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IR Notes 103 – 12 septembre 2018
www.irshare.eu
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Qui est IR Share ?
IR Share est une
agence de partage d’informations, de documentations et de compétences
pour les managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR
Share opère via des publications en ligne, des groupes de travail, des
formations consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe : ce
numéro a été préparé par Frédéric Turlan. Retrouver l’ensemble de
l’équipe
de IR Share sur le site.
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Notes en quelques clics sur le site IR Share ou par E-mail : frederic.t@irshare.eu
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Une question à
Agnès Parent-Thirion, Directrice de recherche à la Fondation pour
l’amélioration des conditions de vie et de travail
Quel est le principal message du
rapport sur le burnout au travail publié par la Fondation pour
l’amélioration des conditions de vie et de travail (Eurofound)
(v. À la Une) ? Il y a une forte demande sociale sur la
question du burnout qui se reflète notamment par le nombre important
d’articles de presse consacrés à ce sujet en Europe. Il est donc
important d’y répondre d’une façon ou d’une autre. De notre analyse
comparative, deux besoins principaux émergent : le besoin d’y
répondre concrètement par des actions, mais aussi d’y répondre
correctement en clarifiant les termes et la mesure du burnout (comme
une maladie ou comme un syndrome psychologique). Le burnout
dépasse le risque psychosocial du stress en ce sens, qu’au-delà des
questions de charge de travail, il touche aussi au sens du travail,
au management et à la représentation symbolique du travail. Au
niveau européen, les partenaires sociaux ont déjà signé un accord
sur la prévention et la prise en charge du stress au travail. C’est
une base très importante sur laquelle on peut travailler. Nous
pouvons répondre au phénomène du burnout, et le rapport décrit
différentes actions menées au niveau national ou par les partenaires
sociaux, mais ce qui est certain c’est qu’il est temps d’y répondre
et d’agir. L’amélioration des conditions de travail et de la qualité
du travail est vraiment d’actualité.
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IR Notes est
une lettre diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues
européennes et réalisée par IR Share et son
réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le droit du
travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle est en
vente sur abonnement pour un montant de 18 euros HT par mois sur le
site. IR
Share. IR Share est une entreprise à
capitaux privés, indépendante et apolitique, dont l’objectif est d’informer
et d’aider l’ensemble des acteurs du dialogue social en Europe et au-delà.
Elle est le correspondant de la Fondation de Dublin pour la France depuis
2009.
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À la Une
Première
tentative d’appréhender l’importance du burnout dans l’UE
Eurofound a publié, le 10 septembre, un rapport
comparatif sur le burn-out (syndrome d’épuisement professionnel) au sein de
l’UE. Les chercheurs qui ont constaté que le sujet est très populaire dans la presse
et fait l’objet de plus en plus de recherches au niveau national, se sont penchés
pour la première fois sur ce concept de « burnout » afin d’examiner si ce syndrome
est généralisé, reconnu ou non comme une maladie professionnelle et d’en rechercher
les causes. Le rapport souligne la difficulté d’une approche comparée sur un tel
sujet. Tout d’abord la définition du burnout, quand le terme lui-même est utilisé,
varie d’un pays à l’autre, certains le définissant comme un trouble ou une maladie
d’autres, plus rares, directement comme une maladie professionnelle. La fréquence du
burnout varie aussi en fonction de la méthodologie des études : elle est plus
fréquente dans des enquêtes reposant sur des déclarations d’individus que dans des
enquêtes issues de diagnostics médicaux. Il n’y a donc pas de données harmonisées ni
donc de possibilité de comparer la situation des Européens face à ce phénomène.
Cependant les études nationales recensées confirment la généralisation du phénomène
et sa progression. Elles confirment les principales causes comme l’exposition à des
risques psychosociaux, liés à une charge de travail importante, à de longues heures
de travail et à la réalisation d’heures supplémentaires. L’étude expose également
les récents développements en matière d’actions menées par les autorités nationales
et par les partenaires sociaux. Le rapport est donc une ressource précieuse pour les
décideurs politiques, mais aussi pour les partenaires sociaux qui travaillent sur ce
sujet tant au niveau national – voire européen – ou des branches qu’à l’échelon des
entreprises transnationales pour lutter contre ce phénomène. Le document facilite
une approche commune et donne des exemples utiles de pratiques mis en place par les
autorités nationales ou par les partenaires sociaux.
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1. Union
européenne
Actualité
sociale
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Jurisprudence
Licenciements collectifs : la
directive 92/56 du 24 juin 1992 relative aux licenciements collectifs impose aux
employeurs de consulter les salariés lorsqu’ils envisagent des licenciements
collectifs. Cette obligation s’applique « indépendamment du fait que la décision
concernant les licenciements collectifs émane de l’employeur ou d’une entreprise qui
contrôle cet employeur ». Questionnée de nouveau sur cette notion d’« entreprise qui
contrôle cet employeur », la Cour de justice a estimé que ce contrôle ne résulte pas
seulement de liens capitalistiques assurant un contrôle sur l’employeur comme la
détention de la majorité du capital ou des droits de votes (CJUE,
7 août 2018, aff. C‑61/17, C‑62/17 et C‑72/17, Bichat). « Il y a lieu de
considérer », ajoute la Cour, aussi « des situations dans lesquelles une entreprise,
tout en n’atteignant pas la majorité des votes […], peut exercer une influence
déterminante […], laquelle s’exprime dans les résultats des votes dans les organes
sociétaires, et cela en raison, notamment, d’un capital social dispersé de
l’employeur, d’un degré de participation relativement bas des associés aux
assemblées ou de l’existence de pactes entre associés au sein de l’employeur. »
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2. États
membres
France
- Nouvelle réforme en matière sociale et
d’emploi. La loi
« pour la liberté de choisir son avenir professionnel », adopté par le
Parlement le 1er août, a été publié le 7 septembre . Ce texte
important réforme en profondeur notamment les systèmes de formation
professionnelle et de formation en alternance, annonce une nouvelle réforme de
l’assurance chômage, crée une obligation de résultat en matière d’égalité
salariale femmes/hommes, renforce la lutte contre les violences sexuelles et
sexistes ainsi que contre la fraude au détachement.
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Royaume-Uni
Conséquences d’un Brexit sans
accord : le gouvernement britannique a publié le 23 août, un
guide
sur les conséquences d’un Brexit sans accord avec l’UE sur la législation
sociale. Si la majortié de la législation transposant les directives européennes
devrait être maintenu, le guide souligne que le cadre concernant les CE européens
devra faire l’objet d’un accord de réciprocité avec l’UE. En cas de Brexit sans
accord, la législation britannique sera amendée afin : 1° qu’aucune demande de mise
en place d’un CE européen ne puisse être acceptée ; 2° que les dispositions
relatives au fonctionnement des CE européens existant restent en vigueur ; 3° que
les demandes d’informations ou de constitution d’un CE européen effectuées avant la
sortie de l’UE puissent être traitées, même après la date de sortie de l’UE.
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3.
Entreprises
Comités
d’entreprise européens
- Renouvellement d’accord :
la direction du groupe Solvay (12000 salariés dans
l’UE) et les membres du CE européen ont signé, le 20 juin, un accord
de renouvellement du CE européen qui consolide son fonctionnement et
ajuste ses effectifs. Deux fois par an, le secrétariat du comité sera étendu à
quatre autres membres du comité « avec un ordre du jour spécifique couvrant
divers sujets tels que (…) le développement durable, l’hygiène, la sécurité,
l’environnement, la numérisation ».
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Dialogue
social transnational
- Accord sur une instance
mondiale : mis en place en 2015 de façon informelle au
sein du groupe Solvay, le
Solvay Global Forum (SGF) a fait l’objet d’un accord
signé, le 7 juin. L’instance, qui représente les 30 000 salariés du groupe, est
« composée de huit représentants syndicaux : quatre membres issus du secrétariat
du CE européen auxquels s’ajoutent quatre salariés actifs aux États-Unis, au
Brésil, en Chine et en Corée ». La fédération syndicale internationale
IndustriAll est invitée à soutenir le processus de désignation en consultant ses
affiliés. Le SGF peut signer des accords collectifs sur des sujets
transnationaux.
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Accords
transnationaux
Santé et sécurité au travail :
la direction de DS Smith, un
des leaders européens de l’emballage (27 000 salariés présents dans 37 pays), a
signé, le 10 juillet, un accord
sur l’exposition des salariés au « stress thermique » avec son CE européen.
L’accord vise à établir « une compréhension commune » des problèmes liés au stress
thermique. Le texte prône tout une évaluation des risques sur tous les sites « afin
de prendre en compte les risques pour la santé créés par l’environnement de travail,
en examinant les situations de travail exposées à la chaleur et (le cas échéant) au
froid ». À l’issue de l’évaluation, les sites sont tenus de prendre les mesures
nécessaires pour réduire, atténuer ou éliminer les risques de dommages graves.
- Droit sociaux
fondamentaux : le fabricant de vêtements et d’articles
de mode Esprit et la
fédération syndicale internationale IndustriAll Global Union ont signé, le 30
avril, un accord-cadre
international sur le respect des droits sociaux fondamentaux applicables
à la chaîne d’approvisionnement d’Esprit, qui représente 525 000 travailleurs
auprès de 1100 fournisseurs situés dans 27 pays (v. communiqué
de presse).
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En bref : la banque française
BNP Paribas signera
officiellement, le 18 septembre, un accord-cadre mondial.
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