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IR Notes 35 – 1er juillet 2015
www.irshare.eu
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Qui est IR Share ?
IR Share est une
agence de partage d’informations, de documentations et de compétences
pour les managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR
Share opère via des publications en ligne, des groupes de travail, des
formations consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe :
ce numéro a été préparé par Alain Lefebvre, Stepanka Lehmann et
Frédéric Turlan. Retrouver l’ensemble de l’équipe
de IR Share sur le site.
S’abonner à IR
Notes En quelques clics sur le site
IR Share ou par E-mail : frederic.t@irshare.eu
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IR Chronique, par Fernando Vasquez
avocat, ancien fonctionnaire à la Commission européenne et expert du
réseau IR Share
Le rapport des cinq Présidents évoqué dans
ce numéro (v. À la Une) rappelle de nouveau le problème de l’absence
de clarté des grandes politiques européennes auquel je me suis
référé à plusieurs reprises. Encore une fois on retrouve dans un
document central de la gouvernance économique européenne des appels
à une révision des règles et des pratiques qui gouvernent la
négociation collective et les salaires.
Forts
de leurs prérogatives et du succès passé de
la négociation collective en tant qu’instrument de redistribution et
de performance économique, la réaction très négative des syndicats
européens était inévitable. On peut s’attendre à des réactions
identiques, peut-être un peu moins vives, de la part des employeurs,
au moins de certains pays.
Une
bonne dizaine d’années avant l’introduction
de l’euro, la coordination transfrontalière des négociations
salariales était déjà une réalité. Les partenaires sociaux ont
pleinement réussi à intégrer les exigences de productivité et de
compétitivité dans leurs négociations dans beaucoup de pays, comme
cela s’est passé en ce domaine en Allemagne ou dans certains autres
pays du Nord de l’Europe.
Indépendamment des questions
liées à l’exigence démocratique, il est
difficilement compréhensible de vouloir encadrer la négociation des
salaires par les partenaires sociaux à travers une quelconque
autorité extérieure au dialogue social. En plus, les autorités
nationales chargées de veiller à ce que l’évolution des salaires
n’affecte pas la compétitivité seraient « coordonnées » par la
Commission. Vouloir imposer partout les « bons exemples » de
dialogue social par l’autorité du pouvoir central de l’UE est dans
le contexte actuel suicidaire pour l’idéal européen.
Condamnée à l’échec de par son
irréalisme, cette proposition conçoit les
salaires uniquement en tant que composante des prix et ignore leur
rôle dans la fixation des revenus. Ceci justement au moment où le
FMI nous offre une démonstration du lien entre la hausse des revenus
des pauvres et des classes moyennes et la croissance économique et
du fait que l’augmentation des revenus des 20% plus riches réduit la
croissance[1].
[1] “Causes
and Consequences of Income Inequality : A Global Perspective”,
IMF Staff Discussion Note of 15 June 2015.
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Agenda
1er
juillet Union
européenne Début de la présidence
luxembourgeoise de l’Union européenne (v. programme).
16
juillet Luxembourg Réunion
informelle des ministres de l’Emploi, des Affaires sociales et de
l’Égalité des chances.
10 au 11
septembre Göteborg Conférence
annuelle IREC sur les relations sociales en Europe sous le thème “Converging or
diverging industrial relations in Europe?“.
10 au 11
septembre Porto Troisième conférence
internationale sur les conditions de travail, organisée par le
Working Conditions Research Network (RICOT)
15
septembre Paris Matinée du
Club CE européen animée par Astrees et IR Share, en partenariat avec la
EWC Academy, sur le dialogue entre délégations allemande et française au
sein des CE européens, avec des membres allemands de CE européens et les
témoignages de Stéphane Galiné (Sanofi), Catherine Bordelon (SAP) et
Gérald Reinosa (Metro). Suivie d’une après-midi de formation sur les
différences en matière de relations sociales entre les deux pays autour
de cas pratiques. Renseignements: Frédéric Turlan (frederic.t@irshare.eu – +33
6 81 41 53 95) ou Christophe Teissier (c.teissier@astrees.org)
29 septembre au 2
octobre Paris Congrès de
la Confédération européenne des syndicats.
1er et 2
octobre
Bruxelles Séminaire européen organisé par
Astrees, IR Share et SBI-FNV Formaat, avec le soutien de la Commission
européenne, sur la gestion de la confidentialité des informations
délivrées aux comités d’entreprise européens. Ce séminaire est réservé
aux managers en charge de CE européens. Une procédure d’enregistrement en
ligne est disponible. Les frais de participation s’élèvent à 250
euros. Renseignements: Frédéric Turlan (frederic.t@irshare.eu – +33
6 81 41 53 95) ou Christophe Teissier (c.teissier@astrees.org)
5
octobre Bruxelles Conseil
Emploi, politique sociale, santé et consommateurs
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IR Notes est une lettre
diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues européennes et
réalisée par IR
Share et son réseau d’experts. Elle propose une veille
européenne sur le droit du travail, les relations sociales et la politique de
l’emploi. Elle est en vente sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par
mois sur le site IR
Share. IR Share est une entreprise à capitaux privés,
indépendante et apolitique, dont l’objectif est d’informer et d’aider l’ensemble
des acteurs du dialogue social en Europe et au-delà. Elle est le correspondant
de la Fondation de Dublin, pour la France et le Luxembourg, depuis 2009, et pour
la Bulgarie depuis 2014.
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À la Une
La dimension
sociale atrophiée de l’Union économique et monétaire
Cinq présidents d’institutions européennes (*) ont remis, le 22 juin, leur rapport
« Compléter l’Union économique et monétaire européenne » (UEM) proposant un plan en
trois phases pour renforcer l’UEM d’ici à 2025 (v. communiqué).
Concernant la dimension sociale de l’UEM, plusieurs points sont à relever: 1/ En
matière sociale, la seule exigence porte sur un « socle de protection sociale »
prévu seulement « pour les plus vulnérables ». Une vision restrictive, limitée à
l’assistance sociale, qui légitime le fait que la protection sociale des « non
vulnérables » puisse revenir en tout ou partie à leur charge. 2/ Malgré quelques
gestes de bonne volonté à l’égard du Parlement européen et des parlements nationaux,
le renforcement de l’UEM échappe à un véritable contrôle démocratique – la question
d’un parlement élu de la zone euro, promu par l’ancien ministre des Affaires
étrangères allemand Joschka Fischer et repris par des intellectuels allemands (Glienicker Gruppe) et français (« Manifeste pour une union politique
de l’euro »), n’est pas abordée. 3/ En ce qui concerne l’emploi, le document
préconise la poursuite des réformes du marché du travail et la mise en place d’« un
organe national chargé de suivre les performances et les politiques dans le domaine
de la compétitivité ». Ces « entités indépendantes », dont l’action serait
coordonnée par la Commission européenne, seront « démocratiquement tenues de rendre
des comptes ». Elles devront « déterminer si les salaires évoluent en accord avec la
productivité, par comparaison avec l’évolution dans d’autres pays de la zone euro et
chez les principaux partenaires commerciaux comparables ». Les partenaires sociaux
devraient « tenir compte de l’avis des autorités de la compétitivité lors des
négociations sur les salaires ». Une proposition sèchement rejetée par la
Confédération européenne des syndicats (v. communiqué).
(*) les présidents de la Commission européenne (Jean-Claude Juncker), du Conseil
(Donald Tusk), de l’Eurogroup (Jeroen Dijsselbloem), de la BCE (Mario Draghi) et du
Parlement européen (Martin Schulz).
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1. Union
européenne
Actualité
sociale
- Protection contre l’amiante :
après avoir adopté un avis intitulé « Éradiquer
l’amiante de l’UE », en février dernier, le Comité économique et social
européen a organisé une conférence, le 24 juin, soutenue par les partenaires
sociaux européens de la construction (FETBB et Fiec), pour appeler à renforcer
la lutte contre l’exposition à l’amiante qui selon un expert intervenu lors de
la conférence (v. communiqué),
provoque chaque année environ 47000 décès dans l’UE, soit 50% de plus que les
dernières estimations et deux fois plus que les accidents de la route.
- Gouvernance de la zone euro :
le Parlement européen a adopté un rapport sur ses recommandations pour la
gouvernance de la zone euro. “Les plans de réformes structurelles devraient être
approuvés par les parlements nationaux et impliquer les partenaires sociaux à
tous les stades, afin d’accroître leur efficacité et de renforcer le sentiment
d’appropriation national », affirment les députés. (v communiqué)
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Jurisprudence
- Distinction entre détachement et mise à
disposition : une société hongroise qui envoie des
salariés en Autriche, pour effectuer de la découpe et du conditionnement de
viande dans un abattoir d’une société autrichienne, utilisant une partie de ses
équipements, doit-elle être considérée comme effectuant un détachement de
travailleurs dans le cadre d’une prestation de services ou bien une simple mise
à disposition de travailleurs ? Dans le premier cas, l’entreprise hongroise
devrait simplement effectuer une déclaration de détachement, dans le second cas,
elle devrait obtenir une autorisation de travail pour chaque salarié. Dans un arrêt
(CJUE
18 juin 2015, aff. C‑586/13, Martin Meat) la Cour de justice rappelle sa
jurisprudence
Vicoplus. Trois critères caractérisent la mise à disposition : 1/ Il
s’agit d’une prestation rémunérée pour laquelle le salarié reste employé du
prestataire sans aucun lien contractuel avec l’entreprise cliente. 2/ Le
déplacement du salarié dans le pays où le travail doit être effectué est l’objet
même de la prestation de services. 3/ Le salarié accomplit ses tâches sous le
contrôle et la direction de l’entreprise cliente. Pour qualifier la relation
contractuelle il faut « tenir compte de tout élément indiquant que le
déplacement du travailleur dans l’État membre d’accueil est ou non l’objet même
de la prestation de services sur laquelle porte ladite relation contractuelle ».
Les indices retenus par la Cour démontrent que tel n’est pas le cas : 1° Le
prestataire de services supporte les conséquences de l’exécution non conforme de
la prestation. 2° Le prestataire est libre de déterminer le nombre de salariés
qu’il juge utile d’envoyer. Dans cette affaire, l’objet n’est donc pas la mise à
disposition, il s’agit bien d’un détachement de travailleurs, même si
l’entreprise bénéficiaire de cette prestation contrôle la conformité de la
prestation ou si elle donne des consignes générales aux salariés détachés.
- Temps de travail des salariés itinérants :
l’avocat général de la Cour de justice de l’UE a rendu ses
conclusions (dernière étape avant le jugement) (CJUE
11 juin 2015, aff. C‑266/14, Federación de Servicios Privados del sindicato
Comisiones Obreras) dans une affaire qui aura d’importantes
conséquences. Le litige porte sur la qualification du temps de trajet des
salariés itinérants (des techniciens chargés d’installer des systèmes de
sécurité) lorsqu’ils vont de leur domicile à leur premier client puis, en fin de
journée, du dernier client à leur domicile. L’employeur considère qu’il ne
s’agit pas d’un temps de travail effectif. Le magistrat constate que leur
déplacement « est consubstantiel à leur qualité de travailleur itinérant et est
donc inhérent à l’exercice de leur activité ». De plus, pendant ces trajets, les
salariés « ne sont pas soustraits au pouvoir de direction de leur employeur ».
Enfin, il ajoute que les périodes de repos ont « pour fonction de compenser la
fatigue engendrée par les périodes de travail » et qu’il « serait porté atteinte
à cette fonction essentielle […] » si elles devaient inclure ces temps de
trajet. La Cour, si elle suit son avocat général, devrait donc qualifier ces
temps de trajet comme du temps de travail et non comme du temps de repos. En
pratique, les temps de trajet litigieux devront être pris en compte pour
calculer les durées maximales du temps de travail journalier (11 heures de repos
entre deux journées de travail) et hebdomadaire (48 heures).
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2. États
membres
Belgique
- Élections sociales : la
loi du 2 juin 2015 précise le déroulement des élections sociales du 9 au 22 mai
2016 (v. communiqué).
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Finlande
- Restauration de la
compétitivité : le nouveau gouvernement conservateur
issu d’une coalition allant du centre à l’extrême-droite veut imposer aux
partenaires sociaux un accord pour diminuer le coût horaire du travail de 5 %,
soit en diminuant les salaires, soit en diminuant les congés, soit en augmentant
la durée du travail. À défaut de parvenir à un accord, le gouvernement a annoncé
des coupes budgétaires à hauteur de 1,4 milliard d’euros avec des suppressions
ou réductions d’avantages sociaux pour la population (v. communiqué
syndical).
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République
tchèque
- Chômage partiel : le
parlement a approuvé, le 17 juin, la mise en place d’un dispositif de chômage
partiel inspiré du « Kurzarbeit » allemand, qui est intégré dans la loi sur
l’emploi. Il est possible d’y recourir en période de crise économique, de
catastrophes naturelles ou de sanctions politiques qui ont un impact sur la
production des entreprises tchèques (comme les mesures de rétorsions prises par
la Russie contre les sanctions européennes). Les employeurs peuvent y recourir
lorsqu’ils ne sont pas en mesure d’assurer au moins 20% du temps de travail de
leurs salariés. En recourant au chômage partiel, les employeurs s’engagent à
maintenir les emplois. Les salariés reçoivent 70% de leur salaire, dont 50% sont
payés par l’employeur et 20% par l’État. Ce dernier peut intervenir sur une
période allant jusqu’à six mois, avec un renouvellement possible dans la limite
d’un an.
>
À voir aussi : le dernier
bulletin de l’Institut syndical européen sur les négociations collectives dans
l’UE (Collective
Bargaining developments May 2015).
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3.
Entreprises
Comités
d’entreprises européens
Siemens : lors de sa dernière
réunion, les 27 et 28 mai, à Manchester, les représentants des salariés européens de
Siemens ont voté en faveur de plusieurs amendements à l’accord de CE européen.
Ainsi : 1/ le seuil d’attribution d’un deuxième siège a été abaissé à 5000 salariés
; 2/ les membres se voient reconnaître un droit d’accès sur tous les sites de leur
pays et peuvent y informer les salariés ; 3/ les obligations liées au mandat doivent
être préférées à d’autres obligations au travail et les membres sont tenus de
participer aux réunions ; 4/ Le comité recommande fortement la capacité de parler
l’anglais et / ou allemand, en particulier pour la communication interne (v. communiqué
d’IG Metall, en anglais). Par ailleurs, une réunion a été organisée à Pékin,
avec des représentants des salariés allemands, dont le président du CE européen, et
des représentants des salariés chinois. Il s’agissait d’organiser une formation à la
négociation collective et d’améliorer la représentation des salariés dans les sites
chinois (v. synthèse
d’IG Metall, en anglais) avec l’adoption d’une constitution pour mettre en place un
Comité Siemens Chine.
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Négociations
transnationales
- Engie: lors de la réunion
du CE européen du 25 juin, la direction du groupe énergétique Engie (ex-GDF
Suez) a pris des engagements unilatéraux en faveur des salariés directement
touchés par le projet de réorganisation du groupe. De plus, la négociation d’un
accord-cadre européen sur un « contrat social » va commencer le 8 juillet. Elle
vise à fixer un cadre pour accompagner les salariés, dans la durée, dans toutes
les évolutions et transformations du groupe.
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Syndicalisme
- Lafarge-Holcim : 60
représentants des salariés des deux groupes cimentiers Lafarge et Holcim, ont
participé à une réunion, les 16 et 17 juin, pour évoquer le processus de fusion
entre les deux groupes. Les fédérations internationale (IBB) et européenne
(FETBB) des travailleurs du bâtiment et du bois ainsi que la fédération
européenne IndustriAll ont dénoncé dans un communiqué
l’absence d’un représentant de Holcim à cette réunion à laquelle les deux
multinationales étaient conviées.
> À voir aussi : l’accord
du 3 juin 2014 sur le comité de la société européenne de Legris
Industries (1300 salariés) dont la première réunion s’est
déroulée à Bruxelles le 30 juin dernier. La société allemande de relation client
Amevida (1800 salariés) s’est transformée en société européenne
en mettant en place un comité d’entreprise de la SE et une participation des
salariés au conseil de surveillance (v. communiqué).
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4. Études et
rapports
Santé et sécurité au travail :
l’Agence européenne pour la santé et la sécurité au travail a publié les résultats
de sa deuxième édition de l’enquête européenne des entreprises, ESENER-2. Cette
enquête repose sur les réponses de près de 50 000 entreprises interrogées sur des
questions relatives à la gestion de la santé-securité au travail et aux risques
professionnels (v. Synthèse).
Une attention particulière a été accordée aux risques psychosociaux. Environ 33 %
des établissements occupant plus de 20 salariés déclarent avoir un plan d’action en
vue de prévenir le stress lié au travail (v. aussi commentaires
de l’Institut syndical européen).
- Emplois et coûts
salariaux : Eurostat a publié des statistiques sur les
coûts
horaires de la main-d’œuvre qui repartent à la hausse sauf à Chypre (–
1,8 %) et sur l’emploi
qui progresse légèrement au premier trimestre 2015 de 0,1 % dans la zone euro et
de 0,3 % dans l’UE.
- Recours aux dérogations en matière de
temps de travail : la Fondation européenne pour
l’amélioration des conditions de vie et de travail (Eurofound) a publié une étude
(en anglais) sur le recours par les États membres à la possibilité de déroger à
la durée maximale de travail hebdomadaire de 48 heures
- Réformes du marché du travail:
l’Institut syndical européen (Etui) a publié un Working
paper (en anglais) qui critique les réformes du marché du travail menées
en Espagne depuis le début de la crise. L’assouplissement de la protection des
travailleurs et la décentralisation de la négociation collective n’ont pas eu
d’impact sur le chômage, qui reste élevé, et n’ont pas remédié à la dualité du
marché du travail espagnol où le recours aux contrats précaires reste très
important. Une étude
de centre d’analyse français France Stratégie s’intéresse à la réforme du marché
du travail italien et souligne l’une de ses caractéristiques qui est d’offrir
aux employeurs d’importantes incitations à l’embauche en contrat à durée
indéterminée tout en limitant les possibilités de recours aux emplois précaires.
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