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IR Notes 60 — 28 septembre 2016
www.irshare.eu
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Qui est IR Share ?
IR Share est une
agence de partage d’informations, de documentations et de compétences
pour les managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR
Share opère via des publications en ligne, des groupes de travail, des
formations consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe : ce
numéro a été préparé par Francisco Gomez Abelleira, Alain Lefebvre et
Frédéric Turlan. Retrouver l’ensemble de l’équipe
de IR Share sur le site.
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Notes en quelques clics sur le site IR Share ou par E-mail.
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Interview
Peter Scherrer, secrétaire général adjoint de la Confédération européenne
des syndicats (CES)
La
Fondation Hans Böckler a tenu une conférence, le 21
septembre, au Luxembourg, sur une affaire, qui est
actuellement pendante devant la Cour de justice de l’UE,
visant à remettre en cause le système allemand de cogestion
au sein des conseils de surveillance. De quoi
s’agit-il ? Selon les demandeurs, des
actionnaires du voyagiste TUI, la législation allemande sur la
cogestion qui impose la présence d’une moitié de représentants des
salariés dans les conseils de surveillance des sociétés ayant plus
de 2000 salariés en Allemagne, serait incompatible avec le droit de
l’Union. Elle ne serait pas conforme à l’article 18 TFUE
(interdiction de discrimination) et à l’article 45 TFUE (libre
circulation des travailleurs) car elle n’accorde le droit d’élire et
d’être élu au conseil de surveillance qu’aux salariés qui sont
employés dans les établissements du groupe situés en Allemagne et
non à ceux employés dans d’autres États membres. Si la Cour de
justice leur donne raison, alors ce n’est pas seulement la
législation allemande qui serait touchée, mais aussi l’ensemble des
modèles de participation des travailleurs aux conseils de
surveillance ou d’administration qui existent dans 18 États membres
de l’Union.
La
Confédération européenne des syndicats y a participé.
Pourquoi une telle mobilisation ? Nous
avons organisé cette conférence au Luxembourg avec le soutien des
confédérations syndicales luxembourgeoises et la Chambre des
salariés. C’était important symboliquement, car c’est le lieu du
siège de la Cour de justice. Nous avons reçu le soutien du ministre
du Travail luxembourgeois qui a très clairement défendu les
mécanismes de participation des travailleurs. Si la voix des
travailleurs n’est pas entendue, ce sera de nouveau une grosse
déception des salariés européens vis-à-vis des institutions
européennes.
Qu’attendez-vous de la Commission
européenne ? Nous demandons à la
Commission européenne d’agir, enfin, pour non seulement préserver
les systèmes de participation des travailleurs, mais pour les
étendre comme la CES l’a demandé dans une résolution adoptée en
juillet visant à adopter une directive européenne sur l’information,
la consultation et la participation des travailleurs. Il faut
défendre la participation des travailleurs et elle doit aussi être
protégée par le futur socle européen des droits sociaux. Au lieu
d’essayer d’abolir le système allemand, l’UE devrait débattre de la
manière d’introduire une représentation des travailleurs dans les
conseils d’administration partout en Europe.
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Agenda
27 septembre Bruxelles ETUI
Monthly forum organisé par l’Institut syndical européen, consacré « au
rôle des relations sociales nationales dans le champ de la formation
professionnelle », avec Josua Grabener (Université de Grenoble),
Thiébaut Weber (CES) et Philippe Pochet (Etui).
6
octobre Paris Réunion du
Club CE européens animée par l’association Astrees et IR Share sur le
thème «Un socle européen des droits sociaux ? » afin de préparer une
contribution à la consultation lancée par la Commission
européenne. Tél. : + 33 (0)6 81 41 53 95.
14 octobre
Paris
Conférence organisée par l’Association française de droit du travail sur
« la
réforme de la juridiction prud’homale ».
9 novembre
Paris Le
département en charge des études et des recherches du ministère du
Travail (Dares) organise un colloque intitulé « Travailleurs
handicapés : quelle place dans l’entreprise ? », avec une
session présentant des politiques publiques menées dans d’autres pays
européens pour favoriser l’emploi des travailleurs handicapés.
Tél.: + 33 (0)1 47 70 45 78 Email : emploith@ptolemee.com
17 novembre
Bruxelles
Conférence organisée par la Fondation européenne pour l’amélioration des
conditions de vie et de travail et la commission Emploi et Affaires
sociales du Parlement européen sur « l’évolution
des conditions de travail en Europe : aller vers un travail
meilleur ». Seront présentés les résultats de la sixième enquête
européenne sur les conditions de travail.
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IR Notes est une lettre
diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues européennes et
réalisée par IR Share
et son réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le droit du
travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle est en vente
sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par mois sur le site. IR Share. IR Share est une
entreprise à capitaux privés, indépendante et apolitique, dont l’objectif est
d’informer et d’aider l’ensemble des acteurs du dialogue social en Europe et
au-delà. Elle est le correspondant de la Fondation de Dublin, pour la France et
le Luxembourg, depuis 2009, et pour la Bulgarie depuis 2014.
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À la Une
Un arrêt de
la Cour de justice remet en cause le recours aux contrats précaires en Espagne
La Cour de justice a rendu un arrêt (CJUE,
14 septembre 2016, aff. C‑596/14, Diego Porras) qui s’inscrit dans une
logique de protection des salariés précaires. Il s’agissait d’une intérimaire ayant
effectué des missions successives dans un ministère, de 2005 à 2013, pour remplacer
un agent devenu permanent syndical. Après l’adoption du décret-loi royal 20/2012 qui
a eu pour effet de révoquer la dispense de travail de l’agent exerçant son mandat
syndical, le ministère a mis un terme à la mission de l’intérimaire, qui conteste la
rupture et demande une requalification de ses missions en contrat à durée
indéterminée ainsi que le versement d’une indemnité de licenciement. La Cour relève
tout d’abord que la législation espagnole prévoit une telle indemnité (20 jours de
salaire par année d’ancienneté), mais qu’elle est réduite pour les salariés en
contrat à durée déterminée (12 jours par année) et inexistante pour les
intérimaires. La Cour juge que la clause 4 de l’accord-cadre sur le travail à durée
déterminée (directive 1999/70 du 28 juin 1999) « s’oppose à une réglementation
nationale […] qui refuse toute indemnité de résiliation du contrat de travail » à un
intérimaire, « alors qu’elle permet l’octroi d’une telle indemnité, notamment, aux
travailleurs à durée indéterminée comparables ». Le seul fait que ce travailleur a
accompli son travail sur le fondement d’un contrat d’intérim « ne saurait constituer
une raison objective, permettant de justifier le refus de faire bénéficier ledit
travailleur de cette indemnité ». « Chaque mois, environ 1,5 million de contrats à
durée déterminée arrivent à leur terme en Espagne. Ce qui représente 50000 fins de
contrat par jour. Il est compréhensible que toute incertitude juridique qui entoure
la résiliation des contrats à durée déterminée ne peut que susciter des inquiétudes
chez les employeurs, qu’ils soient du secteur privé ou public », note Francisco Javier Gómez
Abelleira, professeur à l’Université Charles III de Madrid. Cet arrêt
représente un coup de pied dans la fourmilière dans un pays où 25% des salariés
travaillent en contrat à durée déterminée (contre 15% pour la moyenne de l’UE). Les
principales confédérations syndicales (CCOO, UGT) demandent une réforme législative
urgente qui augmenterait la rémunération de départ pour les salariés à durée
déterminée au niveau de l’indemnité de licenciement des salariés à durée
indéterminée en passant de 12 à 20 jours de salaire par année travaillée, et même de
0 à 20 jours pour les contrats d’intérim. En revanche, la principale organisation
d’employeur (CEOE) tente de minimiser l’impact de la décision. Elle juge une telle
réforme inutile et estime que le raisonnement de la Cour est erroné. Le gouvernement
n’a pas encore émis une opinion claire sur la question. Que doivent désormais faire
les employeurs ? « Dans une large mesure, la réponse à cette question dépend de la
position des tribunaux nationaux, Francisco Javier Gómez Abelleira. Les syndicats
affirment déjà que les tribunaux doivent directement transposer la décision
européenne. Ce qui pourrait amener les employeurs à anticiper en payant l’indemnité
de départ la plus élevée afin d’éviter tout contentieux ». Une autre question est de
savoir dans quelle mesure la décision est rétroactive et pourrait s’appliquer aux
résiliations intervenues ces douze derniers mois. Sans intervention législative
rapide, il faudra attendre plusieurs années pour qu’intervienne une décision de la
Cour suprême qui unifiera la jurisprudence.
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1. Union
européenne
Actualité
sociale
- Le Parlement européen entend freiner le
dumping social : les députés européens ont adopté, le
14 septembre, le rapport
d’initiative présenté par le député socialiste Guillaume Balas (S & D)
relatif à la lutte contre le dumping social dans l’UE, à une large majorité (458
pour, 199 contre, 34 abstentions). Le rapport, qui propose une définition du
dumping social, s’intéresse en particulier aux fraudes et au dumping social liés
au détachement de travailleurs. Il demande notamment à la Commission d’agir
contre les sociétés « boîtes aux lettres » ou le dumping social dans le secteur
du transport routier. Le vote largement favorable, laisse penser que le
Parlement ne devrait pas faire obstacle à la proposition de révision de la
directive relative au détachement de travailleurs, même si un certain nombre de
députés de pays de l’est de l’Europe – dont les parlements s’opposent à cette
révision – ont préféré s’abstenir ou ont voté contre le rapport.
- Le 20e anniversaire de l’entrée
en vigueur de la directive relative au « comité d’entreprise
européen » : la fédération syndicale européenne
IndustriAll a fêté, le 22 septembre, l’entrée en vigueur de la directive du 22
septembre 1994 (entrée en vigueur deux années après) qui a donné naissance à
environ 1100 CE européens actuellement en activité. Elle mentionne aussi le
30e anniversaire du premier comité européen mis en place de façon
volontaire dans un groupe français. La fédération souligne leur utilité tout en
indiquant des faiblesses qu’il conviendrait de résoudre dans le cadre d’une
future révision de la directive (v. communiqué).
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Jurisprudence
Le recours à des contrats temporaires
successifs ne peut compenser un déficit structurel de postes
permanents : la Cour de justice s’est prononcée dans une
affaire concernant une infirmière espagnole recrutée en contrat à durée déterminée
en 2009 pour « la réalisation de services déterminés de nature temporaire,
conjoncturelle ou extraordinaire » (CJUE,
14 septembre 2016, aff. C-16/15, Perez Lopez). Ensuite, cette même
motivation a été utilisée sept fois dans le cadre de contrat successifs. En raison
des mesures anti-crise prises par le gouvernement, tous les contrats occasionnels
ont cessé au 31 mai 2013, dont le sien. Elle a donc demandé la requalification des
contrats successifs en contrat à durée indéterminée. Pour la Cour, il ne saurait
être admis que des contrats à durée déterminée « puissent être renouvelés aux fins
de l’accomplissement, de manière permanente et durable, de tâches dans les services
de santé qui relèvent de l’activité normale du personnel hospitalier ordinaire ». Or
la Cour reprend les constats de la juridiction de renvoi qui a qualifié de « mal
endémique » le recours aux contrats précaires dans le secteur de la santé (25% du
total des employés serait recruté en contrat temporaire). Pour la Cour de justice,
« en réalité, lesdits besoins sont permanents et durables ».
- Sanctionner les abus de recours au travail
précaire dans l’administration : deux autres affaires
(CJUE,
14 septembre 2016, aff. C‑184/15 et C‑197/15, Andres et Lopez) jugées
par la Cour de justice soulignent que la législation espagnole n’est pas
conforme à l’accord-cadre sur le travail à durée déterminée (directive 1999/70
du 28 juin 1999). Cette législation accorde en effet un droit au maintien de la
relation de travail aux personnes employées par l’administration au moyen d’un
contrat de travail soumis aux règles du droit du travail en cas d’utilisation
abusive de contrats de travail à durée déterminée successifs. Mais ce droit
n’est pas reconnu au personnel employé par l’administration en vertu du droit
administratif. Cette situation est « de nature à porter atteinte à l’objectif et
à l’effet utile de l’accord-cadre ». De même, ces arrêts dénoncent une procédure
judiciaire trop complexe pour les travailleurs demandant une requalification de
leurs contrats précaires en contrat à durée indéterminée en cas d’utilisation
abusive de contrats de travail à durée déterminée successifs.
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2. États
membres
Lituanie
- Réforme du Code du travail
: le Parlement lituanien a voté, le 14 septembre, une
réforme contestée du Code du travail malgré le veto de la Présidente
conservatrice. La réforme prévoit entre autres une augmentation du temps de
travail, la réduction du nombre de jours de congé pour les salariés, ainsi que
des préavis de licenciement plus courts.
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Pologne
- Les marchés publics vont prendre en compte
la politique sociale des entreprises : le Président de
la République a ratifié, en juillet, la réforme du Code des marchés publics.
Elle doit permettre aux acheteurs publics (ministères, collectivités locales…)
de davantage tenir compte, dans le choix du prestataire, de critères autres que
le prix, en particulier le recours par les contractants à de véritables contrats
de travail et l’embauche de personnes vulnérables (travailleurs de plus de 50
ans, handicapés).
- Interdiction d’exercer des professions
dangereuses seulement pour les femmes enceintes ou allaitantes
: afin de mettre la législation en conformité avec le
droit européen, notamment le principe de non-discrimination, la Diète, chambre
basse du Parlement, a adopté à l’unanimité un amendement au Code du travail qui
limite l’interdiction d’exercer des métiers particulièrement pénibles ou
dangereux aux femmes enceintes ou allaitantes. Jusqu’à présent, la disposition
concernait en effet toutes les femmes. Le gouvernement doit préciser par décret
les métiers concernés.
- Salaire minimum pour les indépendants et
travailleurs atypiques : les personnes qui travaillent
pour des entreprises sous un statut atypique, comme les autoentrepreneurs et les
travailleurs indépendants ou payés à la tâche, dont le nombre ne cesse de
croître, vont bénéficier d’un salaire minimum pour éviter les abus. Le Parlement
a voté le projet de loi visant à introduire un salaire minimum horaire brut de
12 zlotys (2,80 euros) pour les formes d’emploi dites « atypiques »
(autoentrepreneurs, contrats à la tâche mais pas les contrats à la pièce). Le
texte a été ratifié par le Président de la République le 5 août. Compte tenu de
la validation simultanée de la proposition du gouvernement de porter le salaire
minimum brut mensuel à 2 000 zlotys (467 euros) à partir de 2017, ce salaire
minimum horaire passera en même temps à 13 zlotys (3,03 euros).
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République
tchèque
- Un congé paternité pour 2017:
la Chambre des députés a voté, le 14 septembre, en première lecture une
mesure permettant aux salariés de bénéficier d’un congé d’une durée d’une
semaine après la naissance d’un enfant à compter de 2017. Les nouveaux pères
recevront alors une indemnité journalière correspondant à 70 % de leur salaire
brut, soit l’équivalent de ce qui existe actuellement pour les femmes en congé
de maternité. Ce congé de paternité devrait être pris dans les six semaines
suivant la naissance de l’enfant.
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Roumanie
Polémique sur le salaire des dirigeants
syndicaux : une enquête
publiée par un grand quotidien roumain (EVZ) révèle que certains dirigeants
syndicaux finissent par avoir des revenus très élevés. Ainsi, Eugen Luha,
vice-président de la Confédération des Syndicats Libres de Roumanie, CNSLR-Fratia et
président du syndicat des travailleurs du gaz, reçoit plus de 22 000 euros par mois,
alors que le président de la CNSLR-Fratia, Leonard Barascu, a un salaire mensuel
total de 9360 euros, ce qui est extrêmement élevé dans un pays où le salaire moyen
mensuel est de 420 euros. Le quotidien, qui cite d’autres dirigeants syndicaux dont
les salaires et le patrimoine sont étonnamment élevés, attribue cette situation à
des cumuls de revenus dans plusieurs organisations, et à l’octroi plus ou moins
officiels de généreuses primes par leurs organisations syndicales.
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Suède
- Quota de femmes dans les conseils
d’administration : le gouvernement a annoncé le dépôt
d’un projet de loi pour imposer un quota de 40 % de femmes au sein des conseils
d’admi-nistration des entreprises cotées, sous peine d’amende. La nouvelle
législation devrait entrer en vigueur en 2017.
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3.
Entreprises
Comités
d’entreprise européens
- Autostrade : le groupe
italien Autostrade per l’Italia, spécialisé dans la construction d’autoroutes à
péage et la gestion des services et technologies associés (10153 salariés), a
conclu, le 8 juillet, un accord
de CE européen. Le comité comprend six sièges, tous occupés par des
représentants des salariés italiens, à l’exception d’un membre polonais. Le
groupe spécial de négociation a bénéficié de l’expertise SindNova qui organisera
également la future formation des membres.
- Coty: suite à un
changement de propriétaire qui a mis fin à l’existence du comité de la société
européenne de Lucresca SE qui couvrait les salariés du groupe cosmétique Coty,
la direction du groupe Coty et les représentants des salariés ont négocié un
nouvel accord de CE européen. Ce texte, diffusé sur la base de
données de l’Institut syndical européen, prévoit une procédure de consultation
du CE européen en cas de circonstances exceptionnelles selon des délais fixes
allant, sauf exception et accord entre les parties, jusqu’à cinq semaines après
la remise d’une information au comité restreint.
- Visteon : un nouvel accord
de CE européen a été signé chez l’équipementier automobile Visteon, le 24 mai
2016, sous l’égide de la loi britannique. Le texte, mis en ligne sur la
base de données de l’Institut syndical européen, prévoit notamment un droit de
visite des membres du CE européen dans les sites du pays qu’ils représentent
pour informer les salariés des activités du comité. Le comité peut aussi
recourir à un expert dont les frais sont pris en charge par l’entreprise et à un
expert syndical. Une procédure spécifique d’information du comité restreint est
prévue lorsqu’un projet a un impact majeur sur l’emploi dans un État membre,
sans pour autant prévoir une consultation, qui elle est réservée aux questions
définies par l’accord comme transnationales.
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Comité
d’entreprise mondial
Sanofi : le groupe
pharmaceutique Sanofi va mettre en place un groupe spécial de négociation, en 2017,
en vue d’instituer un comité de groupe mondial. Sanofi, qui compte 115000 salariés
dans le monde dont un peu moins de la moitié en Europe, dispose déjà d’un comité
d’entreprise européen. Mais ce dernier serait fusionné avec le comité de groupe
France – une instance de représentation des salariés qui couvre les 27000 employés
français – pour donner naissance à ce comité mondial. « L’option envisagée, explique
Stéphane Galiné (CFDT), secrétaire du CE européen, est plutôt de se caler sur un
modèle de comité à géométrie variable, comme chez Renault, qui pourrait être réuni
dans sa dimension mondiale, européenne ou française, selon les sujets d’information
et/ou de consultation ». Il s’agirait là d’un premier pas vers l’instauration d’un
dialogue social mondial dans ce groupe qui n’a pas encore négocié d’accord-cadre
international. Par ailleurs, une négociation va s’enclencher préalablement pour
réviser l’actuel accord de CE européen. Il s’agit d’appliquer la législation
française qui exige des grandes sociétés la désignation de deux administrateurs
représentant les salariés au sein de leur conseil d’administration. L’accord prévoit
actuellement cinq représentants des salariés au conseil d’administration. La
direction entend revenir à la formule légale : deux administrateurs salariés, dont
un désigné par le CE européen.
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Syndicalisme
- HeidelbergCement : une
trentaine de représentants du personnel du groupe cimentier allemand
HeidelbergCement se sont réunis, pour discuter de l’intégration d’Italcementi,
rachetée par HeidelbergCement en juillet 2016, et de la négociation d’un
éventuel accord-cadre international (v. communiqué).
Cette demande a reçu le soutien du vice-président du CE européen de
HeidelbergCement, Norbert Steinert (IG BCE).
- STMicroelectronics : des
syndicalistes du groupe franco-italien STMicroelectronics (43 000 salariés) se
sont réunis, sous l’égide de la fédération syndicale internationale IndustriAll,
pour mettre en place un réseau syndical (v. déclaration
et communiqué).
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4. Études et
rapports
- Les Belges ont une vision positive des
syndicats : 72 % des Belges ont une vision positive des
syndicats, annonce l’Institut syndical européen, soulignant qu’il s’agit du
principal enseignement d’une enquête universitaire menée auprès de quelque 1 900
électeurs belges entre octobre 2014 et juin 2015 (v. communiqué).
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