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IR Notes 65 – Vers un renforcement de la responsabilisation des multinationales

  IR Notes 65 – 7 décembre 2016
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IR Share est une agence de partage d’informations, de documentations et de compétences pour les managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR Share opère via des publications en ligne, des groupes de travail, des formations consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.


L’équipe : ce numéro a été préparé par Francisco Gomez Abelleira, Jan Czarzasty, Alain Lefebvre et Frédéric Turlan. Retrouver l’ensemble de l’équipe de IR Share sur le site.


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  Interview
Christine Aumayr-Pintar, directrice de programme senior responsable de l’Observatoire européen de la vie active (EurWork)

La Fondation pour l’amélioration des conditions de vie et de travail (Eurofound) a dernièrement publié une étude sur l’intégration des réfugiés sur le marché du travail. Quelles sont ses principaux enseignements?
Souvent les conditions de vie dans les centres d’accueil ne conviennent pas pour préparer les gens à leur entrée sur le marché du travail. Un surpeuplement, des conditions médiocres ainsi qu’un manque d’hébergements sont signalés. La disponibilité des services issus de sources externes fait problème et la coordination entre ces services peut être difficile. Bien que la distribution géographique des demandeurs d’asile et des réfugiés soit planifiée, la proximité des emplois ne peut pas dans la majorité des cas être considérée comme un facteur du fait des pénuries de logements. Dans plusieurs pays, l’octroi du droit d’asile est devenu une mesure temporaire dans le sillage de la crise. L’octroi d’un droit d’asile temporaire peut affaiblir la position des réfugiés sur le marché du travail car cela peut dissuader les employeurs de les embaucher, de leur proposer des contrats à plus long terme ou d’investir dans leur formation. Pour les demandeurs d’asile, les opportunités de travailler en indépendants sont très limitées, fait principalement dû à l’incertitude inhérente à leur statut. Les considérations touchant à l’emploi sont importantes au moment de statuer sur la répartition géographique des réfugiés et demandeurs d’asile dans un pays. Mais là où il y a pénurie de logements, il est souvent impossible de prêter une attention suffisante à l’intégration sur le marché du travail. Par conséquent, lorsque de nouvelles opportunités de logement sont étudiées, il faudrait tenir compte de la disponibilité d’emplois.


La Fondation a organisé un séminaire, le 29 novembre dernier, à Berlin, avec des représentants du plusieurs pays, sur la question de l’intégration des réfugiés sur le marché du travail. A partir des bonnes pratiques échangées, quelles recommandations feriez-vous aux États membres?
Les gouvernements et partenaires sociaux dans les pays les plus affectés ont dû réagir rapidement à la situation et certains l’ont fait de manière plutôt « créative », en testant et en ajustant de nouvelles méthodes au fil de leur démarche. Un bon exemple de réactions de ce genre est celui du Syndicat des cadres, fonctionnaires et employés suédois (TCO) qui a mis en place des programmes « d’insertion rapide » des réfugiés sur le marché du travail. Sans transiger sur le niveau de qualification requis, ce syndicat recherche des itinéraires de qualification « aménagés » pour les réfugiés : l’opération commence par une évaluation précoce de leurs aptitudes et qualifications (dans leurs langues nationales) et leur permet de passer par les premières étapes de leur formation, dans leur langue nationale toujours, avant d’avoir atteint le niveau de maîtrise du suédois requis.


Est-ce que les partenaires sociaux ont une responsabilité particulière pour faciliter l’intégration des réfugiés sur le marché du travail ?
Les partenaires sociaux jouent un rôle actif dans la plupart des pays de destination clefs ; là-bas, ces partenaires se concentrent sur des thèmes importants tels que l’éducation et l’apprentissage, l’accélération de l’accès au marché du travail et le recrutement de réfugiés. Dans leurs déclarations conjointes, les partenaires sociaux insistent sur la nécessité d’une intégration durable et rapide des réfugiés et demandeurs d’asile sur le marché du travail. Si les syndicats tendent à souligner l’importance d’une intégration durable pour assurer que les réfugiés et demandeurs d’asile puissent vivre et travailler à long terme dans un pays, les employeurs ciblent eux une intégration rapide pour booster leur compétitivité en utilisant les nouvelles ressources efficacement. Dans plusieurs pays toutefois, l’importance du rôle des partenaires sociaux dans l’intégration sur le marché du travail n’est pas suffisamment reconnue. Non seulement leur expérience sur le terrain pourrait être utile mais une meilleure coordination avec eux en tant qu’acteurs (ainsi qu’avec d’autres acteurs pertinents) pourrait aussi conduire à un accomplissement plus efficace du processus d’intégration.

 
  Agenda

8 et 9 décembre
Bruxelles
Conseil Emploi, politique sociale, santé et consommateurs. Un rapport de progrès sera présenté sur la révision de la directive relative au détachement de travailleurs.


8 décembre
Paris
Réunion du Club CE européens animée par Astrees et IR Share sur le thème : « améliorer le fonctionnement des CE européens ».
Tél. : 06 81 41 53 95.


16 décembre
Bruxelles
Forum mensuel de l’Institut syndical européen sur les cancers professionnels.


30 et 31 janvier
Hambourg
Séminaire annuel sur les CE européens organisé par la EWC Academy, sur les dernières évolutions et l’impact du Brexit (v. programme).

 

IR Notes est une lettre diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues européennes et réalisée par 
IR Share et son réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le droit du travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle est en vente sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par mois sur le site.
IR Share. IR Share est une entreprise à capitaux privés, indépendante et apolitique, dont l’objectif est d’informer et d’aider l’ensemble des acteurs du dialogue social en Europe et au-delà. Elle est le correspondant de la Fondation de Dublin, pour la France et le Luxembourg, depuis 2009, et pour la Bulgarie depuis 2014.

 

À la Une
Vers un renforcement de la responsabilisation des multinationales

En France, l’Assemblée nationale a voté, le 29 novembre, en faveur d’une proposition de loi relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre (v. aussi le texte voté le 29 novembre), introduite avec le soutien des ONG, suite à la catastrophe du Rana Plaza, en 2013, qui a provoqué la mort de plus d’un millier de travailleurs de la confection au Bangladesh. Il s’est alors avéré que ces salariés travaillaient sur des commandes passées par de grands groupes mondiaux du textile ou de la grande distribution à des sous-traitants. Le texte doit encore passer devant la deuxième chambre du Parlement, le Sénat (qui devrait de nouveau le rejeter) avant d’être définitivement adopté par l’Assemblée nationale en dernière lecture. « Il s’agit, explique la proposition, de responsabiliser ainsi les sociétés transnationales afin d’empêcher la survenance de drames en France et à l’étranger et d’obtenir des réparations pour les victimes en cas de dommages portant atteinte aux droits humains et à l’environnement ». La proposition prévoit que les grandes entreprises de plus de 5 000 salariés en France (ou 10 000 si elles ont aussi des filiales à l’étranger) auraient l’obligation d’établir et de mettre en œuvre un plan de vigilance destiné à prévenir les atteintes graves envers les droits humains et les libertés fondamentales, la santé et la sécurité des personnes ainsi que l’environnement résultant des activités de la société. Mais cette obligation serait aussi étendue aux sociétés qu’elle contrôle ainsi qu’aux activités de ses sous-traitants ou ses fournisseurs. Une amende dissuasive (jusqu’à 10 millions d’euros) est prévue en cas de violation de cette obligation. De plus, si un accident survient chez un sous-traitant, la responsabilité de la multinationale qui est à l’origine de la commande pourrait être engagée si le plaignant prouve que son préjudice a un lien avec l’absence de plan de vigilance ou l’ineffectivité de sa mise en œuvre. Un juge pourrait alors prononcer une amende maximale de 30 millions d’euros. Ce texte, qui a désormais de fortes chances d’être adopté, a été salué par la fédération syndicale internationale IndustriAll Global Union, très active pour faire que les victimes du Rana Plazza obtiennent réparation (communiqué d’IndustriAll). En revanche, la principale organisation patronale française, le Medef, a publié un communiqué pour dénoncer « loi franco-française » qui «  introduit des obligations au champ bien trop vaste et trop vague » (v. communiqué). Cette initiative fait aussi écho au texte qui a été finalisé par les négociateurs du Conseil, de la Commission et du Parlement européen pour exclure du marché de l’UE les minerais dits « de conflit » ou « de sang ». Ce règlement fait en sorte que soient utilisés dans l’UE, à partir de 2021, des minerais et métaux comme le tantale, le tungstène, l’étain et l’or – indispensables à la production d’appareils comme les téléphones portables – qui ne viennent pas armer des milices ou alimenter la violation des droits de l’homme dans les zones de conflit. Le Parlement a considérablement renforcé la proposition de la Commission qui avait proposé un système de contrôle volontaire, basé sur la création d’un label d’importateur responsable (v. communiqué de presse de juin 2016 et lien vers la conférence de presse du Parlement).


1. Union européenne
Projet

Actualité sociale

  • Aide européenne aux salariés licenciés aux Pays-Bas dans le secteur du commerce : la Commission européenne a proposé, le 29 novembre, que le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation apporte un soutien d’1,8 million d’euros, à la demande des Pays-Bas, à la reconversion de 800 des 1096 salariés licenciés par six entreprises du secteur du commerce (v. communiqué).


Dialogue social sectoriel

Une position commune sur la numérisation dans les industries chimiques : les partenaires sociaux européens de la chimie ont adopté, le 22 novembre, une position commune sur la numérisation et les aspects liés à l’emploi. En raison de la numérisation, « un certain nombre d’emplois tomberont en désuétude ou connaîtront un réaménagement radical avec l’intégration de nouvelles technologies numériques », tandis que « d’autres, nouvellement créés, requerront de nouvelles compétences spécifiques ». Les signataires insistent sur la formation de la main-d’œuvre et l’implication des partenaires sociaux à tous les niveaux notamment dans les comités d’entreprise et dans les entreprises, « en atténuant les processus de transformation numérique grâce à la sensibilisation et à l’échange de meilleures pratiques ».


Jurisprudence

  • Définition du « travailleur » au sens de la directive relative au travail intérimaire : la Cour de justice précise les contours de la notion de « travailleur » au sens de la directive 2008/104 relative au travail intérimaire (CJUE, 17 novembre 2016, aff. C-216/15, Betriebsrat der Ruhrlandklinik). Pour la Cour, une conception trop restrictive de ce qu’est un travailleur intérimaire permettrait aux États membres ou aux agences d’intérim « d’écarter à leur gré certaines catégories de personnes du bénéfice de la protection voulue » par la directive. Pour la Cour, la notion de « travailleur » au sens de la directive 2008/104 couvre « toute personne qui effectue une prestation de travail, c’est-à-dire qui accomplit, pendant un certain temps, en faveur d’une autre et sous la direction de celle-ci, des prestations en contrepartie desquelles elle perçoit une rémunération, et qui est protégée à ce titre dans l’État membre concerné, et ce quelle que soient la qualification juridique de sa relation de travail en droit national, la nature du lien juridique qui lie ces deux personnes et la forme de cette relation ».

  • Non-versement de cotisation « retraite » et insolvabilité de l’employeur : la Cour de justice a rendu un arrêt (CJUE, 24 novembre 2016, aff. C-454/15, Webb-Sämann) dans une affaire qui concernait un salarié dont l’employeur, en faillite, avait pendant plusieurs mois, prélevé des retenues sur son salaire au titre de ses cotisations de retraite, sans pour autant les verser sur le compte de retraite de l’employé. Cette omission a pour effet de réduire la pension de salarié de 5 à 7 euros par mois. La question était de savoir si ces sommes étaient protégées par la directive 2008/94 du 22 octobre 2008 relative à la protection des travailleurs salariés en cas d’insolvabilité de l’employeur. Pour la Cour de justice, selon l’article 8 de cette directive, « les retenues sur salaire converties en cotisations de retraite d’un ancien employé » entrent dans les éléments de salaire (la « masse de l’insolvabilité ») qui doivent être garantis par la directive.


2. États membres
Espagne

  • Hausse du salaire minimum : un accord est intervenu au Parlement pour augmenter le salaire minimum de 8%. Cela portera le salaire minimum national à environ 825 euros par mois (12 paiements mensuels par an) pour un travailleur à plein temps en 2017.


Grèce

Une responsabilisation accrue des salariés victimes d’accident de la route : la Cour suprême a rendu deux arrêts qui ouvrent la voie aux employeurs pour demander des compensations à leurs salariés victimes d’un accident de la route lorsque ces derniers ont causé des dommages à leur employeur. Ainsi, un chauffeur routier grec a perdu le contrôle de son véhicule sur une route italienne, provoquant la destruction du véhicule et de son chargement. Il a été reconnu responsable de l’accident et l’employeur était fondé de lui réclamer un dédommagement. Dans l’autre affaire, un chauffeur a fait une sortie de route en montagne et est décédé dans un ravin. Sa famille a intenté une action contre l’employeur estimant que l’accident a été provoqué par la fatigue du fait qu’il effectuait des heures supplémentaires sans prendre de repos. Un premier tribunal a, pour sa part, constaté qu’il ne portait pas de ceinture de sécurité et qu’il était coresponsable de l’accident à hauteur de 40%. Mais la Cour suprême a estimé que l’accident est intervenu alors qu’il n’avait pas travaillé les quatre jours précédents et que le jour même, il n’avait conduit que quelques heures. Par conséquent il a été reconnu responsable de l’accident. L’employeur est donc fondé à réclamer des dommages et intérêts.


Pologne

Les syndicats font barrage à la réforme prochaine de l’enseignement obligatoire : la prochaine grande réforme de l’enseignement obligatoire (le système à trois niveaux va être remplacé par un à deux niveaux, l’école intermédiaire étant vouée à disparaître) a été attendue avec une grande angoisse par les enseignants des écoles publiques qui craignent des licenciements substantiels. Au début de l’année scolaire, les détails de la réforme n’étaient pas encore connus. À l’automne le Syndicat des enseignants polonais (ZNP), qui est la plus grande organisation dans ce secteur, a adopté une position de lutte active contre les changements qui se dessinent. En octobre, le ZNP a organisé une série de rassemblements dans le pays dans le but de protester contre la réforme et de manifester son désaccord envers l’indifférence du gouvernement aux différentes critiques qui s’élèvent. Selon les organisateurs, plus de 25 000 personnes ont participé à ces rassemblements (cf. le communiqué de presse). Fin novembre, une manifestation de masse (les nombres estimés de participants varient, de plusieurs milliers aux 50 000 revendiqués par les organisateurs) conduite par le ZNP à marché dans Varsovie en direction du Parlement le jour de la première lecture du projet de loi (cf. l’article de presse).


Suède

  • Proposition pour encadrer le travail dans les plates-formes numériques : la fédération syndicale suédoise Unionen a proposé de créer une nouvelle agence pour réglementer les plates-formes numériques telles qu’Uber, Airbnb, Foodora et TaskRunner. Il s’agit d’une proposition qui fera partie des négociations collectives nationales pour 2017. Selon Unionen, les plates-formes comme Uber et Airbnb devraient demander à cette agence d’être certifiées. Les principaux objectifs sont de développer un cadre commun pour le paiement des impôts et des cotisations sociales, pour les systèmes de notation sociale et pour une meilleure gestion des données personnelles, qui sont aujourd’hui parmi les principaux sujets qui posent problème, selon Unionen.


3. Entreprises
Comités d’entreprise européens

  • Schreiber Foods : le groupe laitier américain (7 000 salariés, dont 1 452 dans l’UE) a conclu un accord sur la mise en place d’un CE européen (en espagnol), le 23 novembre dernier. Le groupe a des effectifs en Allemagne, en Bulgarie, en Espagne (734 salariés), au Portugal, en République tchèque et en Slovaquie. Selon Enrico Somaglia, chargé de la politique d’entreprise au sein de la fédération syndicale européenne Effat, « l’accord va au-delà des normes de la directive sur le CE européen » (v. communiqué Effat).
    > Voir aussi l’accord signé chez Erwin Hymer Group (en allemand).


Accords d’entreprise

Orange : la direction du groupe de télécom-munication Orange (154000 salariés dont 96000 en France) a signé, le 27 septembre, un accord sur l’accompagnement de la transformation numérique dans l’entreprise. Il s’agit du premier accord au sein de l’une des 40 sociétés cotées à la Bourse de Paris, entièrement dédié à la question de la transformation numérique. Une partie de l’accord vise en particulier à assurer le respect de l’équilibre vie privée / vie professionnelle en garantissant un droit à la déconnexion. Orange « recommande vivement aux salariés de ne pas utiliser leur messagerie électronique ou d’autres outils de communication pendant les périodes de repos quotidien et hebdomadaire et de congé, afin de garantir le respect de celle-ci ». Pour ce faire, le management a un devoir d’exemplarité dans l’utilisation des outils numériques et « doit s’assurer du respect de ce droit ».




  • Volkswagen : l’avenir du groupe et de ses effectifs mondiaux a été scellé par un accord conclu entre la direction du constructeur automobile allemand, le syndicat IG Metall et les représentants du comité d’entreprise mondial de Volkswagen. Avec cet accord, intitulé « Pacte pour l’avenir », Volkswagen entend supprimer 30 000 postes, dont 23 000 en Allemagne, d’ici à 2025 sans procéder à des licenciements contraints et tout en recourant à des retraites anticipées (v. communiqué IndustriALL et IG Metall). ? Par ailleurs, dans le cadre d’un programme de formation initié par le comité d’entreprise mondial, des représentants de comités d’entreprise venant du Brésil, d’Espagne et du Portugal ont visité le site de Wolfsburg (Allemagne) et échangé avec les représentants d’IG Metall sur le thème de la coopération syndicale (v. communiqué IG Metall).


Syndicalisme

  • BAE Systems : le réseau syndical mondial mis en place en 2014 au sein du groupe britannique actif dans les secteurs de la défense et de l’aérospatiale, BAE Systems (82500 salariés), s’est réuni les 9 et 10 novembre, pour adopter un nouveau plan d’action (v. communiqué IndustriAll)

  • Saint-Gobain : IndustriAll Global Union a organisé à Paris, les 23 et 24 novembre, la deuxième réunion du réseau syndical mondial du groupe Saint-Gobain (170 000 salariés). Les échanges ont surtout porté sur le travail précaire ainsi que sur la santé et la sécurité. Les participants ont adopté un programme de travail pour les douze prochains mois (v. communiqué IndustriALL).


4. Études et rapports

Négociation collective en faveur de nouveaux droits pour les travailleurs LGBT en Italie : la Fondation Di Vittorio (FDV) en coopération avec la Confédération syndicale CGIL et sa fédération du commerce et des services FILCAMS, a publié une étude (en anglais ou italien) sur le rôle de la négociation collective pour améliorer les droits des travailleurs LGBT. L’étude repose sur l’analyse des accords collectifs les plus récents essentiellement négociés au sein des entreprises qui contiennent des mesures spécifiques en faveur de ces catégories de salariés. Un tableau synthétique met en avant les principales clauses.

 

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Ainsi, nous sélectionnons les sujets les plus pertinents, qui constituent une véritable source d'idées transversales et inspirantes.

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  • Le point sur les évolutions législatives et jurisprudentielles de l'UE.
  • Le suivi de l'actualité du droit du travail dans les États membres de l'UE.
  • Des mises à jour sur les dernières évolutions concernant les comités d'entreprise européens (CEE) et les comités d'entreprise SE.
  • Enfin, IR Notes vous tient informé des principales études et recherches menées sur le monde du travail.

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