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IR Notes 19 – 5 novembre 2014
www.irshare.eu
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Qui est IR Share ?
IR Share est une agence de
partage d’informations, de documentations et de compétences pour les
managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR Share opère
via des publications en ligne, des groupes de travail, des formations
consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe : ce
numéro a été préparé par Catarina Carvalho, Frédéric Turlan et Fernando
Vasquez. Retrouver l’ensemble de l’équipe
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IR Chronique, par Fernando Vasquez
avocat, ancien fonctionnaire à la Commission européenne et expert du
réseau IR Share
Dans le cadre institutionnel et juridique
de l’UE, la primauté au développement social en tant que fin ultime
de l’action politique est loin de dépendre uniquement – ou même
principalement – de l’action européenne. Beaucoup dépend encore des
pouvoirs nationaux ou régionaux.
Une
compétence sociale réduite. À la lecture du
Traité, les compétences de l’UE en matière sociale sont très
modestes. Mais les pouvoirs accrus de gouvernance économique dévolus
dernièrement à l’Europe ont fini par suppléer la modestie des moyens
purement sociaux. Désormais l’UE pèse de plus en plus sur les
évolutions des systèmes sociaux nationaux dont l’autonomie devient
illusoire.
Un
pouvoir d’influence immense. Les grandes
libertés économiques, la réalisation du marché intérieur, la libre
concurrence ont déjà eu des impacts importants sur ces systèmes.
Mais avec la crise, sont venues s’ajouter les demandes formulées aux
États membres dans le cadre du Semestre européen et, encore plus
fortement, les injonctions adressées envers les pays « assistés »,
qui montrent que le pouvoir de l’UE en matière social est en réalité
immense.
Un
rééquilibrage nécessaire. Cette évolution
souligne la nécessité de poursuivre le débat sur le rééquilibrage
entre l’économique et le social qui doit constituer le premier des
défis de la nouvelle équipe au sein du collège des commissaires en
charge des questions sociales. Ce débat doit couvrir tant les
implications et dimensions sociales des politiques économiques, que
les mesures purement sociales. Ces dernières étant inévitablement
condamnées à la modération compte tenu de la pauvreté des moyens et
du manque d’ambitions de la Commission, en tout cas de la précédente
qui avait accepté l’idée d’une pause en matière sociale demandée par
l’organisation patronale européenne BusinessEurope.
Trois grandes séries de questions
préalables doivent être abordées en ce début de mandat.
1.
Une prise de conscience de la perte
d’autonomie. L’affirmation que l’influence
sociale des institutions et des politiques européennes dépasse
largement la frugalité du chapitre social du Traité, sera-t-elle
reconnue, expliquée et pleinement assumée par tous les acteurs
politiques européens et nationaux, y compris par les citoyens?
Est-ce que ceux-ci seront plus en mesure de comprendre que leurs
conditions de vie et de travail dépendent autant de l’Europe que de
leurs gouvernements? Que leurs systèmes sociaux perdent tous les
jours de l’autonomie par rapport à une UE dont l’intégration
économique et politique se renforce continuellement ? Que l’ « État
social » sera européen ou il ne sera pas ? Et cette reconnaissance
entraînera-t-elle une attention et une participation renouvelée dans
les affaires européennes ? Ce sera déjà une transformation profonde
et, peut-être, le début d’une vraie citoyenneté européenne.
2. Un
engagement à confirmer. Sur la forme et la
procédure, quel sera l’impact réel des signaux donnés ces derniers
mois – et acclamés par les syndicats européens – dans le sens du
renforcement des arbitrages sociaux au sein du processus de
gouvernance économique ? Les deux vice-présidents de la Commission
avec qui la commissaire des Affaires sociales va partager ses
responsabilités (et aussi les leurs…) donneront-ils des signes forts
de l’importance du social ou resteront-ils les gardiens de
l’orthodoxie budgétaire ? Quant aux partenaires sociaux européens,
vont-ils apporter une réelle contribution à la gouvernance
économique ?
3.
Une plus grande honnêteté en matière de
justification. Enfin, sur le contenu des
orientations et des politiques, les acteurs pourront-ils expliquer
et démontrer aux citoyens le caractère indispensable du recul
social ? Qu’il faut que la précarité dans le travail et la pauvreté
augmentent et que la dignité humaine en souffre proportionnellement
pour que nos économies prospèrent et que nos Nations survivent ? Une
démonstration alors étayée par des chiffres qui n’ont jamais
vraiment été fournis de façon sérieuse jusqu’à maintenant . Est-ce
que les institutions européennes seront en capacité de légitimer
réellement chaque mesure venant restreindre des droits de la même
façon qu’elles motivent (à juste titre) auprès des entreprises et
des autres agents économiques toutes les initiatives susceptibles de
les affecter dans le cadre d’analyse d’impact chiffrée ? Comment
endiguer la fuite des peuples vers des chemins anti-européens sans
ce minimum de décence en termes de transparence et de
pédagogie ?
Si des réponses sont apportées à ces
enjeux, le sens des mesures qui vont défiler dans les mois et années
à venir sera, peut-être, intelligible pour d’autres que ceux qui les
produisent.
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Agenda
6 et 7
novembre Paris La Dares
organise, en collaboration avec le CEPREMAP, un colloque international
sur « Les
marchés du travail européen et américain dans la crise à Paris
».
14 novembre
Paris
31e colloque
de la revue Droit social, sur « le
droit du travail et la qualité de vie au travail ».
20 et
21 novembre Vienne 4e
congrès de la Fédération européenne des syndicats de l’alimentation, de
l’agriculture et du tourisme (Effat).
27 et
28 novembre Bruxelles
Séminaire organisé par la Commission européenne et l’OCDE sur «
la qualité de l’emploi, la performance sur le marché du travail et le
bien-être au travail ».
28
novembre Bordeaux
Sciences-Po Bordeaux organise sa 4e journée de l’UE,
avec une table ronde sur « Le modèle social européen face au défi de la
compétitivité », animé par Marcel Grignard, président de Confrontations
Europe avec notamment les députés européens Alain Lamassoure et Robert
Rochefort, l’ancienne directrice de la DG Emploi et Affaires sociales de
la Commission européenne, Odile Quintin.
2
décembre Paris
12e Conférence du conseil d’orientation des
retraites intitulée « Systèmes
de retraite, évolutions démographiques et croissance économique
», avec des interventions d’experts pour présenter la réaction des
régimes allemand et suédois face à ces défis.
17
décembre Paris Europe et
Société, avec Réalités du dialogue social, organise une nouvelle
conférence dans le cadre d’un cycle dédié au dialogue social européen.
Cette séance est consacrée au rôle des organisations patronales dans le
développement du dialogue social européen sectoriel.
12 et 13 février
Paris les
partenaires sociaux européens du secteur de l’aviation civile organise
une conférence présentant le résultat des travaux menés par l’Université
de Gand sur « l’emploi atypique au sein des équipages », à la demande
des partenaires sociaux.
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IR Notes est une lettre
diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues européennes et
réalisée par IR Share et
son réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le droit du
travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle est en vente
sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par mois sur le site IR Share. IR Share est une entreprise
à capitaux privés, indépendante et apolitique, dont l’objectif est d’informer et
d’aider l’ensemble des acteurs du dialogue social en Europe et au-delà. Elle est
le correspondant de la Fondation de Dublin, pour la France et le Luxembourg,
depuis 2009, et pour la Bulgarie depuis 2014.
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À la Une
« Les défis
de l’Europe ne peuvent pas attendre »
C’est avec ce slogan que la nouvelle Commission européenne présidée par l’ancien
Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a pris ses fonctions, le 31
octobre dernier, pour accomplir un mandat de cinq ans, jusqu’au 31 octobre 2019.
« Le moment est venu de nous retrousser les manches et de nous atteler au travail,
explique Jean-Claude Juncker. Les défis de l’Europe ne peuvent pas attendre ». La
Commission va donc s’atteler à appliquer le programme présenté le 15 juillet, devant
le Parlement européen, en faveur de « l’Emploi, la
Croissance, l’Équité et le Changement démocratique ». Sa première priorité
sera donc de lancer un programme d’investissements publics et privés de 300
milliards d’euros afin de stimuler l’investissement et créer des emplois. Dans son
programme, qui contient neuf autres priorités comme celle de relever la contribution
de l’industrie de 16% du PIB actuellement à 20% d’ici 2020, Jean-Claude Juncker a
également confirmé l’importance de la libre circulation des travailleurs qu’il
continuera « à défendre, tout en reconnaissant le droit des autorités nationales de
lutter contre ses interprétations abusives ou frauduleuses ». Il souhaite
promouvoir la mobilité de la main-d’œuvre, « en particulier dans les secteurs ayant
en permanence des postes non pourvus et caractérisés par l’inadéquation persistante
des qualifications », tout en annonçant « une révision ciblée » de la directive sur
le détachement des travailleurs « pour garantir que le dumping social n’a pas de
place dans l’Union européenne ». « Dans notre Union, un même travail effectué au
même endroit devrait être rémunéré de manière identique », a-t-il affirmé. Par
ailleurs, faisant écho à la chronique de Fernando Vasquez, ci-contre, Jean-Claude
Juncker proposait « que tout nouveau programme de soutien et de réforme ne soit pas
uniquement soumis à une évaluation de sa viabilité financière, mais aussi à une
évaluation des incidences sociales ». Il convient « de débattre
publiquement des conséquences sociales des réformes structurelles et de faire de la
lutte contre la pauvreté une priorité ». Il reste à s’assurer que ces propositions
seront traduites de façon concrète au plus vite.
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1. Union
européenne
Actualité
sociale
- Interventions du Fonds européen
d’ajustement à la mondialisation: la Commission
européenne a proposé, le 28 octobre 2014, d’accorder 1,8 million d’euros à
l’Italie au titre du Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM) pour
aider 608 travailleurs licenciés par Whirlpool Europe S.r.l. à retrouver du
travail (v. communiqué
de la Commission). Elle a également proposé, le 24 octobre, une aide du FEM de
918 000 euros en faveur de 760 salariés licenciés par les abattoirs Gad en
France (v. communiqué
de la Commission).
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Dialogue
social sectoriel
- Un engagement en faveur de l’apprentissage
dans l’agroalimentaire : les partenaires sociaux
européens du secteur de l’agroalimentaire – FoodDrinkEurope et l’Effat – ont adopté une initiative
conjointe (« Youth
apprenticeships pledge ») pour encourager l’apprentissage et les stages
de qualité dans les entreprises européennes de fabrication d’aliments et de
boissons (v. communiqué de
l’Effat, en anglais).
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2. États
membres
Allemagne
- Vers un aménagement du droit de
grève : la ministre du Travail, Andrea Nahles (SPD), a
présenté, le 28 octobre, un projet de loi (« Tarifeinheit ») qui vise à aménager
le droit de grève. Le texte, qui devrait être adopté, le 3 décembre, en Conseil
des ministres puis, d’ici l’été 2015, par le Parlement, vise la situation où
deux syndicats concurrents dans une entreprise – un cas plutôt rare dans le
système allemand de relations sociales – négocient une convention collective
applicable à la même population de salariés. Si les syndicats ne parviennent pas
à s’entendre, le texte prévoit que seul le syndicat majoritaire peut conclure
l’accord collectif. Si les parties ne s’accordent pas sur le fait de savoir
quelle est l’organisation majoritaire, alors un tribunal sera saisi pour
déterminer quel est le syndicat représentant la majorité des salariés, qui au
final pourra signer l’accord collectif. Par conséquent, comme le droit de grève
est lié à la défense de la convention collective au moment de son
renouvellement, cela revient à ce qu’une grève ne puisse être lancée que par le
syndicat majoritaire. Un des objectifs est ainsi de limiter les conflits
collectifs catégoriels dans des sociétés où un syndicat minoritaire peut
paralyser l’entreprise. Andrea Nahles dans une présentation
orale (en allemand) insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas de
restreindre le droit de grève ni de menacer l’existence des petits syndicats,
mais de renforcer l’autonomie des partenaires sociaux en particulier en donnant
un poids plus important aux syndicats représentant la majorité des salariés
d’une entreprise.
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France
- Renforcement du contrôle des détachements
de salariés : le ministre du Travail, François Rebsamen
a annoncé, le 27 octobre 2014, un renforcement des moyens de l’inspection du
travail pour lutter contre les abus constatés en matière de détachement de
travailleurs et une « aggravation des peines et une possibilité d’arrêter les
travaux effectués par l’entreprise en infraction par rapport au droit du
détachement ». Par ailleurs, le port d’une carte d’identité professionnelle par
les salariés travaillant sur des chantiers sera rendu obligatoire dans le
secteur de la construction, comme cela existe déjà dans plusieurs pays européens
(Belgique, Finlande, Luxembourg…). Enfin, les décrets d’application de la loi
n° 2014-790 du 10 juillet 2014 visant à lutter contre la concurrence sociale
déloyale, devraient être publiés ce mois de novembre.
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Portugal
- Réforme du système de la négociation
collective : la loi n° 55/2014 du 25 août
2014, qui est entrée en vigueur le 1er septembre dernier, a
modifié le Code du travail. La loi prévoit des mesures qui facilitent
l’expiration des conventions collectives et permet aux employeurs de suspendre
l’application d’une convention collective lorsque l’entreprise connaît des
difficultés économiques. Cette dérogation est possible à condition que cette
action soit nécessaire pour assurer la viabilité de l’entreprise et le maintien
des emplois. Elle doit être formalisée par un accord entre l’employeur et les
représentants du personnel.
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3.
Entreprises
Comité
d’entreprise européens
Alstom : le CE
européen du groupe français Alstom a rendu, le 28 octobre 2014, un avis sur la
cession de l’activité « Énergie » au groupe américain General Electric, conformément
au calendrier qui a été fixé dans un accord
européen signé le 28 août, entre la direction d’Alstom et le CE européen
représenté par son secrétaire, Kai Müller (IG Metall) et son secrétaire adjoint,
Daniel Garcia-Molina (CC.OO). Ce document précise les moyens attribués au comité
pour suivre ce dossier, en particulier en matière de recours à un expert, ainsi que
le calendrier des différentes réunions d’information et de consultation. Le CE
européen menaçait dans un communiqué
de ne pas rendre un avis lors de la réunion du 28 octobre, ce qui aurait pu conduire
à un blocage du processus de cession. Une partie des membres, dont le secrétaire,
réclamait notamment un accord de maintien dans l’emploi des salariés pour une durée
de trois ans, ce que General Electric a refusé. Finalement, un arrangement a été
trouvé. En effet, une charte
a été présentée le jour même par les directions d’Alstom et de General Electric qui
s’engagent notamment à poursuivre le processus d’information et de consultation du
CE européen jusqu’au « closing » de la cession. Concernant le sort des CE européens,
une négociation devrait s’ouvrir pour redimensionner le CE européen d’Alstom suite
au départ de 65000 salariés vers General Electric et le groupe américain accepte
également d’ouvrir une négociation pour mettre en place un CE européen pour ses
activités dans l’UE.
- Chèque Déjeuner : le
groupe coopératif français Chèque Déjeuner (2300 salariés) a signé, le 4
novembre 2014, un accord
relatif à la constitution d’un CE européen avec les organisations
syndicales CGT, CFDT, FO (France), CGIL (Italie), UGT, CCOO (Espagne) et
UNI-Europa, comme l’a annoncé l’agence de presse AFP Liaisons (31-10). Le
comité, qui s’est réuni le même jour, comprend neuf membres titulaires pour
représenter les 2300 salariés du groupe dont 1300 travaillent hors de France.
- Lafarge/Holcim : sous
l’égide de la Fédération européenne des travailleurs du bâtiment et du bois
(FETBB), les deux CE européens restreints des deux groupes cimentiers en cours
de fusion, Lafarge et Holcim, ont publié, le 9 octobre 2014, un communiqué
commun afin de demander « la mise en place d’un contrat social engageant
les dirigeants des groupes Lafarge et Holcim, les repreneurs et les
organisations syndicales représentant les salariés ». La déclaration souligne
que « les garanties sociales données aux salariés ainsi qu’un dialogue social de
qualité sont des préalables indispensables qui doivent accompagner les
conditions économiques et financières des cessions envisagées » dans le cadre de
la fusion. Ils demandent plusieurs garanties en termes de maintien de l’emploi
et d’élément du statut des salariés. Les représentants des salariés demandent
également « l’assurance que le repreneur reconnaît l’existence des syndicats et
qu’il ne s’est pas livré dans le passé à du black listing ».
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Négociation
transnationale
- Salini Impregilo : la
direction du groupe de construction italien Salini Impregilo SpA (31 000
salariés), issu de la fusion des sociétés Salini et Impregilo, a signé, le
13 octobre 2014, un accord-cadre international avec la fédération internationale
des travailleurs du bâtiment et du bois (IBB) et ses affiliés italiens (Feneal
UIL, Fica CISL, Fillea CGIL). (v. communiqué
de l’IBB)
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Syndicalisme
- Prosegur : la fédération
syndicale internationale UNI Global Union a déposé plainte, le 7 octobre 2014,
contre le groupe espagnol de sécurité privée Prosegur devant le
Haut-Commissariat aux droits de l’homme afin de demander son intervention. UNI
dénonce les agressions physiques dont sont victimes des syndicalistes en
Colombie et au Pérou (v. communiqué
de UNI Global Union).
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4. Études et
rapports
- Pas d’amélioration sur le front du chômage
en septembre : dans la zone euro, le taux de chômage
s’est établi à 11,5% en septembre 2014, selon Eurostat (v. Communiqué)
stable comparé à août 2014, mais en baisse par rapport au taux de 12% de
septembre 2013. Dans l’UE, le taux de chômage s’est établi à 10,1% en septembre
2014, également stable comparé à août 2014, mais en baisse par rapport au taux
de 10,8% de septembre 2013.
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Le mot de la
quinzaine
Une grève
européenne
Comme en Allemagne (v. rubrique État membres), les pays de l’UE garantissent le droit
de grève même si ce dernier est parfois très encadré dans sa mise en œuvre soit
parce que son exercice est limité à une période donnée (sur le modèle des clauses de
paix sociale en Allemagne qui n’autorise le recours à la grève que dans le cadre de
la renégociation des conventions collectives) soit parce que les syndicats doivent
respecter une procédure très stricte afin de s’assurer qu’une majorité de salarié
soutient l’appel à la grève (comme en Grande-Bretagne). En revanche, au niveau de
l’Union, le droit de grève est garantie par la Charte des droits fondamentaux de
l’UE, mais l’UE n’a pas de compétence, conformément au Traité de l’UE, pour
légiférer en la matière. Si des actions collectives paneuropéennes ont eu lieu par
le passé, comme en 2002 dans le secteur du contrôle aérien, pour s’opposer à des
projets de la Commission européenne, chacune des actions menées au niveau national
doit respecter la législation nationale en matière de droit de grève. Il n’existe
pas un « droit européen » à mener une grève transnationale, ni au niveau d’un pays,
ni d’un secteur pas plus qu’au niveau d’une multinationale. Pour en savoir plus,
vous pouvez consulter le dictionnaire
européen des relations sociales.
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