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IR Notes 263 – 03 décembre 2025
www.irshare.eu
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Une question à…
Pascale Rauline, Secrétaire du Comité Européen de Groupe (CEG) Axa
La direction du groupe AXA et son
CE européen ont signé une charte sur le dialogue social autour
de l’intelligence artificielle (v. Entreprise). Est-ce
l’aboutissement d’un processus mené par les représentants des
salariés ? En
fait, cela fait déjà une quinzaine d’années que le CEG d’AXA
travaille sur l’IA, depuis le recours massif à l’exploitation de la
data et le recours à la digitalisation. A partir de 2023, nous avons
commencé à travailler plus spécifiquement sur l’IA générative au
niveau du CEG, d’abord en mettant ce thème à l’ordre du jour de nos
plénières annuelles, puis à partir de 2025, en consacrant deux des
réunions mensuelles du bureau du CEG à ce thème avec pour objectif
de faire un point régulier avec la direction sur sa stratégie en la
matière, sur l’évolution du recours à ces technologies ou encore sur
la formation des salariés. Notre rôle essentiel est de faire en
sorte d’embarquer tous les salariés dans cette évolution sans
laisser personne de côté, avec une attention particulière au
maintien de l’employabilité. Nous avons souhaité cette année
formaliser cette démarche dans une charte signée avec la direction
du Groupe, qui reprend les principes fondamentaux d’une
transformation responsable de l’IA : transparence, éthique, équité,
supervision humaine, protection des données et considérations
environnementales. Avec ce texte, la direction s’engage à nourrir le
dialogue social sur l’IA tant au niveau européen qu’au sein de
chaque instance de représentation des salariés au niveau national.
Partout, nous souhaitons renforcer un dialogue social continu sur
l’IA, dans l’esprit de l’accord-cadre européen de 2020 sur la
digitalisation. Enfin, la charte souligne l’importance de la
formation pour, et j’insiste, embarquer tous les salariés, afin que
l’adoption responsable des systèmes IA devienne aussi naturel que
l’utilisation d’Internet et des Emails.
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À la Une
Vers un
épilogue dans l’affaire emblématique du CE européen de Verizon
Comme indiqué dans notre précédent numéro (v. IR Notes
262), la Haute Cour irlandaise (High Court) a rendu un arrêt
important dans l’affaire opposant Jean-Philippe Charpentier, secrétaire du CE
européen de Verizon (v. IR Notes
250), à la direction de Verizon. La High Court a cassé la décision
rendue en appel par le Tribunal du travail, qui avait donné entièrement raison à la
direction du groupe. En novembre 2021, quelques membres du CE européen, dont le
secrétaire, s’étaient portés individuellement devant la Workplace Relations
Commission (WRC), la commission compétente pour résoudre les conflits collectifs du
travail (NDLR : selon le droit irlandais, le CE européen n’a pas de personnalité
juridique et ne peut pas agir en justice). Les plaignants demandaient que la
direction prenne en charge une formation destinée aux membres de CE européens, ainsi
que des frais d’expertise juridique engagés par le CE européen. Le WRC a jugé que le
CE européen avait déjà bénéficié d’une journée de formation organisée par la
direction et donc que celle-ci n’avait pas à rembourser les frais exposés par les 4
membres pour suivre un séminaire supplémentaire – d’autant plus que la direction
leur avait opposé un refus de prise en charge au préalable. Concernant les frais
d’expertise, le WRC a distingué les sujets d’expertise qui lui semblaient
remboursables, de ceux qui ne l’étaient pas (v. décision
et IR Notes
207) et a conclu que la direction devait prendre en charge 50% des dépenses
éligibles. Cependant, en appel, le tribunal du travail a rendu, le 27 août 2024,
deux décisions, l’une confirmant que les frais de formation n’avaient pas à être
remboursés, l’autre déboutant également les représentants du personnel concernant
leur demande sur les frais d’expertise (v. IR Notes
236). En effet, le Tribunal du travail a annulé la décision du WRC,
considérant que le représentant des salariés n’avait pas intérêt à agir (décision
TID241). En dernier recours, les représentants des salariés ont ensuite
décidé de porter l’affaire devant la Haute Cour. Dans son arrêt, le premier
rendu en la matière en Irlande, la Haute Cour relève plusieurs « erreurs de droit »
commises par le Tribunal du travail. Mis à part les frais de formation, dont elle
confirme qu’ils n’avaient pas à être pris en charge par l’employeur dans la mesure
où ce dernier avait déjà délivré une formation au CE européen jugée adéquate, la
Haute Cour conteste toutes les conclusions du tribunal. Celui-ci a commis des
erreurs de droit en refusant de prendre en compte une plainte collective du CE
européen ; en rejetant la qualité de représentant du CE européen du secrétaire du
comité ; en ne se prononçant pas sur la question de savoir si les frais d’expertise
étaient nécessaires et appropriés et en ne prenant pas en compte la demande de
remboursement des frais d’avocat du secrétaire du CE européen au seul motif que son
appel a été rejeté. La Haute Cour relève notamment que « le CE européen, qui n’a pas
de personnalité juridique distincte ni de ressources financières indépendantes, ne
pouvait agir qu’avec l’aide et les conseils d’experts, y compris juridiques ». Pour
garantir l’exercice effectif des droits des membres du CE européen, « le tribunal du
travail aurait dû examiner s’il pouvait ou devait autoriser un CE européen ou un
salarié à demander à la direction centrale de rembourser tout ou partie des frais
juridiques liés à la demande, au motif que ces frais étaient nécessaires pour
satisfaire à l’exigence de l’article 17, paragraphe 1A (NDLR : de la loi de
transposition irlandaise de la directive sur les CE européens), selon laquelle un
membre du CE européen ou un représentant des salariés doit disposer des moyens
nécessaires pour exercer les droits conférés par la directive ». Au-delà du cas
de Verizon, cette affaire emblématique a fortement contribué à l’adoption de la
directive révisée sur les CE européens, qui prévoit de mettre un terme à
l’incapacité d’un CE européen à porter une affaire en justice, notamment en Irlande,
où toute contestation doit être portée par des individus, sur leurs deniers
personnels, ce qui représente un obstacle pratique à toute contestation des
décisions des directions (v. aussi IR Notes
204).
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1. Union
européenne
Projet
Intelligence artificielle : La
Commission européenne a présenté, le 19 novembre, un nouveau « paquet omnibus »
visant à simplifier plusieurs législations relatives au numérique, dont le règlement
sur l’intelligence artificielle – « IA Act » (v. communiqué).
Sa proposition
de règlement modificatif de l’IA Act vise notamment à retarder l’entrée en
vigueur des règles relatives aux systèmes d’IA à haut risque, le temps pour la
Commission de préparer des outils et lignes directrices pour aider les fournisseurs
à se mettre en conformité. En matière d’emploi, les systèmes concernés sont ceux
destinés à être utilisés pour le recrutement ou la sélection ; pour prendre des
décisions concernant les conditions des relations de travail, la promotion ou la
rupture des relations de travail ; pour attribuer des tâches sur la base du
comportement individuel ou de traits ou caractéristiques personnels, ou pour
surveiller et évaluer les performances et le comportement des travailleurs. Les
fournisseurs auront jusqu’à la fin décembre 2027 (au lieu de août 2026) pour
démontrer que leurs systèmes ne portent pas atteinte aux droits fondamentaux des
candidats et des travailleurs ainsi qu’ils demeurent systématiquement supervisés par
un humain.
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Actualité
sociale
Semestre européen : La
Commission européenne a adopté, le 25 novembre, le paquet d’automne du Semestre
européen 2026, avec une communication
qui définit des priorités en matière de politique économique et de politique de
l’emploi (v. communiqué).
En complément, et pour la première fois, la Commission a proposé une recommandation
du Conseil sur le capital humain qui appelle les Vingt-Sept à donner une
priorité à l’éducation et aux compétences nécessaires dans les secteurs stratégiques
de l’économie de l’UE (transition propre, économie circulaire, décarbonation
industrielle, industrie de la défense et spatiale…) et à un renforcement des
programmes dans les domaines des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des
mathématiques (STIM). Les États doivent aussi « inverser la tendance négative en ce
qui concerne les compétences de base ». Par ailleurs, le projet de
rapport conjoint de l’emploi s’inquiète d’une « croissance lente » de la
productivité de la main-d’œuvre et des « pénuries considérables de main-d’œuvre et
de compétences ». Son annexe
comprend la
première phase d’analyse par pays du cadre de convergence sociale, fondée sur le
tableau de bord social. Plusieurs éléments du paquet d’automne soulignent
« l’importance du dialogue social », précise la Commission (v. communiqué).
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Restructuration : La Commission
européenne a lancé, le 27 novembre, un projet pilote de garantie des compétences,
doté d’un budget de 14,5 millions d’euros, qui se concentrera sur les travailleurs
de l’industrie automobile et de sa chaîne d’approvisionnement, exposés au risque de
chômage (v. communiqué).
À cette fin, elle a publié un appel
à propositions (date limite : 29 janvier 2026) pour financer des dispositifs
visant à accélérer et améliorer la transition de ces travailleurs vers des emplois
dans des entreprises de secteurs stratégiques en croissance ou émergents, en
proposant des programmes ciblés de perfectionnement et de reconversion.
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Omnibus « social » : A force de
voir la Commission européenne proposer des directives « omnibus » pour simplifier
des pans entiers de la législation européenne, l’idée d’une directive « omnibus »
spécifique à la législation sociale européenne fait son chemin au sein du patronat
européen. Ainsi, l’organisation patronale européenne des industries chimiques (ECEG)
a présenté un tableau
proposant des simplifications en la matière. Cette campagne menée par l’ECEG
« visant à faire reculer la législation axée sur les travailleurs (…) est
opportuniste et détourne l’attention des questions existentielles auxquelles le
secteur doit faire face de toute urgence », dénonce IndustriAll Europe (v. communiqué). Une mise
en garde qui n’a pas empêché quatre autres organisations sectorielles d’employeurs
(Ceemet, EFB, Hotrec, WEC Europe) de lancer, le 1er décembre, un appel
à la simplification et à la mise en œuvre de l’acquis social.
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Syndicalisme
Restructuration : La fédération
européenne des travailleurs du transport a publié, le 12 novembre, de nouvelles
lignes directrices pour soutenir les syndicats et les représentants des
salariés lors des restructurations transnationales d’entreprises. Les CE européens
et les réseaux syndicaux au sein d’une entreprise transnationale sont présentés
comme « des outils essentiels pour détecter les signes avant-coureurs, partager des
informations et coordonner les stratégies syndicales au niveau européen » (v. communiqué).
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Avenir de l’industrie : La
fédération syndicale européenne IndustriAll Europe a publié un rapport,
élaboré par le cabinet Syndex, sur les risques de désindustrialisation dans l’UE.
Selon les auteurs, sur les 18 secteurs industriels analysés, seuls ceux de
l’aéronautique et de la défense ne semblent pas menacés à court terme. « Tous les
autres secteurs sont confrontés à une concurrence acharnée de la part des États-Unis
et de la Chine, souligne le rapport. Le document comporte des recommandations aux
décideurs, pour éviter une désindustrialisation de l’Europe et appuie des
revendications syndicales comme la mise en place d’un mécanisme, inspiré du
programme SURE, « pour prévenir les pertes d’emplois industriels irréversibles » (v.
communiqué).
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2. États
membres
Allemagne
Règlement déforestation : Le
syndicat IG Metall et l’organisation patronale HDH ont sollicité l’intervention du
chancelier fédéral ainsi que de l’UE pour réduire la bureaucratie liée au règlement
européen sur la déforestation (v. communiqué).
Les signataires alertent sur les risques de perte de production, d’emplois, et de
hausse des coûts sur les consommateurs. En effet, la nouvelle réglementation impose
une déclaration de l’origine du bois, mais elle présente à ce jour des difficultés
de mise en œuvre, notamment pour les PME, selon eux.
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Chypre
Indexation des salaires : Le
gouvernement a conclu, le 13 novembre, un accord
visant à rétablir progressivement le mécanisme d’ajustement automatique des salaires
à l’inflation (Cost-of-Living Allowance – CoLA / Automatic Tariff Adjustment – ATA).
Cet accord, issu de longues négociations entre organisations de travailleurs et
d’employeurs, prévoit le relèvement de l’indexation à 80% de l’augmentation de
l’indice des prix à la consommation (hors taxes à la consommation) en janvier 2026,
90 % au 1er juillet 2026, puis à 100 % au 1er janvier 2027.
Les partenaires sociaux se disent satisfaits du résultat final, comme cela apparaît
dans la circulaire de l’OEB — la fédération chypriote des employeurs et industriels
OEB (v. communiqué).
L’indexation s’appliquera aussi tous les deux ans au salaire minimum légal.
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Croatie
IA et emploi : La Fondation
Friedrich Ebert a mené une étude
sur l’utilisation et la perception des syndicalistes sur l’intelligence artificielle
(IA) pour l’Union des syndicats de Slovénie (v. communiqué).
Celle-ci montre que les membres du syndicat sont conscients des enjeux, mais reste
peu préparés à leur utilisation. 49,7% des participants n’utilisent que très peu
l’IA, et ceux qui l’utilisent le font surtout pour des tâches administratives. Le
besoin de pédagogie est donc important dans les syndicats sur ce sujet pour
permettre une position stratégique et une position proactive.
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Grèce
Négociation collective : La
ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Niki Kerameus, a signé un accord, le
26 novembre, avec les représentants des principales organisations d’employeurs et de
salariés du pays. Cet accord historique vise à renforcer les conventions collectives
de travail et à élargir le nombre de travailleurs couverts par ces dernières. Imposé
par la directive européenne sur les salaires minimaux adéquats, le plan d’action
pour mettre en œuvre cet accord sera publié en décembre, et devrait être complété
par une législation au début 2026. Lors d’une visite à Bruxelles, le 1er
décembre, la ministre grecque a vu l’accord salué par Roxana Mînzatu, vice-président
exécutive de la Commission européenne chargée des droits sociaux (v. photo), pour
qui cet accord est une source d’inspiration pour les autres pays de l’UE en matière
de dialogue social.
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Pologne
Nouvel outil pour les contrats :
L’Inspection nationale du travail a établi avec les partenaires
sociaux une liste de contrôle pour aider les entreprises à mieux choisir le bon type
de contrat lors de l’embauche (v. communiqué).
Les acteurs veulent aussi renforcer les connaissances des travailleurs en matière de
droit du travail, ce qui permet d’éviter des abus. Cependant, les organisations
patronales ont critiqué ces mesures, de crainte qu’elles réduisent l’optimisation
des coûts (v. communiqué).
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3.
Entreprises
Comités
d’entreprise européens
Intelligence artificielle :
Thomas Buberl, directeur général d’AXA et président du Comité
européen du groupe (CEG) AXA, et Pascale Rauline, secrétaire du CEG, ont signé
conjointement, le 27 novembre, une charte sur la
conduite du dialogue social européen dans le cadre du développement de
l’intelligence artificielle au sein du groupe. Cette charte formalise les
engagements pris par le groupe avec le CEG sur le dialogue social itératif et la
formation des salariés à une utilisation sûre, éthique et durable de l’IA.
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Télétravail : Le groupe bancaire
BNP Paribas et son CE européen
ont révisé, le 1er juillet, leur Charte
européenne sur le télétravail, remplaçant le texte
adopté en novembre 2021. La nouvelle charte complète les dispositions sur le
télétravail de l’accord
sur les droits fondamentaux et le socle social mondial de novembre 2024, et
fait apparaître des « engagements pris spécifiquement au niveau européen ». Elle
prévoit un suivi spécifique de la pratique du télétravail avec la mise en place d’un
comité de suivi, formé des six membres du bureau du CE européen, des représentants
des fédérations syndicales européennes UNI Europe et FECEC, et de la direction. La
charte maintient le principe d’une pratique du télétravail « pouvant aller jusqu’à
50% du temps de travail » (avec des possibilités de dérogations) et d’une présence
régulière sur site, en principe sous « la forme d’une journée minimale de présence
hebdomadaire ». Par ailleurs, le texte limite la suspension partielle ou totale du
télétravail à une durée de six mois, qu’elle soit à l’initiative de la direction ou
du salarié, et organise à l’issue de cette période un entretien entre le manager et
le salarié sur l’organisation de l’activité.
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Journée d’action : Le CE
européen du groupe textile espagnol Inditex a lancé une journée
d’action à travers l’Europe, avec le soutien des organisations syndicales
représentées en son sein, pour revendiquer un meilleur partage de la valeur ajoutée
au sein du groupe. Comme il est impossible, compte tenu des législations nationales,
de mener des actions de grève simultanées à travers l’UE, le syndicat espagnol CC.OO
a coordonné, le 28 novembre, des manifestations devant des magasins Zara dans sept
pays européens, en bénéficiant d’une bonne couverture médiatique. « Après avoir
épuisé toutes les autres voies possibles (lettre à la direction, déclaration à
chaque réunion du CE européen), les syndicats ont décidé d’organiser ces
manifestations en dernier recours », souligne la fédération syndicale européenne UNI
Europa (v. communiqué).
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Comité de
société européenne
Lutte contre le changement climatique :
Lors de la réunion plénière du 20 novembre du comité de la
société européenne du groupe Clariane, le comité et la
direction ont signé une charte
pour accélérer la réduction des émissions carbone du groupe Clariane, fruit
des travaux menés au sein d’un groupe de travail permanent du comité, qui est dédié
à la RSE. Le document propose des recommandations à tous les acteurs de l’entreprise
(direction, salariés et leurs représentants) autour de trois axes : 1/ Informer, sensibiliser et
former les salariés ; 2/
développer la mise en place de pratiques pour réduire l’empreinte carbone ; 3/ analyser les impacts du
changement climatique et agir pour la protection des salariés et des résidents /
patients. Par exemple, les instances de dialogue social suivront les indicateurs
qualitatifs et quantitatifs d’empreinte carbone, notamment au sein du groupe de
travail RSE du comité. Les représentants du personnel s’engagent à soutenir les
initiatives de sobriété énergétique et de solutions vertes notamment lors des
réunions de dialogue social : visioconférence, lieux accessibles en transports en
commun, utilisation de transports durables collectifs, recours à la restauration
locale responsable, réduction des déchets plastiques… Les représentants des salariés
devront aussi analyser la cartographie de l’exposition et de la vulnérabilité des
établissements aux risques climatiques au niveau européen et national, et élaborer
des plans d’action associés.
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Syndicalisme
Réseau syndical : Des
représentants syndicaux d’Allemagne, d’Espagne, de Finlande et de France du groupe
papetier finlandais UPM se
sont réunis le 17 novembre, « pour harmoniser leurs stratégies, renforcer la
solidarité transfrontalière et contrer la détérioration du dialogue social de
l’UPM », selon IndustriAll Europe (v. communiqué).
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