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IR Notes 77 – La Commission européenne dévoile le contenu de son initiative « l’Europe en mouvement »

  IR Notes 77 – 7 Juin 2017
www.irshare.eu
 
 
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IR Share est une agence de partage d’informations, de documentations et de compétences pour les managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR Share opère via des publications en ligne, des groupes de travail, des formations consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.


L’équipe : ce numéro a été préparé par Francisco Gomez Abelleira et Frédéric Turlan. 
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  Editorial
Solidarité avec Londres

Encore une fois la sortie d’IR Notes intervient quelques jours après qu’un attentat fauche des vies dans l’un des Etats membres de l’Union. Une nouvelle fois le Royaume-Uni est touché, dans sa capitale. Cette violence barbare suscite toujours la même indignation, toujours la même tristesse. Condamnant la constante lâcheté de ces attentats, la rédaction d’IR Notes exprime toute sa sympathie aux personnes touchées par l’attentat de Londres, et à ses lecteurs et contributeurs britanniques.

 
  Interview
Jacques Adoue, Directeur des relations sociales groupe, DRH Europe centrale et sud chez Capgemini

À l’occasion de la transformation du groupe en société européenne (v. 3. Entreprises), vous avez signé un accord sur l’implication des travailleurs dans la société européenne (SE). Est-ce que cet accord va modifier le dialogue social au sein du groupe ?
En fait, cet accord est intervenu moins d’un an après avoir renégocié notre accord de comité d’entreprise international qui avait notamment renforcé le nombre de membres invités représentant les différentes zones où nous avons des effectifs ainsi que le rôle du bureau du comité. Des ajustements ont tout de même été effectués à la marge, mais l’essentiel du nouvel accord reprend les dispositions du précédent qui a consacré l’importance du dialogue social au sein du groupe. L’objectif de la transformation en SE est de faire coïncider sa structure juridique à la réalité, c’est-à-dire celle d’un groupe mondialisé où la France ne représente plus qu’environ 10% des effectifs et où plus du tiers des salariés sont situés dans l’Union, l’Europe représentant 60% du chiffre d’affaires du groupe.


En quoi votre comité est-il international ?
Dès 2001, l’accord de création du comité d’entreprise international prévoyait des membres invités pour représenter les salariés hors UE. Lors de la renégociation de l’accord en 2016, nous avons renforcé leur présence : le comité comprend désormais quatre membres invités pour l’Inde, où nous avons 50% de nos effectifs, et deux représentants pour chacune des trois autres zones (Asie-Pacifique, Amérique du Sud et Amérique du Nord). Ils sont invités aux deux réunions plénières annuelles ; ce qui permet des échanges réguliers entre eux et les membres européens.


Le comité est-il un lieu d’échange sur la stratégie du groupe ?
Oui, c’est sa vocation. Tous les patrons de Business Unit viennent plancher régulièrement devant le comité ou le bureau, et parlent de la stratégie du groupe et de celle de leur Business Units. Ils le font sans problème. Le comité est devenu un vrai partenaire à travers lequel la direction fait passer toutes les informations sur la transformation de nos activités.


Cette raison vous a conduit à renforcer le bureau ?
Nous avons fait passer le nombre de membres de trois à huit, en prévoyant 4 sièges pour les quatre pays les plus importants en termes d’effectifs (France, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni) et quatre sièges ouverts aux votes des autres pays. Le bureau se réunit une fois par mois et dispose du mandat du comité pour être informé et consulté en cas de circonstances exceptionnelles. Ce rythme de réunion permet de tisser des relations de confiance. De plus, ce n’est pas dans l’accord, mais j’ai un entretien téléphonique chaque semaine avec le secrétaire du comité.


Quel est l’apport du comité pour le groupe ?
Je vois trois valeurs ajoutées : 1° plus nous informons en amont le comité, plus nous sommes en capacité de prendre le pouls des salariés européens ; 2° le comité fait remonter des sujets clés aux grands patrons dont ils n’avaient pas forcément connaissance, ce qui améliore le processus de décision ; 3° le comité permet un enrichissement mutuel des représentants des salariés européens.

 
  Agenda

16 juin
Paris

Conférence de l’AFDT sur « les apports du règlement européen relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement et de la libre circulation des données à caractère personnel ».


15 et 16 juin
Bruxelles
Conseil Emploi et Affaires sociales. Un des objectifs est de parvenir à un accord politique sur la révision de la directive sur le détachement de travailleurs.


29 juin
Bourg-la-Reine
Rencontres Ires-ISST consacrées aux « réformes du marché du travail en Europe : quelles performances, quelles convergences, quelles logiques ? ».


3 juillet
Bordeaux
Le Comptrasec organise l’Université d’été pluridisciplinaire et internationale sur le travail sur le thème « santé et travail ».


4 juillet
Paris
Réunion du Club CE européens animée par Astrees et IR Share sur le rôle des CE européens en matière de responsabilité sociale des multinationales et les obligations de vigilance.

 

IR Notes est une lettre diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues européennes et réalisée par
IR Share et son réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le droit du travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle est en vente sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par mois sur le site.
IR Share. IR Share est une entreprise à capitaux privés, indépendante et apolitique, dont l’objectif est d’informer et d’aider l’ensemble des acteurs du dialogue social en Europe et au-delà. Elle est le correspondant de la Fondation de Dublin, pour la France et le Luxembourg, depuis 2009, et pour la Bulgarie depuis 2014.

 

À la Une
La Commission européenne dévoile le contenu de son initiative « l’Europe en mouvement »

La Commission européenne a présenté, le 31 mai, une initiative, « l’Europe en mouvement », qui se compose des éléments suivants : 1° Une communication exposant les grandes lignes d’un plan à long terme en faveur d’une « mobilité propre, équitable sur le plan social et compétitive » (v. communiqué et fiche d’information). 2° Une première série de huit initiatives législatives mettant particulièrement l’accent sur le transport routier. Ces propositions visent notamment à améliorer le fonctionnement du marché du transport de marchandises par route ; à renforcer les conditions d’emploi et la situation sociale des travailleurs et à promouvoir une tarification intelligente. 3° Des mesures de soutien aux politiques de l’UE, destinées à accompagner les transformations du secteur. En matière sociale, la Commission entend « renforcer les conditions sociales et d’emploi des travailleurs », avec des améliorations qui « passeront par une intensification du contrôle du respect de la réglementation, la lutte contre les pratiques illégales en matière d’emploi et […]  une clarification des règles en vigueur, par exemple en ce qui concerne l’application des législations nationales sur le salaire minimum ». Pour atteindre ces objectifs, la Commission a présenté trois principales propositions détaillées ci-dessous (v. Projets). Cette tentative de concilier les conditions de travail des conducteurs et l’économie du secteur n’a pas convaincu la Fédération européenne des travailleurs du transport (ETF) qui déclare ne pas pouvoir « soutenir un paquet qui, au nom des conducteurs, ne parvient pas à faire face à leurs besoins et problèmes réels, légalise les pratiques de dumping, entraîne une fatigue et met la sécurité en danger » (v. déclaration). Dans une déclaration préliminaire, l’ETF qualifiait les garanties sociales proposées par la Commission de poudre aux yeux. Du côté des employeurs, les positions sont tellement opposées entre les pays d’Europe de l’ouest et ceux de l’est, qu’une position commune européenne semble hors de portée. « Quand on nous détruit nos emplois et les entreprises que nous avons bâties depuis plus de 20 ans, la déception et la détermination pour agir sont au zénith », tonne Jean Buczek, le président de l’Union des transporteurs routiers internationaux ZMPB en Pologne, un pays qui représente, selon ZMPB, 24% du marché européen du transport longue distance. Les associations de routiers des pays d’Europe centrale et orientale, se retrouveront le 8 juin, en Pologne, pour organiser l’offensive contre ces propositions. Mais pour d’autres organisations patronales, le texte ne va pas assez loin. L’organisation française OTRE juge que les nouvelles règles sur le cabotage donnent un « blanc-seing au pavillon de l’Est pour venir attaquer encore plus fortement le marché intérieur français » (v. communiqué). Autant dire que les discussions autour de ces propositions, cruciales quant à la capacité de l’Union à améliorer les conditions de travail au détriment des intérêts économiques, vont être extrêmement tendues.


1. Union européenne
Projets

Dans le cadre de l’initiative « l’Europe en mouvement » (v. À la Une), voici les trois principaux textes qui concernent la législation sociale applicable au transport routier.


Lutte contre les sociétés boîte aux lettres et réforme du cabotage : une proposition de règlement modifiant les règlements n° 1071/2009 et n° 1072/2009 en vue de les adapter aux évolutions du secteur vise principalement à lutter contre les sociétés boîte aux lettres qui ont fleuri dans le secteur du transport routier. Il s’agit de créer des filiales dans les États membres à bas coûts salariaux sans autre but que de recruter des conducteurs qui effectueront du transport international ou du cabotage dans les autres États membres. Ce texte vise à s’assurer que les entreprises établies dans un État membre y exercent une activité réelle, continue, qu’elles y détiennent des actifs et emploient du personnel. L’autre mesure importante est que nombre maximal de transports de cabotage pouvant être effectués dans un État membre consécutivement à un transport international à destination de celui-ci (actuellement fixé à 3) est supprimé, tandis que le nombre maximal de jours pour effectuer ces transports de cabotage passe de 7 à 5.



  • Adaptation des règles du détachement de travailleurs : une proposition de directive établit des règles spécifiques en ce qui concerne le détachement de conducteurs. L’article 2 de ce texte prévoit que les conducteurs qui effectuent des opérations de transport international n’ont pas à se voir appliquer les règles du détachement, notamment l’application du salaire minimum en vigueur dans le pays d’accueil, « si la période de détachement sur leur territoire aux fins de ces opérations est inférieure ou égale à 3 jours sur une période d’un mois calendaire ». Cette solution doit répondre aux initiatives prises par trois pays (Allemagne, Autriche, France) visant à imposer l’application du salaire minimum dès l’entrée sur le territoire. En revanche, le texte précise bien que pour les opérations de cabotage, le conducteur reste soumis sur la totalité de la période, au salaire minimum du pays dans lequel il effectue du cabotage.

  • Adaptation des règles sur le temps de travail des conducteurs : une proposition de règlement porte sur les exigences minimales relatives aux durées maximales de conduite journalière et hebdomadaire et à la durée minimale des pauses et des temps de repos journalier et hebdomadaire. Là encore, pour mettre un terme à une interprétation divergente de la législation sociale européenne par les Etats membres, le texte précise que les « conducteurs ne sont pas autorisés à prendre un repos hebdomadaire de 45 heures ou plus dans un véhicule, et que l’employeur est tenu de mettre à leur disposition un lieu d’hébergement adéquat comprenant un matériel de couchage et des installations sanitaires appropriés si les conducteurs ne sont pas en mesure de prendre un repos hebdomadaire dans un lieu privé de leur choix » (article 8 § 8 bis). Par ailleurs, pour mettre un terme à la déambulation de conducteurs qui passent plusieurs mois d’affilée à parcourir les routes européennes sans jamais rentrer chez eux, le texte impose aux entreprises de transport d’organiser le travail des conducteurs de façon à ce que ceux-ci soient en mesure de retourner à leur lieu de résidence pour leur repos hebdomadaire au moins une fois sur une période de trois semaines consécutives (article 8 § 8 ter).


Actualité sociale

Réflexion sur l’avenir de l’Union économique et monétaire: la Commission européenne a présenté, le 31 mai, dans le cadre des réflexions lancées sur l’avenir de l’Europe, avec l’adoption déjà de documents de réflexion sur l’Europe sociale et la maîtrise de la mondialisation, un troisième document sur l’approfondissement de l’Union économique et monétaire – UEM (lien vers les autres langues) (v. communiqué). Contrairement aux deux autres documents, celui-ci ne propose pas plusieurs scénarios, mais un seul, car le renforcement de l’UEM est indispensable. La Commission cherche un équilibre entre deux positions radicalement différentes qui, faute de conciliation, bloquent le renforcement de la zone euro : les États, qui comme l’Allemagne, mettent en avant la responsabilisation, c’est-à-dire que tous les pays doivent respecter les critères du pacte de stabilité avant d’envisager plus d’intégration et ceux, comme la France, qui sont en faveur de davantage de mutualisation entre les États, non pas en mettant en place des transferts financiers entre les pays riches et les pays pauvres, mais en faisant en sorte de garantir collectivement certains risques. Par exemple, comme le propose le document, un pays qui traverse des difficultés budgétaires l’obligeant à réduire ses dépenses pourrait obtenir un financement de l’UE, sous condition, pour maintenir des dépenses d’investissement ou d’éducation. Autre proposition, celle de mettre en place un système de « réassurance chômage » au niveau européen qui permettra, sous conditions, de soutenir le régime d’assurance chômage d’un pays confronté à une hausse importante du chômage afin de ne pas grever ses finances publiques et peser, là aussi, sur l’investissement et les dépenses d’avenir. Ce qui suppose préalablement une certaine harmonisation des régimes d’assurance chômage.



  • Dialogue européen sur les compétences et les migrations: la Commission européenne a lancé, le 23 mai, l’initiative « Employers together for integration » afin de promouvoir les efforts déployés par les employeurs pour soutenir l’intégration des réfugiés et autres migrants sur le marché du travail (v. communiqué de la Commission).


Dialogue social européen

  • Exploiter le potentiel d’emplois de l’économie verte : les partenaires sociaux européens ont adopté, le 29 mai, une déclaration commune invitant à tirer profit du potentiel de développement de l’emploi permis par l’économie verte.


2. États membres
Espagne

  • Transposition de la directive d’exécution en matière de détachement de travailleurs : avec près d’un an de retard, la directive 2014/67 sur l’application de la directive 96/71 concernant le détachement de travailleurs, a été transposée par le décret royal 9/2017.


France

  • Nouvelles règles destinées à lutter contre les fraudes au détachement : deux décrets ont été adoptés en application de la loi 2016-1088 du 8 août 2016 pour préciser de nouvelles règles applicables au détachement de travailleurs sur le territoire français. Le décret n° 2017-751 du 3 mai fixe à 40 euros par travailleur détaché, le montant de la contribution due par les employeurs établis hors de France qui détachent des salariés pour compenser les coûts du système mis en place pour effectuer la déclaration préalable de détachement. Le décret n° 2017-825 du 5 mai, dont les dispositions entreront en vigueur le 1er juillet 2017, précise comment le donneur d’ordre est réputé avoir accompli son devoir de vigilance à l’égard de ses sous-traitants qui détachent des salariés.


3. Entreprises
Société européenne

Capgemini : préalablement à sa trans­formation en société européenne (SE), adoptée le 10 mai, Capgemini (190 000 salariés dont 40% dans l’UE), l’un des leaders mondiaux des services informatiques, a conclu un accord, le 30 mars, qui vise à organiser la représentation des salariés au sein du groupe. Le texte reprend dans une très large mesure l’accord sur la mise en place du comité d’entreprise international, créé en 2001 et qui a été renégocié en 2016 quelques mois avant la transformation en SE (v. interview ci-contre). L’accord, qui sera mis en ligne sur le site d’IR Share d’ici la fin juin, après la première réunion du comité, comporte des clauses intéressantes sur l’ouverture à l’international et le renforcement du bureau (v. interview) ainsi que sur la communication entre les membres du comité et entre ces derniers et l’ensemble des salariés. Le texte précise aussi la gestion du site intranet dédié au comité.


Accords transnationaux

  • Veidekke ASA : la direction du groupe norvégien du secteur de la construction Veidekke ASA (7000 salariés) et l’Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois (IBB) ont renouvelé, le 24 janvier, leur accord-cadre international qui date de 2005. Dorénavant toute la chaîne d’approvisionnement sera incluse, les donneurs d’ordres, les sous-traitants et les sociétés s’engageant à respecter les droits fondamentaux inscrits dans l’accord (v. communiqué de l’IBB).


4. Études et rapports

L’Allemagne propose plus de places en crèche que la France : une note d’analyse publiée par le think tank gouvernemental « France stratégie » souligne, contre toute attente, que l’Allemagne « a dépassé la France en termes de taux de couverture des enfants de moins de trois ans par des structures d’accueil collectif ». Ce taux, en Allemagne, est passé « de 12,1 % en 2006 à 27,4 % en 2014, alors qu’il a diminué légèrement en France sur la même période, passant de 21,2 % à 19,7 % ». L’Allemagne a décidé, au début des années 2000, de remettre en cause le schéma de la femme salariée qui doit cesser son activité ou passer à temps partiel pour assurer la garde de son enfant. La raison était que le déficit en places de crèche avait des conséquences négatives aussi bien sur le développement des enfants que sur les taux d’emploi féminin et de fécondité. Elle a ainsi doublé sa capacité d’accueil collectif des enfants de moins de trois ans. L’instauration d’un droit opposable à une solution d’accueil pour les enfants à partir d’un an fait partie des principales mesures ayant conduit à ce fort développement des crèches.



  • L’impact de l’intelligence artificielle sur l’emploi : le Comité économique et social européen a adopté, le 23 mai, un rapport d’initiative sur l’intelligence artificielle (IA). Le comité, qui pointe certains risques, plaide en faveur d’une approche qui implique que « les machines resteraient les machines, sous le contrôle permanent des humains ». Concernant le marché du travail, l’Union, les autorités nationales et les partenaires sociaux « devraient identifier conjointement quels secteurs […] seront influencés par l’IA, dans quelle mesure et dans quels délais, et trouver des solutions pour faire face aux conséquences de ce processus sur l’emploi, le contenu du travail, les régimes sociaux et l’(in)égalité ». Le comité invite les pouvoirs publics et les partenaires sociaux à « ne pas se concentrer uniquement sur ce qui peut être réalisé grâce à l’IA, mais bien de se demander aussi ce que les hommes sont en mesure de faire (créativité, empathie, coopération) et quelles tâches nous voulons continuer à réaliser nous-mêmes, et de chercher des solutions permettant d’améliorer la coopération entre l’homme et la machine (complémentarité) ».

 


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