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IR Notes 102 – 18 juillet 2018
www.irshare.eu
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Qui est IR Share ?
IR
Share est une agence de partage
d’informations, de documentations et de compétences pour les managers RH
et les représentants du personnel. L’agence IR Share opère via des
publications en ligne, des groupes de travail, des formations consacrées
à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe : ce
numéro a été préparé par Sylvain Nadatel et Frédéric Turlan.
Retrouver l’ensemble de l’équipe
de IR Share sur le site.
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Notes en quelques clics sur le site IR Share ou par E-mail : frederic.t@irshare.eu
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À nos lecteurs
IR Notes est en vacances 😉
Toute l’équipe reviendra avec IR Notes n° 103 le 12 septembre. Nous vous
souhaitons une belle période de vacances et de repos. Rappelons qui pour
la première fois, l’avocat général de la Cour de justice de l’UE a
proposé à la Cour de qualifier le droit au congé annuel payé de « droit
social fondamental » consacré à l’article 31, paragraphe 2, de la Charte
des droits fondamentaux de l’UE. Si la Cour suit son avis, cela aura
pour conséquence pratique que ce droit peut être invoqué directement
dans le cadre d’un litige entre un salarié et un employeur du secteur
privé, afin d’écarter l’application de dispositions nationales qui ont
pour effet de priver un travailleur de son droit à une période annuelle
de congés payés. Faîtes donc bon usage de votre futur « doit social
fondamental ». Cependant, même en période de suspension de parution,
nous restons à votre disposition (contact@irshare.eu – + 33 (0) 6
81 41 53 95). Si votre charge de travail baisse un peu pendant la saison
d’été, n’hésitez pas à nous contacter directement pour faire part de vos
suggestions, vos critiques, vos conseils… ou nous donner des idées
pour développer IR Notes. Nous pouvons engager un dialogue autour d’un
Skype. Pour cela vous pouvez laisser un message sur frederic.t@irshare.eu et
nous prendrons le temps d’échanger afin qu’IR Notes colle le plus
possible à vos besoins.
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Editorial
Votre newsletter IR Notes, créée en 2014, a fêté son 100e numéro !
Le pari de rendre l’actualité
sociale européenne accessible aux acteurs du dialogue social, et
en particulier dans les entreprises transnationales, est gagné !
Tous les 15 jours, IR Notes informe et forme plus de 1000
lecteurs à travers l’Union européenne.
Pourquoi IR
Notes ? L’objectif
d’IR Notes est de fournir une veille sociale européenne synthétique
et pédagogique en anglais, en allemand, en espagnol, en français, et
en italien depuis le début 2018, pour
faciliter les échanges sur les pratiques européennes en
matière sociale. A travers IR Notes, nous souhaitons donner un outil
pour faire vivre concrètement l’Europe sociale, car c’est à travers
ses acteurs, à tous les niveaux, qu’elle se construit.
Qui
sommes-nous ? Une
équipe d’experts en relations sociales d’Etats membres de l’UE
rédige IR Notes. Elle est coordonnée par Frédéric Turlan, juriste en
droit du travail de formation, qui a près de 20 ans d’expérience
dans le champ du droit social et des relations sociales en Europe.
Il décrypte ainsi les informations essentielles tout en s’efforçant
de les rendre compréhensibles pour une large audience. La lettre est
traduite par des traducteurs professionnelles : l’agence Bendavides (anglais, allemand), CIT (espagnol)
et Rosanna
Gasbarro (italien).
Sommes-nous
indépendants ? IR
Notes est éditée par IR Share, une société privée totalement
indépendante, qui n’a aucun lien avec des organisations d’employeurs
ou syndicales, ni avec aucune formation politique, think tank ou
société marchande susceptible de proposer des produits ou des
services aux lecteurs d’IR Notes. IR Notes dépend uniquement des
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une information sans autre partie pris que celui de favoriser le
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d’idées entre personnes s’intéressant aux pratiques sociales
européennes, au-delà de tout clivage politique, syndicale ou
différences linguistiques. Chaque abonnement collectif comprend
toutes les langues. En vous abonnant, vous permettez de proposer à
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un pas supplémentaire vers l’ajout de nouvelles langues. IR Notes
est un outil participatif où chaque lecteur peut contribuer en
adressant des informations à la rédaction (frederic.t@irshare.eu) ou en déposant des documents (accords…)
sur le site IR Share.
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langue représente une traduction supplémentaire et donc un coût très
important, en raison de la qualité irréprochable exigée. Nous
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envisageons aussi d’autres présentations, notamment à travers la
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IR Notes est
une lettre diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues
européennes et réalisée par IR Share et son
réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le droit du
travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle est en
vente sur abonnement pour un montant de 18 euros HT par mois sur le
site. IR
Share. IR Share est une entreprise à
capitaux privés, indépendante et apolitique, dont l’objectif est d’informer
et d’aider l’ensemble des acteurs du dialogue social en Europe et au-delà.
Elle est le correspondant de la Fondation de Dublin pour la France depuis
2009.
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À la Une
L’OCDE voit
dans la négociation collective un remède puissant à la réduction des inégalités et à
l’adaptation aux changements
Dans son rapport Perspectives
de l’emploi 2018, l’OCDE constate des améliorations notables de la situation
des marchés du travail dont les performances reviennent à des niveaux comparables
d’avant la crise financière. L’OCDE insiste aussi sur les vertus de la négociation
collective (v. communiqué).
Voici quelques éléments à retenir de ce rapport, toujours instructif : 1/ Les pays
de l’OCDE ont surmonté la crise économique et financière. Pour la première fois, on
dénombre davantage d’actifs occupés aujourd’hui qu’avant la crise et, dans la
plupart des pays, le taux de chômage se situe en deçà, ou presque, du taux constaté
avant la crise. 2/ Ces nouvelles réjouissantes sont cependant associées à deux
tendances inquiétantes : d’une part, les performances en termes de qualité et de
sécurité des emplois restent inégales (le taux de pauvreté parmi la population en
âge de travailler atteint 10,6 % en 2015, contre 9,6% une décennie plus tôt).
D’autre part, la croissance des salaires nominaux dans la zone OCDE est inférieure
de moitié à ce qu’elle était dix ans auparavant. « Ce qui est plus inquiétant
encore, ajoute l’OCDE, c’est que la stagnation des salaires touche beaucoup plus les
travailleurs faiblement rémunérés que ceux qui se situent au sommet de l’échelle des
salaires ». 3/ La décentralisation de la négociation collective, c’est-à-dire,
privilégier la négociation collective d’entreprise au détriment de celle de la
branche ou menée au niveau national n’a pas fait ses preuves. L’OCDE préfère un
système coordonné de négociation collective qui a pour conséquence un taux d’emploi
plus élevé et un taux de chômage plus réduit, y compris pour les jeunes, les femmes
et les moins qualifiés. Il favorise aussi un environnement de travail de meilleure
qualité tout en permettant « une plus grande résilience du marché du travail face
aux chocs ». 4/ La négociation collective pourrait être le remède à l’accroissement
des disparités salariales qui sont plus fortes là où il n’existe pas de négociation
collective ou lorsque les entreprises fixent elles-mêmes le niveau des
rémunérations. 5/ Pour que la coordination de la négociation collective fonctionne
bien, elle nécessite des partenaires sociaux puissants et autonomes. Ils auront la
légitimité de mener des initiatives sectorielles afin de favoriser l’adaptation du
marché du travail en facilitant les transitions professionnelles et en apportant aux
salariés les compétences nécessaires dans un monde du travail en mutation. 6/ L’OCDE
prône l’extension du dialogue social aux PME et, en termes de couverture, aux
travailleurs concernés par des formes d’emploi atypiques. L’OCDE recommande le
recours à une procédure d’extension des accords pour accroître la couverture
conventionnelle afin de couvrir les start-up et les travailleurs vulnérables.
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1. Union
européenne
Législation
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Actualité
sociale
Harcèlement sexuel : les
députés de la Commission des droits de la femme et de l’égalité des genres du
Parlement européen ont adopté, le 10 juillet, à une très large majorité, un projet
de rapport proposant des mesures pour lutter contre le harcèlement moral et sexuel
dans l’Union (v. communiqué).
Ce rapport, qui n’est pas encore disponible (v. fiche
de procédure), sera présenté en plénière du Parlement en septembre. Le
rapport souligne que les cas de harcèlement sexuel « sont considérablement
sous-signalés ». Pour les députés, il est urgent que « les États membres, les
autorités locales et régionales, les organisations d’employeurs et les syndicats
comprennent les obstacles auxquels sont confrontées les femmes lorsqu’elles
dénoncent des cas de harcèlement sexuel, de discrimination et de violence fondées
sur le genre » et par conséquent « aident et encouragent pleinement les femmes à
signaler les cas de harcèlement sexuel, de discrimination fondée sur le genre, de
harcèlement lié à la grossesse et à maternité, sans crainte d’éventuelles
conséquences ». Les députés invitent à nouveau la Commission à présenter « une
proposition de directive contre toutes les formes de violence à l’égard des femmes
et des filles et de violence fondée sur le genre, qui comprenne des définitions
communes des différents types de violence à l’égard des femmes, y compris une
définition révisée et complète du harcèlement et des normes juridiques communes sur
la criminalisation de cette violence ».
- Conciliation vie privée-vie
professionnelle : la commission Emploi et Affaires
sociales du Parlement européen a adopté, le 12 juillet, la proposition
de directive concernant l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée
des parents et aidants, présentée le 26 avril, par la Commission
européenne. Le texte a été adopté par 34 voix pour, 14 contre et 4 abstentions.
Les négociations tripartites avec la Commission et le Conseil, qui a déjà arrêté
sa position, devraient débuter en septembre (v. communiqué).
Les députés se montrent plus généreux que le Conseil (v. IR Notes 101, À la
Une). Ils proposent de fixer une rémunération ou une allocation d’au moins
l’équivalent à 78% du salaire brut du travailleur pour les congés parentaux et
d’aidant, et de 80% pour les congés de paternité.
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Jurisprudence
Reprise des contrats de travail dans le cadre
d’une succession de marché : la Cour de justice s’est
prononcée dans une affaire concernant les surveillants du musée des pèlerinages de
Saint‑Jacques‑de‑Compostelle dont le contrat de travail a été transféré de leur
ancien employeur à l’entreprise qui a remporté le marché de la surveillance du musée
(CJUE,
11 juillet 2018, aff. C-60/17, Hermo). Un salarié concerné estime que le
nouvel employeur devait, au-delà de la reprise du contrat de travail, également
prendre en charge des sommes dues par l’ancien employeur. Le nouvel employeur ne
s’estimait pas tenu de verser les sommes demandées, estimant que le transfert du
contrat de travail intervient par la simple application d’une disposition de la
convention collective applicable qui oblige l’entreprise qui a remporté le marché
« à se subroger dans les droits et obligations de l’entreprise cédante résultant des
contrats de travail ». Il fait valoir « que cette subrogation l’oblige uniquement à
reprendre les obligations issues des contrats de travail à compter de la date
d’adjudication et l’exonère des obligations antérieures à celle-ci ». Pour que le
salarié puisse récupérer les sommes dues, il faudrait faire application des
garanties accordées par la directive 2001/23 qui organise le transfert de l’ensemble
des droits et obligations de l’ancien employeur vers le nouveau, et pas seulement du
contrat de travail. La Cour de justice estime que la directive devrait s’appliquer
« à une situation dans laquelle un donneur d’ordre a résilié le contrat de
prestation de services de surveillance d’installations conclu avec une entreprise et
a conclu, aux fins de l’exécution de cette prestation, un nouveau contrat avec une
autre entreprise qui reprend, en vertu d’une convention collective, une partie
essentielle, en termes de nombre et de compétences, des effectifs que la première
entreprise affectait à l’exécution de ladite prestation ». Il appartiendra au juge
national de vérifier si « l’opération s’accompagne du transfert d’une entité
économique entre les deux entreprises concernées ». Ce qui ne fait guère de doute
dans la mesure où la Cour indique que « l’identité d’une entité économique […] qui
repose essentiellement sur la main-d’œuvre, peut être maintenue si l’essentiel des
effectifs de cette entité est repris par le présumé cessionnaire ».
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2. États
membres
Allemagne
- Vers une hausse du salaire minimum :
la commission en charge de fixer le niveau du salaire
minimum a proposé une hausse du salaire minimum sur deux ans. Fixé à 8,84 euros
de l’heure depuis sa mise en place, le 1er janvier 2017, le salaire
minimum passerait ainsi à 9,19 euros, au 1er janvier 2019, puis à
9,35 euros au 1er janvier 2020 (v. communiqué).
Le gouvernement adoptera une ordonnance dans ce sens.
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Italie
- Un décret-loi pour limiter le travail
précaire : le nouveau gouvernement a présenté, le 2
juillet, son projet de décret-loi
« Dignité » qui entend mettre un frein à la précarité des travailleurs
et dont plusieurs points sont consacrés au droit du travail. Le projet prévoit
notamment de réintroduire des causes de justification pour le renouvellement de
CDD et d’en limiter la durée maximale à 24 mois renouvellement compris. Il
entend aussi augmenter les indemnités en cas de licenciement injustifié et
obliger les entreprises qui délocalisent à rembourser les aides publiques à
l’investissement dont elles auraient bénéficié. Parallèlement, le gouvernement
prépare un projet législatif conférant le statut de salariés aux travailleurs
opérant à travers les plateformes numériques, ce que récemment la jurisprudence
a refusé de reconnaitre aux livreurs de Foodora.
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3.
Entreprises
Comité
d’entreprise européen
Johnson & Johnson : le
groupe pharmaceutique a accepté, le 13 juin, l’offre de la firme d’investissements
Platinum Equity, annoncée le 16 mars, de racheter son activité LifeScan pour 2,1
milliards de dollars. LifeScan est un acteur sur le marché de l’auto-surveillance
glycémique (contrôle du diabète). L’opération devrait être finalisée d’ici à la fin
de l’année 2018. Le CE européen a rendu, le 20 mai, un avis négatif sur cette
opération. L’avis rappelle tout d’abord le « credo
» du groupe, élaboré en 1943 pour mettre en avant ses valeurs, en particulier
l’engagement que ses « employés aient un sentiment de sécurité dans leur emploi » et
que le groupe doit être attentif aux responsabilités familiales de ses employés « et
faire en sorte qu’ils puissent les assumer ». Par conséquent, le CE européen
souligne que la direction ne peut s’en tenir à la seule application des dispositions
minimales fixées par la loi pour gérer les conséquences de cette opération. Il
invite également Johnson & Johnson à inclure dans la transaction le lancement
d’une négociation par Platinium Equity afin de mettre en place un CE européen,
compte tenu de ses effectifs dans l’Union (16000 salariés). Si le comité estime que
cet achat représente une bonne opportunité de développement, il met cependant en
avant les incertitudes qui pèsent sur les 1362 salariés dans l’UE (2339 au total au
niveau mondial), surtout ceux travaillant dans des entités qui ne forment pas une
entité juridique définie comme LifeScan. Il semble difficile de sortir ces salariés
de leur écosystème, résume le comité dans son avis de trois pages. « L’affaire est
désormais conclue, souligne Gijs Laureys, mais nous n’avons pas encore eu de réponse
à notre avis. Nous n’avons pas beaucoup d’impact dans le processus de décision ».
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Responsabilité sociale
- EDF :
lors du comité chargé du suivi de l’accord mondial sur la responsabilité
sociale d’entreprise du groupe EDF, le 26 juin, la direction a présenté son
premier plan de vigilance, qui reprend les exigences de la loi française du
27 mars 2017 relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des
entreprises donneuses d’ordre. Selon cette législation, ce plan de vigilance
doit permettre d’identifier les risques et de prévenir les atteintes graves
envers les droits humains et les libertés fondamentales, la santé et la sécurité
des personnes ainsi que l’environnement. Le plan de vigilance comprend : 1° Une
cartographie des risques (par site de production et par risque) ; 2° Des
procédures d’évaluation des filiales, sous-traitants et fournisseurs avec
lesquels est entretenue une relation commerciale établie. 3° Des actions
adaptées d’atténuation des risques ou de prévention des atteintes graves. 4° Un
mécanisme d’alerte et de recueil des signalements. 5° Un dispositif de suivi des
mesures mises en œuvre et d’évaluation de leur efficacité.
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Syndicalisme
- ArcelorMittal : un réseau
syndical mondial a été mis en place sous l’égide de la fédération syndicale
internationale IndustriAll Global Union, lors d’une réunion organisée les 10 et
11 juin derniers, à Luxembourg, à laquelle ont participé 70 responsables
syndicaux de 18 pays. Le réseau appelle de ses vœux un engagement écrit de la
direction en faveur d’un dialogue social mondial plus formel, plus organisé et
plus régulier. Le réseau syndical demande aussi que le groupe soutienne la
création d’un comité d’entreprise mondial en complément du comité mis en place
dans le cadre de l’accord mondial sur la santé et la sécurité au travail signé
en 2007 par le groupe (v. communiqué
IndustriAll Global Union).
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4. Études et
rapports
Le portrait social de l’UE en
2018 : la Commission a publié aujourd’hui l’édition 2018 de
son rapport
annuel sur l’évolution de l’emploi et de la situation sociale en Europe (v.
communiqué). Le
document couvre un vaste champ et contient de nombreuses données par pays ainsi que
des analyses transversales notamment sur les possibilités et les risques liés à
l’innovation technologique, à l’évolution démographique et à la mondialisation. À
noter un chapitre concernant les initiatives menées par les partenaires sociaux
européens concernant les enjeux liés à la numérisation.
- Étude sur les comités d’entreprise
européens : après avoir publié avec retard son rapport
d’évaluation sur la directive 2009/38 (v. IR Notes
n° 98), la Commission européenne a également rendu public l’étude d’évaluation de la mise
en œuvre de la Directive 2009/38/CE sur l’institution d’un comité
d’entreprise européen, réalisée par le cabinet ICF, auprès de 37
entreprises ayant mis en place un CE européen sous l’égide de la directive
révisée 2009/38. En moyenne les comités ont 16 membres. 40% des CE européens se
réunissent de 2 à 4 fois par an, en général sur deux jours. 42% des entreprises
ont tenu au moins une réunion extraordinaire au cours des trois années
précédentes. Les comités restreints sont réunis en moyenne, trois fois par an.
36% des comités ont mis en place des groupes de travail. En cas de
restructuration, seuls 21% des représentants des salariés interrogés estiment
que la consultation du CE européen a permis de modifier le projet de la
direction. 38% estiment que la consultation n’a eu aucune conséquence. Une
partie de l’étude porte sur les coûts liés au CE européens : près de 120000
euros pour en mettre un en place (en moyenne trois réunions de négociation sur
une période de 14 mois). Le budget lié à un CE européen varie de 50000 à 500000
euros par an en fonction des entreprises. 75% des entreprises estiment le coût
inférieur à 100000 euros par an.
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