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IR Notes 249 – 2 avril 2025
www.irshare.eu
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Une question à…
Paola Panzeri, secrétaire générale adjointe de la Fédération syndicale
européenne des services publics
Quelles
sont les dispositions de
l’accord-cadre européen sur la diversité et l’inclusion que
vous avez signé avec le groupe Veolia (v. 3.
Entreprises) ? Tout d’abord, le premier
point que je souhaite souligner est qu’il s’agit d’un accord très
exhaustif qui couvre tous les aspects de la diversité, sans se
limiter à quelques facteurs de discrimination, notamment en
favorisant une approche plus inclusive et intersectionnelle sur
différents champs de discrimination : de genre, LGBTIQ+, handicap
ainsi que l’articulation entre la vie professionnelle et la vie
personnelle des salariés. Par exemple, en permettant un aménagement
des conditions de travail aux salariés, et surtout aux salariées,
ayant la charge d’une personne en situation de handicap et aux
proches aidant. L’accord veut aussi favoriser et encourager la
diversité des origines sociales et culturelles dans l’ensemble du
parcours au sein de l’entreprise, donc non seulement au niveau du
recrutement, mais aussi pour l’accès à la formation ou au
développement de la carrière. Deuxième point, cet accord ouvre des droits
aux salariés dans 17 États membres. Ainsi, en cas de violence
avérée, sur le lieu de travail notamment du fait d’un tiers – une
forme de violence qui ne cesse de progresser – ou de violence
domestique, une salariée pourra effectuer toutes les démarches
nécessaires sans perte de salaire. Dans le cadre de violence
domestique, l’objectif est de faire de l’entreprise un lieu sûr : la
salariée victime pourra aller au travail, échappant à la vigilance
de la personne à l’origine des violences, pour pouvoir librement
entamer les démarches nécessaires auprès des autorités ou des
associations de victimes, sans perte de salaire et de façon
sécurisée. Troisième point
important, même si c’est moins spectaculaire, l’accord met en place
une commission de suivi composé des négociateurs du texte qui
assurera un suivi de l’application de l’accord en lien avec les
Espaces de dialogue pays, prévus dans l’accord sur le CE européen,
afin de promouvoir des bonnes pratiques et émettre des
recommandations.
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langues européennes (allemand, anglais, espagnol, français, italien) et
réalisée par IR
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ce numéro a été préparé par Ambre
Grenier-Boley,
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Dictionnaire européen des relations sociales
Si vous souhaitez aller plus loin dans la
lecture d’IR Notes nous mettons à votre disposition des liens
vers le Dictionnaire européen des relations
sociales, publié par
Eurofound, et régulièrement mis à jour par IR Share, éditeur d’IR
Notes. Les définitions des termes sont disponibles en anglais et
facilement convertibles grâce à des outils de traduction en
ligne.
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À la Une
La
Commission veut faciliter les recours aux fonds européens en cas de
restructuration
Comme évoqué dans de récentes communications sur le Pacte pour une industrie propre,
ses déclinaisons sectorielles (automobile, acier…) et sur l’Union des compétences
(v. IR Notes
248), la Commission européenne a présenté, le 1er avril, une
proposition pour modifier le règlement
(UE) n° 2021/691 relatif au Fonds européen d’ajustement à la mondialisation en
faveur des travailleurs licenciés (FEM). Cette proposition
de règlement vise à étendre l’aide de FEM, non plus aux seuls travailleurs
licenciés, mais aussi « aux travailleurs qui risquent de perdre leur emploi de
manière imminente », afin d’acquérir les compétences nécessaires pour les aider à se
reconvertir ou à changer d’emploi (v. communiqué).
Sont ainsi considérés les travailleurs, quel que soit le type ou la durée de leur
relation de travail, « dont on s’attend à ce que le contrat ou la relation de
travail soit résilié par un licenciement à la date à laquelle l’employeur notifie
par écrit à l’autorité publique compétente le projet de licenciement collectif ».
Pour qu’un État sollicite une aide, il faut qu’au moins 200 travailleurs soient
concernés par un risque imminent de perte d’emploi. Comme actuellement, pour
bénéficier de l’aide du FEM, les entreprises devront en faire la demande auprès de
l’État membre concerné. La Commission veut aussi accélérer le traitement des
dossiers en imposant des délais de traitement aux entreprises, aux États et à la
Commission. Ce qui nécessite de faire connaître ces nouvelles règles aux
représentants des salariés des entreprises concernées et aux syndicats qui les
accompagnent. De plus, alors que le Parlement et le Conseil doivent actuellement
examiner et approuver individuellement chaque demande d’aide, ils approuveraient le
budget du FEM une fois par an, la Commission allouant ce financement aux États en
fonction de leurs demandes. Depuis 2007, le FEM est intervenu dans 182 cas, allouant
700 millions d’euros pour aider plus de 170 000 personnes dans 20 États. Le FEM est
doté d’un budget annuel de 35 millions d’euros pour la période 2021-2027 qui est
sous utilisé (v. European Globalisation Adjustment
Fund, la page
consacrée au FEM sur le site de la Commission et la liste
des aides attribuées). Par ailleurs, la Commission a également présenté une modification
du règlement sur le Fonds Social Européen Plus (FSE +) (v. European Social Fund), le
principal instrument de l’UE pour investir dans les personnes. Les nouvelles règles
permettront aux États d’investir plus facilement dans les compétences pour les
secteurs stratégiques comme l’industrie de la défense, la transition écologique et
l’automobile, ainsi que pour les régions touchées par l’agression injustifiée de la
Russie contre l’Ukraine.
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1. Union
européenne
Projets
Durabilité et devoir de vigilance :
le Conseil a adopté, le 26 mars, sa position de négociation pour
entamer un trilogue avec le Parlement européen en vue de réviser les directives sur
les rapports de durabilité (CSRD) et sur le devoir de vigilance. La présidence
polonaise a donné la priorité absolue à cette proposition. Les États membres ont
soutenu la proposition de la Commission visant à reporter : 1/ de deux ans l’entrée en
application des obligations de la directive CSRD pour les grandes entreprises qui
n’ont pas encore commencé à les mettre en œuvre, ainsi que pour les PME cotées ;
2/ d’un an le délai de
transposition et la première phase d’application (couvrant les plus grandes
entreprises) de la directive sur le devoir de vigilance. L’objectif est d’arriver à
un « accord rapide entre les colégislateurs » pour laisser ensuite du temps pour
s’accorder sur des modifications substantielles des deux directives (v. communiqué).
Deux jours avant, la Confédération européenne des syndicats (CES) et cinq de ses
fédérations (FETBB, EFFAT, IndustriAll Europe, ETF et FSESP) ont publié un
communiqué commun pour inviter les députés européens à maintenir les directives CSRD
et devoir de vigilance. Elles appellent les députés à « rejeter ce paquet désastreux
et veiller à ce que les objectifs fondamentaux » de ces textes et « les protections
qu’elles prévoient soient préservés de ce programme de déréglementation » (v. communiqué).
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Encadrement des stages : la
députée européenne Alicia Homs Ginel (S&D) a présenté, le 18 mars, en commission
emploi et affaires sociales du Parlement, son projet
de rapport sur la proposition de directive sur l’amélioration des conditions de
travail des stagiaires. Son texte, qui sera débattu une fois tous les
amendements déposés, défini le stage comme une « période d’entrée », « limitée dans
le temps », visant à procurer « des compétences pratiques et une période de travail
de niveau professionnelles grâce à une formation substantielle, en vue de faciliter
la transition de l’enseignement vers un emploi stable, ou d’accéder à une
profession, sur la base d’un contrat écrit entre le stagiaire et le fournisseur de
stages, qui est rémunéré conformément à la directive (UE) 2022/2041 (sur les
salaires minimums adéquates). De leur côté, les représentants des États membres
discuteront de cette proposition de directive, le 3 avril, sur la base d’une
nouvelle proposition de compromis soumise le 28 mars par la Présidence polonaise du
Conseil de l’UE.
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Actualité
sociale
Sommet social tripartite : les
partenaires sociaux européens ont retrouvé les représentants du Conseil et de la
Commission européenne, le 19 mars, à la veille du Conseil européen, dans le cadre du
sommet social tripartite, une enceinte de dialogue au plus haut niveau qui se réunit
deux fois par an, la veille du Conseil. Les partenaires ont délivré leurs messages
clé : réduction des charges et des prix de l’énergie, pour BusinessEurope ;
renforcer la demande intérieure grâce à des salaires plus élevés et des
investissements pour « assurer une protection immédiate contre les pertes
d’emplois », pour la Confédération européenne des syndicats. Les partenaires sociaux
ont adopté une déclaration conjointe sur le contexte géopolitique, ignoré dans le
Pacte pour le dialogue social signé le 5 mars (v. IR Notes
248), afin de demander aux institutions européennes et aux États « de
continuer à les associer pleinement, tant au niveau européen qu’au niveau national,
à toutes les délibérations pertinentes en lien avec les incertitudes géopolitiques
et les processus de transformation. » (v. communiqué
de presse).
- Restructuration
: la Commission a proposé, le 26 mars, de mobiliser
8 millions d’euros du Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM) afin
d’aider 2 400 salariés licenciés à la suite de la faillite du fabricant belge
d’autocars Van Hool (v. communiqué).
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2. États
membres
Allemagne
Devoir de vigilance : la
fédération syndicale internationale UNI Global Union, rejointe par IndustriALL
Global Union, la confédération syndicale DGB et la Fondation Friedrich Ebert ont
annoncé, le 20 mars, la création d’un Centre de compétences pour de devoir de
vigilance en matière de droits de l’homme, sous la forme d’une fondation basée aux
Pays-Bas (v. communiqué du DGB
et d’UNI
Global Union). Ce centre poursuivra trois objectifs principaux : renforcer
les capacités des syndicats, mettre en place des interventions stratégiques, et
assurer la mise en œuvre des législations sur le devoir de vigilance – notamment la
directive européenne sur le devoir de vigilance (v. IR Notes 226)
et la loi allemande sur la diligence raisonnable en matière de chaîne
d’approvisionnement. Le centre devrait être opérationnel d’ici fin 2025.
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Espagne
Conciliation travail et retraite :
ce 1er avril marque l’entrée en vigueur de la
dernière phase de la réforme des retraites (décret-loi 11/2024,
du 23 de décembre 2024), issue d’un accord entre le gouvernement, les
employeurs et les syndicats. Cette réforme introduit de nouvelles mesures concernant
l’accès à la retraite, notamment une double bonification pour ceux qui cumulent
retraite progressive et différée, ainsi que des modifications de l’accès à la
retraite partielle. 1/
Retraite progressive : jusqu’à présent, il fallait avoir cotisé au moins 36 ans et 6
mois pour en bénéficier. Maintenant cette possibilité est étendue aux carrières plus
courtes. 2/ Retraite
différée : le taux de majoration passe à 2 % tous les six mois, soit 4 % par an
(contre 2 % par an auparavant). De plus, ces augmentations peuvent désormais être
cumulées avec la retraite progressive, offrant ainsi une double compensation, alors
qu’auparavant ces dispositifs étaient incompatibles. 3/ Retraite partielle : à
partir d’aujourd’hui, il sera possible de partir trois ans avant l’âge légal de
départ (contre deux auparavant). En outre, le contrat du salarié remplaçant
(d’habitude en travail temporaire) devra être à durée indéterminée et à temps plein.
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Luxembourg
Représentation des femmes dans les instances
dirigeantes : le gouvernement a adopté, le 28 mars, un
projet de loi portant fixation d’un objectif quantitatif en matière d’équilibre
entre les femmes et les hommes parmi les administrateurs de sociétés cotées aux fins
de la transposition de la directive 2022/2381 du 23 novembre 2022. Les sociétés
cotées ayant leur siège social au Luxembourg devront ainsi veiller à ce que, au plus
tard le 30 juin 2026, les membres du sexe sous-représenté occupent au moins 33% de
tous les postes d’administrateurs, tant exécutifs que non exécutifs (v. communiqué).
Par ailleurs, le gouvernement a adopté, le 31 mars, un Plan
d’action national pour une égalité entre les femmes et les hommes qui
comporte des initiatives relatives au monde du travail (v. communiqué).
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3.
Entreprises
Comités
d’entreprise européens
Nouvel accord : la direction de
Nokia et un groupe spécial de
négociation ont signé, le 30 octobre 2024, un accord
de CE européen pour remplacer le CE européen qui fonctionnait sur les bases
des prescriptions subsidiaires de la directive. L’accord prévoit la mise en place
d’un comité restreint de 5 membres, mais sans désigner de secrétaire. Les
négociateurs ont souhaité éviter une relation privilégiée entre la direction et l’un
d’entre eux. Deux réunions annuelles sont prévues et d’autres en cas de
circonstances exceptionnelles. Pour cela, un projet doit avoir un impact
« significatif », résultant soit de licenciements collectifs, soit de modifications
substantielles affectant au moins 100 salariés dans au moins deux États membres. En
termes de moyen, le CE européen peut recourir à des experts, pris en charge par la
direction et à un coordinateur syndical (sans prise en charge). Compte tenu des
outils de traduction automatique et d’IA générative, l’accord exclut sauf exception,
la prise en charge de traduction par la direction. Le texte encadre la remise
d’informations confidentielles. « L’accord comporte encore des lacunes, explique
Linas Maknavicius, membre (CFE-CGC) du CE européen, mais le dialogue social est
plutôt bon, et nous avons pu mettre en place un groupe de travail sur le rapport de
durabilité (ESG), malgré le fait que ce ne soit pas prévu dans l’accord. Ce groupe
de travail a pu donner un retour sur la partie durabilité du rapport annuel Nokia
2024 ».
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Accords
transnationaux
Diversité et inclusion : le
groupe Veolia et la Fédération
syndicale européenne des services publics (FSESP) ont signé, le 26 mars, un accord-cadre
européen sur la diversité et l’inclusion. Ce texte contient des engagements
contraignants en matière d’égalité de traitement, de politiques anti-discrimination
et de soutien aux travailleurs confrontés à la violence domestique ou sur le lieu de
travail. Il prend la suite de la « lettre d’engagement » signée, le 16 juin 2021,
par la DRH groupe et le CE européen « sur l’accompagnement des évolutions métiers et
politique diversité et inclusion ». En cas de violence sur le lieu de travail et de
violence domestique, l’accord accorde « une autorisation d’absences rémunérées à
taux plein afin de permettre aux salariés, salariées victimes de violences et de
harcèlement au travail, qui en font la demande, de réaliser des démarches
nécessaires, notamment administratives (dépôt de plainte…) le temps nécessaire à la
réalisation de ces démarches ». Les signataires ouvrent le droit pour un salarié
« de refuser de s’installer dans un pays où ses droits seraient plus restreints ou
menacés en raison de son orientation affective et sexuelle et/ou de son appartenance
à la communauté LGBTIQ+ ». « Même si certain des droits accordés par l’accord ne
concerne qu’une seule personne ou peu de personnes dans le groupe, comme le droit à
une absence rémunérée pour violence domestique, celui de refuser une mobilité vers
un pays hostile à la communauté LGBTIQ+ ou le droit, dans la communication interne
de l’entreprise, de pouvoir utiliser son nom d’élection ou d’usage, ce sera déjà
très positif car ce sont des droits réels et ceci peut faire la différence pour ces
personnes», souligne Paola Panzeri, secrétaire générale adjointe de la Fédération
syndicale européenne des services publics (v. Une question à …). Une commission de
suivi est mise en place et aura accès à une série d’indicateurs de suivi (KPI) (v.
communiqué
de la FSESP).
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Résolution de litige : la
fédération syndicale internationale UNI Global Union a communiqué, le 28 mars, sur
la résolution d’un litige opposant un salarié de BNP Paribas Taiwan qui avait adressé
des courriels à ses collègues en vue de mettre en place un syndicat à sa direction.
La Fédération taïwanaise des unions financières (TFFU), une fédération syndicale
affiliée à UNI, a apporté son soutien au salarié tout au long du processus et a
demandé l’intervention de l’UNI Global Union par le biais de l’accord mondial. UNI
Global Union se félicite de la résolution du litige grâce à l’accord mondial (v. communiqué).
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4. Études et
rapports
Santé des travailleurs de plateformes :
saisie par la confédération syndicale CGT, l’Agence nationale de
sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a
examiné, dans un avis
publié le 26 mars, les conditions de travail des 71 000 livreurs de plateformes
indépendants en France, en grande majorité des livreurs de repas (v. aussi le rapport).
Le document analyse les effets à court, moyen et long termes du management
algorithmique utilisé par les plateformes. Outre les risques à court terme de
circulation et troubles musculosquelettiques, l’étude relève les atteintes à la
santé mentale (stress, fatigue, épuisement) liées à la pression constante des
notifications, à l’isolement et à l’absence de relations professionnelles stables. À
plus long terme, l’Anses des troubles du sommeil, des maladies métaboliques,
respiratoires ou cardio-vasculaires lié à l’activité exercée en horaires atypiques
et à l’environnement de travail (pollution urbaine, bruit, etc.). L’Anses recommande
notamment de rendre obligatoire à ces travailleurs indépendants l’application des
dispositions du Code du travail garantissant une protection de leur santé et de leur
sécurité équivalente à celle des salariés.
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Télétravail et santé mentale :
le service d’étude et de recherche du ministère du Travail en
France, a publié, le 27 mars, une étude
fondée sur une revue de littérature qui se concentre sur les risques associés au
télétravail. Cette pratique, qui concerne 26% des salariés en 2023, identifie trois
grandes catégories de risques : la distanciation des relations sociales,
l’intensification du travail et la difficile articulation des temps de vie.
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Maintien des salariés âgés au travail :
la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de
vie et de travail (Eurfound) a publié, le 31 mars, une étude
sur maintien des travailleurs âgés sur le marché du travail. Le rapport qui
analyse les politiques nationales en faveur de leur maintien dans l’emploi et les
réponses des partenaires sociaux, note que les structures d’accueil et le soutien
social sont essentiels pour les travailleurs âgés, en particulier les femmes, qui
sont nombreuses à quitter le marché du travail prématurément pour s’occuper des
membres de leur famille.
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