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IR Notes 22 – 17 décembre 2014
www.irshare.eu
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Qui est IR Share ?
IR Share est une agence de
partage d’informations, de documentations et de compétences pour les
managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR Share opère
via des publications en ligne, des groupes de travail, des formations
consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe : ce
numéro a été préparé par Sylvain Nadalet, Christer Thörnqvist et
Frédéric Turlan. Retrouver l’ensemble de l’équipe
de IR Share sur le site.
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Notes En quelques clics sur le site
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Chers lecteurs,
L’équipe de IR Notes aura le plaisir de
vous retrouver le 14 janvier prochain. Nous vous souhaitons de
belles fêtes de fin d’année et serons heureux de vous accompagner
tout le long de l’année 2015!
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IR Chronique, par Fernando Vasquez
avocat, ancien fonctionnaire à la Commission européenne et expert du
réseau IR Share
Il y a quelques semaines, Martin Wolf
écrivait dans le Financial Times (« Radical cures for unusual
economic ills », édition du 25 novembre 2014) : “Ceci (à savoir la nécessité d’éviter
un affaiblissement de la demande) est l’une des difficultés
liées à la recommandation standard de réforme du marché du
travail, qui implique une baisse des salaires pour une grande
partie des travailleurs et des assouplissements du régime de
protection contre les licenciements. (…) Les réformes devraient
soutenir la demande. Voilà pourquoi l’eurozone a besoin d’un
train de mesures équilibrées au lieu de recourir de manière
excessive à des réformes de structure.”
Un appel à une politique
alternative. Malgré ce
plaidoyer contre les réformes
actuelles des marchés du travail venu du principal commentateur
économique du FT et sans doute le plus écouté au monde, il est peu
probable que l’Union inverse son orientation récente en la matière.
L’actualité politique nous fournit tous les jours des images de
responsables européens glorifiant la recherche de compétitivité et
de croissance par l’abaissement des coûts du travail. Au point qu’un
autre influent commentateur du FT, Wolfgang Münchau (« Radical left
is right about Europe’s debt », 23 novembre 2014), déçu avec le
conservatisme dogmatique des forces politiques traditionnelles de
droite et gauche, en appelle aux partis d’extrême gauche Podemos, en
Espagne, et Syriza, en Grèce, à agir et structurer leurs réflexions
sur une politique alternative afin de nous éviter un « hiver
nucléaire économique ».
Des réformes sont probablement
nécessaires. Celles
qui ont été menées ces dernières
années souffrent néanmoins de deux défauts suprêmes qui risquent de
les rendre économiquement inefficaces et de se voir rejetée par
l’essentiel des forces sociales : d’une part, elles se fondent sur
l’accroissement des inégalités, de l’injustice, de la pauvreté et la
précarité, et d’autre part, elles ignorent toute tentative de
consensus entre les principaux partenaires sociaux, par exemple en
ne prenant pas en compte des conventions collectives conclues entre
ces derniers.Il reste à expliquer sérieusement et avec précision par
quels secrets sentiers la seule baisse des coûts du travail (et du
pouvoir d’achat, bien sûr), indépendante de toute réflexion sur les
questions de productivité et de solidité économique, peut aider à la
compétitivité, au moins à moyen et long terme.
Une négation du dialogue social.
Et comment prétendre
conduire de telles réformes dans une Europe dont la prospérité
économique s’est construite sur le dialogue social, sans faire
adhérer, par la négociation, les représentants des travailleurs, qui
se montrent partout opposés à cette évolution ? Il peut même
paraître étrange que l’Union ait voulu forcer le pas et se soit
engagée dans cette voie de refus de participation (en s’abstenant
tout simplement d’expliquer et de justifier les politiques
proposées) et d’isolement des acteurs sociaux quand elle a entamé
des réformes d’une ampleur encore jamais vues en temps de
paix.
L’importance de l’esprit
européen. Tous
ceux qui ont participé pendant de longues années dans la conception
et la négociation d’instruments européens controversés savent
combien a été important, pour y arriver, de mobiliser ce qu’on peut
qualifier d’ « esprit européen », ou, formulé d’une manière moins
pompeuse, la simple volonté politique de travailler ensemble, de se
fixer des intérêts communs, de les traduire en instruments concrets,
de mobiliser les décideurs et de faire le nécessaire pour arriver à
des consensus ou, en tout cas, à des compromis. Cette vision de
l’intérêt commun a été d’ailleurs longtemps partagée par les
gouvernements, les principales formations politiques européennes et
nationales et les partenaires sociaux. Et elle s’appuyait sur deux
piliers : l’égalité entre tous les acteurs (un État, un vote) et
l’équilibre des solutions recherchées.
On vit actuellement dans un autre
monde : l’égalité
politique entre les pairs européens est devenue un mirage,
l’équilibre a été remplacé par l’imposition et la volonté de faire
ensemble a disparu. Même les plus europhiles finissent par estimer
que l’action au niveau de l’Union doit rester l’exception. Quand
cette action s’impose de toute évidence, on s’excuse en le faisant.
Les eurosceptiques nient quant à eux l’intérêt d’agir à ce niveau,
sans trop d’efforts de justification, vainqueurs ! La subsidiarité
et la proportionnalité font l’objet d’une application
unidirectionnelle qui enlève tout sens à ces principes. La réalité
est que personne aujourd’hui dans l’Union ne souhaite des
réalisations communes et partagées autres que celles qui peuvent,
dans une vision étroite des choses, convenir en fonctions d’intérêts
immédiats. Ou alors, dans la gouvernance économique, celles qui
assurent les tutelles idéologiques, voire politiques.
La perte du soutien
populaire. Seul
cet état de choses peut expliquer qu’on n’essaye même pas
d’expliquer et d’étayer les mesures de réforme proposées, ainsi que
d’y associer toutes les forces sociales et les citoyens. Il n’est
plus possible de le faire, il ne l’est peut-être même pas
souhaitable. Plus que l’orientation et le contenu très douteux de
ces réformes, l’isolement de leur réalisation empêche la recherche
de compromis et conduit à une sorte de nihilisme européen qui est en
train de vider le soutien populaire aux idées politiques qui nous
ont été familières pendant des décennies. Une évolution inévitable,
peut-être, mais, en est-on au moins conscients ?
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IR Notes est une lettre
diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues européennes et
réalisée par IR Share et
son réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le droit du
travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle est en vente
sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par mois sur le site IR Share. IR Share est une
entreprise à capitaux privés, indépendante et apolitique, dont l’objectif est
d’informer et d’aider l’ensemble des acteurs du dialogue social en Europe et
au-delà. Elle est le correspondant de la Fondation de Dublin, pour la France et
le Luxembourg, depuis 2009, et pour la Bulgarie depuis 2014.
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À la Une
Les
ministres du Travail européens avancent sur plusieurs dossiers
Lors du Conseil Emploi et Affaires sociales du 11 décembre, les ministres du Travail
européens sont parvenus à un accord (une « orientation générale ») sur la
proposition de règlement « relatif à un réseau européen des services de
l’emploi, à l’accès des travailleurs aux services de mobilité et à la poursuite
de l’intégration des marchés du travail » qui vise à rendre plus efficace le
réseau européen des services publics de l’emploi (Eures) afin de faciliter la
mobilité des travailleurs (v. communiqué
du Conseil, en anglais). Les ministres ont aussi trouvé un accord sur la directive
relative aux gens de mer, visant à supprimer les dérogations prévues par la
législation sociale européenne, essentiellement en matière de droit à l’information
et à la consultation (v. communiqué
du Conseil, en anglais). Le Parlement européen doit encore se prononcer sur ces deux
textes en première lecture. Autre avancée, le Conseil est arrivé à un accord
politique sur la proposition
de directive sur l’aménagement du temps de travail dans le secteur de la
navigation intérieure qui reprend l’accord
conclu par les partenaires sociaux européens du secteur. En revanche, les États
membres ne sont pas tombés d’accord sur la proposition de directive « relative
à un meilleur équilibre hommes-femmes parmi les administrateurs des sociétés
cotées en bourse et à des mesures connexes » qui vise à instaurer un système
de quota afin d’assurer une meilleure représentation des femmes au sein des conseils
d’administration ou de surveillance des sociétés d’ici 2020 (v. communiqué
du Conseil, en anglais). L’accord n’a pas pu être obtenu malgré des propositions de
flexibilité présentées par la présidence italienne de l’UE (v. communiqué
du Conseil, p. 9 et 10). Les discussions se sont poursuivies sur la proposition
de directive en matière d’égalité de traitement (en anglais) qui est sur la
table du Conseil depuis 2008. Elle est considérée comme une priorité par la nouvelle
Commission européenne. Des échanges ont aussi eu lieu sur le congé de maternité, les
ministres s’accordant sur un congé de 18 semaines (au lieu de 14 actuellement) dont
6 obligatoires après la naissance et une indemnisation calée sur celle du congé
maladie. Les ministres ne sont toujours pas prêts à accepter la position du
Parlement européen (20 semaines, avec maintien intégral du salaire) qui est jugée
« irréaliste » (v. communiqué
du Conseil, p. 11).
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1. Union
européenne
Actualité
sociale
- Interventions du Fonds d’ajustement à la
mondialisation : la Commission européenne a proposé, le
9 décembre, d’accorder une aide de près de 3,8 millions d’euros à la Belgique
via le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM) afin d’aider plus
de 2 200 travailleurs. Cette intervention fait suite aux
licenciements de 1285 salariés chez
Arcelor Mittal Liège, de 1030 salariés chez Caterpillar Belgium et à ceux
survenus chez Duferco Belgium et chez NLMK La Louvière. (v. communiqué
de la Commission)
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Dialogue
social sectoriel
- Télécommunications : les
partenaires sociaux européens du secteur des télécommunications, ont adopté, le
28 novembre, une déclaration
conjointe sur les besoins en compétences dans le futur. Les signataires
proposent aux entreprises du secteur de coopérer en créant une association ou un
comité dédié au développement des qualifications professionnelles dans le
secteur des télécommunications et permettant d’échanger sur leurs bonnes
pratiques.
- Services postaux : les
partenaires sociaux européens du secteur postal ont adopté, le 21 novembre, une
déclaration conjointe sur
l’emploi et les compétences dans le secteur pour faire face aux
développements des nouvelles activités et à la reconversion du personnel des
activités classiques en déclin.
- Coiffure : les partenaires
sociaux européens du secteur de la coiffure, ont adopté, le 22 octobre, une résolution sur la sécurisation
de l’emploi dans le secteur de la coiffure. Les signataires commencent
par une analyse alarmiste de l’emploi dans la profession et insistent sur le
maintien ou la mise en place de standards sociaux et de qualité dans tous les
États membres, notamment via des certifications européennes établies par les
partenaires sociaux européens, reposant sur un certain nombre de critères
d’exercice de la profession. Ils appellent la Commission à sécuriser l’emploi
dans ce secteur et à ne pas mettre en danger la profession via l’élimination
complète de toutes les règles d’accès au marché fondées sur des critères de
qualité.
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Jurisprudence
- Une disposition visant à lutter contre les
abus en matière de détachement des travailleurs est validée
: la Cour de justice a rendu un arrêt important sur la
marge de manœuvre dont dispose les États membres pour contrôler le flux de
salariés détachés (CJUE
3 décembre 2015, aff. C‑315/13, De Clercq). Les administrateurs d’une
société belge étaient poursuivis suite à un contrôle de l’inspection du travail
qui avait constaté la présence de travailleurs polonais, employé par sa filiale
polonaise, détaché en Belgique. Ils n’étaient pas en possession des formulaires
E 101 ni d’accusé de réception délivré à l’issue de la déclaration préalable de
détachement prévue par la législation belge. Or, celle-ci prévoit que le donneur
d’ordre doit communiquer au service compétent les données d’identification des
travailleurs détachés qui ne sont pas en mesure de présenter l’accusé de
réception. C’est sur le non-respect de cette obligation que les administrateurs
étaient poursuivis. Ces derniers estimaient qu’ils s’agissaient d’une entrave
disproportionnée à la libre prestation des services. La Cour note que cette
obligation est bien une restriction à la libre prestation des services. Mais
elle est justifiée. La Cour relève que « les objectifs de protection des
travailleurs détachés et de lutte contre la fraude […] sont susceptibles de
justifier » la réglementation en cause qui « constitue une mesure de contrôle
nécessaire ».
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2. États
membres
Allemagne
- Salaire minimum : une
ordonnance du ministère du Travail, adoptée le 27 novembre, permet l’entrée en
vigueur des nouveaux salaires minima dans le secteur des soins de santé à partir
du 1er janvier 2015 (v. communiqué
du ministère).
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France
- Une loi pour relancer
l’économie: le Conseil des ministres du 10 décembre a
adopté le « projet de loi pour la croissance et l’activité » qui vise relancer
l’économie par une grande diversité de mesures dont certaines touchent
l’emploi : un accroissement des possibilités d’ouverture des magasins le
dimanche (de cinq à douze fois par an, voire toute l’année dans certaines zones
touristiques) et une réforme des conseils des prud’hommes (les juridictions
chargées des contentieux relatifs au respect du droit du travail (v. communiqué
du gouvernement et dossier
de presse présentant le projet, en français).
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Italie
- Vote du « Jobs act » : le
Parlement a adopté définitivement la loi réformant le marché du travail,
dénommée « Jobs act », qui entrera en vigueur en janvier. Le texte introduit un
certains nombres de mesures visant à faciliter les embauches, avec des
incitations pour les employeurs mais aussi une réduction de la protection des
salariés – et à réduire la segmentation du marché du travail. Pour autant, il
faut attendre les décrets que le gouvernement est autorisé à prendre pour avoir
un aperçu détaillé des changements introduits par cette réforme. Les
organisations syndicales italiennes ont mené une grève générale d’une journée,
le 12 décembre, pour marquer leur opposition.
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Suède
- Crise politique : peu de
réformes sont à attendre en matière sociale d’ici le 22 mars, où sont convoquées
de nouvelles élections législatives, suite à la mise en minorité de l’actuel
gouvernement sur son projet de loi de finances. Le parti d’extrême droite des
Démocrates suédois a voté en faveur du contre-projet présenté par l’opposition
de centre droit, ce qui a mis le gouvernement de l’alliance
social-démocrate/écologistes en minorité, et en incapacité de gouverner. Les
Démocrates suédois ont annoncé qu’ils voteront contre tous les projets ne
prévoyant pas une limitation de l’immigration.
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3.
Entreprises
Comité
d’entreprise européens
Bayer : la direction du groupe
chimique allemand Bayer et son comité d’entreprise européen – l’« Europa Forum
Bayer » — ont signé, le 13 novembre, une déclaration
commune visant à apporter des garanties aux salariés concernés par
l’introduction en bourse de son activité de plastique Bayer Material Science (BMS).
Le texte prévoit en particulier la préservation des sites européens et le respect,
en cas d’ajustements des effectifs au sein de la future entité, des « principes de
respect des aspects sociaux » négociés au sein du groupe Bayer et ce jusqu’à la fin
de la durée de validité, fin 2020. Ce texte précise les mesures à respecter afin
d’éviter tout licenciement économique. « Nous avons ainsi obtenu des mesures en
matière de sécurisation des emplois sur une durée de six ans, ce qui est
remarquable », souligne Oliver Zühlke (IG BCE), secrétaire de l’Europa Forum Bayer.
- Axa : lors de sa réunion
plénière, le 26 novembre, le Comité européen du groupe Axa a présenté une
méthode pour le processus d’information et de consultation sur le projet global
de digitalisation du groupe. L’objectif, accepté par la direction lors de la
séance, est d’instaurer un dialogue social permanent, à l’occasion des réunions
du bureau et des plénières, pour accompagner la transformation digitale du
groupe. En outre, le comité développera la tenue de réunion dans chaque pays,
entre les membres nationaux représentés au comité et le management local, en vue
de préparer les réunions plénières. Cet exercice permettra de faire remonter une
information sur le déroulement du processus de digitalisation au niveau national
tout en apportant à ce niveau l’expertise développée par le comité européen.
- Pernod Ricard : la
direction du groupe Pernod Ricard et les membres de son comité d’entreprise
européen sont parvenus, le 3 juillet, à une révision de leur accord créant le
comité. Le texte
prévoit en particulier des règles de convocation du comité restreint en cas de
circonstances exceptionnelles. Seuls relèvent de la compétence du comité les
projets transnationaux, intégrés à un plan de restructuration global et
concernant au moins 100 salariés dans chacune des entités affectées.
- Unicredit : le CE européen
du groupe bancaire Unicredit, qui s’est réuni le 28 novembre en plénière à
Milan, a demandé à la direction, dans une déclaration
(en anglais), de discuter d’une déclaration conjointe sur des pratiques de vente
responsables. Il a réaffirmé sa volonté de renforcer le dialogue social au
niveau européen et national.
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4.Études et
rapports
- Intégration des personnes handicapées sur
le marché du travail : en 2011, selon un communiqué
d’Eurostat, les personnes handicapées avaient un accès plus limité au marché du
travail : tandis que le taux d’emploi des 15-64 ans n’ayant pas de handicap
était de 66,9 %, ce taux était beaucoup plus faible (47,3 %) pour les personnes
handicapées. Leur taux d’emploi était inférieur à un tiers en Hongrie (23,7 %),
en Irlande (29,8 %), en Bulgarie (30,7 %), en Roumanie (31,8 %), en Slovaquie
(31,9 %) ainsi qu’en Croatie (33 %). À l’inverse, des taux d’emploi supérieurs à
60 % ont été enregistrés en Suède (66,2 %), au Luxembourg (62,5 %), en Finlande
(60,8 %) et en Autriche (60,3 %). Le taux enregistré en France est de 56,2 %.
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Le mot de la
quinzaine
Fitness
check
Ce terme qui fait plus penser au vocabulaire utilisé dans les centres de remise en
forme figure depuis 2010 dans le programme de travail de la Commission européenne.
À côté des rapports d’application prévus par les directives quelques années après
leur entrée en vigueur, la Commission a aussi lancé des « Fitness check » afin
d’effectuer une évaluation globale d’une partie de la législation européenne. L’un
des premiers thèmes qui a fait l’objet d’un fitness check sont les directives
prévoyant un droit à l’information et à la consultation. Le résultat de l’exercice,
effectué dans le cadre du concept de « smart regulation », c’est-à-dire des règles
qui simplifient la législation et produisent un effet avec le moins de contraintes
administratives, est paru dans un document
de travail de 2013. Le résultat est que ces directives sont bonnes pour le
service mais qu’il y a tout de même des points à revoir. Sur cette base, la
Commission a annoncé une « consolidation » de ces textes. Plus d’informations dans
le Dictionnaire
européen des relations sociales d’Eurofound.
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