|
| |
IR Notes 100 – 20 juin 2018
www.irshare.eu
|
|
|
| |
| |
Qui est IR Share ?
IR Share est une
agence de partage d’informations, de documentations et de compétences
pour les managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR
Share opère via des publications en ligne, des groupes de travail, des
formations consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe : ce
numéro a été préparé par Sylvain Nadalet et Frédéric Turlan.
Retrouver l’ensemble de l’équipe
de IR Share sur le site.
S’abonner à IR
Notes en quelques clics sur le site IR Share ou par E-mail : frederic.t@irshare.eu
|
|
|
 |
| |
La protection de vos données personnelles
IR
Share respecte le droit à la vie privée de chacun et
préserve la confidentialité de vos données personnelles.
Toutes les données à caractère personnel que
vous nous confiez restent sous le contrôle d’IR Share. Nous ne
partageons vos données avec aucune tierce partie sauf pour nous
conformer à certaines obligations légales. Dans le cadre des
abonnements souscrits par une direction d’entreprise pour un CE
européen, nous ne communiquons aucune information sur vos connexions
à IR Notes ou toute autre utilisation de la newsletter IR Notes ou
du site IR Share.
Nous collectons des données à caractère
personnel notamment lorsque vous vous inscrivez sur le site IR Share
ou lorsque vous souscrivez un abonnement à IR Notes, soit
directement, soit indirectement via la direction de votre
entreprise, de votre syndicat ou de votre CE européen. Les données
que nous collectons et que nous traitons nous permettent de vous
fournir la newsletter IR Notes dans le cadre d’un abonnement ou de
vous permettre l’accès à la base de données du site IR Share. Dans
tous ces cas, nous estimons que vous avez consenti à donner ces
données personnelles et que vous avez donné votre accord pour être
abonné à IR Notes. Vous pouvez vous retirer de la liste de diffusion
d’IR Notes en cliquant sur le lien prévu à cet effet en bas de la
newsletter.
Nous prenons les mesures appropriées et
nécessaires pour garantir que vos données soient conservées pour une
durée raisonnable et traitées de manière sécurisée, en conformité
avec le règlement général sur la protection des données. Si vos
données personnelles changent ou si vous constatez que les données
dont nous disposons à votre sujet sont inexactes, ou si vous voulez
accéder à vos données personnelles, vous pouvez nous contacter
via frederic.t@irshare.eu. Le site IR Share utilise des cookies
permettant de stocker et de rapidement récupérer les données
d’identification sur votre ordinateur (ou autre appareil) pour
fournir des informations qui peuvent être utilisées pour améliorer
la qualité du service.
|
|
|
 |
| |
Agenda
21 et 22
juin Luxembourg Conseil
Emploi et politique sociale
27 et 29
juin Bruxelles
Conférence annuelle de la Confédération européenne des
syndicats et de l’Institut syndical européen intitulé The
World(s) of Work in Transition qui vise à analyser l’impact sur
l’emploi de différentes transitions (écologique, énergétique,
démographiques…) en vue de présenter une vision plus globale des
changements en cours.
2
juillet Bordeaux
Université d’été pluridisciplinaire et internationale sur le
thème : “Travail et
Innovations Technologiques“.
|
|
|
 |
IR Notes est
une lettre diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues
européennes et réalisée par IR Share et son
réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le droit du
travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle est en
vente sur abonnement pour un montant de 18 euros HT par mois sur le
site. IR
Share. IR Share est une entreprise à
capitaux privés, indépendante et apolitique, dont l’objectif est d’informer
et d’aider l’ensemble des acteurs du dialogue social en Europe et au-delà.
Elle est le correspondant de la Fondation de Dublin pour la France depuis
2009.
|
|
|
À la Une
IR Notes :
le numéro 100 !
Il est de tradition dans la presse de fêter les
numéros de publication qui atteignent un chiffre rond. Voilà donc votre
newsletter IR Notes, créée en 2014, qui « fête » son 100e
numéro ! Le pari de rendre l’actualité sociale européenne accessible aux
acteurs du dialogue social, et en particulier dans les entreprises
transnationales, est gagné ! Tous les 15 jours, IR Notes informe et forme
plus de 1000 lecteurs à travers l’Union européenne.
|
Pourquoi IR
Notes ?
L’objectif d’IR Notes est de fournir une veille sociale européenne synthétique et
pédagogique en anglais, en allemand, en espagnol, en français, et en italien depuis le début 2018,
pour faciliter les échanges sur les pratiques européennes
en matière sociale. À travers IR Notes, nous souhaitons donner un outil pour faire
vivre concrètement l’Europe sociale, car c’est à travers ses acteurs, à tous les
niveaux, qu’elle se construit.
|
Qui
sommes-nous ?
Une équipe d’experts en
relations sociales d’Etats membres de l’UE rédige IR Notes. Elle est
coordonnée par Frédéric Turlan, juriste en droit du travail de formation, qui a près
de 20 ans d’expérience dans le champ du droit social et des relations sociales en
Europe. Il décrypte ainsi les informations essentielles tout en s’efforçant de les
rendre compréhensibles pour une large audience. La lettre est traduite par des
traducteurs professionnels : l’agence Bendavides
(anglais, allemand), CIT (espagnol) et Rosanna
Gasbarro (italien).
|
Sommes-nous
indépendants ?
IR Notes est éditée par IR Share, une société privée totalement indépendante, qui n’a
aucun lien avec des organisations d’employeurs ou syndicales, ni avec aucune
formation politique, think tank ou société marchande susceptible de proposer des
produits ou des services aux lecteurs d’IR Notes. IR Notes dépend uniquement des
ressources fournies par les abonnements. Cette indépendance garantie une information
sans autre partie pris que celui de favoriser le dialogue social et l’innovation
sociale.
|
Comment
participez-vous à IR Notes ?
En souscrivant à IR Notes, vous faites davantage que d’acheter un produit. Nous
souhaitons, à travers IR Notes, faciliter l’échange d’idées entre personnes
s’intéressant aux pratiques sociales européennes, au-delà de tout clivage politique,
syndical ou linguistique. Chaque abonnement collectif comprend toutes les langues.
En vous abonnant, vous permettez de proposer à tous un outil de veille sociale à un
prix raisonnable, et de faire un pas supplémentaire vers l’ajout de nouvelles
langues. IR Notes est un outil participatif où chaque lecteur peut contribuer en
adressant des informations à la rédaction (frederic.t@irshare.eu) ou en déposant des
documents (accords…) sur le site IR Share.
|
Quels sont
les projets de développement d’IR Notes?
Nous songeons à intégrer des langues des pays de l’Europe de l’Est, mais chaque
langue représente une traduction supplémentaire et donc un coût très important, en
raison de la qualité irréprochable exigée. Nous souhaitons également proposer
davantage d’interviews. Nous envisageons aussi d’autres présentations, notamment à
travers la vidéo ou la création d’une publication. Votre avis nous intéresse et nous
vous invitions à nous faire part de vos suggestions (frederic.t@irshare.eu).
|
Comment est
vendu IR Notes ?
IR Notes est vendu exclusivement sur abonnement, soit pris individuellement sur le site IR Share,
soit dans le cadre d’un abonnement collectif souscrit, par exemple, par une
direction d’entreprise ou un CE européen pour ses membres.
|
Comment
accéder aux sources citées par IR Notes?
Les liens hypertextes dirigent vers les documents sources cités dans les articles.
Ces liens mènent soit vers le site de la source, soit vers le site IR Share dans
lequel le document a été introduit dans la base de données. Dans la mesure du
possible, les liens conduisent vers un document dans la langue choisie, à défaut
vers l’anglais.
|
Comment
ouvrir un document sur le site IR Share?
Pour accéder aux documents sur le site IR Share, vous devez vous enregistrer sur le
site IR Share
et créer, gratuitement, un compte. Ensuite, vous téléchargez tous les documents,
dont certains sont réservés aux abonnés d’IR Notes.
|
Comment
aider IR Notes ?
Cher lecteur, vous êtes notre département marketing ! Si vous êtes satisfait d’IR
Notes, n’hésitez pas à le faire savoir sur les réseaux sociaux ! Nous vous
remercions de nous suggérer de contacter des personnes susceptibles de s’intéresser
à IR Notes et de s’y abonner. Notre indépendance et notre développement dépendent
aussi de vous. Nous avons besoin de vous.
|
Comment nous
préservons vos données personnelles ?
Depuis l’entrée en vigueur du nouveau règlement général sur la protection des données
(RGPD), vous avez dû être abreuvés de messages concernant le respect de vos données
personnelles ! Nous profitons de ce numéro 100 pour vous préciser la manière dont IR
Share collecte et traite vos données à caractère personnel (v. colonne sur la
gauche)
|
1. Union
européenne
Projet
- Vers un renforcement du Fonds européen
d’ajustement à la mondialisation : dans le cadre du
projet de budget 2021-2027 de l’UE, la Commission européenne a proposé, dans une
proposition
de règlement du 30 mai, de maintenir le Fonds
européen d’ajustement à la mondialisation qui permet de débloquer des
fonds européens pour financer des aides au retour à l’emploi de salariés
victimes d’un licenciement collectif de grande ampleur (plus de 500 suppressions
de poste). Longtemps contesté pour sa faible utilisation (le fonds a mis une
dizaine d’année avant de consommer l’équivalent d’une seule année de sa ligne
budgétaire de 500 millions d’euros), le fonds serait non seulement maintenu,
mais élargit : à l’ensemble des restructurations (sans avoir à prouver le lien
avec la « mondialisation » ou « la crise ») et aux restructurations touchant au
moins 250 salariés (au lieu de 500) dans une entreprise, une chaîne
d’entreprises (donneur d’ordre et ses sous-traitants) ou un secteur d’activité.
Malgré cet élargissement, le budget annuel pouvant être utilisé par le Fonds est
abaissé de 500 à 200 millions d’euros. À titre de comparaison, pour 2015 et
2016, le Fonds a été sollicité à hauteur de 51 millions d’euros, loin du plafond
proposé.
|
Jurisprudence
- Contrats à durée
déterminée : la Cour de justice s’est prononcée dans
deux affaires espagnoles concernant des contrats à durée déterminée spécifiques
(Aff. C-574/16
et C-677/16).
L’un permet d’employer une personne temporairement sur un poste pendant la
procédure de recrutement ou de promotion d’un autre salarié (contrat
d’interinidad), l’autre de couvrir le temps de travail laissé vacant
par un salarié prenant sa retraite partielle (contrat de relève). Lors de la
rupture de leur contrat, les salariés ont contesté le fait de ne pas recevoir
d’indemnité de rupture ou une indemnité plus faible que celle perçue par un
travailleur employé à durée indéterminée à l’occasion de la résiliation de leur
contrat de travail pour un motif objectif. Pour la Cour, cette différence de
traitement ne heurte pas la législation de l’Union sur le travail à durée
déterminée.
|
2. États
membres
Allemagne
Pas de droit de grève pour les fonctionnaires :
la Cour constitutionnelle allemande
(Bundesverfassungsgericht) a rendu un arrêt,
le 12 juin, qui refuse de reconnaître aux fonctionnaires, et en l’espèce aux
enseignants, le droit de grève (v. communiqué,
en anglais). Avec cet arrêt, qui s’oppose à la jurisprudence de la Cour européenne
des droits de l’Homme, la Cour invoque une spécificité de la démocratie
allemande > v. aussi article
de la Süddeutsche Zeitung signalé par le professeur Alain Supiot.
|
France
- Une charte pour protéger les salariés de
la gig-économie : dans le cadre de l’examen d’un projet
de loi, des députés ont déposé un amendement, avec le soutien du gouvernement,
pour répondre aux besoins de protection des salariés des plateformes et de
sécurité juridique pour les entreprises. Ces entreprises pourraient mettre en
place d’une charte qui définirait « les droits et obligations » de la plateforme
ainsi que ceux des travailleurs avec lesquels elles sont en relation. Cette
charte devrait garantir « le caractère non exclusif de la relation entre le
travailleur et la plateforme », assurer aux travailleurs « une rémunération
décente », contenir des « mesures de prévention des risques professionnels » et
des « garanties applicables en cas de rupture de relations contractuelles ».
L’application de la charte permettrait aux entreprises de ne pas s’exposer au
risque de requalification des relations contractuelles en contrat de travail.
|
Italie
Un tribunal estime que les livreurs de repas
sont des travailleurs autonomes : le tribunal Turin a publié
le jugement
du 7 mai 2018 qui contient les motivations sur la base desquelles il a rejeté la
demande de six livreurs à bicyclette de repas à domicile dans leur action intentée
contre le groupe allemand Foodora visant à se voir reconnaitre le statut de salarié.
En l’espèce les riders avaient vu leur relation de travail interrompue par
l’entreprise après avoir contesté une modification des modalités de rémunération.
Ils demandaient que la rupture de leur contrat soit qualifiée de violation du droit
du licenciement, ainsi que des dédommagements pour la violation des dispositions
relatives à la prévention des accidents de travail et à la protection de la vie
privée. La possibilité pour chaque livreur d’accepter ou de refuser la prestation au
moyen de l’application, s’est révélée déterminante pour confirmer la qualification
de ces travailleurs comme autonomes liés par des « contrats de collaboration
coordonnée et continue » (parasubordination). En dépit du fait que les travailleurs
ayant accepté la livraison étaient soumis à une contrainte temporelle et
éventuellement à un contrôle à distance, cela correspondrait non pas, selon le juge,
à une modalité d’exercice du pouvoir de direction et de contrôle typique de la
subordination de type salariale, mais à une modalité de « coordination » compatible
avec le travail autonome. Dans le même ordre d’idée, le fait d’être « mal classé »
ne serait pas assimilable à une sanction disciplinaire.
|
Royaume-Uni
- Requalification d’un indépendant en
« worker » : la Cour suprême du Royaume-Uni a rendu un
jugement,
le 13 juin, concernant un plombier chauffagiste, Gary Smith (photo) ayant
travaillé pendant près de six ans pour une entreprise de plomberie à Londres en
tant que travailleur indépendant (v. communiqué
de presse). Remercié par l’entreprise après avoir été victime d’une
crise cardiaque, il a saisi la justice pour se faire reconnaître comme salarié
afin d’obtenir certaines protections. Le tribunal du travail et la cour d’appel
ont estimé qu’il ne pouvait pas être qualifié de salarié (employee),
mais qu’il devait être considéré non pas comme un travailleur indépendant, mais
comme un travailleur (worker), un statut hybride prévu par la
législation britannique qui donne un certain nombre de droits sociaux aux
« workers ». La Cour suprême a confirmé sur la base d’une analyse des
obligations contractuelles respectives des deux parties cette requalification en
« worker », ce qui lui ouvre ainsi le droit de demander une indemnité pour les
congés pris sans être rémunérés ; le remboursement de certaines déductions
effectuées sur son salaire et de mener une action en justice pour avoir été
discriminé en raison de son handicap. Malgré cette décision de la Cour suprême,
la question du statut des travailleurs reste suspendu à une analyse au cas par
cas, comme le relève Joanne
Moseley, du cabinet d’avocat Irwin Mitchell. Si le dirigeant
d’entreprise y voit une décision non conforme à la réalité du 21e
siècle, menaçant d’un recours devant la Cour européenne des droits de l’Homme,
Frances O’Grady, la secrétaire générale de la confédération syndicales TUC,
estime « qu’il est temps de mettre un terme Far-West de la
gig-économie ».
> v. aussi article de la BBC et du Guardian.
|
3.
Entreprises
Comités
d’entreprise européens
Asahi Breweries Europe Group :
la direction de la filiale européenne du brasseur japonais
Asahi, Asahi Breweries Europe Group (ABEG) a signé avec un groupe spécial de
négociation conseillé par la fédération syndicale européenne Effat, un accord
sur la mise en place d’un CE européen, pour les établissements acquis en
2017 au groupe ABinbev (v. communiqué de l’Effat). ABEG, dont
le siège est à Prague, compte environ 10000 salariés dans l’UE, principalement en
Hongrie, en Pologne, en République tchèque, en Roumanie et en Slovaquie. Par
ailleurs, Asahi détient aussi une autre filiale en Europe, PGM Business, qui couvre
les sites rachetés en 2017 à SABMiller, pour laquelle des négociations sont en cours
pour également de mettre en place un CE européen. L’accord prévoit notamment : 1° la
présence d’un représentant de l’Effat à l’ensemble des réunions ; 2° la possibilité
de recourir à une expertise par an, dans la limite de 10000 euros (frais de
déplacement compris) mais qui peut être relevée en cas de circonstances
extraordinaires ; 3° une procédure de consultation très claire dont la durée est
fixée conjointement entre la direction et le comité, au coup par coup, en fonction
de l’importance du projet soumis au comité.
- Adecco Group : le leader
mondial des services aux ressources humaines, Adecco Group (15200 salariés dans
l’UE + Suisse) a renouvelé son accord de CE européen. À
noter : une prise en compte du Brexit à deux niveaux : l’accord est conclu sous
l’égide de la loi de transposition britannique, mais si la législation sur les
CE européen venait à ne plus s’appliquer au Royaume-Uni, alors la direction du
groupe suisse désignera une autre direction au sein de l’UE pour héberger le CE
européen. Par ailleurs, l’accord inclut explicitement la Suisse et le
Royaume-Uni dans son champ d’application. L’accord prévoit un représentant par
pays plus des membres supplémentaires pour cinq pays ayant l’activité la plus
importante (France, Royaume-Uni, Italie, Allemagne et Espagne), dans la limite
de 30 membres. L’accord contient également une clause de règlement des litiges
avec possibilité de désigner un médiateur avant toute action en justice.
- Imerys : la direction du
groupe Imerys (18300 salariés), leader mondial des spécialités minérales pour
l’industrie, a renouvelé, le 31 mai, son accord
de CE européen, conclu en 2001. L’accord prévoit en particulier la mise
en place de groupes de travail spécialisés et une procédure d’information
lorsqu’un projet n’affecte qu’un seul pays. Dans ce cas, la direction informe,
par courriel ou par téléphone, le secrétaire du CE européen et le membre
titulaire du comité représentant le pays impacté par l’opération. En revanche,
lorsque plus de 300 salariés sont concernés par l’opération, la direction
convoque le bureau à une réunion extraordinaire afin de
l’informer.
> v. aussi les
accords de CE européens récemment mis en ligne par l’Institut syndical européen,
pour Wolters Kluwer
(renouvellement de 2016) et Seiko
Epson (septembre 2017).
|
Accords
transnationaux
- Lukoil : la direction du
groupe pétrolier et gazier russe Lukoil (100000 salariés) et la fédération
syndicale internationale IndustriAll Global Union ont ratifié, le 4 juin, le
renouvellement de leur accord-cadre mondial. Ce dernier a été signé
pour la première fois en 2004 et renouvelé pour la dernière fois en 2012
(v. communiqué
d’IndustriAll).
- EDF : l’accord-cadre sur
la responsabilité sociale du groupe EDF, signalé dans IR Notes 99 est désormais
en ligne en français.
Les versions italienne et néerlandaise sont disponibles sur demande (frederic.t@irshare.eu).
|
Syndicalisme
DXC Technology : une
manifestation de salariés de la SSII américaine DXC travaillant en Belgique a eu
lieu le 11 juin devant le siège régional du groupe DXC, à la Défense, près de Paris.
La secrétaire du CE européen était aussi présente. Selon le syndicat belge SETCa
FGTB, la direction de DXC à Malines a annoncé un
plan pour remplacer systématiquement la majorité des plus de 45 ans par de
jeunes diplômés. DXC Technology emploie 137 000 salariés et résulte de la
fusion, en 2017, de CSC et de la division Enterprise Services Business de
Hewlett-Packard.
- Ryanair: la compagnie
aérienne à bas coûts Ryanair a annoncé, le 11 juin, avoir formellement reconnu
le syndicat Unite comme représentant de son personnel de cabine au Royaume-Uni
(v. communiqué de Ryanair
et UNITE).
|
4. Études et
rapports
État des lieux du respect des droits
sociaux : pour la cinquième fois, la Confédération syndicale
internationale (CSI) a publié son rapport annuel sur le respect des droits à travers
le monde (ITUC
Global Rights 2018). Le rapport constate en Europe « un déclin du respect du
dialogue social tripartite », en donnant l’exemple de la France. La Croatie,
l’Espagne et la Pologne sont aussi montrées du doigt pour d’autres raisons. Les
travailleurs « ont encore souffert des effets négatifs durables des mesures
d’austérité qui ont pratiquement démantelé les cadres de négociation collective
existants, souligne la CSI, en particulier dans les pays touchés par les politiques
de la troïka, tels que le Portugal, l’Espagne et la Grèce ». L’indice de la CSI
classe 142 pays sur une échelle de 1 à 5 selon le degré de respect des droits des
travailleurs. Les violations sont enregistrées chaque année d’avril à mars. Les
catégories sont : violations sporadiques (catégorie 1), violations répétées (2),
régulières (3), systématiques (4), aucune garantie des droits (5) en raison d’une
abrogation de la législation (5 +).
|
|
|