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IR Notes 70 – 1er mars 2017
www.irshare.eu
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Qui est IR Share ?
IR Share est une
agence de partage d’informations, de documentations et de compétences
pour les managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR
Share opère via des publications en ligne, des groupes de travail, des
formations consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe : ce
numéro a été préparé par Alain Lefebvre, Märt Masso, Frédéric Turlan et
Mariangela Zito. Retrouver l’ensemble de l’équipe
de IR Share sur le site.
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Notes en quelques clics sur le site IR Share ou par E-mail : frederic.t@irshare.eu
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Interview
Éloi Laurent, économiste à l’OFCE et enseignant à Sciences Po et à
l’Université de Stanford (*)
Le
Parlement européen vient de se prononcer en faveur d’un
fonds permettant de financer une « transition juste ».
Est-ce qu’un tel outil fait partie de la panoplie des
mesures permettant d’assurer une transition écologique sans
mettre en danger les salariés ? Il faut
remettre cette mesure dans le contexte plus large de la résolution
sur la réforme du marché du carbone pour comprendre sa portée
réelle. Il y a une contradiction fondamentale entre le manque
d’ambitions de ce texte tel qu’il a été adopté (contre l’avis des
ONG) et le trop plein d’ambition des reconversions sociales
supposées être financées par ce fonds. Le raisonnement est simple :
plus le prix du carbone sera faible, plus les recettes tirées de la
vente des permis aux enchères le seront aussi. En refusant d’opter
pour une réduction annuelle substantielle du nombre de permis en
circulation, la résolution du Parlement prend le risque de maintenir
le marché du carbone dans son état actuel de mort cérébrale au-delà
de 2021 (5 euros la tonne, soit huit fois moins que le coût social
du carbone). Mais la résolution dévitalise du même coup le fonds de
transition qu’elle met en œuvre, qui se voit privé de financements à
la hauteur des enjeux décisifs que le texte lui-même énumère. On
passe de la « transition juste » à « juste une transition »…
La limitation de l’intervention du
fonds aux régions les moins favorisées de l’UE vous parait-elle
justifiée ? Réserver le fonds aux secteurs « dépendants
du carbone » est une bonne idée, d’autant plus que les financements
seront limités, mais ajouter à ce critère la logique régionale des
fonds structurels brouille les cartes, car leur allocation dépend du
critère complétement dépassé du PIB par habitant. L’Union européenne
ne peut pas soutenir vouloir aller « au-delà du PIB » dans sa
stratégie de développement et continuer à faire dépendre ses
politiques macroéconomiques et structurelles du PIB, c’est
totalement contradictoire. On pourrait dans ce cas opter plutôt pour
un critère de précarité énergétique pour le chauffage et la
mobilité, on adopterait alors l’approche social-écologique que je
défends dans mes travaux.
Dans cet esprit, quelles sont les
mesures qui vous paraissent indispensable pour rendre la
transition écologique acceptable ? Il faut construire une véritable transition
social-écologique dont les grands chantiers sont la santé et les
inégalités environnementales, les emplois de la transition
énergétique, le basculement de la fiscalité des biens (revenu,
travail) vers les maux (pollutions, usages excessifs des ressources
naturelles) et une protection social-écologique qui reconnaisse les
crises écologiques comme le risque social majeur du 21e
siècle et le mutualise pour le maîtriser.
(*) Éloi Laurent publie Notre
bonne fortune – Repenser la prospérité (PUF), ouvrage dans lequel il défend la
nécessité de construire une transition social-écologique pour
dépasser la croissance. Sortie le 8 mars 2017.
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Agenda
2
mars Paris
Débats d’Eurogip sur le thème “La
santé-sécurité au travail, un levier de performance pour
l’entreprise“, avec l’intervention des partenaires sociaux
européens.
3
mars Luxembourg
Conseil « Emploi, politique sociale, santé et consommateurs ».
9 et 10 mars
Bruxelles
Conseil européen.
13 mars
Bruxelles
Présentation du rapport conjoint CES-Institut syndical européen « Benchmarking
Working Europe 2017 ».
13 mars
Bruxelles
Forum mensuel de l’Institut syndical européen (Etui) Prospérité
sans croissance – Fondements pour l’économie de demain, avec Tim
Jackson, professeur en développement durable à l’université du Surrey,
Royaume-Uni, qui présentera une mise à jour de son ouvrage paru en 2009,
« une prospérité sans croissance ».
14 mars
Rome
Conférence organisée par SindNova, partenaire d’IR Share, à l’occasion
des 60 ans du traité de Rome.
23 mars
Paris
Conférence organisée par Confrontations Europe intitulée « 60 ans du
traité de Rome – Relancer l’Europe », présidé par Marcel Grignard, avec
Jean-Louis Bourlange, Isabelle Jegouzo et Laurence Parisot.
25 mars
Union
européenne 60e anniversaire du
Traité de Rome
29 mars
Paris
Conférence au Collège de France intitulée
« Moins
de constitution en Europe pour plus
de démocratie »,
par le
professeur Dieter Grimm, l’un des constitutionnalistes les plus connus
dans
le monde, qui propose une « déconstitutionnalisation » des traités
pour relancer l’Union.
3 et 4 avril
La Valette
Conseil informel Emploi et Affaires sociales.
28 avril
Paris
Conférence de l’AFDT
sur la mesure de la représentativité syndicale et patronale.
29 avril
Bordeaux Le Comptrasec (UMR 5114 –
CNRS-Université de Bordeaux) organise une manifestation
internationale et interdisciplinaire sur l’innovation et la
protection de la santé au travail, avec le professeur Robert
Karasek, père du modèle d’évaluation du stress au travail Job
demand/Control.
4 mai
Paris
Conférence de haut niveau organisée par l’OCDE et la Fondation
pour l’amélioration des conditions de vie et de travail sur la
mobilité sociale et l’égalité des chances.
15 et 16 juin
Bruxelles
Conseil Emploi et Affaires sociales
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IR Notes est une lettre
diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues européennes et
réalisée par IR
Share et son réseau d’experts. Elle propose une
veille européenne sur le droit du travail, les relations sociales et la
politique de l’emploi. Elle est en vente sur abonnement pour un montant de
15 euros HT par mois sur le site. IR Share. IR Share est
une entreprise à capitaux privés, indépendante et apolitique, dont
l’objectif est d’informer et d’aider l’ensemble des acteurs du dialogue
social en Europe et au-delà. Elle est le correspondant de la Fondation de
Dublin, pour la France et le Luxembourg, depuis 2009, et pour la Bulgarie
depuis 2014.
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À la Une
Un premier
pas vers une transition écologique et sociale
Encore une fois, une lumière vient de jaillir du Parlement européen. Parmi les amendements
qu’il a adoptés, le 15 février, dans le cadre de la révision de la directive 2003/87
qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre au travers du marché
européen du carbone (SEQE), figure la création d’un « Fonds pour une transition
juste » (v. communiqué
du Parlement sur la résolution). Il serait institué à compter du 1er
janvier 2021 et financé par la mise en commun de 2 % des recettes provenant des
enchères de quota de CO2. Ces recettes seront « utilisées pour soutenir les régions
comptant une grande proportion de travailleurs dans les secteurs dépendant du
carbone et présentant un PIB par habitant nettement inférieur à la moyenne de
l’Union ». Au service d’« une transition juste », les fonds récoltés « peuvent être
utilisés de diverses manières, telles que : 1° la création de cellules de
redéploiement et/ou de mobilité; 2° des initiatives d’éducation/de formation afin
d’assurer la reconversion des travailleurs ou la mise à niveau de leurs compétences;
3° le soutien à la recherche d’un emploi ou à la création d’entreprises; et des
mesures de suivi et d’anticipation afin d’éviter ou de réduire au minimum les
conséquences néfastes des restructurations sur la santé physique et mentale ».
L’amendement ajoute que « les partenaires sociaux sont activement associés à la
gestion du fonds, sur le modèle du comité du Fonds social européen, et la
participation des partenaires sociaux locaux est l’une des principales exigences
pour obtenir des financements pour les projets ». Même si ce fonds est modeste, il a
le mérite de s’inscrire dans l’idée, soutenue par Éloi Laurent et Philippe Pochet*
« de proposer un récit commun positif, qui mobilise le principe de justice sociale »
afin de répondre aux défis posés par l’incontournable transition écologique. Le
rapport qui a été adopté par le Parlement par 379 voix pour, 263 contre et 57
abstentions, va faire l’objet de négociations avec le Conseil afin de trouver un
accord sur ce dossier, qui reviendra ensuite devant le Parlement. L’avenir de ce
fonds est donc suspendu au résultat de ces négociations.
(*) « Pour
une transition sociale-écologique : quelle solidarité face aux défis
environnementaux ? », Les petits matins, Institut Veblen pour les réformes
économiques, Novembre 2015, disponible
gratuitement en anglais sur le site de l’Institut syndical européen.
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1. Union
européenne
Actualité
sociale
- Industrie automobile : le
Comité économique et social européen a adopté, le 22 février,
un rapport d’information sur « l’industrie automobile ». « À peu près tout ce
qui avait été valable et universel dans l’industrie automobile depuis des
décennies est aujourd’hui remis en question », soulignent les rapporteurs, qui
plaident pour un dialogue social entre les employeurs et les organisations
syndicales afin de « garantir une transition sociale fluide pour le secteur
automobile » (v. communiqué
de presse).
- Campagne syndicale pour des augmentations
salariales : la Confédération européenne des syndicats
(CES) a lancé, le 15 février, une campagne en faveur d’augmentations salariales.
La CES estime que ce message est désormais audible. « Les syndicats ne sont plus
isolés, constate-t-elle. Des universitaires, des politiciens et même le Fonds
monétaire international sont maintenant de notre côté et plaident en faveur d’un
virage politique soutenant le pouvoir d’achat et l’investissement » (v. communiqué).
- Semestre européen 2017 :
dans le cadre du cycle annuel de coordination des politiques économiques
au niveau de l’UE, la Commission européenne a publié, le 22 février, son analyse
annuelle de la situation économique et sociale dans les États membres, qui
comprend une évaluation des déséquilibres subsistants. Les 27 rapports
par pays publiés présentent l’analyse par les services de la Commission
de la situation économique de chacun d’entre eux, à partir de laquelle elle
formulera des recommandations au printemps prochain (v. communiqué
de la Commission). La veille, les institutions européennes ont rencontré les
partenaires sociaux européens dans le cadre du dialogue social tripartite (v. communiqué
du Conseil).
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2. États
membres
Danemark
Nouvelle convention collective dans
l’industrie : l’organisation patronale Dansk
Industri (DI) et le cartel CO-industri réunissant neuf organisations syndicales des
secteurs industriels ont présenté, le 12 février, une nouvelle convention collective
applicable à 230000 salariés des industries. Le texte prévoit : 1/ Une augmentation
annuelle des salaires de 1,6% au 1er mars de chaque année sur les trois
années de la durée de l’accord. 2/ Un fonds d’environ 26,9 millions d’euros pour
financer des formations pour les salariés non qualifiés, les fonctionnaires dont le
poste est supprimé et les salariés souffrant de difficulté de lecture ou d’écriture,
en particulier les dyslexiques.
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Estonie
Vers une réforme du congé parental et des
prestations versées aux parents : le gouvernement a proposé
de réformer le système de congé parental et de prestations parentales. Les
modifications les plus importantes seraient : 1/ Une plus grande souplesse du
système afin de promouvoir et accroître la participation des pères à la garde de
l’enfant, d’inciter les femmes à rester sur le marché du travail, de mieux concilier
vie professionnelle et vie familiale et de permettre aux parents de travailler tout
en recevant, même partiellement, des prestations parentales. 2/ De s’attaquer à la
fragmentation du système en réduisant le nombre de congés et de prestations et en
harmonisant les règles relatives au congé parental et au congé d’adoption ainsi
qu’aux prestations sociales. Le gouvernement prévoit rédiger la nouvelle législation
d’ici à l’automne 2017.
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France
Adoption de la loi sur le devoir de vigilance
des multinationales : le Parlement a définitivement adopté,
le 21 février, une loi
sur le devoir de vigilance des multinationales élaborée après la catastrophe
du Rana Plaza, en 2013, qui a provoqué la mort de plus d’un millier de travailleurs
de la confection au Bangladesh. Ainsi, « toute société qui emploie […] au moins 5000
salariés en son sein et dans ses filiales directes ou indirectes dont le siège
social est fixé sur le territoire français, ou au moins 10000 salariés en son sein
et dans ses filiales directes ou indirectes dont le siège social est fixé sur le
territoire français ou à l’étranger », doit établir et mettre en œuvre de manière
effective un plan de vigilance. Ce plan de vigilance doit comporter des mesures
« propres à identifier les risques et à prévenir les atteintes graves envers les
droits humains et les libertés fondamentales, la santé et la sécurité des personnes
ainsi que l’environnement » provoquées par le groupe, mais aussi du fait des
activités des sous-traitants ou fournisseurs. En cas de non-respect de ses
obligations « le juge peut condamner la société au paiement d’une amende maximale de
10 millions d’euros », pouvant être majorée jusqu’à trois fois « en fonction de la
gravité et des circonstances du manquement et du dommage ». De plus cette amende
« ne constitue pas une charge déductible du résultat fiscal ».
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Italie
- Accord sectoriel dans l’énergie et
l’industrie pétrolière : l’organisation patronale
Confindustria et les fédérations syndicales Filctem Cgil, Femca Cisl et Uiltec
Uil, ont renouvelé, le 25 janvier, la convention collective pour le secteur de
l’énergie et de l’industrie pétrolière. Outre une augmentation salariale,
l’accord fixe plusieurs objectifs : 1/ améliorer les droits à l’information et à
la consultation des travailleurs sur la productivité, les conditions de travail
et le développement des entreprises. 2/ Constituer l’Observatoire national du
secteur – composé de syndicalistes et de représentants des entreprises – afin
d’analyser et de discuter de thèmes clés pour la négociation collective. 3/
Améliorer les compétences des représentants des travailleurs en matière de santé
et de sécurité, d’environnement, de développement durable et de responsabilité
sociale des entreprises. 4/ Créer un organisme paritaire national permanent
chargé de la planification des activités conjointes de formation, de
l’organisation de conférences nationales et locales et de la mise en commun des
meilleures pratiques en matière de prévention des risques (v. communiqués femca
cisl, filctem
cgil).
>
v. aussi le communiqué
d’IndustriAll Global Union sur la nouvelle convention collective de la
métallurgie (678000 salariés), adoptée fin décembre 2016 par les adhérents des
trois fédérations syndicales, ainsi que l’article
de Feliciano Ludicone (Fondazione G. Brodolini) publié par Eurofound.
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3.
Entreprises
Comités
d’entreprise européens
PSA Peugeot-Citroën/Opel :
après l’officialisation des pourparlers entre le groupe
automobile français PSA Peugeot-Citroën et la filiale allemande de General Motors,
Opel/Vauxhall, Carlos Tavares, PDG du groupe PSA et Xavier Chéreau, DRH du groupe,
ont rencontré, le 20 février, Jörg Hofmann, président d’IG Metall et de la
fédération syndicale internationale IndustriAll Global Union ainsi que Wolfgang
Schäfer-Klug, le président du comité d’entreprise européen d’Opel (v. communiqué
d’IndustriAll Global Union et le communiqué
de PSA). Une rencontre qui souligne l’importance des questions sociales dans ce
dossier, puisqu’elle a eu lieu avant même les discussions avec les dirigeantes des
deux pays concernés, Angela Merkel et Theresa May. À noter : 1/ L’acceptation par
PSA de la revendication la plus importante d’IG Metall, le respect des accords de
maintien de l’emploi signé avec Opel. 2/ La reconnaissance de la cogestion allemande
par la direction de PSA qui la compare à sa pratique du dialogue social dite de
« coconstruction » qui, avec « la qualité des relations avec les organisations
syndicales » forme « un avantage compétitif et un facteur clé de la réussite de
l’entreprise ». 4/ La direction de PSA et IndustriAll Global Union vont signer, le 7
mars, le renouvellement de leur accord-cadre mondial qui mettra en place un comité
de groupe mondial. 5/ Le bureau du comité d’entreprise européen de PSA (le « comité
de liaison ») a été informé du processus.
- Carlson Wagonlit Travel :
la direction du groupe Carlson Wagonlit Travel a annoncé, le 31 janvier
2017, au comité restreint du CE européen, une nouvelle restructuration qui va
aboutir à la suppression de 328 emplois au sein de l’UE, dont 150 à 170 en
France. En revanche la direction prévoit encore la création de 175 emplois en
Europe de l’Est, très probablement en Pologne, sous contrats locaux. Cette
réorganisation s’inscrit dans le cadre du déploiement de la stratégie 3.0 du
groupe à l’échelle mondiale qui repose sur une automatisation de nombreuses
fonctions.
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Accord
transnational
Solvay : le groupe chimique
belge Solvay (30000 salariés) a signé, le 22 février, un accord,
avec son comité d’entreprise mondial, le Solvay Global Forum, pour garantir un
niveau de couverture social minimum dans l’ensemble du groupe à travers le monde.
L’accord, baptisé ‘Solvay Cares’, prévoit un déploiement sur trois ans à partir du
1er avril 2017. Il contient quatre dispositions essentielles : 1° la
prise en charge salariale totale des congés parentaux à raison de 14 semaines pour
la mère et d’une semaine pour le coparent ; et prise en charge salariale complète
d’une semaine dans le cas d’une adoption ; 2° la prise en charge des frais médicaux
en cas d’hospitalisation ou de maladies graves à concurrence d’un minimum de 75% ;
3° une assurance invalidité en cas d’incapacité longue durée ; 4° une assurance vie
en cas de décès au profit d’un bénéficiaire désigné par le salarié (v. communiqué
de presse de Solvay).
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4. Études et
rapports
- Près d’un tiers des restructurations
européennes échappe aux CE européens : en croisant les
annonces de restructurations de dimension européenne figurant dans la base
de données des restructurations gérée par la Fondation européenne pour
l’amélioration des conditions de vie et de travail et les accords mettant en
place des comités d’entreprise européens ou de société européenne stockés dans
la base d’accords de l’Institut syndical
européen (Etui), Stan De Spiegelaere, chercheur à l’Etui, a cherché à
savoir combien de restructuration de dimension européenne ont potentiellement
fait l’objet d’une procédure d’information et de consultation au sein d’une
instance européenne de représentation des salariés. Selon le Policy
brief publié par l’Etui, sur les annonces recensées de 2013 à 2015, 70%
ont eu lieu dans une entreprise ayant une telle instance. Autrement dit, dans
30% des cas, les salariés ne pouvaient prétendre à une consultation sur un
projet de restructuration transnational. En termes d’emploi, cela représente 1
salarié sur 5 touchés par une restructuration qui n’est pas couvert par une
telle procédure.
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