer par une négociation.
- SABMiller :
le comité d’entreprise européen du groupe britannique SABMiller (69000
salariés), spécialisée dans la fabrication et la distribution de bière, a rendu
un avis, le 9 mars, dans le cadre d’une consultation relative à la cession des
activités de sa filiale Peroni, Grolsch and Meantime (PGM, 1610 salariés dans
l’UE principalement en Italie et aux Pays-Bas) au groupe japonais Asahi (22000
salariés dont 38 dans l’UE fin 2014). Une cession décidée suite au projet de
rachat de SABmiller par la multinationale AB InBev (155000 salariés) (v. communiqué
de SABMiller). Le comité a rendu son avis sur la base des informations
transmises par les trois entreprises concernées, des échanges qui se sont
déroulés en février entre le comité et les représentants du groupe Asahi et
un rapport
d’expertise commandé au cabinet d’expertise Syndex UK. Dans son avis,
le comité accueille favorable cette cession et soumet plusieurs demandes aux
trois sociétés, comme celle adressée à Asahi de mettre en place un CE européen
pour ses activités européennes puisque le nombre de salariés, avec ce rachat,
dépasse les seuils fixés par la directive 2009/38 (v. aussi communiqué de
l’Effat).
>
Voir aussi : le dernier accord
de CE européen du groupe pharmaceutique GSK.
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4. Études et
rapports
- Fécondité dans l’UE :
en 2014, 5,132 millions de bébés sont nés au sein de l’UE, contre
5,063 millions en 2001, selon une étude
d’Eurostat. La France enregistrait toujours le nombre le plus élevé de
naissances (819 300 en 2014), devant le Royaume-Uni (775 900), l’Allemagne
(714 900), l’Italie (502 600), l’Espagne (426 100) et la Pologne (375 200). Le
taux de fécondité dans l’UE a augmenté entre 2001 et 2014, passant de 1,46 à
1,58. En 2014, il variait entre 1,23 au Portugal et 2,01 en France.
- Faible progression de
l’emploi : le nombre de personnes ayant un emploi a
augmenté de 0,3% dans la zone euro et de 0,1% dans l’UE au 4e
trimestre 2015 par rapport au 3e trimestre, selon une étude
d’Eurostat. Sur un an, l’emploi a augmenté de 1,2% dans la zone euro et de 1%
dans l’UE. Commentant ces chiffres, Veronica Nilsson, Secrétaire générale
adjointe de la Confédération européenne des syndicats, estiment qu’ils
« devraient faire retentir toutes les alarmes » au niveau des dirigeants
européens (v. communiqué
de la CES).
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