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IR Notes 12 – 18 juin 2014
www.irshare.eu
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À nos lecteurs
IR Notes va fêter
ses six mois ! IR Notes est lue par plus de 200 lecteurs dans une
quinzaine de pays de l’Union européenne. IR Notes est un service unique
en Europe, par sa fiabilité, son indépendance et son réseau d’experts
européens. Nous invitons nos lecteurs, ceux des comités d’entreprise
européens d’Axa, de Total ou de Verizon, ceux des fédérations
syndicales FGA-CFDT ou IG Metall, ceux des centres de
recherche comme Eurofound ou la
Hans-Böckler-Stiftung ou encore de
l’organisation patronale allemande BDA
et tous les autres à s’impliquer
dans ce projet et à faire connaître IR Notes. Votre soutien pour
accroître le nombre d’abonnés est bienvenu !
Bien à vous
Frédéric Turlan Directeur
d’IR Share
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Interview
Muriel Morin, Directrice des ressources humaines adjointe chez GDF
Suez
Pourquoi avoir signé un accord
mondial sur la santé et la sécurité au travail (v. IR Notes 10) alors que votre groupe avait déjà pris
l’engagement unilatéral, en 2010, d’appliquer dans l’ensemble du
groupe à travers le monde l’accord conclu sur ce thème au niveau
européen ? L’année où nous avons signé l’accord
européen, nous avons aussi conclu un accord mondial sur les droits
fondamentaux, le dialogue social et le développement
durable qui prévoyait
la possibilité d’élaborer des principes ou des politiques sur un
certain nombre de thèmes, sous forme d’accord ou non. Nous avons
donc eu des échanges réguliers avec les fédérations syndicales
internationales et le thème qui a avancé le plus est celui de la
santé et de la sécurité au travail. Nous avons donc décidé ensemble
de conclure un accord qui va plus loin que le contenu de l’accord
européen signé sur ce sujet.
Quel
est l’apport de l’accord mondial par rapport à l’accord
européen ? Une des différences majeures
est que l’accord européen n’a pas abordé les activités sous-traitées
alors que l’accord mondial apporte une avancée significative en
prévoyant une évaluation des risques chez les sous-traitants et en
affirmant notre engagement à réduire les accidents du travail chez
nos partenaires. De plus, le vocabulaire employé est beaucoup plus
fort dans l’accord mondial où l’on évoque l’objectif d’
« éradiquer » les accidents mortels et non pas seulement, comme dans
l’accord européen, de « tendre vers le zéro accident mortel ».
Enfin, je peux citer aussi l’engagement qui vise à protéger les
salariés de toutes les substances toxiques qui n’apparaît pas dans
l’accord européen. L’accord mondial est donc dans la continuité de
l’accord européen, mais il va un cran plus loin.
Comment l’accord mondial va-t-il
s’articuler avec l’accord européen ? Nous n’allons pas réécrire l’accord
européen, mais l’ensemble des dispositions de l’accord mondial
s’appliquera bien sûr aux pays couverts par l’accord européen. Le
suivi des accords se fera au niveau des deux comités de suivi
instaurés par chacun des deux accords. De plus, des représentants du
comité d’entreprise européen participent aussi au comité de suivi de
l’accord mondial. Le suivi au niveau européen intégrera les nouveaux
paramètres de l’accord mondial et ce dernier disposera d’une
synthèse de la situation en Europe.
Quels sont les autres thèmes qui
font l’objet d’un dialogue social international
? Nous avons
évoqué les questions de la formation professionnelle ou encore de la
couverture minimale en matière de protection sociale, mais nous
n’avons pas encore abouti à un texte sur lequel toutes les parties
sont d’accord. Nous pourrions aussi nous intéresser à la qualité de
vie au travail ou au bien-être au travail. C’est un sujet sur lequel
nous travaillons au niveau européen en vue d’aboutir à un accord
cette année. Cela pourrait être repris au niveau mondial. Cependant,
il est difficile d’être aussi précis à ce niveau et nous devons
aussi prendre en compte des réalités régionales différentes. Nous
pouvons imaginer des grands principes s’appliquant partout et des
dispositions spécifiques par grandes régions du monde.
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Agenda
20
juin
Bruxelles Conseil «Emploi et Affaires
sociales ».
1er
juillet Bruxelles La
Commission européenne présente une communication sur le développement
des « emplois verts » (Communication on a Green Employment Initiative:
tapping into the job creation potential of the green economy).
1er au 3
juillet
Strasbourg
Plénière du nouveau Parlement européen.
4
juillet
Paris Formation
« jurisprudence
et veille sociale européenne », avec Jean-Philippe Lhernould,
professeur à l’université de Nantes, organisée par IR Share en
partenariat avec le cabinet Fromont Briens.
Tél. : + 33 (0)
6 81 41 53 95.
7 au 10 juillet
Bruxelles
Réunions des commissions du Parlement européen.
10 au 16
août
Sofia 43e Congrès
de la Fédération internationale des travailleurs du transport (ITF)
10 au 12
septembre Dublin Conférence
sur les relations sociales en Europe 2014 (Industrial Relations in
Europe Conference – IREC) organisé conjointement avec le Research
Network on Work, Employment and Industrial Relations (RN nr. 17)
de l’ association européenne de sociologie (European Sociological
Association – ESA).
1er au 3
octobre
Bordeaux
9e Congrès du Réseau international de recherche sur
les organisations et le développement durable (RIODD) organisé par le
Centre de droit comparé du travail et de la sécurité sociale (COMPRASEC)
de l’Université de Bordeaux, sur le thème « Environnement
et travail : quelles relations ? ».
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Nominations
- Marc
Ferron (FCE-CFDT) a été réélu au poste
du secrétaire du comité d’entreprise européen du groupe énergétique
français EDF (158500 salariés) à la quasi-unanimité des syndicats
européens affiliés à IndustriAll avec le soutien des organisations
syndicales françaises CFDT, CFE-CGC et CFTC.
- Philippe
Martinez a été réélu secrétaire général de
la Fédération CGT de la métallurgie lors du congrès de la
fédération, le 4 juin.
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IR Notes
est une lettre diffusée tous les 15
jours, disponible en plusieurs langues européennes et réalisée par
IR Share et
son réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le
droit du travail, les relations sociales et la politique de
l’emploi. Elle est en vente sur abonnement pour un montant de 15
euros HT par mois sur le site IR Share. IR Share est une
entreprise à capitaux privés, indépendante et apolitique, dont
l’objectif est d’informer et d’aider l’ensemble des acteurs du
dialogue social en Europe et au-delà. Elle est le correspondant de
la Fondation de Dublin, pour la France et le Luxembourg, depuis
2009, et pour la Bulgarie depuis 2014.
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À la Une
La
Commission européenne donne ses orientations en matière de santé et de sécurité au
travail
La Commission européenne a publié, le 6 juin, une communication sur un «nouveau
cadre stratégique en matière de santé et de sécurité au travail pour la période
2014-2020». Ce document qui succède, avec retard, au précédent cadre
stratégique 2007-2012, ne comporte aucune annonce de projet législatif. Ce sera le
rôle de la prochaine Commission de tirer les conclusions, en 2016, de l’examen en
cours de l’ensemble de la législation européenne en la matière. La Commission
examine « les possibilités de simplification et/ou de réduction des contraintes
administratives inutiles » et encourage les États à réviser leurs propres
législations mises en œuvre dans le cadre de la transposition des directives. Elle
entend aussi « évaluer la situation des microentreprises dans les secteurs à faible
risque et examiner la manière de simplifier la pratique de l’estimation des risques,
y compris la documentation y afférant ». D’ici 2016 la Commission privilégiera les
instruments non législatifs « pour faire évoluer les choses ». Le cadre stratégique
détaille les trois principaux défis à relever, selon la Commission : 1° faire en
sorte que les règles existantes en matière de santé et de sécurité soient mieux
appliquées, notamment au sein des microentreprises et des petites entreprises, 2°
améliorer la prévention des maladies liées au travail en s’attaquant aux risques
nouveaux et émergents, sans pour autant négliger les risques existants ; 3° tenir
compte du vieillissement de la main-d’œuvre européenne. La Confédération européenne
des syndicats (CES) a fait part de sa déception et juge cette stratégie « faible et
sans substance » (v. communiqué de
la CES, en anglais).
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1. Union
européenne
Projets
- Révision du règlement
« insolvabilité » : le Conseil européen est parvenu à un
compromis sur la révision du règlement 1346/2000 relatif aux procédures
d’insolvabilité. La Commission européenne avait adopté une proposition
de révision en décembre 2012. Le compromis
sera transmis au Parlement pour une première lecture. Il intègre un nouveau
principe visant à donner compétence à l’État membre dans lequel une procédure
secondaire aurait été ouverte pour traiter les questions spécifiques de la
résiliation ou de la modification des contrats de travail. Cette règle s’ajoute
à celle de l’actuel règlement qui prévoit que les effets de la procédure sur un
contrat de travail et sur le rapport de travail sont régis exclusivement par la
loi de l’État membre applicable au contrat de travail.
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Actualité
sociale
- Travail non déclaré :
l’avis d’initiative du Comité économique et social européen sur le thème «Une
stratégie de lutte contre l’économie souterraine et le travail non
déclaré», adopté le 21 janvier 2014, est paru au Journal officiel.
- Réunion sur les comités d’entreprise
européens de la grande distribution : la fédération
syndicale européenne UNI Europa Commerce a réuni, les 4 et 5 juin, des
représentants syndicaux de plusieurs groupes comme Auchan, Carrefour, H&M,
Metro et Tesco. L’objectif était de faire un point sur le fonctionnement des
différents comités, d’échanger sur des difficultés pratiques dans l’exercice du
mandat de membre de comité d’entreprise européen et d’aboutir à des propositions
d’amélioration de leur fonctionnement (v. le communiqué
d’UNI Europa Commerce).
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Jurisprudence
Les congés payés doivent être payés même en cas
de décès : la Cour de justice a rendu un arrêt concernant
l’attribution des congés payés à la veuve d’un salarié décédé qui avait accumulé à
son décès un droit à 140 jours de congés payés non pris en raison de sa maladie (CJUE
12 juin 2014, aff. C-118/13, Gülay Bollacke). Il s’agissait de savoir si le
congé payé annuel prévu par la directive 2003/88 s’éteint à la mort du travailleur,
c’est-à-dire non seulement le droit d’être dispensé de travail (qui ne peut
désormais plus être réalisé), mais également le droit au paiement du congé. L’arrêt
rappel que le « droit au congé annuel ne constitue que l’un des deux volets d’un
principe essentiel du droit social de l’Union et que ce dernier comporte également
le droit à l’obtention d’un paiement ». La Cour de justice estime que le « bénéfice
d’une compensation pécuniaire dans le cas où la relation de travail a pris fin par
l’effet du décès du travailleur s’avère indispensable pour assurer l’effet utile du
droit au congé annuel payé ». Pour la Cour, « la directive ne saurait être
interprétée en ce sens que le décès du travailleur mettant fin à la relation de
travail dispense l’employeur du travailleur défunt du paiement de l’indemnité
financière à laquelle ce dernier aurait normalement eu droit au titre de congés
annuels payés non pris ». L’indemnité de congé payé doit donc être versée à la
veuve, au moins pour la part représentant les quatre semaines de congé prévues par
la directive, un doute étant permis pour les congés pouvant être accordés au-delà
des quatre semaines par la loi ou par des dispositions conventionnelles.
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2. États
membres
Allemagne
- Entrée en vigueur de la convention
collective de la construction: l’accord salarial conclu
par les partenaires sociaux de la construction en mai dernier est entré en
vigueur le 5 juin pour vingt-quatre mois (v. communiqué
IG Bau, en allemand). L’accord prévoit, pour les 732 000 salariés de la
branche, une augmentation de 3,1 % dans les régions de l’Ouest au 1er juin puis
de 2,6 % à partir du 1er juin 2015. Pour rattraper les différences de niveaux de
salaire entre les régions de l’Ouest et de l’Est, ces dernières bénéficieront
d’une revalorisation supplémentaire de 0,7 point.
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Autriche
- Conventions collectives :
la confédération syndicale ÖGB et le ministère du Travail ont créé un site
Internet qui donne des informations (en allemand) sur toutes les conventions
collectives en vigueur. Le site propose une synthèse d’une sélection de
conventions collectives ou encore des nouvelles sur les négociations en cours
(http://www.kollektivvertrag.at).
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Royaume-Uni
- Légère baisse du nombre de syndiqués en
2013 : selon un rapport,
publié le 28 mai, par le Département du commerce, de l’innovation et des
compétences (Department for Business, Innovation & Skills) sur les effectifs
syndicaux, environ 6,5 millions de salariés adhéraient à une organisation
syndicale en 2013, comme en 2012, même si une légère diminution de 6 000
syndiqués a été enregistrée. En 2013, le taux de syndicalisation était de
25,6 %. Dans le secteur privé, les syndicats ont vu leurs effectifs augmenter,
pour la troisième année consécutive, de 61 000 en 2013 et dépassent les
2,6 millions d’adhérents. Le taux de syndicalisation est resté stable en 2013 à
14,4%. Dans le secteur public, le taux de syndicalisation a diminué de 56,3 % en
2012 à 55,4 % en 2013.
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3.
Entreprises
Comités
d’entreprise européens
- Airbus Group : le
processus d’information et de consultation au niveau du comité d’entreprise
européen d’Airbus Group sur la restructuration du groupe aéronautique s’est
achevé. Cette restructuration vise à créer, au 1er juillet 2014, Airbus Defence
& Space, par la réunion des filiales Astrium et Cassidian, à réorganiser les
fonctions centrales d’Airbus Group et à procéder à des fermetures de sites ou
des transferts d’activités. Cette réorganisation devrait conduire à la
suppression de 5 800 postes. Les négociations menées au sein du comité
d’entreprise européen ont amené la direction à prendre plusieurs engagements
dont le principale est l’absence de licenciements contraints jusqu’au
1er janvier 2017. Cependant, en cas d’une baisse des charges plus importante que
celle prévue dans le plan de réorganisation, la direction ne s’interdit pas de
décider des licenciements après recours aux mécanismes de chômage partiel, si le
reclassement des salariés en sureffectif au sein de groupe ne parvient pas à
maintenir les emplois. Un suivi au moins trimestriel est prévu avec les
représentants des salariés au niveau national et à chaque réunion du comité
d’entreprise européen de la division Airbus Defence & Space et de celui
d’Airbus Group. Un bilan sera réalisé en novembre 2016. En Allemagne, ces
engagements ont été intégrés dans un accord conclu avec le comité de groupe. Ce
dernier estime que ce succès a été rendu possible par la coopération de toutes
les instances représentatives du personnel des sites en Allemagne ainsi que par
la position unanime du comité d’entreprise européen.
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Société
européenne
- Schneider Electric : un accord
relatif à l’information, la consultation et la participation des salariés au
sein de Schneider Electric en Europe a été signé, le 10 juin, par la
direction et l’ensemble des membres du groupe spécial de négociation à
l’occasion de la transformation du groupe en société européenne (SE). Le texte
améliore sur quelques points le précédent accord sur le comité d’entreprise
européen. Il précise notamment que le comité d’entreprise de la SE est compétent
sur des projets susceptibles d’avoir un impact sur au moins 150 emplois dans au
moins un pays, comme dans l’accord précédent, « ou 10% de l’effectif total » de
ce pays, précise le nouveau texte afin de prendre en compte les pays à faibles
effectifs. Un budget de 30000 euros est aussi accordé au fonctionnement du
comité. Il contient aussi une clause rare dans ce type d’accord sur la
valorisation de « l’expérience acquise au travers de l’exercice du mandat de
membre du comité européen », celle-ci pouvant être valorisé « dans le parcours
professionnel du membre ». Par ailleurs, les signataires introduisent un
mécanisme de participation des salariés, non pas au niveau de la SE mais au
niveau de Schneider Electric Industries SAS, avec la participation de cinq
membres du comité restreint du comité d’entreprise de la SE et de son
secrétaire, au conseil d’administration de la société ; avec voix consultatives.
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Accord
d’entreprise
- Ford : la direction de
Ford en Allemagne et les représentants du personnel sont parvenus à un accord,
après une négociation de plus de 18 mois, afin d’allouer la production de la
prochaine Ford Fiesta à l’usine de Cologne plutôt que d’externaliser la
production en Roumanie ou dans un autre pays à bas coûts salariaux (v. communiqué
IG Metall, en allemand). L’accord prévoit des sacrifices du côté des
salariés (passage d’une organisation en trois équipes à deux équipes ; plus de
flexibilité en matière de temps de travail hebdomadaire et journalier, avec la
possibilité de faire travailler les équipes 30 minutes de plus ou de moins selon
la demande ; suppression d’une prime après 25 ans d’ancienneté) en contrepartie
d’une garantie de maintien de l’emploi des 24000 salariés allemands jusqu’en
2021. La direction estime qu’elle économisera 295 millions d’euros sur cinq ans.
Le président du conseil central d’entreprise, Martin Hennig précise que le
départ de cette production aurait signifié la mort du site de Cologne et la mise
en danger d’environ 10000 emplois chez Ford et ses sous-traitants.
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Syndicalisme
- Qatar Airways : la
Fédération internationale des travailleurs du transport (ITF) et la
Confédération syndicale internationale (CSI) ont soumis, le 5 juin dernier, à
l’Organisation internationale du travail (OIT) une plainte contre le Qatar, ce
pays ayant laissé sa compagnie aérienne nationale Qatar Airways de restreindre
les droits des femmes et de pratiquer une discrimination au travail (v. communiqué
ITF).
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4. Études et
rapports
- Créations d’emplois en progression en
Europe : le nombre de personnes ayant un emploi a
augmenté de 0,1% dans la zone euro et de 0,2% dans l’UE au premier trimestre
2014 par rapport au trimestre précédent, selon les estimations
publiées par Eurostat. Au quatrième trimestre 2013, l’emploi avait également
progressé de 0,1% dans la zone euro et de 0,2% dans l’UE. Par rapport au même
trimestre de l’année précédente, l’emploi a augmenté de 0,2% dans la zone euro
et de 0,7% dans l’UE au premier trimestre 2014 (après respectivement -0,4% et
0,0% au quatrième trimestre 2013).
- Progression du pouvoir d’achat des
salariés européens : le rapport
annuel de la Fondation pour l’amélioration des conditions de vie et de
travail (Eurofound) sur les rémunérations, souligne, pour la première fois
depuis 2011, une hausse du pouvoir d’achat des salariés européens. Selon
Eurofound, les taux nominaux de revalorisation des salaires sont faibles, mais
ils sont supérieurs à ceux de l’inflation dans de nombreux pays européens, d’où
un gain de pouvoir d’achat.
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Le mot de la
quinzaine
Les congés
payés
La Cour de justice de l’Union européenne a rappelé dans son arrêt du 12 juin dernier
que les congés payés constitue un « principe essentiel du droit social de l’Union ».
Ce principe recouvre le droit à au moins quatre semaines de congés payés accordés à
tous les travailleurs européens, par l’article 7 de la directive 2003/88 du 4
novembre 2003. Ce texte précise aussi que cette durée minimale de congé payé ne peut
être remplacé par une quelconque indemnité financière, sauf en cas de cessation de
la relation de travail, où les congés payés acquis au moment du départ du salariés
lui seront versées sous la forme d’une indemnité. Cette dernière règle est appréciée
strictement par la Cour de justice, car le recours à l’indemnité doit resté une
exception. En effet la base juridique de cette directive est la préservation de la
santé et de la sécurité au travail, ce qui a conduit la Cour à une importante
jurisprudence en la matière afin que les travailleurs prennent réellement ces quatre
semaines de congés. Plus de détails dans le Dictionnaire
européen des relations sociales (en anglais).
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