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IR Notes 24 – 28 janvier 2015
www.irshare.eu
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Qui est IR Share ?
IR Share est une agence de
partage d’informations, de documentations et de compétences pour les
managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR Share opère
via des publications en ligne, des groupes de travail, des formations
consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe : ce
numéro a été préparé par Francisco Gomez Abelleira, Sofia Lampousaki et
Frédéric Turlan. Retrouver l’ensemble de l’équipe
d’IR Share sur le site.
S’abonner à IR
Notes En quelques clics sur le site
IR Share ou par E-mail : frederic.t@irshare.eu
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Interview
Jo Libeer, administrateur délégué de l’organisation patronale flamande la
Voka
La Voka appelle à réformer le
dialogue social en Belgique, dans quel sens doit aller la
réforme ? Nous
nous sommes posé la question
durant notre dernier congrès. Car l’évolution disruptive de
l’économie va avoir un impact important sur le tissu économique, sur
l’emploi et le profil de l’emploi des gens. Si l’économie change
très vite, peut-on encore utiliser un modèle de concertation sociale
inventé dans les années 40 ? Nous ne remettons pas en cause la
concertation sociale en soi, bien au contraire. Mais dans un monde
économique où tout devient beaucoup plus flexible, une concertation
sociale centralisée, qui part du sectoriel pour arriver ensuite à
l’entreprise, est-elle adaptée ? Nous allons travailler toute
l’année sur le sujet et apporterons des
réponses.
Quel
modèle vous inspire en Europe ? Dans
les pays scandinaves la concertation sociale part de
l’entreprise.
Les
mesures d’austérité annoncées par le gouvernement belge ont
provoqué une vive colère syndicale… Le
gouvernement est confronté à deux problèmes: celui de la
compétitivité des entreprises et celui du budget. La dette belge
atteint 107% du PIB et l’Europe nous demande de la résorber.
Généralement, les deux problèmes se règlent l’un après l’autre : si
on doit affermir les finances publiques, il faut augmenter les
impôts ; s’il faut rendre les entreprises plus compétitives, on
laisse déborder le budget. Dans un pays où les dépenses publiques
atteignent déjà 55% du PIB, il n’y a pas d’alternative. Il faut
attaquer les deux fronts en même temps dans les cinq prochaines
années. Pour nous, il était clair que les efforts seraient
pénibles.
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IR Notes est une lettre
diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues européennes et
réalisée par IR Share et
son réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le droit du
travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle est en vente
sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par mois sur le site IR Share. IR Share est une
entreprise à capitaux privés, indépendante et apolitique, dont l’objectif est
d’informer et d’aider l’ensemble des acteurs du dialogue social en Europe et
au-delà. Elle est le correspondant de la Fondation de Dublin, pour la France et
le Luxembourg, depuis 2009, et pour la Bulgarie depuis 2014.
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À la Une
Le peuple
grec renverse la table
Les élections du 25 janvier en Grèce ont porté au pouvoir le parti de la coalition de
la gauche radicale, SYRIZA (36,4% des voix), avec près de 10 points d’avance par
rapport au second parti, la formation politique néolibérale Nouvelle Démocratie au
pouvoir depuis 2012 (27,81%). Cette victoire des « anti-mémorandum » portée par
SYRIZA et son leader de 40 ans, Alexis Tsipras (un âge qui en soit constitue déjà
une nouveauté pour l’establishment politique grec) est attribuée à de nombreux
facteurs, notamment la fatigue du peuple grec vis-à-vis de la politique d’austérité,
des coupes dans les salaires et les pensions, des augmentations d’impôt, de la
disparition de l’Etat providence et de l’explosion du chômage. De même, la seconde
place obtenue par Nouvelle Démocratie s’explique, selon les analystes politiques, en
grande partie du fait que la campagne électorale d’Antonis Samaras, le chef de
Nouvelle Démocratie, a développé la « doctrine du choc », en affirmant que l’arrivée
au pouvoir de SYRIZA sera marquée par la sortie de la zone euro, la réduction des
dépôts bancaires et la faillite. Autant d’arguments qui, visiblement, n’ont pas
convaincu le corps électoral. Les Grecs, comme le montre de nombreux sondages
réalisés au cours de ces dernières années, demeurent profondément pro-européens. Le
phénomène extrêmement préoccupant de cette élection n’est pas la victoire de la
gauche radicale, mais le fait que le parti néo-nazi de l’Aube dorée a stabilisé ses
forces et obtenu la troisième place à ces élections avec 6,28% des voix. Un résultat
élevé pour un parti dont un grand nombre de cadres et de dirigeants sont
actuellement en détention et poursuivis pour les crimes les plus graves après
l’assassinat d’un rappeur de gauche, en septembre 2013, et leur implication dans le
crime organisé et des attaques racistes contre les immigrés. Sur le plan social,
SYRIZA a annoncé un relèvement du salaire minimum de 586 à 751 euros et qu’il
reviendra, mais sans préciser plus cet engagement, sur les réformes antérieures en
matière de négociation collective et de syndicalisme.
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1. Union
européenne
Actualité
sociale
- Fléchissement de la politique monétaire et
du pacte de stabilité: la nouvelle orientation de la
Commission européenne et sans doute la crainte d’une contagion de la réaction du
peuple grec contre l’austérité, ont amené coup sur coup à deux décisions visant
à assouplir le dogme de la politique économique européenne fondé sur
l’assainissement des comptes publics. Ainsi la Commission européenne a présenté
une communication
(en anglais), le 13 janvier, sur une application plus flexible des règles du
pacte de stabilité, notamment en prenant en compte les effets positifs des
réformes engagés pour calculer le respect de la règle des 3% de déficit (v. communiqué de
presse). Puis le 22 janvier, c’est la Banque centrale européenne
annonçait un vaste programme d’achat d’actif (v. communiqué
de presse). Pour la Confédération européenne des syndicats (CES), cette
mesure « est nécessaire mais ne suffira pas à stimuler la croissance et à créer
des emplois » (v. communiqué).
Pour le DGB, cette décision arrive un peu tard et n’aura pas beaucoup d’impact
(v. communiqué
du DGB, en allemand). « La politique monétaire a atteint ses limites et il est
temps d’enclencher un programme massif d’investissements », explique Andreas
Botsch, conseiller du secrétaire général du DGB, Reiner Hoffman.
- Interventions du Fonds européen
d’ajustement à la mondialisation : la Commission
européenne a proposé, le 21 janvier 2015, une intervention du Fonds européen
d’ajustement à la mondialisation à hauteur de 1,3 million d’euros en faveur de
la Belgique, pour aider 257 anciens salariés de Saint-Gobain Sekurit Benelux à
retrouver un emploi (v. communiqué,
en anglais) ainsi que pour la Pologne, pour soutenir 50 ex-salariés de la
société Zakłady Chemiczne Zachem et de ses fournisseurs et sous-traitants (v. communiqué,
en anglais).
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Dialogue
social sectoriel
- Industries graphiques :
les partenaires sociaux des industries graphiques (685000 salariés dans l’UE)
ont publié, avec le soutien de la Commission européenne, un rapport
issu de leur projet intitulé « Compétences futures pour le secteur graphique :
identifier et promouvoir les bonnes pratiques en Europe». Le document inclut des
exemples de bonnes pratiques, des recommandations aux différents acteurs et des
pistes d’action (le rapport existe aussi en italien).
- Industrie du nettoyage :
les partenaires sociaux de l’industrie du nettoyage ont
adopté, le 28 novembre 2014, une position
commune concernant la proposition de la Commission européenne
d’instituer une plateforme européenne visant à lutter contre le travail non
déclaré. Les partenaires plaident notamment pour participer directement à cette
plateforme.
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Jurisprudence
- Détermination des faux
indépendants : la Cour de justice de l’Union européenne
a rendu un arrêt sur les faux indépendants (CJUE
4 décembre 2014, aff. C‑413/13, FNV Kunsten Informatie en Media).
L’affaire concerne une convention collective signée entre des partenaires
sociaux néerlandais relatif au remplacement des membres d’un orchestre. Ce texte
fixe des tarifs minimaux non seulement pour les remplaçants salariés, mais aussi
pour les remplaçants qui exercent leur activité en vertu d’un contrat
d’entreprise. Une de ses dispositions prévoyait que ces remplaçants indépendants
devaient percevoir au moins le tarif négocié pour les remplaçants salariés,
augmenté de 16 %. Cependant l’autorité néerlandaise de la concurrence a souligné
que cet accord couvrant des « entreprises », c’est-à-dire les remplaçants
indépendants, ne bénéficiait pas de la dérogation accordée aux conventions
collectives leur permettant d’échapper à l’interdiction des « ententes » prévue
par la législation sur la concurrence. La Cour de justice estime en effet qu’un
syndicat qui négocie pour le compte de prestataires de service qui en sont
membres, « n’agit pas dans sa qualité d’association syndicale et donc de
partenaire social, mais opère, en réalité, en tant qu’association
d’entreprises ». Mais, et c’est là où l’arrêt est intéressant, la dérogation
accordée aux conventions collectives peut être maintenue, « dans l’hypothèse où
lesdits prestataires de services (…) constituent en réalité de “faux
indépendants”, à savoir des prestataires se trouvant dans une situation
comparable à celle des travailleurs ». La Cour invite les juridictions
nationales à vérifier qu’au-delà de la nature juridique de leur contrat
d’entreprise, les travailleurs indépendants ne se retrouvent pas « dans une
relation de subordination (…) pendant la durée du rapport contractuel,
disposant ainsi de plus d’autonomie et de flexibilité que les travailleurs qui
exercent la même activité, en ce qui concerne la détermination de l’horaire, de
l’endroit et des modalités d’exécution des missions confiées (…) ». La Cour
conclut que « la disposition d’une convention collective de travail en ce
qu’elle établit des tarifs minimaux pour des prestataires de services
constituant de “faux indépendants” ne saurait être soumise, en raison de sa
nature et de son objet, au champ d’application de l’article 101, paragraphe 1,
TFUE » (interdisant les ententes).
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2. États
membres
Espagne
- Jugement sur la
dénonciation des accords collectifs : la Cour suprême a
annoncé avoir rendu une décision, qui n’a pas encore été publiée, concernant une
mesure importante de la réforme du marché du travail de 2012. La réforme avait
mis fin à la survie des accords collectifs qui jusqu’alors restaient en vigueur
jusqu’à ce qu’une nouvelle convention collective soit conclue
(l’ultractividad). La réforme a fixé une date limite à cette survie :
une convention collective dénoncée cesse de produire ses effets au bout d’un an.
Cependant, la juridiction a annoncé qu’une majorité des juges ont estimé que les
droits accordés par une convention collective qui a cessé de produire ses effets
sont intégrés dans le contrat de travail individuel des salariés. Par
conséquent, les employeurs devront respecter les dispositions de la convention
collective qui a expiré, à moins de revenir sur toutes ou partie des
dispositions par la voie de la procédure de modification du contrat de travail
(lien
vers la source, en espagnol).
- Salaire minimum : le
salaire minimum a été revalorisé, par un décret
du 26 décembre 2014, de 0,50% au 1er janvier 2015 pour atteindre
9080,40 euros par an ou 648,60 euros par mois (sur 14 mois), pour un salarié à
temps plein. Pour les entreprises qui versent les salaires sur 12 mois (souvent
le cas des multinationales), le montant minimum mensuel est de 756,70 euros.
- Santé et sécurité : un décret
du 19 décembre 2014 a modifié le système de représentation du personnel en
matière de santé et de sécurité dans l’administration en particulier en
réduisant le nombre de représentant des salariés en charge de ce thème.
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France
- Modernisation du dialogue social dans les
entreprises : les partenaires sociaux ont constaté, le
22 janvier 2015, l’échec de leur négociation sur la modernisation du dialogue
social. L’un des principaux de blocage réside dans la mise en place d’une
représentation pour les salariés des entreprises qui en sont dépourvues,
c’est-à-dire celles de moins de 11 salariés (seuil à partir duquel une élection
de délégués du personnel doit être organisée) et celles dans lesquelles les
élections n’ont pas eu lieu (faute de candidat ou de participation suffisante)
privant ainsi les salariés des petites entreprises du droit à être représenté et
du droit à l’information et à la consultation. Le gouvernement va engager des
discussions avec les partenaires sociaux pour décider de l’opportunité de
préparer un projet de loi sur ce thème.
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Luxembourg
- Accords séparés entre le gouvernement et
les partenaires sociaux : en présentant son budget 2015
qui vise à améliorer la compétitivité de l’économie luxembourgeoise et améliorer
les finances publiques, le gouvernement a suscité le mécontentement des
syndicats qui l’ont menacé d’une grève générale. Finalement un accord
a été signé avec les confédérations syndicales, le 28 novembre 2014, pour
atténuer l’impact de certaines mesures. Un « revirement » peu apprécié par les
employeurs qui ont par conséquent eux aussi ouvert des discussions avec le
gouvernement. Ainsi un accord
a été signé, le 14 janvier 2015, entre le gouvernement et l’Union des
entreprises luxembourgeoises, « dans le but de renforcer la compétitivité des
entreprises et de leur donner la prévisibilité en matière financière, économique
et sociale afin de contribuer à la réduction du chômage et à la croissance
économique ». Les employeurs obtiennent l’engagement du gouvernement de ne pas
augmenter les charges sociales et la fiscalité pendant sa mandature et d’ouvrir
des discussions tripartites sur l’aménagement du temps de travail ainsi que sur
la promotion d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie familiale.
L’accord acte « le principe que la politique salariale doit être liée à
l’évolution de la productivité ». Les employeurs s’engagent en contrepartie a
renforcer leur coopération avec le service public de l’emploi (Adem) notamment
en vue d’améliorer les qualifications.
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3.
Entreprises
Comités
d’entreprise européens
- Club Méditerranée : le CE
européen du Club Méditerranée a été convoqué, le 20 janvier 2015, pour se voir
présenter le projet du futur actionnaire majoritaire, le groupe chinois Fosun. À
cette occasion, le CE européen a obtenu l’organisation d’une formation sur les
différentes formes de recours à la sous-traitance en Europe et l’ouverture de
discussions avec la direction sur ce thème.
- Lafarge/Holcim : trois
fédérations syndicales internationales –IBB, FETBB et IndustriAll Global Union –
ont lancé, le 15 janvier 2015, une campagne mondiale contre l’attitude des deux
groupes cimentiers engagés dans un processus de fusion, Lafarge et Holcim (v. communiqué
d’IndustriAll). Le 21 janvier, lors de la réunion du CE européen de Lafarge –
qui dans le cadre du processus de fusion se réunit une fois par mois – la
direction a précisé qu’elle organiserait des rencontres avec le comité et les
repreneurs des entités cédées lorsque ces derniers seront connus. Le CE européen
a demandé que les conditions sociales concernant les salariés des sociétés
cédées (notamment une garantie de maintien de l’emploi pendant trois ans)
fassent l’objet d’un accord entre la direction, le repreneur et le CE européen.
Par ailleurs, la direction de Lafarge serait disposée, précise Jean-Michel
Gillet, coordinateur de la FETBB, à commencer à échanger autour de la mise en
place d’un futur CE européen Lafarge Holcim et d’un futur accord-cadre
international ». La FETBB continue de son côté à coordonner les activités des CE
européens de Lafarge et d’Holcim à raison d’une réunion par mois.
- Solvay : la direction du
groupe chimique belge Solvay (14 500 salariés) et son CE européen ont engagé des
discussions en vue de conclure une charte établissant les relations entre
l’instance européenne et les comités d’entreprise locaux. Selon Albert Kruft (IG
BCE), secrétaire du CE européen, l’objectif est de signer la charte lors de la
réunion annuelle du comité qui se déroulera en juin prochain. L’un des enjeux
est de renforcer la légitimité des avis que peut prendre le CE européen, grâce
aux informations échangées avec les instances nationales tout en éclairant mieux
ces instances nationales sur la situation du groupe.
> L’accord
du 13 juin 2014 sur le CE européen du groupe Solvay est disponible sur
IR Share.
- Une formation pour les managers en charge
de CE européen : l’association Astrées, IR Share
(éditeur d’IR Notes) et le cabinet de consultants néerlandais FNV Formaat ont
obtenu un financement de la Commission européenne pour développer un projet
européen visant à organiser trois séminaires avec des managers en charge de CE
européens autour de trois thématiques : la définition d’une question
transnationale (Paris, avril 2015) ; l’articulation des procédures d’information
et de consultation entre le niveau européen et l’échelon national (Amsterdam,
juin 2015) ; la gestion de la confidentialité des informations (Bruxelles,
octobre 2015). L’objectif est de produire ensuite des recommandations pouvant
faciliter le dialogue social sur ces trois sujets sensibles (contact : c.teissier@astrees.org).
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Négociations
transnationales
Total : le groupe pétrolier et
gazier français Total a signé son premier accord mondial, le 22 janvier 2015, avec
la fédération syndicale IndustriALL Global Union sur la responsabilité sociale (v.
communiqué de presse du groupe
Total et d’IndustriAll).
L’accord
mondial prévoit en particulier, outre les points mentionnés dans les
communiqués : 1/ Une responsabilisation de la chaîne d’approvisionnement : le groupe
attend de ses sous-traitants et fournisseurs qu’ils respectent les droits sociaux
fondamentaux détaillés dans l’accord et qu’ils « s’assurent que leurs propres
contractants respectent des principes équivalents à ces derniers ». Ces principes
seront « communiqués et promus auprès » de ces entreprises et « en cas
d’inobservation de ces principes », Total « prend les mesures nécessaires pouvant
aller jusqu’à la résiliation du contrat ». Il en va de même en cas de
non-observation caractérisée des règles de sécurité, de santé ou de protection de
l’environnement. 2/ En matière de santé et de sécurité au travail, les parties
prévoient que « tout projet de développement, tout lancement de produit n’est engagé
qu’après une évaluation des risques prenant en compte l’ensemble du cycle de vie ».
Par ailleurs, là où n’existe pas d’instance paritaire d’échange sur les questions
de santé et sécurité, les parties « conviennent de la nécessité de faciliter les
discussions entre le management et les représentants du personnel pour arrêter des
modalités permettant un dialogue permanent sur ces sujets ». 3/ En ce qui concerne
la prévoyance, l’accord prévoit qu’en cas de décès du salarié, ses proches
(librement désignés) se verront verser un capital égal à deux années de salaire.
4/
En matière de restructuration, le texte précise que les « contrats de cession
prennent en compte des engagements négociés portant sur les conséquences sociales
pouvant en découler pour les salariés ».
- Telefónica : la direction
du groupe de télécoms espagnol Telefónica (120000 salariés) et la fédération
syndicale internationale UNI Global Union et ses affiliés espagnols CC.OO et UGT
ont renouvelé l’accord-cadre international signé en 2000. Dans ce texte,
Telefónica s’engage à appliquer l’accord à ses fournisseurs et ses
sous-traitants et à respecter les droits de l’homme dans toute la chaîne
d’approvisionnement (v. communiqué
d’UNI Global Union).
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4. Études et
rapport
- Les tendances de l’emploi en 2015
: l’Organisation internationale du travail (OIT) a
publié son rapport
Perspectives pour l’emploi et le social dans le monde – Tendances pour
2015 qui contient des prévisions relatives aux niveaux du
chômage à l’échelle mondiale et explique les facteurs à l’origine de ces
tendances, y compris le creusement des inégalités et la baisse de la part
salariale. Le rapport signale que plus de 201 millions de personnes dans le
monde étaient au chômage en 2014, soit 31 millions de plus qu’avant le début
de la crise. Le chômage devrait s’accroître de quelque 3 millions de personnes
dans le monde en 2015 et de 8 millions supplémentaires dans les quatre années
suivantes. Un chapitre porte sur le risque de troubles sociaux, en particulier
dans les régions où le chômage des jeunes est élevé
- Les relations sociales et conditions de
travail en 2013 : la Fondation pour l’amélioration des
conditions de vie et de travail (Eurofound) a publié son rapport
annuel sur les relations sociales et conditions de travail. Ce rapport,
qui fait référence, précise les grandes tendances en la matière tant au niveau
de l’Union européenne que des Etats membres.
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Le mot de la
quinzaine
Accord
d’entreprise transnational
Essentiellement depuis le début des années 2000, les multinationales ont commencé à
négocier des éléments de leur politique sociale au niveau de l’ensemble du groupe,
soit au niveau européen, lorsqu’elles étaient essentiellement implantées en Europe,
avec souvent des fédérations syndicales européennes et parfois aussi le comité
d’entreprise européen. Soit au niveau mondial avec des fédérations syndicales
internationales. En savoir plus sur le dictionnaire
européen des relations sociales (en anglais). Vous pouvez aussi retrouver
des accords sur le site d’IR
Share ou de la base de
données des accords transnationaux de la Commission européenne.
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