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IR Notes 96 – 25 avril 2018
www.irshare.eu
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Qui est IR Share ?
IR Share est une
agence de partage d’informations, de documentations et de compétences
pour les managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR
Share opère via des publications en ligne, des groupes de travail, des
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L’équipe : ce
numéro a été préparé par Frédéric Turlan. Retrouver l’ensemble de
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Notes en quelques clics sur le site IR Share ou par E-mail : frederic.t@irshare.eu
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Interview
Ulrike Guérot, Chef du Département de recherche sur la politique
européenne et la démocratie à l’Université du Danube Krems, Autriche
Vous
soutenez le projet d’une république européenne. Qu’en
attendez-vous ? Il est nécessaire de
passer à une autre phase de la construction européenne. Nous avons
un marché commun, nous avons une monnaie commune, maintenant nous
devons construire une démocratie commune sous la forme d’une
république. C’est-à-dire que les citoyens européens soient égaux
devant la loi, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Il existe bien
une libre circulation des capitaux, des services, des biens mais pas
des personnes. Les bananes, le glyphosate ou l’huile d’olive sont
égaux devant les législations européennes qui s’appliquent dans tous
les États membres. Mais les citoyens ne sont pas égaux dans les
matières qui nous concernent au plus haut point en tant que citoyen,
comme la fiscalité, l’aide sociale, les salaires ou la protection
sociale.
Mais
qui a intérêt à construire une démocratie européenne ? Cela
ne semble pas dans l’air du temps au moment où montent le
nationalisme et la défiance vis-à-vis de l’Union
européenne ? Il est vrai que le marché
unique a été très largement soutenu par les industriels qui avaient
tout à y gagner. Ensuite, pour la monnaie unique et la construction
d’une Union économique et monétaire, ce sont les banques qui ont
apporté leur soutien. Ce sont elles qui ont voulu cette union
économique. Il est difficile de cerner quel moteur économique aussi
puissant pourrait favoriser la construction de la démocratie
européenne car elle a un coût, mais c’est aussi celui de la
stabilité. Le social est désormais la clé pour le
succès du projet européen: ce n’est pas pour rien que le
sociologue français, Marcel Mauss, à écrit, dans les années 1920
déjà, dans son livre « La nation, ou le sens pour
le social » que ceux qui font nation
sont ceux qui se mettent dans un système
de solidarité institutionnalisé.
Vous
appelez à davantage de solidarité ? Oui
il faut créer cette république où les citoyens sont égaux devant la
loi et institutionnaliser la solidarité. Contrairement à ce que nous
avons fait avec les Grecs en décidant au coup par coup si l’Union
devait être ou non solidaire des Grecs, nous devons
institutionnaliser la solidarité, par exemple, pour aider chaque
jeune sans emploi où qu’il se trouve dans l’Union. Il faut un
salaire minimum européen, une assurance chômage européenne… Il est
possible de maintenir une compétition entre les régions, mais pas
entre les citoyens européens en laissant faire le dumping
social.
> Pour en savoir
plus: Warum
Europa eine Republik werden muss!: Eine politische
Utopie Ulrike
Guérot à Nantes : Il faut dénationaliser la démocratie The
European Republic is under construction | Ulrike Guérot |
TEDxMünchen
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IR Notes est
une lettre diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues
européennes et réalisée par IR Share et son
réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le droit du
travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle est en
vente sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par mois sur le
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capitaux privés, indépendante et apolitique, dont l’objectif est d’informer
et d’aider l’ensemble des acteurs du dialogue social en Europe et au-delà.
Elle est le correspondant de la Fondation de Dublin pour la France depuis
2009.
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À la Une
Solvay signe
le premier accord transnational pour reconnaître les compétences des représentants
des salariés
La direction du groupe chimique belge Solvay et son CE européen ont signé, le
28 février, une charte
sur la reconnaissance des compétences des représentants du personnel, une
thématique encore jamais abordée par un accord d’entreprise transnational.
L’objectif est de reconnaître « les compétences acquises dans l’exercice des mandats
pour les syndicats ou les comités d’entreprise ». Les signataires considèrent « le
dialogue social comme étant l’un des moteurs de la performance économique du groupe
et comme faisant partie intégrante du fonctionnement et de la transformation de
l’entreprise ». « Beaucoup de jeunes salariés souhaitent s’investir dans un mandat à
condition que cela ne nuise pas à leur carrière, souligne Jean-Christophe Sciberras,
le vice-président en charge des relations sociales et de l’innovation sociale. Si on
dit que le dialogue social est essentiel pour l’entreprise, alors il faut entendre
cette crainte. Toutes les entreprises devraient faire cela, sinon c’est qu’elles ne
considèrent pas que le dialogue social est vraiment important ». Les missions
exercées par les représentants des salariés, comme les rencontres avec la direction,
les négociations ou le dialogue avec les salariés, doivent être considérées « comme
toute autre activité professionnelle » et les « compétences développées et mises en
pratique […] doivent donc pouvoir être reconnues de la même manière que dans le
cadre d’une activité professionnelle ». Chaque pays représenté au CE européen devra
adapter le cadre général défini par la charte à ses propres besoins et contraintes
juridiques. L’accord prévoit qu’un groupe de travail paritaire national sera chargé
d’identifier les mandats qui font l’objet de chaque accord national. Il pourra se
faire assister si nécessaire par « un prestataire spécialisé » dont la mission sera
prise en charge par Solvay. La participation des représentants du personnel à ce
programme de reconnaissance des compétences se fait sur une base volontaire.
L’évaluation est réalisée par un représentant de la direction et un représentant du
comité d’entreprise ou du syndicat, l’objectif étant de parvenir à un accord entre
les évaluateurs. Les dispositions pratiques de la charte seront définies dans chaque
pays. Les référentiels au niveau national seront ensuite ajoutés en annexe à la
charte. L’évaluation individuelle aura lieu après la définition des référentiels
nationaux. Le texte s’applique aux pays représentés au sein du CE européen
(Allemagne, Bulgarie, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni). Il
sera transposé par voie d’accord au niveau national avant le 31 décembre 2018.
« C’est un chantier important, souligne Albert Kruft, secrétaire du CE européen, car
l’adaptation au contexte national n’est pas forcément facile. Par exemple, en
Allemagne, la législation prévoit qu’un représentant du personnel ne doit être ni
avantagé, ni désavantagé en raison de son mandat. Par conséquent, nous avons mis en
place un groupe de travail avec la fédération syndicale IG BCE pour voir comment
procéder. En effet, l’évaluation des compétences acquises dans le cadre d’un mandat,
peut conduire, comme toutes autres compétences développées dans le cadre de
l’activité professionnelle, à une revalorisation salariale, ce qui pourrait être
perçu comme un avantage lié au mandat ». « Un séminaire est organisé en mai avec les
responsables relations sociales de chaque pays et nous ferons un point d’étape sur
la façon dont la charte est transposée, précise Jean-Christophe Sciberras. Il y aura
bien sûr à convaincre tant au niveau des directions locales que des syndicats de
l’intérêt de la démarche. Certains syndicats ne comprennent pas forcément pourquoi
la direction s’empare de ce sujet. Pour autant, le CE européen s’est emparé du sujet
en estimant que l’accord déjà signé en France présentait un intérêt pour l’ensemble
du groupe ».
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1. Union
européenne
Législation
- Révision de la directive sur la formation
des conducteurs : le Conseil a définitivement adopté, le
12 avril, une modification de la directive relative à la qualification initiale
et à la formation continue des conducteurs de certains véhicules routiers
affectés au transport de marchandises ou de voyageurs ainsi que de la directive
relative au permis de conduire (v. communiqué).
La directive, qui sera prochainement publiée au JOUE, entrera en vigueur vingt
jours après sa publication. Pour la plupart des dispositions, le délai de
transposition est fixé à deux ans.
- Modernisation en vue pour Europass :
le Conseil a adopté, le 12 avril, une décision sur un
nouveau cadre Europass qui permettra d’offrir un plus large éventail de
services, tels qu’un meilleur outil pour créer, de manière conviviale, des CV ou
des profils de compétences. Le portail Europass reçoit
plus de 55000 visites par jour ; quant à l’Europass-CV – un CV standard
normalisé au niveau de l’UE – il a été téléchargé plus de 100 millions de fois
depuis 2004 (v. communiqué
de presse).
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Projet
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Jurisprudence
Une grève sauvage n’exonère pas de rembourser
les billets d’avion : la Cour de justice a estimé qu’une
grève ne pouvait exonérer une compagnie aérienne de dédommager ses clients affectés
par un retard, dans la mesure où un mouvement social ne constitue pas une
« circonstance exceptionnelle » pour une compagnie aérienne (CJUE,
17 avril 2018, aff. C-195/17, Krüsemann e.a.). L’affaire concerne les
salariés de la compagnie allemande (TUIfly) qui se sont massivement mis en congé
maladie après l’annonce surprise d’une réorganisation (v. les faits dans le communiqué
de presse de la Cour). Ce mouvement, qualifié de « grève sauvage » puisque
la législation allemande ne permet pas de recours à la grève en dehors du cadre de
la période de renégociation des conventions collectives, pouvait-il exonérer la
compagnie d’indemniser les passagers dont le vol a été annulé ou retardé de plus de
trois heures, comme le prévoit le règlement
n° 261/2004 du 11 février 2004 ? La Cour rappelle que si, selon le
considérant 14 du règlement, des circonstances exceptionnelles peuvent se produire,
en particulier, « en cas de grèves ayant une incidence sur les opérations d’un
transporteur aérien effectif », elle a déjà précisé « que les circonstances visées à
ce considérant ne sont pas nécessairement et automatiquement des causes
d’exonération de l’obligation d’indemnisation ». Pour la Cour, les restructurations
et ses conséquences sociales doivent être considérées comme inhérentes à l’exercice
normal de l’activité de la compagnie. De plus, ce conflit ne saurait être considéré
comme échappant à la maîtrise effective de TUIfly, qui en est à l’origine et a su
aussi y mettre un terme en concluant un accord avec les représentants du personnel.
- La religion n’est pas automatiquement une
exigence professionnelle essentielle : la Cour de
justice s’est prononcée dans une affaire concernant un litige opposant une
candidate à un poste proposé par une organisation dépendante de l’Église
protestante qui estime avoir été victime d’une discrimination sur le fondement
de la religion (CJUE,
17 avril 2018, aff. C-414/16, Vera Egenberger). La plaignante avait
répondu à une offre d’emploi qui précisait que les candidats devaient appartenir
« à une église protestante » et indiquer leur confession dans le leur CV (v. communiqué
de presse). La candidate estime ne pas avoir été sélectionnée, car elle
avait indiqué être « sans confession », contrairement à la personne embauchée.
L’institution pouvait-elle se fonder sur la réglementation allemande qui
transpose la directive
2000/78 du 27 novembre 2000 (égalité de traitement en matière d’emploi
et de travail), celle-ci permettant une différence de traitement fondée sur la
religion ou une conviction dans le cas d’un emploi par une organisation
religieuse ou de conviction, dès lors que l’appartenance religieuse apparaît au
regard de ses activités comme « une exigence professionnelle essentielle » ? La
Cour répond positivement tout en fixant des limites : « une telle allégation
doit pouvoir, le cas échéant, faire l’objet d’un contrôle juridictionnel
effectif » et cette « exigence doit être conforme au principe de
proportionnalité ».
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2. États
membres
Danemark
Une première convention collective signée avec
une plateforme : l’entreprise Hilfr, une plate-forme en ligne pour les
services de nettoyage, a signé une convention collective avec la fédération
syndicale 3F. Avec cet accord expérimental conclu pour un an, les travailleurs
bénéficient d’une lettre d’emploi qui leur donne droit à une pension, aux
prestations de maladie, à des congés payés ainsi qu’aux salaires prévus par la
convention collective du secteur. Cependant, ils n’ont pas encore accès aux
allocations de chômage et à la formation professionnelle. L’objectif est de les
inclure lors du renouvellement de l’accord (v. communiqué
de la confédération syndicale LO).
- Fusion des deux grandes confédérations
syndicales : les deux confédérations syndicales LO et
FTF, ont décidé lors de leurs congrès respectifs, tenus le 13 avril, de
fusionner et de former une nouvelle confédération. Avec cette décision,
1,5 million de salariés (sur une population active de 2,7 millions de personnes)
seront unis, au 1er janvier 2019, « dans une organisation plus forte
que jamais », se félicite LO (v. communiqué).
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3.
Entreprises
Comités
d’entreprise européens
Safran : la direction du groupe
aéronautique Safran et son CE européen ont signé un avenant pour actualiser l’accord
relatif au CE européen par rapport à la directive 2009/38. Cet avenant prend en
compte des revendications du comité « comme la liberté de circulation ou la
protection des élus, souligne un communiqué
du CE européen, néanmoins, il ne reprend pas les revendications majeures qui avaient
été émises par les élus, en particulier la question de notion transnationale ». Par
ailleurs, la première réunion plénière annuelle du CE européen, le 10 avril, a
accueilli cinq représentants salariés du groupe Zodiac Aerospace, que Safran vient
d’acquérir, en tant qu’observateurs, pour faciliter l’intégration de Zodiac
Aerospace dans le groupe. Enfin, le CE européen a émis des réserves sur le refus de
la direction d’assurer le maintien d’une délégation britannique après le Brexit.
- Amazon Europe : les
fédérations syndicales espagnole (FSC-CCOO), italienne (FILT-CGIL) et française
(CGT Commerce) ont adressé un courrier
commun, le 6 mars, à la direction européenne du groupe américain Amazon
pour lui demander d’ouvrir une négociation afin de mettre en place un CE
européen.
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Société
européenne
Delivery Hero : la start-up
allemande de livraison de repas Delivery Hero a signé, le 16 avril, un accord sur
l’implication des travailleurs à l’occasion de sa transformation en société
européenne (SE). Les coordinateurs syndicaux de la fédération syndicale européenne
EFFAT se félicitent du résultat avec la mise en place d’un comité d’entreprise de la
SE et de la participation de salariés au conseil de surveillance de l’entreprise à
hauteur de la moitié des sièges (v. communiqué de l’EFFAT). Delivery
Hero AG (qui couvre les marques Foodora, Lieferheld et pizza.de) s’était fait
condamner quelques jours avant par le tribunal régional de Berlin à appliquer la loi
sur la cogestion et intégrer une moitié de représentants des salariés au sein du
conseil de surveillance (v. communiqué
de la fédération syndicale NGG et communiqué
de Delivery Hero).
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Accord
transnational
Schreiber : la direction du
groupe agroalimentaire américain Schreiber (8000 salariés) a signé, le 5 avril, une
déclaration
sur la diversité, l’inclusion et l’égalité sur le lieu de travail avec la
fédération syndicale européenne EFFAT et le CE européen du groupe. Au sein de l’UE,
le groupe est essentiellement implanté en Allemagne, en Bulgarie, en Espagne, au
Portugal, en République tchèque et en Slovaquie. Dans cette déclaration, les parties
s’engagent à appliquer des mesures efficaces pour parvenir à une véritable égalité
entre les femmes et les hommes et à éliminer toute discrimination directe ou
indirecte fondée notamment sur la religion, l’appartenance ethnique, le sexe,
l’orientation sexuelle, les convictions politiques, l’appartenance syndicale ou
toute autre situation ou circonstance personnelle ou sociale.
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Restructuration
ArcelorMittal : pour obtenir le
feu vert de la Commission européenne au rachat du sidérurgiste italien Ilva, le
groupe ArcelorMittal a annoncé, le 13 avril, des projets de cessions d’activités
pour répondre aux problèmes de concurrence recensés par la Commission. Ces
propositions concernent des actifs en Belgique (situés à Liège), en Italie, au
Luxembourg (le site de Dudelange), en Macédoine et République Tchèque (v. communiqué
ArcelorMittal). Ces projets de cessions ont été présentés lors d’une réunion
extraordinaire du CE européen d’ArcelorMittal qui s’est tenue à Luxembourg, le 17
avril. La fédération syndicale européenne IndustriAll Europe, qui organise une
réunion de coordination syndicale, le 26 avril, à Bruxelles, estime dans un communiqué
inconcevable de démanteler un réseau de production intégré d’acier comme l’est
ArcelorMittal. Luc Triangle, secrétaire général d’IndustriAll Europe, estime qu’il
est grand temps de revoir des règles de concurrences « obsolètes » dans le cadre de
la globalisation. De plus, IndustriAll, qui a demandé à être reçu par le président
de la Commission, Jean-Claude Juncker, et les services en charge du contrôle des
concentrations, dénonce le fait que les salariés sont mis devant le fait accompli et
sont exclus du dialogue entre la Commission et ArcelorMittal.
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Syndicalisme
General Electric : à l’occasion
de la tenue de l’assemblée générale des actionnaires de General Electric (GE), le
25 avril, la fédération syndicale européenne IndustriAll a appelé à une semaine
d’actions européennes (v. communiqué).
Les syndicats européens demandent notamment la suspension du plan de restructuration
et que le groupe cesse les suppressions d’emplois et les fermetures de sites.
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