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IR Notes 37 – 9 septembre 2015
www.irshare.eu
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Qui est IR Share ?
IR Share est une
agence de partage d’informations, de documentations et de compétences
pour les managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR
Share opère via des publications en ligne, des groupes de travail, des
formations consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe :
ce numéro a été préparé par Frédéric Turlan. Retrouver
l’ensemble de l’équipe
de IR Share sur le site.
S’abonner à IR
Notes En quelques clics sur le site
IR Share ou par E-mail : frederic.t@irshare.eu
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Editorial
Chers lecteurs,
C’est la deuxième
« rentrée » pour
l’équipe qui réalise la première lettre d’information européenne sur
les relations sociales en Europe, en plusieurs langues. Le projet
« IR Notes » est de sélectionner des informations nécessaires aux
acteurs du dialogue social en Europe, dans les Etats membres et dans
les entreprises et de façon factuelle et impartiale. L’objectif est
de rester « équidistant » afin que nos informations soient utiles à
toutes les parties prenantes
Depuis son lancement en
2014, IR Notes compte désormais plus de 500
abonnés à travers l’Union européenne. Tous les abonnés ont renouvelé
leur abonnement pour une année supplémentaire, ce qui démontre la
pertinence et la qualité de notre lettre d’information. Cependant,
IR Notes est un projet évolutif (« work in progress ») et s’adapte
aux besoins exprimés par ses lecteurs.
C’est
la raison pour laquelle nous allons proposer
dès le mois de septembre la possibilité d’ajouter des langues
supplémentaires pour mieux couvrir notre lectorat potentiel. Nous
avons en particulier prévu des versions en hongrois, polonais et
tchèque. Elles pourront être proposées en supplément aux actuels
abonnés.
Il est aussi temps de vous donner
la parole et nous
serions très heureux si vous pouviez participer à un sondage en
ligne et répondre à nos 10 questions, afin de nous aider à mieux
répondre à vos besoins. Vous pouvez cliquer pour ce faire sur ce
lien :
https://fr.surveymonkey.com/r/K3FB5S7
Au
nom de toute l’équipe d’IR Notes, je vous
remercie pour votre soutien et votre fidélité !
Bien à vous
Frédéric Turlan
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Agenda
10 au 11
septembre Göteborg
Conférence annuelle IREC sur les relations sociales en Europe
sous le thème “Converging or
diverging industrial relations in Europe?“.
10 au 11
septembre Porto Troisième conférence
internationale sur les conditions de travail, organisée par le
Working Conditions Research Network (RICOT).
15
septembre Paris Matinée du
Club CE européen animée par Astrees et IR Share sur le dialogue entre
délégations allemande et française au sein des CE européens, avec des
membres allemands de CE européens et les témoignages de Stéphane Galiné
(Sanofi), Catherine Bordelon (SAP) et Gérald Reinosa (Metro).
Renseignements: Frédéric Turlan (frederic.t@irshare.eu – +33
6 81 41 53 95) ou Christophe Teissier (c.teissier@astrees.org)
23
septembre Bruxelles Conférence-débat
organisée par l’Observatoire social européen et l’Institut syndical
européen à l’occasion de la sortie de la 16e édition du Bilan économique
et social qui analyse les questions sociales européennes ayant marqué
l’année 2015.
29 septembre au 2
octobre Paris Congrès de
la Confédération européenne des syndicats.
1er et 2
octobre Bruxelles
Séminaire européen organisé par Astrees, IR Share et SBI-FNV
Formaat, avec le soutien de la Commission européenne, sur la gestion de
la confidentialité des informations délivrées aux comités d’entreprise
européens. Ce séminaire est réservé aux managers en charge de CE
européens. Une procédure
d’enregistrement en ligne est disponible. Les frais de
participation s’élèvent à 250 euros. Renseignements: Frédéric
Turlan (frederic.t@irshare.eu
– +33 6 81 41 53 95) ou Christophe Teissier (c.teissier@astrees.org)
5
octobre Bruxelles Conseil
Emploi, politique sociale, santé et consommateurs.
27 octobre Lisbonne Conférence
sur un état des lieux des relations sociales en Europe après la crise,
organisée par les organismes de recherche portugais Cesis et
Socius-Iseg, ainsi que par IR Share, avec le soutien de la Fondation
pour la science et la technologie. Contact : fernando.vasquez.law@outlook.com.
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IR Notes est une lettre
diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues européennes et
réalisée par IR Share
et son réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le droit du
travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle est en vente
sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par mois sur le site IR Share. IR Share est une
entreprise à capitaux privés, indépendante et apolitique, dont l’objectif est
d’informer et d’aider l’ensemble des acteurs du dialogue social en Europe et
au-delà. Elle est le correspondant de la Fondation de Dublin, pour la France et
le Luxembourg, depuis 2009, et pour la Bulgarie depuis 2014.
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À la Une
L’arrivée
des réfugiés est la solution, pas le problème
« Il faudra arriver à faire accepter aux États membres que l’évolution
démographique européenne impose une ouverture des frontières, tout en les
rassurant». Cette politique « reste une priorité » fondamentale «
pour relever les défis et mettre à profit les possibilités offertes par les
migrations à l’ère de la mondialisation ». Voilà ce que déclarait la
Commission européenne en présentant son programme de travail 2009. Le 13 mai
dernier, la Commission publiait, une communication pour un « Agenda
européen de l’immigration » dans laquelle elle souligne que la démographie
et le maintien de la compétitivité imposent une augmentation de l’immigration légale
afin de préserver le modèle social européen. Cela fait de nombreuses années que la
Commission prépare les esprits à un accroissement de l’immigration pour préserver
l’économie européenne et son modèle social, sans parvenir à convaincre et à faire
refluer la tendance au replis national portée par des mouvements populistes à
travers l’Europe. C’est pour cela que les récentes déclarations d’Angela Merkel sont
à applaudir : l’Allemagne est sans doute le pays qui a le plus conscience de la
nécessité d’assurer le « virage démographique » afin de maintenir la capacité
productive d’une Allemagne confrontée au vieillissement de sa population active.
Mais au-delà de cette compréhension que l’immigration est une solution et non le
problème, c’est aussi le pays qui attire le plus les migrants et où ils sont
accueillis avec le soutien massif de la population. L’Allemagne semble avoir compris
l’enjeu, bien mieux que ses voisins de l’est qui ne se sentent pas concernés ou de
ceux naviguant politiquement de façon frileuse croyant éviter la monter de l’extrême
droite. Angela Merkel a donc la légitimité pour affirmer que les « droits
civils universels étaient jusqu’ici étroitement associés à l’Europe et à son
histoire. Si elle échoue sur la question des réfugiés, ce lien étroit se
briserait et ce ne serait plus l’Europe telle que nous nous la représentons. »
À titre de comparaison, plus personne imagine une entreprise européenne réussir
sur le plan mondial en n’embauchant que des salariés de son pays d’origine. Comment
l’Europe entend-elle prendre le virage de la mondialisation en se fermant à des
forces vives prêtes à tous les sacrifices pour rejoindre et continuer à faire vivre
le modèle social et démocratique européen ?
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1. Union
européenne
Actualité
sociale
- Équilibre vie professionnelle – vie
familiale : la Commission européenne a présenté, le 3
août, une feuille
de route sur l’équilibre travail et vie de famille (en anglais). Cette
initiative avait été annoncée après sa décision de retirer sa proposition de
révision de la directive « congé maternité » (v. IR
Notes 36). Il s’agit d’augmenter la place des femmes sur le marché du
travail et de lutter contre les inégalités salariales notamment en développant
tant pour les femmes que pour les hommes, l’accès aux formes de flexibilité du
temps de travail et en incitant les hommes à prendre leurs congés paternité ou
parental. La Commission propose soit d’agir par la voie législative, soit par
des mesures non contraignantes, soit en combinant ces deux voies.
- Programme de travail des partenaires
sociaux européens : les partenaires sociaux européens
ont présenté, le 15 juillet, leur cinquième
programme de travail autonome 2015-2017 proposant un « partenariat pour
la croissance inclusive et l’emploi » (voir communiqué
de presse). Ils ont aussi adopté une analyse
approfondie de l’emploi conjointe, axée sur le fonctionnement des
marchés du travail européens. Le nouveau programme de travail comprend
l’engagement d’ouvrir une négociation collective européenne sur le thème du
vieillissement actif. Elle sera précédée d’un séminaire conjoint pour prendre en
compte des pratiques nationales. Ce séminaire vise également à assurer une
meilleure application des accords volontaires. Les partenaires sociaux ont
prévu des visites conjointes organisées dans cinq pays où la situation est
jugée problématique. Les partenaires sociaux vont aussi préparer des conclusions
communes pour promouvoir la conciliation de la vie professionnelle, de la vie
privée et de la vie familiale et l’égalité afin de réduire l’écart de
rémunération entre les hommes et les femmes.La réduction des écarts salariaux
pourrait être atteinte par des politiques favorisant la conciliation entre vie
privée et vie professionnelle. C’est également le parti pris de la « feuille
de route » adoptée par la Commission européenne (v. ci-dessus).
- Nouvelles interventions du Fonds européen
d’ajustement à la mondialisation : la Commission
européenne a proposé cet été trois nouvelles interventions du Fonds européen
d’ajustement à la mondialisation. Ce dernier est appelé à verser : 6,9 millions
d’euros à l’Allemagne pour aider 2 692 travailleurs licenciés par le
constructeur automobile Adam Opel et un de ses fournisseurs à retrouver du
travail (v. communiqué de
presse); 6,2 millions d’euros à la Belgique pour faciliter le retour à
l’emploi de 4 500 travailleurs licenciés par Ford et 11 entreprises parmi ses
fournisseurs et sous-traitants (v. communiqué
de presse) et enfin 1,4 million pour aider 184 des 1 249 travailleurs
licenciés par la compagnie aérienne Alitalia à retrouver du travail (v. communiqué de
presse).
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Jurisprudence
- Congé parental : la Cour
de justice s’est prononcée dans une affaire grecque concernant un magistrat qui
s’est vu refuser un congé parental au motif que sa femme était au chômage et
qu’elle pouvait donc assurer la garde de leur enfant (CJUE,
16 juillet 2015, aff. C-222/14, Konstantinos Maïstrellis). Pour la Cour,
n’est pas conforme au droit de l’Union, une réglementation selon laquelle « un
magistrat de sexe masculin n’a pas droit à un congé parental lorsque son épouse
ne travaille pas ou n’exerce pas d’activité professionnelle, à moins que, en
raison d’une maladie grave ou d’un handicap, elle ne soit jugée comme étant dans
l’incapacité de faire face aux besoins liés à l’éducation d’un enfant».
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2. États
membres
Belgique
- Obligation d’enregistrer les travailleurs
du secteur de la viande : après une première mesure
visant à lutter contre la fraude et le dumping social dans le secteur de la
construction, une loi-programme
du 10 août 2015 rend obligatoire l’enregistrement des présences pour le
secteur de la viande. Cette obligation vaut pour tous les salariés ainsi que
pour les indépendants et les travailleurs détachés qui pénètrent dans un
abattoir, un atelier de découpe ou une entreprise de préparation de viande ou de
produits à base de viande.
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France
Précision sur la possibilité pour un syndicat
de dénoncer un processus d’information du comité d’entreprise
européen : les syndicats français CGT et britannique UNITE
ont introduit un recours contre la direction du groupe Total à propos de projets de
restructuration menés dans l’activité de raffinage sur deux sites, l’un en France,
l’autre en Grande-Bretagne. Les deux syndicats estimaient que le comité d’entreprise
européen devait être informé et consulté lors d’une réunion plénière. Le tribunal
saisi (v. Ordonnance
TGI Nanterre, 17 juillet 2015) note que les projets ont été examinés par une
commission spécifique du comité européen qui avait reçu un document d’information de
la direction détaillant les deux projets. Il relève que « ni le CE européen ni le
bureau chargé notamment de veiller au respect des attributions du CE européen,
lequel n’a finalement pas été réuni sur le point litigieux, n’ont remis en cause les
modalités de la procédure d’information de l’instance européenne en exigeant, en
particulier, une consultation » sur les deux projets. Pour le tribunal, les deux
syndicats ne pouvaient « pas se substituer » au comité et au bureau « pour apprécier
concrètement la pertinence et les modalités d’une procédure effectivement mise en
œuvre ».
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Royaume-Uni
- Projet de loi controversé pour réformer le
droit de grève : le gouvernement a présenté un projet de
loi (Trade
Union Bill) qui vise à ce que la législation sur le droit syndical et le
droit de grève « soit plus équitable pour les personnes qui travaillent », car «
une petite minorité de syndicalistes peut bouleverser la vie de millions de
banlieusards, de parents, de travailleurs et d’employeurs. » La législation
actuelle soumet le lancement d’une grève par un syndicat à un vote majoritaire
des salariés concernés. Le projet entend durcir ces règles : un vote majoritaire
sera toujours exigé, mais le taux de participation au scrutin devra être au
moins de 50%. De plus dans six services publics essentiels, il faudra que le
nombre de votants se prononçant pour la grève représente 40% de l’ensemble des
salariés concernés. Pour les experts, ce renforcement des exigences autorisant
le lancement d’une grève aboutit à la quasi impossibilité d’organiser une grève.
De plus, les employeurs seraient autorisés à recourir à des intérimaires pour
remplacer les grévistes. Le gouvernement a lancé plusieurs consultations
publiques sur les différents volets de son projet et attend des réponses
pour le 9 septembre. De son côté, la fédération syndicale européenne IndustriAll
a appelé ses adhérents et les comités d’entreprise européens à répondre à ces
consultations et de dénoncer le projet du gouvernement (v. communiqué
et lettres).
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3.
Entreprises
Comités
d’entreprise européens
- Randstad : le groupe de
travail intérimaire Randstad a conclu un accord sur la mise en place d’un comité
d’entreprise européen qui remplace une instance de concertation instituée en
1996 (v. le communiqué
d’UNI Europa). L’accord peut être consulté sur le site de l’Institut
syndical européen.
- Sika : le CE européen du
groupe chimique suisse Sika (17 000 salariés) a adressé une lettre ouverte, le
27 juillet, au président du groupe Saint-Gobain, afin de demander des garanties
en faveur des salariés dans le cadre du projet d’acquisition de Sika par le
groupe français. Le CE européen demande que Saint-Gobain s’engage sur trois ans
à maintenir l’emploi sur tous les sites de Sika et à ne pas dégrader les
conditions d’emploi en termes de salaires et d’avantages sociaux.
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Accords
transnationaux
ABN AMRO : la direction de la
banque néerlandaise ABN AMRO, la fédération syndicale internationale UNI Global
Union et son affilié néerlandais FNV ont signé un accord-cadre mondial sur les
droits sociaux fondamentaux. Il s’agit de la première banque néerlandaise à
s’engager dans cette voie (v. communiqué d’UNI
Global Union et d’ABN
AMRO)
- Solvay : les signataires
de l’accord-cadre mondial de Solvay (26000 salariés) ont présenté, le
28 juillet, un état des lieux du fonctionnement des relations sociales au niveau
du groupe devant le Bureau des activités pour les travailleurs (Actrav) de l’OIT
et des représentants de différents départements de l’OIT, selon la fédération
syndicale internationale IndustriAll Global Union (v. communiqué).
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Restructurations
- Coca-Cola : réagissant à
l’annonce intervenue fin juillet du projet de fusion des différentes sociétés
d’embouteillage de Coca-Cola en Europe – Coca-Cola Enterprises (CCE), Coca-Cola
ibérique Partners SA (CCIP) et Coca-Cola Erfrischungsgetränke AG (CCEAG) – la
fédération syndicale européenne Effat a exprimé ses inquiétudes, sur l’impact
négatif potentiel de cette fusion sur l’emploi des 25000 salariés européens
concernés (v. communiqué).
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4. Études et
rapports
- Bilan du Fonds européen d’ajustement à la
mondialisation : la Commission européenne a publié un bilan
d’activité du Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM) pour
la période 2013-2014. Le FEM a aidé au total 27 610 travailleurs licenciés en
raison de la crise économique et des effets de la mondialisation à trouver de
nouvelles possibilités d’emploi. Au total plus de 114,4 millions d’euros ont été
dépensés sur ces deux années pour soutenir des travailleurs dans treize États
membres pour leur transition professionnelle. Depuis la création du Fonds,
l’Espagne est l’État qui a soumis le plus grand nombre de demandes de
contribution du FEM (20), suivie par les Pays-Bas (16), l’Italie (12) et le
Danemark (10).
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