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IR Notes 42 — 18 novembre 2015
www.irshare.eu
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Qui est IR Share ?
IR
Share est
une agence de partage d’informations, de documentations et de
compétences pour les managers RH et les représentants du personnel.
L’agence IR Share opère via des publications en ligne, des groupes
de travail, des formations consacrées à ces thématiques et un réseau
d’experts.
L’équipe : ce numéro a été
préparé par Pete Burgess, Alain Lefebvre, Christer Thornqvist et
Frédéric Turlan. Retrouver l’ensemble de l’équipe de IR Share sur le site.
S’abonner à IR Notes En
quelques clics sur le site IR Share ou par E-mail : frederic.t@irshare.eu
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Interview
Philippe Pochet, directeur général de l’Institut syndical européen
À
deux semaines de la conférence COP21 à Paris, vous soutenez
dans votre ouvrage (*), que les syndicats doivent s’emparer
de la question de la transition écologique. Est-ce bien leur
rôle? Ce sujet sera à l’agenda
politique et économique mondial pour des dizaines d’années. Ce qui
est débattu actuellement – la réduction de 20% des émissions de gaz
à effet de serre – est la partie la plus simple. Mais les objectifs
à venir seront beaucoup plus importants et auront des conséquences
radicales sur les modes de production et de consommation. La
question n’est pas de savoir s’il faut rouler en voiture électrique,
mais comment rouler avec en consommant de l’électricité verte et de
les produire avec de l’électricité verte. C’est pour cela qu’il
s’agit d’une question clé pour les syndicats. Ils doivent s’en
emparer et plus ils le feront, plus ils seront audibles pour
participer à cette transition énergétique, qui, je le rappelle, sera
lourde.
Pourquoi sont-ils actuellement aussi
peu audibles sur ces questions
environnementales? Il y a une raison
conjoncturelle liée à la crise économique et financière. Ils ont
fait face à une série de changements radicaux qui ont mis en danger
la négociation collective, l’autonomie des partenaires sociaux et le
droit du travail. Ce n’est évidemment pas un contexte favorable à
des politiques de moyen et long termes. D’un point de vue plus
structurel, les syndicats doivent maintenant s’emparer de leurs
grandes revendications historiques comme la redistribution du temps
de travail – une question qui devient centrale dans le cadre de la
transition écologique – et la réduction des inégalités – notamment
en recourant à la négociation collective – qui doit impérativement
être réalisée pour réussir cette transition.
En
quoi, comme vous le soulignez, la justice sociale nous
sauvera de la catastrophe
écologique? Il n’est pas possible de
réussir la transition écologique dans un monde inégalitaire. On ne
peut pas obtenir l’adhésion du plus grand nombre à un projet qui
préserverait une minorité de riches. La question de savoir comment
on va basculer vers une société avec des valeurs différentes de
justice environnementale et de justice sociale est au cœur de la
transition. Ce n’est pas une question périphérique. Il faut être
capable de sortir du catastrophisme ou des objectifs purement
scientifiques pour développer un narratif positif qui entraîne
l’adhésion de tous. Nous avons pour cela un outil – la sécurité
sociale – qui a sorti des millions de personnes de la pauvreté avec
une mutualisation des risques. Cet instrument, souvent impulsé par
le mouvement syndical, doit développer une protection sociale et
environnementale et être à la hauteur des enjeux en permettant sur
une longue durée la reconversion des travailleurs nécessairement
touchés par la transition écologique.
Que
peuvent faire de leur côté des représentants des salariés au
sein des entreprises, notamment
transnationales? De plus en plus de
sociétés publient à côté de leur reporting social, un reporting
environnemental, souvent bien plus documenté et complet que le volet
social. Les représentants des salariés doivent s’en emparer et se
former à les comprendre. Ces rapports donnent des informations
importantes sur les stratégies d’investissements ou de
désinvestissements, sur la recherche d’une meilleure efficacité des
ressources, qui impactent la production. Les représentants des
salariés doivent s’emparer de ces sujets. Par exemple en désignant,
comme cela se fait au Royaume-Uni, des délégués en charge des
questions environnementales ou en questionnant les projets des
directions en prenant en compte leur impact écologique et de mix
énergétique.
(*) Eloi. L ; Pochet, P. « Pour
une transition sociale-écologique – quelle solidarité face aux défis
environnementaux ? », Les petits matins/Institut Vebien, Paris,
novembre 2015, 80 pages, 10 euros.
(*) Eloi. L ; Pochet, P. « Towards
a social-ecological transition – solidarity in the age of
environmental challenge », Etui, november 2015, 36 pages, gratuit sur
www.etui.org
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Agenda
19 novembre Bruxelles Conférence
organisée par la Fondation de Dublin (Eurofound), le Cedefop et le
Comité économique et social européen sur « L’organisation
du travail et l’apprentissage sur le lieu de travail : créer un
environnement avantageux pour tous ».
23 et 24
novembre Luxembourg Présentation
des premiers
résultats de la 6e enquête sur les conditions de travail
dans l’UE réalisée par la Fondation pour l’amélioration des
conditions de vie et de travail.
25
novembre Bruxelles Conférence
organisée par Confrontations Europe, en partenariat avec IR Share,
intitulée «Mutations
énergétique et numérique : impact sur l’emploi et rôle des acteurs
économiques et sociaux en Europe».
26 et
27 novembre La Haye Conférence
du réseau européen du droit du travail (European Labour Law Network) sur
le thème « Digitalisation
et droit du travail », avec Muriel Guin, Jean-Emmanuel Ray,
Bernd Waas, Edoardo Ales… Contact : waas@jur.uni-frankfurt.de
4 décembre Paris Le « Grand
débat » de la revue Droit social sur le thème « Droit
du travail, croissance et emploi : que faire ? ». Après un point
sur les expériences étrangères, puis sur la politique de l’Union.
10 et
11 décembre Poitiers Colloque
organisé par la Direccte Poitou-Charentes et l’université de Poitiers,
intitulé « Le
comité d’entreprise dans l’évolution de la représentation des
salariés », avec une séquence sur les comités d’entreprise dans
les entreprises européennes et mondialisées.
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IR Notes est une lettre
diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues européennes et
réalisée par IR
Share et son réseau d’experts. Elle propose une veille
européenne sur le droit du travail, les relations sociales et la politique de
l’emploi. Elle est en vente sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par
mois sur le site. IR
Share. IR Share est une entreprise à capitaux privés,
indépendante et apolitique, dont l’objectif est d’informer et d’aider l’ensemble
des acteurs du dialogue social en Europe et au-delà. Elle est le correspondant
de la Fondation de Dublin, pour la France et le Luxembourg, depuis 2009, et pour
la Bulgarie depuis 2014.
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À la Une
Un lobbying
efficace des partenaires sociaux européen pour sauver l’aviation civile
Le Parlement européen a adopté, le 11 novembre, une résolution
suite à la consultation lancée, le 19 mars, par la Direction générale des Transports
de la Commission européenne, portant sur un futur train de mesures pour le secteur
de l’aviation (« paquet aviation »). Ce dernier devrait être adopté par la
Commission d’ici la fin de l’année. Dans cette résolution, adoptée à une large
majorité, les députés se sont montrés à l’écoute des partenaires sociaux européens.
La résolution demande à la Commission « de prévenir plus efficacement la concurrence
déloyale, de garantir la réciprocité et d’éliminer les pratiques déloyales,
notamment les subventions et les aides d’État accordées par certains pays tiers aux
compagnies aériennes ». Pour empêcher certaines pratiques de dumping social, la
résolution estime nécessaire 1°« de définir précisément le concept de “lieu
principal d’activité commerciale” de sorte à ce qu’un État membre n’accorde de
licence d’exploitation que si le volume d’activité de transport aérien qu’y réalise
une compagnie est substantiel ; 2° d’harmoniser la définition du concept de “base
d’affectation” conformément aux règlements n° 83/2014 et n° 465/2012 sur la
coordination des régimes de sécurité sociale. De plus il faut « clarifier la
situation du personnel navigant qui a plusieurs bases d’affectation ». Par ailleurs,
la résolution relève les difficultés de mise en œuvre de la directive 2008/104
relative au travail intérimaire dans ce secteur, demandant à la Commission d’y
remédier. Enfin, les députés se disent « préoccupés par la recrudescence de
pratiques commerciales problématiques sur le plan social telles que les “pavillons
de complaisance” et différentes formes d’emploi atypique comme le faux travail
indépendant, la pratique du “pay-to-fly”, qui contraint des pilotes à payer pour
voler, ou encore les contrats “zéro heure”, qui peuvent avoir des conséquences
éventuelles pour la sécurité ». Une remarque qui se réfère notamment au rapport
qui avait été commandé par les partenaires sociaux européens du secteur de
l’aviation civile et qui avait souligné le risque potentiel lié l’accroissement du
recours à ces formes d’emploi atypique, certaines compagnies les plaçant au cœur de
leur modèle économique. Dans un communiqué,
l’organisation des principales compagnies aériennes européennes (Association of
European Airlines – AEA) estime qu’il s’agit « d’un pas dans la bonne direction »
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1. Union
européenne
Actualité
sociale
- Partenariat transatlantique :
la Commission européenne a publié, le 6 novembre, sa proposition de chapitre
sur le commerce et le développement durable (en anglais), notamment en
ce qui concerne le travail et l’environnement, dans le cadre des négociations
commerciales en cours entre l’UE et les États-Unis sur le partenariat
transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP) (v. communiqué).
L’objectif, selon la Commission, est de garantir le maintien de normes élevées
en matière de travail et d’environnement à la fois dans l’UE et aux États-Unis.
Le chapitre se réfère en particulier aux normes fondamentales de l’OIT en
matière de travail, notamment la liberté d’association et le droit de
négociation collective.
- Acier : le Conseil
“compétitivité” a fait le point sur les graves difficultés que rencontre
actuellement l’industrie sidérurgique européenne (v. communiqué). Une
conférence spéciale de haut niveau réunissant les parties prenantes et associant
les partenaires sociaux sera prochainement programmée pour donner suite aux
premières mesures annoncées.
- Évaluation de la directive sur les comités
d’entreprise européens : la Commission européenne a
réuni, le 16 novembre, les membres du groupe d’experts sur l’application de la
directive 2009/38 sur les comités d’entreprise européen ainsi que des huit
représentants des partenaires sociaux européens. Cette réunion a été organisée
dans le contexte de la procédure d’évaluation de la directive qui aboutira à la
publication en 2016, par la Commission, d’un rapport qui indiquera s’il est
nécessaire ou non de la réviser. Le cabinet ICF a présenté les premiers
résultats d’une étude commandée par la Commission portant sur plusieurs points
comme la cohérence entre la directive et d’autres instruments européens ; les
impacts de la directive sur la création, le fonctionnement des CE européens et
l’efficacité des droits à information et consultation ainsi que l’inévitable
évaluation des coûts et avantages générés par la directive. L’étude souligne que
58 CE européens ont été créés sous l’égide de la nouvelle directive
principalement dans des groupes ayant leur siège en France (19 %), en Suède
(12 %) et aux États-Unis (9 %). Eurofound a également présenté son étude
sur l’articulation des procédures d’information et de consultation entre le
niveau national et l’échelon européen.
> Documents ajoutés récemment : Première
phase de consultation des partenaires sociaux européens sur l’éventuelles
mesures concernant les problèmes pour concilier vie professionnelle et vie
privée rencontrés par les parents et dispensateurs de soins qui
travaillent.
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Jurisprudence
- Précisions sur l’application de la
directive sur les licenciements collectifs : la Cour de
justice de l’UE a rendu un arrêt (CJUE,
11 novembre 2015, aff. C-422/14, Christian Pujante Rivera) dans une
affaire où elle devait préciser quels cas de rupture de contrat de travail
devaient être pris en compte dans le calcul des seuils d’effectifs justifiant le
respect des protections prévues par la directive 98/59 sur les licenciements
collectifs, notamment le droit à une procédure d’information et de consultation
pour les salariés concernés. Selon les législations nationales, un nombre
minimum de licenciements doit être prononcé sur une période de 90 jours pour
justifier le déclenchement d’une telle procédure. En dehors des licenciements,
faut-il aussi prendre en compte le cas d’un salarié qui a quitté l’entreprise
dans le cadre d’une convention passée avec l’employeur suite à son refus
d’accepter une modification substantielle de son contrat de travail (une baisse
de 25 % de sa rémunération). Sur ce point, la Cour vérifie si une telle
cessation est un licenciement stricto sensu ou si elle est seulement
« assimilée » à un licenciement. Cette distinction a une portée pratique
importante puisque c’est la « notion de «licenciement», figurant à l’article
1er, paragraphe 1, premier alinéa, sous a), de la directive 98/59 »
qui « conditionne (…) directement l’application de la protection ainsi que des
droits dont bénéficient les travailleurs en vertu de cette directive ». La Cour
note que « la réduction de la rémunération fixe de la travailleuse en question a
été imposée unilatéralement par l’employeur pour des raisons économiques ainsi
que de production et a entraîné, en l’absence d’acceptation de la part de la
personne concernée, la résiliation du contrat de travail accompagnée du paiement
d’une indemnité calculée sur la même base que celles qui sont dues en cas de
licenciement abusif ». La Cour estime par conséquent que « toute réglementation
nationale ou interprétation de ladite notion qui reviendrait à considérer que
(…) la résiliation du contrat de travail n’est pas un «licenciement», au sens
de la directive 98/59, altérerait le champ d’application de ladite directive et
priverait ainsi celle-ci de son plein effet ». Ainsi, comme l’indiquait l’avocat
général, le salarié « doit se voir garantir la même protection que pour un
licenciement expressément prononcé par l’employeur ». Un jugement aura des
effets dans les pays ayant une législation permettant les ruptures du contrat de
travail par consentement mutuel de l’employeur et du salarié.
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2. États
membres
Finlande
- Nouvelle initiative du gouvernement pour
réduire le coût du travail : pour la seconde fois en
quelques mois, le gouvernement a bouleversé ses projets: il a décidé de ne pas
mettre en œuvre son projet de réduire la rémunération des heures travaillées les
dimanches et celle des heures supplémentaires. Il entend remplacer ces mesures
par une réduction de 30% de la prime de vacances, qui est un complément de
salaire de 50% de la rémunération versée pendant les congés (pour un congé payé
de six semaines, le salarié perçoit 9 semaines de salaire). Mais comme cette
prime est fixée par voie de convention collective, le gouvernement devra d’abord
adopter une mesure législative pour transformer la prime conventionnelle en une
prime légale – ce qui obligera certaines entreprises où il n’y avait pas de
prime de vacances à l’instaurer – avant de prévoir d’appliquer une réduction de
30%. L’objectif est de diminuer le coût du travail de 5%. Conscient qu’il ne
pouvait porter atteinte à l’autonomie des partenaires sociaux en matière de
fixation des salaires, le gouvernement leur a proposé de négocier des mesures
pour parvenir à ce même résultat. S’ils y parviennent, alors il retirera ce
projet (voir lettre
des syndicats finlandais, en anglais).
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France
- Vers une réforme du Code du travail :
le gouvernement a présenté, le 4 novembre, les orientations
du projet de loi sur la réforme du Code du travail. Le gouvernement prévoit
d’engager dès à présent une concertation avec les partenaires sociaux et de
confier une « mission » à des « Sages » (des magistrats et universitaires)
chargée d’élaborer les « principes fondamentaux du droit du travail ». Le projet
de loi sera présenté dès janvier 2016 pour une adoption par le Parlement avant
l’été. Le Code devrait comprendre trois niveaux : 1° les dispositions « ordre
public social » auquel aucun accord ne peut déroger ; 2° les thèmes ouverts à
négociation d’accords collectifs de branche ou d’entreprise ; 3° les
dispositions applicables en l’absence d’accord de branche et/ou d’entreprise. Il
s’agit d’accorder plus de place à la négociation collective, sans pour autant
inverser la hiérarchie des normes. Une fois la loi adoptée, une commission sera
chargée de réécrire le Code en vue d’une entrée en vigueur au 1er semestre 2018.
Cependant, d’ici là, la partie du Code consacrée à la durée du travail, au repos
et aux congés sera déjà réécrite dans le cadre du projet de loi (v. communiqué
et dossier de presse).
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Irlande
- Entrée en vigueur de la réforme des
juridictions du travail : la réforme des juridictions du
travail introduite par le Workplace
Relations Act, est entrée en vigueur au début octobre. Elle supprime
cinq différentes juridictions pour les remplacer, en première instance, par la
Workplace Relations Commission, et en appel, par la Labour Court. Les Workplace Relations
Commissions ont aussi pour mission de promouvoir de bonnes relations
sociales ou de fournir des conseils sur le respect des codes de bonnes
pratiques. Les salariés peuvent les saisir via le site Internet et remplissent
alors un formulaire
de plaintes en ligne.
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Royaume-Uni
- Discrimination salariale pour les hauts
revenus : une analyse réalisée par le Trades Union
Congress (TUC) constate que l’écart entre les sexes pour les hauts revenus a
atteint environ 55%, comparativement à 19% pour l’ensemble des salariés et 9%
pour les salariés à temps plein. Certains progrès ont été réalisés sur une base
volontaire pour augmenter la représentation des femmes dans les conseils
d’administration : leur part se situe actuellement à environ 20% pour les
entreprises cotées à l’indice boursier FT-250, avec un nouvel objectif de 33% en
2020. Cependant, les disparités de salaire pour les professionnels hautement
qualifiés et les cadres supérieurs restent très larges, selon le TUC. Alors que
le top 2% des salariés masculins affiche un gain moyen de 117 352 £ par an, le
top 2% des femmes gagnent en moyenne 75 745 £.
- Projet pour limiter les écarts de
rémunération : le gouvernement a mené des consultations
sur de nouvelles mesures pour combler l’écart de rémunération entre les sexes,
qui est particulièrement marquée dans les secteurs tels que la finance et de
certains métiers. Il propose que les employeurs ayant au moins 250 salariés
soient obligés de publier des informations sur le salaire de leurs employés
masculins et féminins et sur les indicateurs permettant d’évaluer les salaires.
Si les employeurs ne respectent pas cette obligation de publier des informations
sur les salaires, il y aura des sanctions.
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3.
Entreprises
Comité
d’entreprise européen
- Sanofi : le comité
d’entreprise européen du groupe pharmaceutique Sanofi s’est réuni les 9 et
10 novembre, au sujet des projets dévoilés le 6 novembre par la direction du
groupe concernant les activités de santé animale réunies au sein de la filiale
Merial et de production, distribution et commercialisation de médicaments
génériques. Pour ces deux activités, la direction a entamé une réflexion autour
de quatre options : vente, création d’une joint-venture, introduction en bourse
ou maintien dans le périmètre du groupe. Le secrétaire du comité, Stéphane
Galiné (CFDT), a contacté l’expert habituel du comité de groupe France et du CE
européen, le cabinet Syndex, pour évaluer l’intérêt de lancer une procédure
d’expertise. « Celle sur l’activité générique a été jugée prioritaire, explique
Stéphane Galiné, dans la mesure où en dehors de deux sites entièrement dédiés à
la fabrication de génériques, le reste de la production est réparti sur de
nombreux sites et personne n’est en mesure d’identifier clairement les volumes
de génériques de chacun de ces sites, ni l’impact en termes d’activité et
d’emploi en cas de cession. De plus, il est nécessaire de définir précisément le
portefeuille de génériques ». Lors de la réunion du 10 novembre, en présence de
la direction, le CE européen a voté à l’unanimité l’expertise sur ce dossier.
Elle sera prise en charge par la direction, conformément à ce que prévoit
l’accord constitutif du CE européen.
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Accord
transnational
- H & M : la direction
du groupe de prêt-à-porter H & M (132 000 salariés), la fédération syndicale
internationale IndustriAll Global Union et la fédération syndicale suédoise IF
Metall, ont signé, le 3 novembre, un accord-cadre
international innovant qui « marque, comme le souligne IndustriAll, un
nouveau niveau d’engagement en faveur des droits fondamentaux » des salariés
« dans la chaîne d’approvisionnement de H & M ». L’accord s’applique en
effet « à 1,6 million de salariés de la confection », selon IndustriAll,
employés par les sous traitants et fournisseurs de H & M. L’accord est loin
des anciens accords-cadres internationaux où les entreprises s’engageaient
seulement sur quelques conventions OIT. En effet, il couvre plus de 30
conventions OIT, de celles sur la liberté d’association ou du droit à la
négociation collective à celles sur le temps de travail ou la santé et la
sécurité (v. communiqué d’IndustriAll
et de H&M).
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Syndicalisme
- Metro : la fédération
syndicale internationale UNI Global Union a réuni le réseau syndical mondial du
groupe allemand Metro, les 3 et 4 novembre, à Berlin. Les syndicalistes ont
signalé une dégradation du dialogue social dans plusieurs pays avec des
directions locales qui ne respectent pas l’accord-cadre international conclu en
2013 entre Metro et IndustriAll (v. communiqué).
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4. Études et
rapports
Les systèmes de négociation collective dans
l’UE : la Fondation pour l’amélioration des conditions de
vie et de travail (Eurofound) a publié un rapport très complet sur l’évolution des
systèmes de négociation collective depuis la fin des années 1990 pour souligner
ensuite les grandes tendances en la matière, comme la décentralisation de la
négociation collective (v. le
rapport « Collective bargaining in Europe in the 21st century » et sa synthèse,
en anglais).
- Les changements intervenus en 2014 dans
les Etats membres : la Fondation pour l’amélioration des
conditions de vie et de travail (Eurofound) a également livré sa synthèse
annuelle des transformations ayant eu lieu au sein des Etats membres en huit
chapitres (relations sociales, actions collectives, fixation des salaires, santé
et sécurité…). Cette synthèse (« Developments
in working life in Europe: EurWORK annual review 2014) repose notamment
sur le réseau de correspondants de Eurofound dont fait partie IR Share
(l’éditeur d’IR Notes).
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