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IR Notes 15 – 10 septembre 2014
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Qui est IR Share? IR Share est une agence de partage d’informations, de documentations et de compétences pour les managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR Share opère via des publications en ligne, des groupes de travail, des formations consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe : ce numéro a été préparé par Francisco Gomez Abelleira, Raluca Dimitriu, Märt Masso et Frédéric Turlan. Retrouver l’ensemble de l’équipe de IR Share sur le site.
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À nos lecteurs Toute l’équipe d’IR Share est heureuse de vous retrouver après la pause estivale ! IR Notes poursuit son chemin avec de nouveaux abonnés en Allemagne (IG BCE) et au sein de deux nouveaux comités d’entreprise européens de multinationale, Rio Tinto et Sanofi. Nous vous souhaitons une bonne lecture et restons à votre disposition pour toute demande d’information, de précision, suggestion…
Frédéric Turlan
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Interview Beatriz Otaegui Jauregui Sociologue, chercheuse à la Fondacion de 1 Mayo
Quel est votre point de vue sur l’état des relations sociales en Espagne ? Elles sont très difficiles. La réforme du marché du travail de 2012 a eu un impact très important sur les relations sociales en affaiblissant le rôle des accords collectifs et en renforçant la position des employeurs. Ces derniers ont beaucoup plus de facilité pour réguler la relation de travail par des décisions unilatérales. Le dialogue social dans les entreprises est très difficile compte tenu de la gravité et de la profondeur de la crise économique avec un chômage de masse qui frappe encore près de 6 millions de personnes.
La réforme du marché du travail a-t-elle permis d’améliorer la compétitivité et l’emploi ? Pour l’instant les effets ne sont pas visibles. La plupart des indicateurs économiques sont négatifs et la réforme, en terme d’emplois, a plutôt amené à des destructions d’emplois, du fait notamment de la réduction du coût des licenciements économiques.
Que faut-il attendre du gouvernement et des partenaires sociaux lors des prochains mois ? En juillet dernier, les partenaires sociaux et le gouvernement ont adopté une déclaration en faveur d’un nouveau plan en matière d’emploi et de formation. Ils doivent se retrouver cette semaine pour approfondir les discussions et réfléchir à des mesures concrètes.
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Agenda 10 au 12 septembre Dublin Conférence sur les relations sociales en Europe 2014 (Industrial Relations in Europe Conference – IREC) organisé conjointement avec le Research Network on Work, Employment and Industrial Relations (RN nr. 17) de l’association européenne de sociologie (European Sociological Association – ESA). Le thème est : «The future of the european social model – new perspectives for industrial relations, social and employment policy in Europe?».
15 au 18 septembre Strasbourg Session plénière du parlement européen.
18 et 19 septembre Bruxelles Conférence organisée par la DG emploi, Affaires sociales et inclusion de la Commission européenne sur l’économie du travail après la crise afin de déterminer les leçons théoriques qui émergent des politiques menées en matière d’emploi.
24 au 26 septembre Bruxelles Conférence organisée par la Confédération européenne des syndicats et l’institut syndical européen intitulée «L’Europe à la croisée des chemins. Quelle voie pour des emplois de qualité et la prospérité ?» (EN). Renseignements : www.etui.org.
De 1er au 3 octobre Bordeaux 9e Congrès du réseau international de recherche sur les organisations et le développement durable organisé par le Centre de droit comparé du travail et de la sécurité sociale de l’université de Bordeaux, sur le thème «environnement et travail : quelles relations ?».
7 octobre Paris Conférence sur le dialogue social européen sectoriel organisée par RDS et Europe et Société.
20 et 21 novembre Vienne 4e Congrès de la Fédération européenne des syndicats de l’alimentation, de l’agriculture et du tourisme (Effat).
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IR Notes est une lettre diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues européennes et réalisée par IR Share et son réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le droit du travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle est en vente sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par mois sur le site IR Share. IR Share est une entreprise à capitaux privés, indépendante et apolitique, dont l’objectif est d’informer et d’aider l’ensemble des acteurs du dialogue social en Europe et au-delà. Elle est le correspondant de la Fondation de Dublin, pour la France et le Luxembourg, depuis 2009, et pour la Bulgarie depuis 2014. |
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À la Une
Les chantiers de la nouvelle Commission européenne
Alors que la Commission européenne commence à prendre forme avec la nomination des 28 commissaires européens, le travail ne commencera réellement qu’à partir de novembre, une fois l’équipe formée et validée par le Parlement européen. En matière sociale, quatre grands thèmes s’imposent au menu du prochain commissaire en charge de l’Emploi et des Affaires sociales (Marianne Thyssen) : 1° La révision de la directive « temps de travail ». Deux études d’impact ont été lancées et seront achevées début 2015. L’année prochaine sortira aussi un rapport de mise en œuvre de la directive reposant sur les rapports nationaux rendus par les États membres incluant la position des partenaires sociaux. Enfin une consultation publique sera lancée à l’automne. Avec tous ces éléments, la Commission devrait pouvoir présenter une proposition de révision de la directive courant 2015. Ainsi dans le meilleur des cas, l’actuelle législation devrait encore s’appliquer jusqu’en 2020. Reste que périodiquement, la Commission sera saisie en raison d’infractions dans les États membres qui pourraient finir devant la Cour de justice. 2° L’application de la nouvelle directive visant à encadrer le détachement. Ce texte doit être transposé par les États membres et la Commission doit les aider dans cette tâche, rappelant la nécessité d’apporter des réponses proportionnées dans la volonté des Etats de lutter contre les « abus ». 3° La surveillance des récentes législations nationales visant à restreindre le tourisme social, comme en Allemagne ou en Grande-Bretagne. 4° La révision des droits à information et consultation : la Commission a terminé son « fitness checking » qui a permis de constater l’efficacité de ces droits prévus par plusieurs directives. Mais elle devrait, sur quelques points, lancer une consultation des partenaires sociaux européens, en vue d’une révision de ces directives. Elle serait limitée à certains aspects techniques. En même temps, la Commission lancera l’année prochaine le rapport d’application de la directive révisée sur le CE européen avec une étude préparatoire afin de vérifier si les objectifs de la directive ont été atteints. Voilà quatre point importants de la prochaine feuille de route du commissaire européen.
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1. Union européenne
Actualité sociale
- Soutien du Fonds européen d’ajustement à la mondialisation : la Commission européenne a proposé, le 5 septembre, d’accorder une aide à la Belgique 911 934 euros, au nom du Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM), pour aider 752 ex-salariés de l’entreprise sidérurgique Carsid S.A. à trouver un nouvel emploi (v. communiqué de la Commission). Le 22 août, elle a proposé de mobiliser le FEM pour aider 479 travailleurs licenciés à Genk par le constructeur automobile Ford et ses fournisseurs (v. communiqué de la Commission). Le 12 août, la Commission a également suggeré de soutenir 300 salariés licenciés du secteur métallurgique dans la région de Valence (v. communiqué de Commission).
- Directive temps de travail : la Commission européenne a lancé, début juillet, une consultation des partenaires sociaux nationaux concernant l’application de la directive 2003/88 relative au temps de travail. Les réponses permettront d’éclairer la Commission qui doit lancer début 2015, le processus de révision de la directive.
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Jurisprudence
- Compatibilité entre un facteur actuariel et le principe d’égalité entre les femmes et les hommes : la Cour de justice s’est prononcée dans une affaire concernant l’utilisation, comme facteur actuariel, de la différence d’espérance de vie entre les hommes et les femmes (CJUE 3 septembre 2014, aff. C-318-13, X). Un salarié victime d’un accident du travail avait reçu du système national de protection sociale une indemnité forfaitaire pour réparer son préjudice d’un montant de près de 4200 euros. Mais il a réclamé la somme de près de 279 euros, majorée des intérêts de retard, correspondant à la différence entre son indemnité et celle qui aurait été versée à une femme du même âge se trouvant dans une situation comparable. Une différence qui s’explique par le recours à un calcul actuariel qui prend en compte la différence d’espérance de vie entre les sexes. La Cour ne s’était pas encore expressément prononcée, dans sa jurisprudence, sur la licéité d’une prise en compte de facteurs actuariels fondés sur le sexe lors de la détermination de prestations versées au titre d’un régime légal de sécurité sociale. C’est chose faite : la prise en compte d’un tel facteur actuariel ne peut conduire à ce que la réparation versée soit « inférieure, lorsqu’elle est allouée à un homme, à celle que percevrait une femme du même âge qui se trouve dans une situation similaire ».
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2. États membres
Allemagne
- Sécurité au travail : le Conseil des ministres du 27 août 2014 a adopté une refonte de la réglementation sur la sécurité au travail (Betriebssicherheitsverordnung). La réforme vise à améliorer la sécurité au travail dans l’utilisation des équipements de travail par les salariés et la protection des tiers. Parallèlement, elle procède à des allégements de contraintes dans les PME afin d’améliorer l’application de la législation tout en exonérant les entreprises de certaines formalités. La refonte vise aussi à prendre en compte le maintien dans l’emploi des seniors.
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Croatie
- Nouvelle législation sur l’emploi : le réseau European Labour Law Network signale dans sa dernière édition, l’adoption d’une nouvelle loi (Labour Act 2014) entrée en vigueur le 7 août 2014, qui résulte d’une longue négociation entre les partenaires sociaux. Les dispositions concernant les CE européens et l’implication des travailleurs dans la société européenne et dans la société coopérative européenne sortent de la loi pour faire l’objet de textes séparés. En matière de temps de travail, le texte permet de déroger par accord collectif à la durée maximale hebdomadaire en permettant de fixer la limite à 45 heures en moyenne sur quatre mois. Par ailleurs la possibilité de recourir aux licenciements collectifs a été rendue plus difficile.
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Espagne
- Validation de la réforme du système de négociation collective : la Cour constitutionnelle (Sentencia 119/2014) a rendu, le 16 juillet, une décision importante en déclarant conforme à la Constitution les dispositions les plus controversées de la réforme du marché du travail de 2012. Ainsi, la Cour a validé : 1° la suprématie des accords collectifs d’entreprise sur les conventions collectives de branche ; 2° le nouveau contrat de travail qui permet une période d’essai d’un an ; 3° le recours obligatoire à l’arbitrage devant le Conseil national de la négociation collective dans les cas où les entreprises cherchent à se retirer des conventions collectives.
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Estonie
- Salaires : la confédération des syndicats estoniens (Estonian Trade Union Confederation) a organisé une conférence, le 27 août, sur la façon d’accélérer la croissance des salaires (information en estonien).
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France
- Loi sur l’égalité entre les hommes et les femmes : la nouvelle loi n° 2014-873 du 4 août 2014 « pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes » contient plusieurs mesures en matière sociale comme le partage de la prestation versée par les caisses d’allocations familiales pour compenser la perte de revenu d’un des parents qui cesse son activité pour s’occuper de son enfant. Le partage de cette prestation (Prestation Partagée d’éducation) entre les deux parents vise à favoriser la prise du congé parental par les pères (le congé est allongé si les deux parents se le partage).
- Nouvelle loi pour favoriser la reprise d’une entreprise par ses salariés : la loi n° 2014-856 du 31 juillet 2014 « relative à l’économie sociale et solidaire » vise à favoriser la reprise des petites et moyennes entreprises par leurs salariés et renforce les sanctions prévues par la loi « Florange » en autorisant l’inspection du travail à refuser un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) si l’employeur (d’au moins 1000 salariés) n’a pas respecté son obligation de rechercher un repreneur. Par ailleurs, la loi crée une obligation d’informer les salariés en cas de cession d’une participation représentant plus de 50 % des parts sociales d’une société sous peine d’annulation de la cession. L’objectif est de permettre aux salariés de présenter une offre d’achat.
- Amélioration du dialogue social : le ministre du Travail a adressé, le 29 juillet, aux partenaires sociaux un document d’orientation (en français) les invitant à ouvrir une négociation au niveau interprofessionnel sur la qualité et l’efficacité du dialogue social dans les entreprises et l’amélioration de la représentation des salariés. Les discussions vont s’ouvrir en septembre et devraient s’achever à la fin de l’année afin que les avancées puissent être reprises dans un projet de loi. Il s’agit notamment de trouver des formes spécifiques de représentation des salariés des petites entreprises, de rationaliser les diverses obligations de négociation collective et de simplifier l’architecture des diverses instances représentatives du personnel.
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République tchèque
- Salaire minimum: les partenaires sociaux et le gouvernement n’ont pu se mettre d’accord, le 4 septembre, sur la valorisation de 700 couronnes (25 euros) du salaire minimum pour 2015. Son montant s’élève actuellement à 8 500 couronnes (309 euros) et il avait été augmenté, pour la première fois depuis 2007, de 500 couronnes (18 euros) en août 2013. En juin, les trois parties s’étaient déjà entendues sur une augmentation de 500 couronnes (18 euros) mais la Fédération de l’industrie et des transports refuse désormais d’aller au-delà.
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Roumanie
- Nouvelle loi sur la procédure d’insolvabilité : la précédente législation sur les procédures d’insolvabilité (loi n°85/2006), en cas d’insolvabilité et en cas de faillite de l’employeur, dérogeait aux dispositions du Code du travail. En effet, elle prévoyait que la résiliation des contrats de travail pouvait être décidée en urgence par le liquidateur, sans appliquer la procédure applicable aux licenciements collectifs. Mais il a été observé à plusieurs reprises un manque de conformité avec la directive 98/59 sur le licenciement collectif. En conséquence, la nouvelle loi n° 85/2014 relative aux procédures d’insolvabilité et de la prévention de l’insolvabilité (publiée le 25 juin 2014) abroge la précédente loi et impose une nouvelle réglementation compatible avec les dispositions de l’UE. Selon la nouvelle loi, la résiliation des contrats de travail peut être décidé par l’administrateur judiciaire ou le liquidateur qu’en tenant compte de l’obligation d’information et de consultation prévue en cas de licenciement collectif par la directive 98/59.
- Jour de congé pour les soins de santé de l’enfant : La loi n. 91/2014, publiée le 3 juillet 2014, accorde un jour de congé sans solde chaque année aux parents ou aux représentants légaux d’un enfant, afin de vérifier l’état de santé de l’enfant. Le jour de congé est accordé à la demande des parents ou du représentant légal. Son attribution doit être justifiée par une attestation du médecin de famille de l’enfant indiquant que ce dernier a bien passé un examen médical. Le non-respect de cette nouvelle règle par l’employeur constitue une infraction et est passible d’une amende délivrée par l’inspection du travail.
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3. Entreprises
Comités d’entreprise européens
- Manpower : le tribunal de grande instance (TGI) de Paris a rendu, le 17 juillet 2014, une ordonnance qui rejette un recours formé par plusieurs syndicats qui contestaient la procédure de désignation des membres du groupe spécial de négociation (GSN) lancée par la direction de la filiale britannique de Manpower, estimant qu’il appartenait à la direction française de lancer une telle négociation. La direction française (celle du pays où il y a le plus de salariés en Europe) a en effet été sollicitée par le syndicat français CGT ainsi que les syndicats italiens CGIL, CISL et UIL pour ouvrir une négociation. Mais le groupe s’est défendu en expliquant avoir plusieurs années auparavant désigné la direction britannique pour le représenter dans le cadre de la mise en place d’un CE européen. Une argumentation qui a été reçue positivement par le tribunal. Un autre recours a été déposé par le syndicat britannique Unite the Union devant le Centre Arbitration Committee au Royaume-Uni. Une première réunion du GSN a eu lieu le 4 septembre à Londres.
- Lafarge/Holcim : alors que les groupes cimentiers suisse Holcim et français Lafarge sont en plein processus de fusion, la fédération syndicale internationale IndustriAll Global Union et la Fédération européenne des travailleurs du bâtiment et du bois ont réuni, le 22 juillet, des représentants des comités restreints des CE européens de chacun des deux groupes. Les syndicats ont exprimé leurs craintes en matière d’emploi et dénoncé, dans un communiqué, une insuffisance dans le processus d’information et de consultation dans les deux entités pour débattre de la situation.
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Accords transnationaux
- BNP Paribas : la banque française BNP Paribas va signer, le 16 septembre, son deuxième accord européen avec la fédération syndicale européenne UNI Europa et la Fédération européenne des cadres des établissements de crédit (Fecec). Après un premier accord européen sur la gestion de l’emploi, le nouvel accord porte sur l’égalité professionnelle. Les partenaires sociaux vont ensuite lancer une troisième négociation sur la prévention des risques psychosociaux.
- Indosat : la fédération syndicale UNI Global Union et le groupe indonésien de télécommunication Indosat ont signé, un accord-cadre international (v. communiqué d’UNI). Il sagit du quatrième accord-cadre signé avec une société indonésienne.
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4. Études et Rapports
- Taux de chômage stable en juillet : dans l’Union, le taux de chômage corrigé des variations saisonnières s’est établi à 10,2 % en juillet 2014, stable comparé à juin 2014, mais en baisse par rapport au taux de 10,9 % de juillet 2013, selon un communiqué d’Eurostat du 29 août.
- Chômage des citoyens de pays hors UE : le taux de chômage des citoyens d’un pays hors UE (21,3 %) âgés de 20 à 64 ans était plus de deux fois supérieur à celui des citoyens du pays déclarant (10 %), ci-après dénommés « nationaux », selon un communiqué d’Eurostat du 30 juillet. Le taux d’emploi des ressortissants d’un pays hors UE âgés de 20 à 64 ans dans l’UE s’est établi à 56,1 %, alors qu’il était de 68,9 % dans le cas des nationaux.
- Zoom sur le syndicalisme allemand : la Friedrich Ebert Stiftung a publié une étude («Les syndicats du DGB depuis la crise») qui analyse les réussites et faiblesses de la principale confédération syndicale allemande, le DGB, qui compte plus de 6 millions de membres. Les auteurs estiment qu’une recomposition dans la division du travail entre les syndicats est en cours, avec un probable renforcement du rôle de la confédération au cours des années à venir.
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Le mot de la quinzaine
Le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance
Appelé plus communément le Pacte budgétaire européen, ce traité est un mécanisme adopté par 25 États membres de l’UE en vue de faire converger leur union économique et monétaire en particulier au sein de la zone euro. L’objectif étant de présenter des budgets à l’équilibre voire excédentaires. Signé le 2 mars 2012, il est entré en vigueur le 1er janvier 2013 après avoir été ratifié par 12 États de la zone euro. Il sera intégré dans les traités d’ici cinq ans. En terme d’impact sur les relations sociales, ce traité fonde les mesures d’austérité et de réduction de coûts engagées par les États membres qui se traduisent notamment dans le secteur public par des suppressions de postes, des gels de salaire ou plus généralement par des coupes dans les prestations sociales. À ne pas confondre avec le pacte de stabilité et de croissance adopté en 1997 incitant les pays membres de la zone euro à coordonner leurs politiques budgétaires nationales et d’éviter l’apparition de déficits publics excessifs. Plus d’information dans le Dictionnaire des relations sociales d’Eurofound (en anglais).
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