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IR Notes 71 – Le mouvement syndical européen veut renforcer le rôle des CE européens

  IR Notes 71 – 15 mars 2017
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L’équipe : ce numéro a été préparé par Frédéric Turlan et Mariangela Zito. 
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  Interview
Ralf-Peter Hayen, directeur d’unité au département juridique du comité exécutif du Deutscher Gewerkschaftsbund (DGB – Confédération allemande des syndicats)

Quelle principale disposition faudrait-il modifier dans le cadre d’une révision future de la directive relative aux comités d’entreprise (CE) européens ?
Pour les syndicats allemands, la concrétisation du règlement visant à faire respecter le droit en cas d’infractions à la directive 2009/38 relative aux CE européens revêt une très haute priorité dans le cadre d’un perfectionnement et d’une amélioration futurs de la refonte (recast) de cette même directive entrée en vigueur le 5 juin 2009. L’article 11 alinéa 2 exige des États membres qu’ils prennent, dans le cas où cette directive ne serait pas respectée, « des mesures appropriées » (formulation très vague) sous forme de procédures administratives et judiciaires. Cette exigence, la plupart des États membres l’ont « mal comprise » lors de la transposition de la directive en droit national : en cas d’infraction, ils ne prévoient – s’ils ont prévu quoi que ce soit – que des amendes d’un faible montant, plafonnant dans le cas de l’Allemagne à 15 000 euros maximum (!). Compte tenu de la gravité des conséquences d’une telle infraction (par exemple une fermeture d’usine décidée sans la participation des CE européens et accompagnée de licenciements massifs), la menace d’une amende aussi faible n’est ni efficace ni raisonnable et encore moins « dissuasive », or le considérant n° 36 dans le règlement des sanctions accompagnant cette directive exige pourtant qu’elle le soit. Les entreprises qui veulent bafouer les droits des CE européens incluent des amendes aussi infimes dans leur tactique et les règlent, en cas de sanction, avec la caisse de petite monnaie. Il faut que cela cesse !


Une disposition sur les sanctions devrait-elle également couvrir les cas où le processus d’information et de consultation n’a pas été respecté ?
Oui. Le non-respect des engagements, pris par les employeurs, d’informer et consulter à temps et intégralement les CE européens avant de prendre des décisions ou mesures aux répercussions profondes sur les intérêts des salariés, constitue le principal cas d’infraction à la directive sur les CE européens et aux accords avec les CE européens. Outre l’augmentation des sanctions punitives et des amendes – agissant a posteriori –, le DGB et les syndicats qui lui sont affiliés réclament en premier lieu, pour imposer les droits des CE européens, un droit concrètement ancré dans la directive et applicable par la voie judiciaire, à obliger le management de s’abstenir ou de suspendre des décisions ou mesures tant que la procédure d’information et de consultation n’a pas été correctement achevée. Contrairement aux décisions judiciaires prises en France, en Belgique et en Espagne, les tribunaux du travail allemands ont refusé un tel droit ces dernières années en arguant que la sanction est, dans le droit national d’application, limité à une amende. Vu que jusqu’à présent aucune procédure de renvoi devant la CJUE conformément à l’article 263 du TFUE n’a eu lieu, qu’elle est de surcroît laborieuse et d’une issue incertaine, c’est au tour du législateur européen d’agir !


Que devrait-on proposer pour éviter des cas comme HP ou HSBC où la dénonciation d’un accord médiocre par les représentants des salariés s’est soldée par une période de 3 ans sans aucun CE européen ?
L’absence de règlement relatif à la procédure de renégociation et au mandat de renégociation a, dans la pratique, engendré une grande incertitude. Dans le cas où des accords sont dénoncés (indépendamment d’un dépôt de demande et d’un démarrage de négociation comme le prévoit la clause d’adaptation à l’article 13 de la directive 2009/38), il faut que les effets a posteriori de l’accord existant et qu’un « mandat de transition » des CE européens pendant les négociations visant un nouvel accord, ainsi que le rattachement aux conséquences juridiques de l’article 7 alinéa 1 de la directive sur les CE européens (CE européens ayant force de loi) soient expressément régis par la loi. Cette grave lacune en termes de continuité et de protection menace la pérennité d’une représentation transnationale des salariés, raison pour laquelle elle doit être d’urgence comblée.

 
  Agenda

23 mars
Paris
Conférence organisée par Confrontations Europe intitulée « 60 ans du traité de Rome – Relancer l’Europe », présidé par Marcel Grignard, avec Jean-Louis Bourlange, Isabelle Jegouzo et Laurence Parisot.


25 mars
Union européenne
60e anniversaire du Traité de Rome


29 mars
Paris
Conférence au Collège de France intitulée
 « Moins de constitution en Europe pour plus
 de démocratie », 
par le professeur Dieter Grimm, l’un des constitutionnalistes les plus connus dans
le monde, qui propose une « déconstitutionnalisation » des traités pour relancer l’Union.


3 et 4 avril
La Valette
Conseil informel Emploi et Affaires sociales.


28 avril
Paris
Conférence de l’AFDT sur la mesure de la représentativité syndicale et patronale.


29 avril
Bordeaux
Le Comptrasec (UMR 5114 – CNRS-Université de Bordeaux) organise une manifestation internationale et interdisciplinaire sur l’innovation et la protection de la santé au travail, avec le professeur Robert Karasek, père du modèle d’évaluation du stress au travail Job demand/Control.


4 mai
Paris
Conférence de haut niveau organisée par l’OCDE et la Fondation pour l’amélioration des conditions de vie et de travail sur la mobilité sociale et l’égalité des chances.


15 et 16 juin
Bruxelles
Conseil Emploi et Affaires sociales.

 

IR Notes est une lettre diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues européennes et réalisée par
IR Share et son réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le droit du travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle est en vente sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par mois sur le site.
IR Share. IR Share est une entreprise à capitaux privés, indépendante et apolitique, dont l’objectif est d’informer et d’aider l’ensemble des acteurs du dialogue social en Europe et au-delà. Elle est le correspondant de la Fondation de Dublin, pour la France et le Luxembourg, depuis 2009, et pour la Bulgarie depuis 2014.

 

À la Une
Le mouvement syndical européen veut renforcer le rôle des CE européens

En juin 2016, la Commission européenne devait publier un rapport d’évaluation sur l’application de la directive 2009/38 relative aux CE européens. Finalement c’est dans le cadre de la communication sur le socle européen des droits sociaux qu’elle devrait prochainement annoncer ses intentions. Puis elle publiera, en principe avant l’été, l’étude d’évaluation sur la nécessité ou non de réviser la directive sur les CE européens. Pour peser dans ce processus, le comité exécutif de la Confédération européenne des syndicats (CES) doit adopter, ce jeudi 16 mars, un projet de résolution sur la révision de la directive 2009/38. L’objectif est de lister une dizaine de points sur lesquels il serait nécessaire de renforcer les dispositions de la directive. La CES, qui rappelle que la directive n’a pas eu pour effet d’augmenter significativement le nombre de CE européens, ce qui était l’un des objectifs de la révision de la directive de 1994, estime qu’une « amélioration substantielle de la directive » est rendue nécessaire par la numérisation de l’économie. Cette transformation est en cours et « les CE européens doivent avoir les moyens de l’influencer ». Le texte de la CES comprend 10 points, parmi lesquels la demande de renégocier tous les accords dérogatoires conclus sous l’article 13 de la directive de 1994. Le projet prévoit que l’avis du comité « devra» être pris en compte dans le processus de décision au lieu de « pourra» (art. 1 g), avec des sanctions en cas de consultation trop tardive : suspension du projet de la direction jusqu’à la nullité de la décision (v. aussi interview de Ralph-Peter Hayen, ci-contre). De leur côté, les fédérations syndicales européennes ont déjà adopté une position commune qui met en avant les points sur lesquels elles attendent des améliorations. Elles rejoignent les points évoqués par la CES, mais s’interrogent sur le meilleur outil permettant de corriger la directive. Les fédérations privilégient des amendements à l’actuelle législation ou l’adoption d’une directive « d’exécution ». L’objectif est d’éviter une révision complète de la directive qui pourrait conduire à une régression des droits des salariés compte tenu du contexte politique et de l’opposition des employeurs à toute amélioration. Par ailleurs, contrairement aux premières intentions de la CES, les fédérations rejettent l’idée d’inclure dans ce processus les thèmes de la négociation collective transnational, de la participation des salariés au conseil de surveillance ou la numérisation. Entre l’organisation patronale européenne BusinessEurope qui se satisfait du texte actuel et la CES qui veut renforcer le poids des CE européens, la Commission devrait donc indiquer prochainement la voie qu’elle compte suivre.


1. Union européenne
Législation

1. Union européenne
Actualité sociale

Élaboration du socle européen des droits sociaux : onze États membres ont adopté, le 2 mars, à Paris, une contribution au projet de socle européen des droits sociaux que doit prochainement dévoiler la Commission européenne. Le texte est assez ambitieux et s’inspire en partie des travaux du Parlement européen en faveur d’une directive-cadre sur les conditions de travail décentes pour toutes les formes d’emploi en plaidant pour que « tous les travailleurs, quel que soit leur statut » se voient « garantir une protection sociale et la portabilité de leurs droits ». La contribution reprend aussi quelques récentes innovations apparues en France, comme l’introduction d’un droit à la déconnexion ou le déploiement d’un compte d’activité professionnelle.



  • Déclaration du sommet social tripartite : les représentants des institutions européennes et des partenaires sociaux européens ont participé, le 8 mars, au Sommet social de printemps où ils ont échangé sur les thèmes suivants : rendre le travail financièrement avantageux afin de stimuler l’emploi et l’inclusion sociale, les nouvelles formes de travail et l’avenir de l’industrie, ainsi que le socle européen des droits sociaux et le rôle des partenaires sociaux (v. communiqués de la Commission européenne et de BusinessEurope).

  • Livre blanc sur l’avenir de l’Union européenne : la Commission européenne a présenté, le 1er mars, un livre blanc sur l’avenir de l’Europe. Le livre blanc expose cinq scénarios, chacun offrant un aperçu sur ce que pourrait être l’état de l’Union à l’horizon 2025, en fonction des choix que fera l’Europe. Le livre blanc marque le coup d’envoi d’un processus dans lequel les 27 États de l’UE décideront de l’avenir de leur Union (v. communiqué).


Jurisprudence

Une entreprise dispose d’une certaine souplesse pour interdire le port du foulard islamique : dans deux arrêts rendus le 14 mars, la Cour de justice de l’UE précise dans quelles conditions une règle interne d’une entreprise peut interdire le port visible de tout signe politique, philosophique ou religieux sans constituer une discrimination directe en lien avec la religion (CJUE, 14 mars 2017, aff. C-157/15, G4S Secure Solutions). Elle ajoute par ailleurs que la volonté d’un employeur de tenir compte des souhaits du client de ne plus voir ses services assurés par une travailleuse portant un foulard islamique ne saurait être considérée comme une exigence professionnelle essentielle et déterminante au sens de la directive, pouvant justifier une mesure discriminatoire à l’égard de la salariée (CJUE, 14 mars 2017, aff. C-188/15, Bougnaoui et ADDH). Nous reviendrons sur ces arrêts dans la prochaine édition (v. communiqué de presse de la Cour, autres langues disponibles).
> Pour plus de détails, v. IR Notes 56


Dialogue social européen

Accord européen sur le vieillissement actif : après neuf mois de négociation, les partenaires sociaux européens ont signé, le 8 mars, un accord-cadre sur le vieillissement actif et une approche intergénérationnelle. Cet accord, qui figurait dans le programme de travail des partenaires sociaux européens pour la période 2015-2017, est le premier accord interprofessionnel conclu depuis six ans. Le dernier remonte à 2010 et porte sur les marchés du travail inclusifs. En termes de contenu, l’accord propose des pistes pour inspirer les partenaires sociaux dans les différents niveaux de négociation collective à traiter du vieillissement de la main d’œuvre et des transferts de compétences (v. communiqué de presse CES et BusinessEurope). Par rapport aux accords précédents celui-ci prévoit un dispositif pour assurer le suivi de son application avec l’obligation pour les partenaires sociaux européens d’intervenir conjointement avec leurs affiliés au niveau national pour garantir l’application de l’accord, si une carence est constatée quatre années après sa signature. Un impératif pour conserver une crédibilité aux accords « volontaires » européens – dont les partenaires sociaux ne demandent pas qu’ils soient repris par une directive européenne –  car certains n’ont pas été appliqué dans 40% des Etats membres.
> En savoir plus : définition du vieillissement actif.



Dialogue social sectoriel

  • Outil d’évaluation des risques dans le secteur textile : les partenaires sociaux européens du secteur du textile et de l’habillement ont lancé un outil d’évaluation des risques en ligne afin d’aider les PME du secteur à estimer  leurs pratiques d’achat   en matière de responsabilité sociale des entreprises. Avec cet outil, les entreprises peuvent auto­évaluer la nature et l’ampleur du risque et, à leur tour, prendre des mesures correctives (v. communiqué IndustriAll Europe).


2. États membres
Belgique

Réforme de la législation sur la durée du travail : la chambre des députés a adopté définitivement, le 23 février, le projet de loi concernant « le travail faisable et maniable ». Cette vaste réforme du droit de la durée du travail aboutit principalement à l’annualisation du temps de travail permettant, par accord collectif, de faire fluctuer la durée du travail de 2 heures par jours (avec un plafond à 9 heures) et 5 heures par semaine en plus ou en moins par rapport à la durée hebdomadaire de 38 heures. Le texte apporte aussi des souplesses sur d’autres points comme les heures supplémentaires ou l’extension à six ans de la période de référence pour calculer le respect de la semaine de travail de 38 heures en moyenne. Ce régime existe déjà pour l’automobile (en pratique, que dans l’usine Audi) mais est désormais étendu aux autres secteurs soumis à la concurrence internationale. Les syndicats critiquent cette loi (v. communiqué FGTB) ainsi que la société civile (v. pétition en ligne). Selon les employeurs, la loi ne va pas assez loin (v. communiqué Fédération des entreprises de Belgique – FEB).



Italie

  • Informations non financières et diversité : la directive 2014/95 relative aux informations non financières et à la diversité a été transposée par le décret législatif n. 254 du 30 décembre 2016. Parmi les informations non économiques qui devront être rendues publiques par les entreprises de plus de 500 salariés, figurent en particuliers les mesures prises pour assurer l’égalité des sexes, la mise en œuvre du dialogue social, le respect du droit des travailleurs à être informés et consultés, le respect des droits syndicaux et la santé et la sécurité au travail.


République tchèque

  • Vers la création d’un congé parental : la Chambre des députés a adopté, le 24 février, sous la forme d’un amendement à la loi sur l’assurance-maladie préparé par le ministère du Travail et des Affaires sociales, l’attribution d’un congé de paternité d’une durée d’une semaine après la naissance d’un enfant. Le projet doit encore être adopté par le Sénat et signé par le président, rappelle Radio Prague. Les pères qui choisiront de prendre ce congé, bénéficieront pendant cette semaine de 70 % de leur salaire de base, soit la même proportion que celle accordée aux mères en congé maternité. Le congé paternité devrait être pris dans les six semaines après la naissance de l’enfant.


3. Entreprises
Comités d’entreprise européens

Ikea : la direction du groupe suédois d’ameublement a signé, le 26 novembre 2016, un nouvel accord de CE européen, suite à la réorganisation du groupe. L’accord prévoit la possibilité d’inviter des représentants des salariés de pays situés en dehors de l’Union, de façon ad hoc ou même permanente. Les membres du comité disposent de 10 jours libérés par an pour accomplir leur mandat (deux jours par semaine pour le secrétaire et un jour par semaine pour les quatre autres membres du bureau). Les participants à des groupes de travail ou sous-commissions mis en place par le CE européen obtiennent des journées supplémentaires. Le CE européen est consulté en cas de circonstances exceptionnelles sur les projets qui touchent « directement » et « significativement » les salariés du groupe dans son ensemble.


Société européenne

Airbus SE : le comité d’entreprise d’Airbus SE a rendu son avis, le 27 février, sur le projet Gemini relatif à l’absorption d’Airbus group par Airbus SAS au 1er juillet 2017. Le processus d’information-consultation, lancé en octobre 2016, aura nécessité 11 réunions extraordinaires de l’instance pour ce projet qui touche près de 8000 salariés. L’avis s’appuie sur un rapport d’expert qui sera mis à disposition de toutes les instances nationales de représentation du personnel. Au-delà d’une simple réorganisation, le projet porte sur : 1° « un changement radical de la stratégie de recherche & technologie et de sa gestion » – pour laquelle le comité insiste qu’elle soit conservée dans l’Union européenne ; 2° l’impact de la numérisation sur l’ensemble des fonctions ; 3° la fusion des fonctions support Airbus Commercial et Airbus group. L’avis souligne les garanties ou modification obtenues par le comité.


Accord transnational

PSA Groupe : la direction de PSA Groupe et les fédérations syndicales IndustriAll Global Union et IndustriAll Europe ont signé, le 7 mars, le renouvellement de leur accord-cadre mondial sur la responsabilité sociale du groupe, adopté en 2006 et renouvelé en 2010. Cet accord est innovant à plus d’un titre (v. communiqué de presse). Ainsi, il s’agit du premier accord-cadre mondial qui met en place un dispositif inspiré de la récente loi française sur le devoir de vigilance des multinationales (v. IR Notes n° 70), avec le lancement d’un « plan de vigilance raisonnable en matière de respect des droits de l’Homme ». Au-delà des engagements de RSE et environnementaux, l’accord vise le déploiement international de la politique RH du groupe. Les signataires s’intéressent « au développement du bien-être au travail » et à « la prévention des risques psychosociaux ». Il s’agit de répondre « à un objectif de préservation de la santé et de la sécurité au travail » qui « contribuent directement à la performance de l’entreprise et à l’intérêt collectif de la société […] », souligne l’accord. Ce dernier prône une « politique de santé active » qui couvre en particulier « les risques psychosociaux, la prévention des situations de harcèlement, de stress, de troubles musculo-squelettiques, des risques chimiques et routiers ». Le groupe s’engage à travailler « à la réduction des charges physiques, posturales, cognitives et mentales, et à promouvoir le bien-être au travail » ainsi que le télétravail. Autre champ rarement investis par les accords-cadres, celui de « la conciliation des temps de vie professionnelle et personnelle » qui « concourt à la qualité de vie au travail, à la prévention du stress et à la performance de l’entreprise ». L’accord promeut en particulier « la bonne utilisation » des outils numériques « tout en garantissant le droit à la déconnexion ».


4. Etudes et rapports

  • Rapport sur l’Egalité entre les femmes et les hommes : la Commission européenne a publié, le 8 mars, à l’occasion de la journée de la femme, son rapport annuel (en anglais) qui présente un état des lieux en matière d’égalité de traitement avec des données comparatives par pays (v. communiqué de presse). « Les femmes continuent de gagner en moyenne 40 % de moins que les hommes dans tous les pays de l’Union » et il faudrait plus d’un siècle pour résorber cet écart précise le rapport.

 


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