 |
| |
IR Notes 18 – 22 octobre 2014
www.irshare.eu
|
|
|
| |
| |
Qui est IR Share ?
IR Share est une agence de
partage d’informations, de documentations et de compétences pour les
managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR Share opère
via des publications en ligne, des groupes de travail, des formations
consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe : ce
numéro a été préparé par Peggy Corlin, Sylvain Nadalet et Frédéric
Turlan. Retrouver l’ensemble de l’équipe
de IR Share sur le site.
S’abonner à IR
Notes En quelques clics sur le site IR Share ou
par E-mail : frederic.t@irshare.eu
> Offre spéciale
: formule
TEST pour 1 mois (5 euros H.T) ou 2 mois (30 euros H.T)
|
|
|
|
| |
Interview
Marie-Hélène Ska, secrétaire générale de la confédération des syndicats
chrétiens (CSC)
Une grève nationale est prévue en
Belgique le 15 décembre pour protester contre l’accord de
gouvernement annoncé la semaine dernière. Comment expliquez-vous
le front commun syndical face à la série de mesures
annoncées ? Les
organisations syndicales ont fait la
même analyse : cet accord gouvernemental est un recul social pour
l’ensemble des catégories de travailleurs, et pas seulement en tant
qu’effort de crise exceptionnel, mais aussi en touchant réellement
et dans la durée à la situation de toutes les catégories sociales.
C’est d’autant plus inacceptable qu’il n’y a aucun changement de
politique fiscale qui serait destiné, par exemple, à faire
contribuer celles et ceux qui vivent de leurs rentes. C’est un des
points de déséquilibre fondamental de l’accord. Par ailleurs, les
cadeaux faits aux entreprises, notamment les diminutions de charges
sociales, sont sans contrepartie. Or nous savons depuis des années
que ces politiques sont contre-productives. Economiquement c’est
même un non-sens.
Outre le report de l’âge de départ
à la retraite à 67 ans, l’accord prévoit un saut
d’index… La
Belgique connaît un système d’indexation automatique des salaires
visant à réparer au bout d’une certaine durée la perte de pouvoir
d’achat liée à l’augmentation des prix. Or l’accord prévoit un
« saut d’index ». Concrètement, un jeune travailleur qui gagne
autour de 2500 euros brut par mois subira une perte en fin de
carrière de plus de 16000 euros. C’est une somme très lourde. Cette
mesure va toucher tout le monde et marquer jusqu’à la fin de la
carrière.
Quelles autres mesures
dénoncez-vous ? Les femmes sont particulièrement touchées
par les mesures de l’accord. Ce dernier prévoit de supprimer le
crédit temps sans motif, c’est-à-dire hors des cas liés, par
exemple, à la garde d’un enfant ou à la maladie d’un membre de la
famille. Les possibilités d’articuler vie professionnelle et vie
familiale seront mises à mal. Et si vous travailliez à temps partiel
et perceviez un complément de l’Office national de l’emploi,
celui-ci sera aussi raboté. Cela concerne des dizaines de milliers
de femmes qui travaillent à temps partiel comme dans la
distribution, le secteur non marchant, l’hôtellerie restauration.
Les femmes paient un lourd tribut à cet accord
gouvernemental.
|
|
|
|
| |
Agenda
4
novembre Bruxelles Réunion
de la commission de l’Emploi et des Affaires sociales du Parlement
européen.
6 et 7
novembre Paris La Dares
organise, en collaboration avec le CEPREMAP, un colloque international
sur « Les
marchés du travail européen et américain dans la crise à Paris
».
14 novembre Paris 31e colloque
de la revue Droit social, sur « le
droit du travail et la qualité de vie au travail ».
20 et 21 novembre Vienne 4e
congrès de la Fédération européenne des syndicats de l’alimentation, de
l’agriculture et du tourisme (Effat).
27 et
28 novembre Bruxelles Séminaire
organisé par la Commission européenne et l’OCDE sur « la qualité de
l’emploi, la performance sur le marché du travail et le bien-être au
travail ».
28
novembre Bordeaux Sciences-Po
Bordeaux organise sa 4e journée de l’UE, avec une table ronde
sur « Le modèle social européen face au défi de la compétitivité »,
animé par Marcel Grignard, président de Confrontations Europe avec
notamment les députés européens Alain Lamassoure et Robert Rochefort,
l’ancienne directrice de la DG Emploi et Affaires sociales de la
Commission européenne, Odile Quintin.
2
décembre Paris 12e
Conférence du conseil d’orientation des retraites intitulée « Systèmes
de retraite, évolutions démographiques et croissance économique
», avec des interventions d’experts pour présenter la réaction des
régimes allemand et suédois face à ces défis.
|
|
|
|
IR Notes est une lettre
diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues européennes et
réalisée par IR Share et
son réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le droit du
travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle est en vente
sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par mois sur le site IR Share. IR Share est une entreprise à
capitaux privés, indépendante et apolitique, dont l’objectif est d’informer et
d’aider l’ensemble des acteurs du dialogue social en Europe et au-delà. Elle est
le correspondant de la Fondation de Dublin, pour la France et le Luxembourg,
depuis 2009, et pour la Bulgarie depuis 2014.
|
|
|
À la Une
Un troisième
sommet consacré à l’emploi des jeunes
Les chefs d’État et de gouvernement de l’UE se sont réunit le 8 octobre 2014, à
Milan, pour un troisième sommet consacré à l’emploi des jeunes. La Commission
européenne a proposé, en 2012, que les États membres assurent « une garantie pour la
jeunesse » en prévoyant dans les quatre mois suivant la sortie de leur scolarité ou
la perte de leur emploi, que les jeunes puissent soit obtenir un emploi ou recevoir
une formation. Cette garantie est soutenue par une « Initiative pour l’emploi des
jeunes » dotée d’un budget de 6 milliards d’euros. Lors de la conférence de presse
de clôture, la chancelière allemande a indiqué que « le problème, ce n’est pas qu’il
n’y a pas d’argent, mais que cet argent ne sort pas des caisses parce qu’il est
difficile d’y accéder ». En effet, plusieurs pays en droit de bénéficier de
l’enveloppe de 6 milliards d’euros n’y ont pas eu accès et actuellement, seules la
France et l’Italie ont obtenu des crédits. 75% des fonds mis à disposition des Etats
n’ont pas encore été versés. Les responsables européens ont décidé de raccourcir les
délais d’obtention des fonds et d’admettre un préfinancement des programmes.
|
1. Union
européenne
Actualité
sociale
- Vers un renforcement de la coopération
pour lutter contre le travail non déclaré : le Conseil
« Emploi, politique sociale » a approuvé, le 16 octobre 2014, une « orientation
générale » sur la mise en place d’une plateforme pour renforcer la coopération
au niveau de l’UE afin de prévenir et de décourager le travail non déclaré. Les
ministres ont finalement accepté que la participation des États membres à la
plateforme soit obligatoire, mais ils pourront décider de leur niveau de
participation aux initiatives de la plateforme (lien vers le communiqué
du Conseil. Une négociation va débuter entre le Conseil et le Parlement européen
en vue d’adopter la décision de création de la plateforme. Un communiqué
de la Commission rappelle les grandes lignes de ce projet.
- Stratégie Europe 2020 et congé
maternité : lors du Conseil du 16 octobre (v. ci-dessus
et les conclusions,
en anglais), les ministres ont aussi eu un échange sur le bilan à mi-parcours de
la stratégie Europe 2020, en soulignant que les effets de la crise ne
permettront pas d’atteindre les objectifs de réduction de la pauvreté et de taux
d’emploi. Ils ont aussi eu un tour de table sur le congé parental et le congé de
maternité « en vue de mieux concilier la vie professionnelle, la vie familiale
et la vie privée ». Le fait que le Conseil présente la discussion sur la
révision de la directive
92/85 sur l’amélioration de la sécurité et de la santé des travailleuses
enceintes, uniquement sous l’angle conciliation vie professionnelle –
vie privée, est une façon de montrer que ce n’est pas un sujet lié à la santé et
à la sécurité au travail, ce qui laisse à penser qu’il ne poussera pas à la
révision de la directive qui repose uniquement sur la base juridique de la santé
et la sécurité au travail.
- Interventions du Fonds européen
d’ajustement à la mondialisation: la Commission
européenne a proposé, le 14 octobre 2014, d’accorder 1,4 million d’euros à la
Finlande au titre du Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM) pour
aider 565 travailleurs licenciés des chantiers navals de la société STX Finland
Oy à retrouver du travail (v. communiqué).
Elle a aussi proposé, le 7 octobre, une aide de 7,2 millions d’euros, pour les
761 anciens salariés d’une chaîne de prêt-à-porter en Grèce (v. communiqué).
|
Dialogue
social
- Plate forme de dialogue social à la
BCE : un accord
a été signé entre la Banque centrale européenne (BCE) et trois organisations
syndicales européennes (FSESP, SCECBU et UNI Europa), le 17 septembre 2014, pour
étendre au personnel employé au sein du Mécanisme de surveillance unique, les
droits à information et à consultation accordés depuis 1999 au personnel de la
BCE sous la forme de la mise en place d’une « plateforme de dialogue social »
(v. communiqué de l’EPSU).
|
Jurisprudence
- Un employeur peut contraindre un salarié à
temps partiel à passer à temps plein: la Cour de justice
de l’UE a jugé une affaire italienne concernant une employée du ministère de la
Justice qui travaillait à mi-temps depuis 2000 (CJUE
15 octobre 2014, aff. C-221/13, Teresa Mascellani). Le ministère, en
application d’une loi adoptée en 2010, a mis fin unilatéralement à ce temps
partiel en février 2011 en imposant un passage à temps plein sur six jours par
semaine à partir d’avril 2011. L’employée a contesté cette décision estimant que
l’accord-cadre européen sur le temps partiel, repris par la directive
97/81, établit un principe en vertu duquel le travailleur ne peut pas
voir transformer son travail à temps partiel en travail à temps plein contre sa
volonté. La Cour fait une autre lecture de la clause 5 point 2 de l’accord-cadre
qui interdit seulement à l’employeur de sanctionner par un licenciement « le
refus d’un travailleur d’être transféré d’un travail à temps plein à un travail
à temps partiel, ou vice versa ». Pour la Cour, le droit de l’Union ne s’oppose
pas « à une réglementation nationale en vertu de laquelle l’employeur peut
ordonner la transformation d’un contrat de travail à temps partiel en un contrat
de travail à temps plein sans l’accord du travailleur concerné ».
|
2. États
membres
Allemagne
- Une réforme pour concilier vie
professionnelle et vie familiale: le gouvernement a
adopté, le 15 octobre 2014, un projet de loi visant à concilier la vie
professionnelle avec les contraintes familiales liées notamment à la prise en
charge d’une personne ayant besoin de soins (Gesetz
zur besseren Vereinbarkeit von Familie, Pflege und Beruf, en allemand).
Cette loi devrait entrer en vigueur au 1er janvier 2015 (v. communiqué
de presse, en allemand). Pour faire face à un proche qui tombe malade ou
qui est victime d’un accident, un salarié aura le droit de cesser son activité
pendant dix jours – comme c’est déjà le cas actuellement – mais il bénéficiera
désormais d’un maintien de salaire à hauteur de 90% de sa rémunération nette. Un
congé d’accompagnement d’un proche en fin de vie est également prévu, d’une
durée maximale de trois mois, ainsi que la possibilité de cesser son travail –
totalement ou partiellement – pour s’occuper d’un proche pendant six mois. Ces
congés ne sont pas rémunérés mais le salarié pourra contracter un prêt sans
intérêt pour sécuriser ses moyens de subsistance. En cas de longue maladie d’un
membre de la famille ou pour soigner un enfant mineur à charge, le texte accorde
un droit pour les salariés à cesser partiellement (jusqu’à 15 heures par
semaine) ou totalement leur travail pendant une durée de 24 mois tout en
bénéficiant d’une protection contre le licenciement pendant cette période.
|
Belgique
- Un accord de gouvernement qui annonce un
« big bang » social: les différents partis qui forment
la coalition gouvernementale se sont accordés, le 9 octobre 2014, sur un accord
de gouvernement (Regeerakkoord)
qui vise à restaurer la compétitivité économique du pays pour créer des emplois
via une diminution du coût du travail et la poursuite des réformes du marché du
travail et du système de retraite. Pour cela, le gouvernement entend engager une
vaste concertation avec les partenaires sociaux pour aboutir à des accords
tripartites notamment sur une « stratégie commune pour l’emploi ». Les trois
confédérations syndicales CSC, FGTB et CGSLB ont décidé de constituer un « front
syndical commun » contre un programme qu’ils jugent « antisocial, inéquitable et
injuste » (v. interview).
|
France
- Mise en œuvre du compte pénibilité :
prévu par la loi
n° 2014-40 du 20 janvier 2014 de réforme des retraites, la mise en place
du « compte de prévention de la pénibilité » est précisée par plusieurs décrets
(n° 2014-1155,
n° 2014-1156,
n° 2014-1157,
n° 2014-1158,
n° 2014-1159
et n°. 2014-1160
du 9 octobre 2014). À partir du 1er janvier 2015, l’employeur sera
tenu de consigner l’exposition du salarié à la pénibilité dès lors que ce
dernier aura été exposé à un ou plusieurs facteurs de risques au-delà de
certains seuils annuels d’exposition. Sur les dix facteurs de pénibilité
précisés par les décrets, quatre devront être pris en compte dès le
1er janvier 2015 : le travail de nuit ; le travail en équipes
successives alternantes ; le travail répétitif et le risque hyperbare. Les six
autres facteurs – manutention manuelle de charges lourdes, postures pénibles,
vibrations mécaniques, exposition aux agents chimiques dangereux, températures
extrêmes et bruit – s’appliqueront à partir du 1er janvier 2016.
|
Grèce
- Instauration d’un revenu minimum
garanti: le gouvernement a présenté, le 14 octobre 2014,
un plan visant à mettre en place dans 13 des 325 municipalités du pays, un
revenu minimum garanti. La Grèce est le seul pays de l’UE a ne pas prévoir de
mécanisme d’aide sociale. Les bénéficiaires toucheront de 200 euros par mois
(pour une personne seule) à 400 euros (couple avec deux enfants) (v. article en
français publié par Okeanews).
|
Italie
- Adoption du Jobs Act par le
Sénat : le gouvernement a réussi à faire adopter, le 8
octobre 2014, par le Sénat, le texte
du « Jobs Act ». Il s’agit d’une loi-cadre prévoyant une vaste série de
mesures concernant différents aspects de la relation de travail. Le point
central du débat porte sur l’introduction d’un contrat unique de travail à durée
indéterminée prévoyant une protection croissante sur la base de l’ancienneté.
Cela permettrait – même si cette disposition n’est pas citée – de modifier à
nouveau le fameux article 18 du statut des travailleurs (loi n°300/1970) relatif
aux sanctions en cas de licenciement injustifié dans les entreprises de plus de
15 salariés. Le texte prévoit par ailleurs d’intervenir pour favoriser la
conciliation entre vie professionnelle et vie familiale, mais aussi d’introduire
davantage de flexibilité, par exemple dans l’attribution des tâches. S’il passe
en l’état à la chambre des députés, cela conférera au gouvernement la faculté de
réglementer directement ces matières par décret législatif.
|
3.
Entreprises
Comités
d’entreprise européens
Bombardier: la direction du
groupe canadien de construction aéronautique et ferroviaire Bombardier (76 400
salariés, dont 32 900 en Europe) a révisé, le 2 septembre 2014, son accord de CE
européen du 21 mars 2001. Le texte prévoit que le comité restreint est informé et
consulté en cas d’événement exceptionnel, même si cet événement ne concerne que les
effectifs d’une entité située dans un seul des pays couverts par l’accord en
application d’une décision prise dans un autre État membre. L’accord est
disponible sur le site de l’Institut syndical européen.
- Club Méditerranée: A
l’initiative des fédérations syndicales européenne (EFFAT) et internationale
(UITA), les membres du CE européen du Club Méditerranée et les délégués
syndicaux venant de France, d’Italie, du Maroc et de la Tunisie se sont réunis,
les 13 et 14 octobre 2014, à Hammamet (Tunisie). Devant les risques pour
l’emploi et les conditions sociales liées aux OPA en cours, les membres ont
adopté une déclaration à l’unanimité en faveur de « la création d’une instance
transnationale de dialogue social et d’engagements afin d’être informés sur
l’évolution économique du groupe Club Méditerranée, et de débattre des questions
d’emploi, de formation, de mobilité, des conditions de travail dans les
différents pays ».
- Rio Tinto : les membres du
CE européen de Rio Tinto ont adopté, le 1er octobre 2014, une
déclaration pour dénoncer « une entrave au fonctionnement du CE européen ».
Selon ses membres, « occupée à fermer des activités qui ne rapportent pas assez
pour elle, à externaliser les fonctions supports et à supprimer les emplois en
Europe, la direction générale n’a plus le temps de répondre à ses obligations
légales d’information auprès des représentants du personnel au CE européen et à
son expert économique. »
- Thales : suite à l’annonce
lors du Conseil des ministres français du 15 octobre 2014 du remplacement du Pdg
du groupe énergétique EDF par Jean-Bernard Lévy, le Pdg de Thales, le CE
européen de ce groupe a dénoncé cette décision du gouvernement. Selon le bureau
du CE européen, réuni le 16 octobre, “aucun des 63 000 salariés du groupe dans
le monde ne comprend la logique de cet abandon de leur Pdg moins de deux ans
après une crise de gouvernance interne sans précédent”.
|
Société
européenne
- Eisenmann :
L’équipementier automobile Eisenmann (3 800 salariés) s’est
transformé, le 17 septembre 2014, en société européenne, après avoir signé, le
24 mars, un accord
sur l’implication des travailleurs dans la SE négocié en deux mois avec
trois représentants des salariés. Cette transformation permet d’éviter toute
présence de représentants des salariés au sein du nouveau conseil
d’administration. Le groupe possède deux sites en Allemagne et des
établissements en Espagne, en France, en Italie et au Royaume-Uni.
>
Dernièrement mis en ligne : accord
implication des salariés dans Allianz SE.
|
Syndicalisme
- Daimler: le syndicat
américain de l’automobile – United Auto Workers (UAW) a reçu le soutien du
syndicat allmand IG Metall et du comité de groupe mondial de Daimler pour créer
une section syndicale dans l’usine de Mercedes à Tuscaloosa (Alabama) qui compte
3 400 salariés. L’UAW rassemble d’ores et déjà environ 7 000 salariés de Daimler
aux États-Unis (v. communiqué
de l’UAW, en anglais).
|
4. Études et
rapports
Un quart des salariés européens ressentent du
stress au travail : Eurofound et l’Agence européenne pour la
sécurité et la santé au travail ont publié une étude, le 13 octobre 2014, qui montre
qu’un quart des salariés européens déclarent ressentir la plupart du temps voire en
permanence du stress au travail («
Psychosocial risks in Europe: Prevalence and strategies for prevention »).
L’étude constate qu’en moyenne, entre 25 % et 30 % des entreprises européennes ont
mis en place des actions pour prévenir et lutter contre les risques psychosociaux.
Cependant cette pratique s’est généralisée (mise en œuvre par plus de 50% des
entreprises) seulement dans une poignée de pays : l’Irlande, le Royaume-Uni, la
Suède, la Belgique et la Finlande.
- Détachement de travailleurs :
l’Institut syndical européen a publié une policy brief (« Social
dumping and the integration process », n° 5/2014) sur les sociétés
boîtes aux lettres et l’abus des détachements, en particulier dans la
construction et le transport routier. L’étude définit le dumping social comme
une pratique, entreprise par des acteurs du marché centrés sur leurs seuls
intérêts, visant à saper les législations sociales existantes ou à s’y
soustraire en vue d’obtenir un avantage compétitif. Le document soutient que les
pratiques de dumping social sont encouragées par des initiatives politiques de
libéralisation et de déréglementation.
- Données sociales sur le
Luxembourg : l’institut statistique STATEC a publié son
rapport annuel (Rapport
travail et cohésion sociale 2014) qui contient les données sociales
essentielles sur le Luxembourg.
|
Le mot de la
quinzaine
La
conciliation vie privée – vie professionnelle (work-life balance)
La conciliation vie privée – vie professionnelle est un terme utilisé pour décrire un
état d’équilibre satisfaisant entre le travail d’un individu et sa vie personnelle.
Un bon équilibre est obtenue lorsque le droit d’un individu à une vie bien remplie à
l’intérieur et à l’extérieur de son travail rémunéré est accepté et respecté en tant
que norme, pour le bénéfice mutuel de l’individu, de l’entreprise et de la société.
Pour atteindre cet objectif, l’outil le plus courant est la flexibilité du temps de
travail. Consultés par la Commission européenne en 2007 sur ce sujet, les
partenaires sociaux européens se sont contentés de réviser leur accord-cadre
européen sur le congé parental. Il encourage la prise de congés par les pères et le
droit des salariés à demander un aménagement du temps de travail. En savoir plus
dans le dictionnaire
des relations sociales d’Eurofound.
|
|
|