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IR Notes 218 – 15 novembre 2023
www.irshare.eu
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Une question à …
Kathleen Riach, Professeure de sciences de l’organisation à l’université
de Glasgow
Vous avez réalisé une étude auprès
de 6 000 salariées du service de santé écossais, le NHS
Scotland. Quelles sont les actions à mettre en place dans les
entreprises pour prendre en compte les symptômes liés aux règles
ou à la ménopause ? Améliorer la qualité de l’emploi en prenant
en compte les symptômes liés à la ménopause ou à la menstruation, ce
n’est pas seulement une question de bien-être, mais c’est aussi
vital pour permettre à aux services de santé et de soin, fortement
féminisés, de fonctionner en conservant cette force de travail dont
nous avons tant besoin au niveau de l’économie. Les femmes ont envie
de travailler pendant la ménopause. Elles ont souvent besoin de
travailler pour éviter l’insécurité financière. Alors nous avons
cherché pourquoi certaines arrêtaient de travailler. Ce qui ressort
est qu’elles n’arrêtent pas à cause de leur corps, mais en raison de
l’hostilité de leur environnement de travail. Pour y remédier
nous proposons cinq actions simples à mettre en place : 1/ les
micro-adaptations qui n’entrainent presque aucun coût, mais qui ont
un important impact sur l’amélioration des conditions de travail,
par exemple en vérifiant s’il est facile pour une femme de se
procurer un ventilateur ou de prendre sa pause en deux fois. 2/
L’implication des cadres et des dirigeants pour qu’ils affichent
leur soutien. 3/ L’amélioration de l’environnement physique, comme
la mise à disposition de toilettes, l’adaptation des uniformes ou la
possibilité de régler la température du lieu de travail. 4/ La
sensibilisation de la ligne hiérarchique de proximité dont la
contribution est vitale pour favoriser une culture de soutien. 5/ La
formation et l’éducation pour tous. Lorsque ces actions sont mises en place,
cela apporte des améliorations significatives. Il est important que
les représentants du personnel participent à « déstigmatiser » ces
sujets et réclament des aménagements si la hiérarchie ne suit
pas.
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Qui sommes-nous ?
IR Notes est une
lettre d’information diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs
langues européennes (allemand, anglais, espagnol, français, italien) et
réalisée par IR
Share et son réseau d’experts. Elle propose une
veille européenne sur le droit du travail, les relations sociales et la
politique de l’emploi. Elle est en vente sur abonnement pour un montant
de 260 euros HT par an sur le site IR Share.
L’équipe :
ce numéro a été préparé par Pascale Turlan,
Frédéric
Turlan et
Aimee
Waldon. Retrouvez l’ensemble de l’équipe
de IR Share sur le site.
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en quelques clics sur le site IR
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d’information IR Notes a été reconnue comme « service de presse en
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CPPAP : 0626 Z 93933.
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Dictionnaire européen des relations sociales
Si vous souhaitez aller plus loin dans la
lecture d’IR Notes nous mettons à votre disposition des liens
vers le Dictionnaire européen des relations
sociales, publié par
Eurofound, et régulièrement mis à jour par IR Share, éditeur d’IR
Notes. Les définitions des termes sont disponibles en anglais et
facilement convertibles grâce à des outils de traduction en
ligne.
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À la Une
Rendre le
lieu de travail plus accueillant pour la moitié de l’humanité
IR Notes relève régulièrement des initiatives innovantes principalement en Suède et
au Royaume-Uni, qui visent à rendre les lieux de travail plus accueillants aux
femmes en prenant en compte leurs souffrances liées aux règles, à l’endométriose et
la ménopause, les difficultés liées à la procréation (parcours FIV, fausse-couche)
et la violence domestique. En Suède, le syndicat des métallurgistes suédois, IF
Metall, qui compte 300 000 membres, a lancé une campagne annuelle en 2021 en faveur
du droit des femmes pour rendre les lieux de travail plus accueillants pour les
femmes qui ont leurs règles (v. IR Notes 164).
Tandis que l’association Mensen délivre depuis 2019 une « certification des
menstruations » aux entreprises, après un audit, l’organisation de formations et
l’adoption d’un plan d’action (v. IR Notes 131). Au
Royaume-Uni, la ménopause est devenue un enjeu majeur de santé publique (v. IR Notes 176, IR Notes 184 et IR Notes 186). Les
syndicats ont publié des guides pratiques à l’attention de leurs membres (v. guides
du TUC
et d’Unisson)
y compris un rapport sur la santé des femmes publié par le TUC (v. IR Notes 205),
tandis que plusieurs organismes ont édicté des recommandations aux employeurs (v.
guide du NHS, de
l’ACAS, du CIPD
ou l’organisme de normalisation BSI
(v. IR Notes 210).
Le cabinet d’avocats Lewis Silkin, qui conseille les entreprises, a publié une note
invitant les employeurs à porter une attention particulière à leurs salariées qui
traversent la ménopause (v. IR Notes 194) afin
d’éviter de potentiels actions en discrimination. Une nouvelle initiative concerne
l’Écosse, où le service public de santé NHS Scotland a lancé, le 31 octobre, une politique nationale sur la
ménopause et la santé menstruelle en milieu de travail pour l’ensemble de
ses employés. L’instruction adressée à tous les responsables du NHS est accompagnée
de deux guides élaborés par le gouvernement écossais : l’un à destination de
l’encadrement (Line
Managers Guide), fournit des conseils sur la manière de soutenir les
employées dont la santé menstruelle ou les symptômes de la ménopause ont un impact
sur leur capacité à travailler confortablement et permet aux managers de promouvoir
une bonne santé menstruelle et une sensibilisation à la ménopause. L’autre (Workplace
Adjustments Guide) présente les différents symptômes et les types
d’adaptation qui peuvent être envisagées pour les salariées dont les symptômes
affectent leur vie professionnelle. Le gouvernement indique que même si cette
politique s’adresse spécifiquement au personnel de NHS Scotland, ces guides sont
destinés à être utilisés largement dans une variété de secteurs d’emploi. Cette
politique a été élaborée à partir des recherches menées par des chercheurs de
l’université de Glasgow (v. Une question à … Kathleen Riach). Leur étude
est basée sur l’expérience de plus de 6 000 femmes travaillant au sein du NHS
Scotland. Par ailleurs, la Fondation du travail (StvdA) aux Pays-Bas, en
collaboration avec la confédération syndicale CNV et d’autres organisations de
salariés et d’employeurs, a publié, le 7 novembre, un guide
qui fournit aux salariés et aux employeurs des outils pour reconnaître, discuter et
gérer la période de la ménopause. L’objectif est de briser le tabou sur le sujet et
d’assurer un environnement de travail inclusif et sain (v. communiqué
de la confédération CNV).
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1. Union
européenne
Projets
Lutte contre les discriminations :
de nouvelles règles pour soutenir les organismes nationaux pour
l’égalité de traitement mis en place dans le cadre des directives relatives à la
lutte contre les discriminations (v. Discrimination) ont été
adoptées en commission du Parlement européen (v. communiqué
de presse). Le texte devra être approuvé en plénière avant l’ouverture de
négociations avec le Conseil en vue de son adoption. Il vise à renforcer les moyens
et l’indépendance de ces institutions qui interviennent notamment sur les questions
de discrimination dans les lieux de travail. Les États membres devront veiller à ce
que les organismes pour l’égalité de traitement soient en mesure d’apporter une
assistance gratuite aux personnes victimes de discrimination. Ils auront le pouvoir
d’enquêter à la suite d’une plainte ou de leur propre initiative, sur une éventuelle
violation de l’égalité de traitement (v. fiche
explicative).
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Jurisprudence
Limitation dans le temps du report des congés
payés : la Cour de justice a rendu un arrêt concernant la
durée du report des congés payés de salariés ayant été absents longtemps pour
maladie. Il ne lui appartient pas « de définir la durée de report applicable au
droit au congé annuel payé (…) » car ce pouvoir incombe aux États. Elle peut
cependant vérifier que la durée de report fixée par un État n’est pas de nature à
porter atteinte au droit au congé annuel payé. En l’espèce, elle accepte un délai de
report de 15 mois, comme dans un précédent arrêt
en 2011. La Cour précise cependant que si un travailleur en incapacité de travail «
pendant plusieurs périodes de référence consécutives » peut en principe accumuler de
« manière illimitée tous les droits à congé annuel payé acquis durant la période de
son absence du travail » un « tel cumul illimité ne répondrait plus à la finalité
même du droit au congé annuel payé » (CJUE,
9 novembre 2023, aff. C‑271/22 à C‑275/22, Keolis Agen).
- Congés payés d’un salarié réintégré après
un licenciement : la Cour de justice a rendu un arrêt
concernant un salarié licencié qui a été réintégré dans son emploi à la suite
d’un jugement annulant son licenciement. Selon la Cour, si le salarié n’a pas
effectué un travail effectif avant sa réintégration, il ne peut être privé de
son droit à congé payé (v. Annual leave), même s’il a
perçu une indemnité équivalente aux salaires non-perçus pendant la période
comprise entre le licenciement et la réintégration (CJUE,
12 octobre 2023, aff. C-57/22, YQ).
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Dialogue
social interprofessionnel
Télétravail et droit à la déconnexion :
les partenaires sociaux européens ne sont pas parvenus à un
accord-cadre sur le télétravail et le droit à la déconnexion, lors de leur dernière
réunion de négociation du 9 novembre. Selon un négociateur patronal,
« toutes les organisations réfléchissent maintenant aux prochaines étapes
possibles ». C’est une façon de prendre du recul car, après 15 réunions de travail
et trois mois d’échanges intenses depuis la rentrée, le soutien logistique de la
Commission européenne, un échec sur la négociation sur un thème relativement
consensuel placerait le dialogue social européen interprofessionnel en mort
cérébrale, à moins que le sommet social de Val Duchesse, organisé par la Commission
en janvier prochain, permette de le réanimer.
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Dialogue
social sectoriel
Violence et harcèlement : la
fédération syndicale européenne UNI Europa ainsi que les organisations européennes
d’employeurs de plusieurs secteurs (télécommunications, finance et jeux) ont signé,
le 7 novembre, des lignes
directrices sur l’élimination de la violence et du harcèlement sur le lieu de
travail (v. communiqué).
Les lignes directrices portent sur la violence domestique liée au monde du travail,
à la violence envers les tiers et aux risques psychosociaux liés au télétravail. Le
guide, qui peut être une source d’inspiration pour les acteurs du dialogue social, à
tous les niveaux, y compris les CE européens, propose des mesures à inclure dans la
future directive européenne sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et
la violence domestique.
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2. États
membres
Allemagne
Travail sur appel : la Cour
fédérale du travail (photo, ©BAG) a rappelé qu’à
défaut de précision dans le contrat de travail d’une salariée qui travaille « sur
appel » dans une imprimerie, la durée du travail de référence est celle fixée par
l’article 12, paragraphe 1, troisième phrase, de la TzBfG pour le travail à temps
partiel, soit 20 heures hebdomadaires. Le fait que l’employeur ait fait travailler
la salariée au-delà de 20 heures pendant plusieurs mois ne l’engage pas
juridiquement à respecter ce volume d’heures pour l’avenir. De même, le seul fait
que la salariée soit disposée à travailler plus que 20 heures au cours de cette même
période n’indique pas qu’elle souhaite s’engager durablement dans une durée
supérieure à celle prévue par la loi (v. communiqué).
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Couverture conventionnelle : la
confédération syndicale DGB a lancé une campagne pour dénoncer « l’évasion
tarifaire » qui conduit les entreprises à sortir du champ d’application des
conventions collectives de branche pour réduire les coûts du travail. « Seulement
environ la moitié de tous les salariés de ce pays bénéficie des règles
conventionnelles et de leur protection », a déploré Yasmin Fahimi, la présidente du
DGB. Le DGB chiffre les pertes de cotisations sociales à 43 milliards d’euros par an
et le manque à gagner pour l’État et les collectivités locales à 27 milliards
d’euros. Si tous les salariés étaient rémunérés sur la base de convention
collective, ils auraient « 60 milliards d’euros de plus par an dans leur
portefeuille » (v. communiqué).
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- Comité d’entreprise : le
gouvernement a adopté, le 1er novembre, un projet
de modification de la loi sur la constitution de l’entreprise afin
d’encadrer la rémunération perçue par les salariés membre d’un comité
d’entreprise. L’objectif est de ne pas défavoriser ni favoriser un salarié
devenant membre d’un comité en faisant en sorte que sa rémunération évolue de
façon similaire à celle de travailleurs qui ont un emploi comparable.
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Belgique
Burn-out au travail : les
partenaires sociaux ont adopté, le 8 novembre, au sein du Conseil national du
travail, une recommandation
aux entreprises et secteurs concernant la prévention du burn-out. Le texte
invite les entreprises à développer une stratégie à la mesure de l’entreprise, en
dialogue avec les parties prenantes en donnant un rôle essentiel aux travailleurs et
leurs représentants avec la mise en place d’une task-force dédiée à ce sujet (v. communiqué).
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Danemark
Travail obligatoire : le
gouvernement a décidé d’introduire, à partir du 1er janvier 2025, une
obligation d’activité pour bénéficier du revenu minimum. Les personnes qui ne
remplissent ni la condition de résidence (au moins 9 ans de résidence au Danemark au
cours des dix dernières années) ni la condition d’emploi (avoir travaillé à plein
temps pendant au moins deux ans au cours des dix dernières années) devront exercer
37 heures de travail par semaine auprès des communes pour bénéficier d’une
allocation. Les heures de cours de danois, des temps de recherche d’emploi ou de
transport entre les activités pourraient être décomptées (v. communiqué).
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France
Informations à remettre au salarié :
une loi du 9 mars
2023 a renforcé l’obligation d’information à la charge de l’employeur sur
les principaux éléments de la relation de travail. Un décret du 30
octobre 2023 en fixe les modalités d’application. Ces nouvelles obligations
sont entrées en vigueur le 1er novembre. Le décret précise aussi les
modalités selon lesquelles les salariés en CDD ou en intérim sont informés sur les
postes à pourvoir en CDI dans l’entreprise.
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Transition écologique :
l’organisation d’employeurs LEEM et les syndicats CFDT, FO, Unsa
et CFTC, ont signé un accord
collectif sur la transition écologique et la mobilité durable dans l’industrie
pharmaceutique qui est le premier accord de branche conclu sur ce thème en
France. En vue de tenir les engagements de décarbonation du secteur, les entreprises
doivent réaliser un bilan carbone de leurs activités dans un délai de 12 mois puis
mettre en place un plan d’action. Les entreprises de plus de 300 salariés devront
mettre en place une commission environnementale chargée « d’étudier l’impact
environnemental des décisions stratégiques de l’entreprise ou sa stratégie
environnementale ».
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3.
Entreprises
Comités
d’entreprise européens
Frais de justice : la justice
britannique a jugé une demande inédite de prise en charge des frais de justice
engagés par un employeur dans une affaire l’opposant à son CE européen. Suite à une
décision de la Cour d’appel britannique qui avait rejeté la plainte du CE européen
d’Adecco Group qui estimait
ne pas avoir été consulté lors d’une réorganisation (v. IR Notes 149 et IR Notes 213), la
direction a demandé le remboursement des frais de justice aux membres du CE
européen. Cette demande a été rejetée par la Cour d’appel (v. jugement).
L’avocat du CE européen estimaient si les membres savaient qu’ils risquaient d’être
condamnés aux dépens dans ces circonstances […], cela risquerait 1/ de les dissuader
de chercher à faire respecter leurs droits en déposant des plaintes et 2/ de les
décourager sérieusement de participer aux CE européens. Cela irait à l’encontre de
l’objectif de la directive. » La Cour d’appel lui donne raison et écarte la règle
habituelle qui veut que la partie qui perd la procédure paye les frais d’avocat de
la partie adverse. Elle souligne qu’Adecco group a financé les appels pour les deux
parties et qu’il serait incohérent qu’il récupère maintenant ses frais d’appel. De
plus, le litige « vise à résoudre un différend interne à l’entreprise », les membres
du CE européen, étant « simplement un groupe de travailleurs individuels qui se sont
qui se sont portés volontaires de temps à autre pour remplir ce rôle ».
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Conflit
social
Pressions pour négocier : des
syndicats suédois de différents secteurs ont entamé des actions de solidarité pour
contraindre la direction de Tesla à négocier un accord
collectif avec la fédération de la métallurgie IF Metall (v. communiqué d’IndustriAll Europe et
note
d’IF Metall). Le peu d’appétence pour le dialogue social de Tesla s’illustre
aussi en Allemagne, où la direction de l’usine installée près de Berlin refuse
d’appliquer la convention collective de la métallurgie. Le syndicat IG Metall
dénonce des défaillances graves en matière de santé et sécurité au travail et des
salaires inférieurs de 20% à ceux pratiqués par les autres constructeurs automobiles
en Allemagne (v. communiqué).
La direction vient d’annoncer aux 11 000 salariés une prime de 1 500 euros qui sera
suivie d’une prime de 2 500 euros en 2024. « Les affirmations selon lesquelles il y
aurait un lien entre les ajustements salariaux de Tesla et les activités syndicales
sont dénuées de toute vérité », a déclaré le groupe (v. article de Wirtschafts
Woche).
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Accord
d’entreprise
Transition environnementale : le
groupe TotalEnergies a signé
un accord
avec l’ensemble des organisations syndicales qui prévoit le versement d’une
enveloppe de 2 000 € brut à chacun de ses 35 000 salariés français pour permettre un
remboursement de frais liés à la mobilité écologique et à l’efficacité énergétique
de leur logement (v. communiqué
du groupe et communiqué CGT).
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4. Études et
rapports
Travailleurs essentiels : selon
un rapport
sur les conditions de travail des travailleurs essentiels publié par
Eurofound, le 10 octobre, 45 % de la main-d’œuvre dans l’UE peut être considérée
comme étant des travailleurs essentiels. Parmi eux, l’étude identifie six groupes
qui comptaient plus de travailleurs dans des emplois « tendus » que la moyenne de
l’UE (30%) – c’est-à-dire qu’ils sont dans une situation où les exigences de leur
travail sont supérieures aux ressources professionnelles dont ils disposent pour
l’accomplir. Il s’agit des nettoyeurs et des éboueurs, ainsi que des travailleurs de
la santé et des soins, des transports, du secteur alimentaire, des services de
protection et les travailleurs manuels. Afin de pouvoir faire face à de futures
crises dans l’EU, les auteurs estiment qu’il est impératif d’améliorer la qualité de
l’emploi des travailleurs essentiels.
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Égalité femme-homme : le dernier
index sur l’égalité entre les femmes et les hommes, publié par le centre de
ressources indépendants Eige,
met en évidence « le plus grand bond annuel du score global jamais enregistré dans
l’histoire de l’indice ». L’UE se situe à 70,2 points sur 100 : +1.6 point par
rapport à 2022, contre + 0,6 point de plus par an en moyenne depuis 2010. Cependant,
il existe de grandes disparités entre les pays et quelques cas de régression ou de
stagnation entre 2023 et 2022. Autre bonne nouvelle : pour la première fois depuis
dix ans, la part des femmes au sein des conseils d’administration atteint celle des
femmes dans les parlements nationaux (33 %). Le rapport consacre une étude
spécifique à la dimension du genre dans le cadre de la transition environnementale
et du Green deal européen (v. communiqué).
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