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IR Notes 48 – 24 février 2016
www.irshare.eu
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Qui est IR Share ?
IR Share est une
agence de partage d’informations, de documentations et de compétences
pour les managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR
Share opère via des publications en ligne, des groupes de travail, des
formations consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe : ce
numéro a été préparé par Alain Lefebvre et Frédéric Turlan. Retrouver
l’ensemble de l’équipe
de IR Share sur le site.
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Notes En quelques clics sur le site
IR Share ou par E-mail : frederic.t@irshare.eu
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Interview
Elena Crasta, responsable politique auprès du Trades Union Congress
(TUC)
Quelle est la position de la
confédération syndicale britannique Trades Union Congress à
propos du « Brexit »? Nous n’avons pas
encore adopté de position officielle. Nous attendons les décisions
qui seront prises par nos membres suite à la négociation en cours au
niveau du Conseil. Actuellement certains syndicats sont favorables
au maintien dans l’Union mais d’autres, pour l’instant le syndicat
des cheminots et celui des conducteurs de train, ont d’ores et déjà
annoncé qu’ils feront campagne pour la sortie de l’UE. Lorsque la
date du référendum sera annoncée et que la campagne va commencer,
nous ferons entendre la voix des travailleurs. Car, compte tenu des
sondages, le résultat sera très serré. La voix de chaque travailleur
va donc compter.
Avez-vous une idée des conséquences
d’une éventuelle sortie de
l’Union ? Nous avons étudié les effets
potentiels de cette option sur les investissements, le commerce et
les droits sociaux. La conclusion est que les conséquences seront
désastreuses. 40% du commerce extérieur du Royaume-Uni se fait avec
l’Union européenne et entre 3 et 4 millions d’emplois sont
directement liés avec le commerce vers les pays de l’Union. Même si
tous ces emplois ne seront pas détruits, certains le seront, et la
qualité des nouveaux emplois ne sera pas au rendez-vous. En effet,
la majorité des droits sociaux qui protègent les travailleurs
britanniques sont issus de la législation européenne. Sortir de
l’Union risque de mener à la destruction de ces droits sociaux. Nous
avons le sentiment que l’initiative du Premier ministre visant à
négocier une révision du traité ne vise pas à satisfaire les besoins
des travailleurs. Il s’agit de préserver les intérêts de la City,
d’éviter une trop grande convergence avec les économies des autres
pays ou de faire des économies sur le système de santé en écartant
les migrants d’une partie des prestations.
Les
Britanniques sont-ils favorables aux retraits des
prestations aux migrants ? Ce n’est pas
vraiment une préoccupation des salariés. Ils comprennent que la
source de leurs difficultés vient surtout des bas salaires et de
l’exploitation des travailleurs par des employeurs peu scrupuleux.
Actuellement, les projets du gouvernement viseraient à écarter 84000
ressortissants européens du bénéfice des prestations sociales
versées par le Royaume-Uni, ce qui représenterait une économie de
530 millions de livres par an. Un chiffre équivalent au manque à
gagner pour le budget de l’État des pratiques d’optimisation fiscale
du groupe Google au Royaume-Uni. S’attaquer aux citoyens européens
qui exercent leur mobilité n’est donc pas forcément la priorité… En
tout cas une chose est claire : les travailleurs seront plus enclins
à voter pour le maintien s’ils sont convaincus que l’Union les
protège et leur accorde plus de droits.
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Agenda
24 et 25
février Bruxelles Conférence
EWPCC intitulée « Créer
des ponts : combiner l’information, la consultation et la
représentation des travailleurs au sein des entreprises
multinationales européennes». L’un des thèmes abordés sera les
possibilités de relier la représentation des salariés au niveau de
l’entreprise à la celle des administrateurs salariés.
7 mars Berlin Inauguration
de l’exposition sur les comités d’entreprise et la participation des
salariés dans les conseils de surveillance depuis 1945 (« Vom
Wert der Mitbestimmung, Betriebsräte und Aufsichträte in Deutschland
seit 1945 »), avec Reiner Hoffmann, président du DGB et Yasmin
Fahimi, secrétaire d’État au ministère du Travail.
7 au 10
mars Bruxelles Session
plénière du Parlement européen.
10 mars Paris Conférence
organisée au Collège de France par l’Association française de droit du
travail, intitulée « Réformer le droit du travail ? Une approche
franco-britannique », avec Mark Freedland, professeur à l’université
d’Oxford, avec une introduction d’Alain Supiot, titulaire de la chaire
« état social et mondialisation : analyse juridique des solidarités ».
11
mars Paris Séminaire
sur les politiques de l’emploi intitulé « les
conditions du licenciement sont-elles un obstacle à une bonne
conciliation de la nécessaire protection du salarié avec les besoins
de l’efficacité économique ? », organisé par les ministères de
l’Économie, des Finances et du Travail.
17
mars Bruxelles Forum
mensuel de l’Institut syndical européen sur « La
réalité sociale de l’Europe après la crise », avec Lord (Roger)
Liddle, président du Policy Network, membre de la Chambre des Lords et
membre du Conseil scientifique de la FEPS, Montserrat Mir, secrétaire
confédérale, CES, et Ernst Stetter, secrétaire général, FEPS.
18
mars Bruxelles Conférence
organisée par la Commission européenne sur les avantages
et les défis posés par la carte professionnelle européenne.
31 mars Lisbonne Séminaire
final du projet européen Managing transnational employee representation,
animé par le consortium Astrees-IR Share-FNV Formaat/SBI avec une
présentation de recommandations sur la gestion des questions
transnationales, de l’articulation entre les processus d’information et
de consultation nationaux et européens, ainsi que de la confidentialité
des informations.
8
avril Paris L’Université
Panthéon Assas Paris II organise, un colloque sur « l’articulation des
normes en droit du travail » qui permettra d’éclairer les réformes en
cours en France. Renseignements et inscriptions : tél. 00 33 (0)1 53 63
53 31 ; lebret@u-paris2.fr
28
avril Bruxelles Conférence
organisée par la Commission européenne consacrée au
processus d’évaluation mutuelle des professions réglementées,
ainsi que des plans d’action nationaux mis en place pour identifier les
réglementations obsolètes ou disproportionnées.
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IR Notes est une lettre
diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues européennes et
réalisée par IR
Share et son réseau d’experts. Elle propose une veille
européenne sur le droit du travail, les relations sociales et la politique de
l’emploi. Elle est en vente sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par
mois sur le site. IR
Share. IR Share est une entreprise à capitaux privés,
indépendante et apolitique, dont l’objectif est d’informer et d’aider l’ensemble
des acteurs du dialogue social en Europe et au-delà. Elle est le correspondant
de la Fondation de Dublin, pour la France et le Luxembourg, depuis 2009, et pour
la Bulgarie depuis 2014.
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À la Une
La société
civile prend la défense de l’Espace Schengen
La libre circulation des personnes, l’un des principes fondateurs de l’Union, est
attaquée de toute part. Le Royaume-Uni, dans sa négociation avec les autres
gouvernements visant à éviter un « Brexit », entend réduire l’accès aux prestations
sociales versées aux citoyens européens qui exercent leur droit à la mobilité. Avec
pour conséquence de freiner et compliquer la circulation des personnes cherchant à
s’installer dans ce pays pour y rechercher un travail. Par ailleurs, la crise des
migrants et la réaction de la France suite aux attentats du 13 novembre, ont conduit
plusieurs pays à suspendre l’un des volets de l’espace Schengen en rétablissant les
contrôles aux frontières. Dans une résolution adoptée,
le 17 février, par 216 voix contre 1, avec 4 abstentions, les membres du Comité
économique et social européen, qui représente la société civile européenne, se
disent « de plus en plus inquiets face aux pressions qui pèsent sur l’accord de
Schengen » et appellent « les gouvernements d’Europe à ne pas céder aux pressions
populistes et à la peur, mais à défendre les droits pour lesquels nous avons
lutté ». Cet accord « visait l’union des peuples et la solidarité entre les peuples.
Y porter atteinte, ce serait donc, outre les conséquences économiques effrayantes
que cela entraînerait, porter, à la solidarité et à l’Union elle-même, un coup qui
pourrait s’avérer fatal », souligne le Comité. Quant aux conséquences économiques
d’un abandon de Schengen, elles ont été évaluées par le think-tank français rattaché
au gouvernement – France Stratégie – à 0,8 point de PIB, soit plus de 100 milliards
d’euros pour les pays de l’espace Schengen (« Conséquences
économiques d’un abandon des accords de Schengen », Note d’analyse n°39,
février 2016). Dans son analyse, France Stratégie mesure notamment l’impact sur le
travail frontalier, le tourisme et le transport de marchandises. Pour la France,
« des coûts directs de court terme pourraient être compris entre un et deux
milliards d’euros, sans compter les coûts budgétaires de la mise en œuvre des
contrôles ». « À plus long terme, l’analyse économique suggère un coût additionnel
net annuel pour la France de plus de 10 milliards d’euros, soit 0,5 point de PIB, en
ne tenant compte que de la baisse du commerce entre pays de la zone ». Un coût
catastrophique au moment où les prévisions de croissance de l’OCDE sont revues à la
baisse. De plus, comme le souligne le correspondant à Bruxelles du quotidien
français Libération sur son blog
(en français), « Schengen, c’est surtout la mise en place d’une coopération
policière et judiciaire européenne (…) qui disparaîtrait avec son abandon ».
Rétablir les frontières intérieures remettrait en cause cet acquis qu’il
conviendrait en fait de renforcer.
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1. Union
européenne
Législation
- Équipements de protection
individuelle : le Conseil a adopté définitivement, le 12
février, le nouveau règlement
sur les équipements de protection individuelle qui doit remplacer la directive
n° 89/686/CEE du 21 décembre 1989. Les nouvelles règles s’appliquent à
chaque équipement destiné à être placé et/ou mis en service pour la première
fois sur le marché de l’UE. Elles définissent des exigences de santé et de
sécurité et établissent les procédures d’évaluation de la conformité que doivent
suivre les fabricants, qui pourront alors apposer sur leur produit le « marquage
UE » (v. communiqué
du Conseil).
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Actualité
sociale
Le point sur les concessions obtenues par le
Royaume-Uni en matière sociale: l’accord
sur les garanties accordées au Royaume-Uni auquel sont parvenus, le 19 février, les
États membres de l’Union, ne permet pas au Royaume-Uni de se soustraire de la
législation européenne en matière d’emploi et de droit du travail, même si l’Union
est fermement invitée à revoir ses législations sous l’angle de la subsidiarité et
de vérifier que les législations actuelles ne représentent pas une charge excessive
en termes de formalités, en particulier pour les PME (v. p. 32 du document).
Une orientation qui à terme pourrait légitimer certaine remise en cause de
législation existante, comme en matière de santé et de sécurité au travail. Sur le
plan de la libre circulation, le Royaume-Uni obtient un droit d’option – qui sera
aussi ouvert aux autres États membres, afin d’indexer le niveau des allocations
familiales versées aux enfants d’un résident qui sont restés vivre dans leur pays
d’origine (v. p. 33 du document).
Le Royaume-Uni pourra en cas de circonstances exceptionnelles refuser de verser
certaines prestations sociales à caractère non-contributif (c’est-à-dire financées
par l’impôt et non par des cotisations sociales) à des citoyens de l’Union qui
comptent s’installer sur son territoire, pendant une durée de quatre ans (v. p. 22
du document).
Sur cette période, il est prévu la possibilité de verser progressivement les
prestations au fur et à mesure de l’intégration du citoyen qui a exercé son droit à
la mobilité sur le marché du travail britannique.
- Une aide
pour les salariés licenciés par Volvo Trucks en
Suède : la Commission européenne a proposé,
le 16 février, le versement d’une aide d’1,8 million d’euros à la Suède, par le
biais du Fonds européen d’ajustement à la mondialisation, pour aider 500 des 647
salariés licenciés par Volvo Trucks et quatre de ses sous-traitants en raison de
la chute du marché des véhicules de transport routier de marchandises (v. communiqué
de la Commission, en anglais).
- Mobilisation en faveur de l’industrie de
l’acier : l’alliance des industriels européens AEGIS
Europe, l’organisation des employeurs européens de l’acier, Eurofer, et les
organisations syndicales du secteur menées par la fédération syndicale
européenne IndustriAll ont mobilisé plusieurs milliers de personnes à Bruxelles,
le 15 février, pour protester contre l’importation de produits chinois dans l’UE
à des prix qui mettent en péril d’industrie européenne (v. communiqué d’Eurofer,
d’AEGIS et d’IndustriAll).
La Commission européenne a ouvert, le 12 février, de nouvelles enquêtes
antidumping en vue de déterminer si les importations de trois produits
sidérurgiques ont fait l’objet d’un dumping sur le marché de l’Union (v. communiqué).
De nombreuses organisations professionnelles et syndicales ont adopté un « manifeste
européen pour un commerce libre et une concurrence loyale ».
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Dialogue
social
- Négociation européenne sur le
vieillissement actif : comme prévu dans le programme de
travail 2015-2017, les partenaires sociaux européens vont lancer, le 18 mars,
une négociation interprofessionnelle d’un accord-cadre autonome visant à
« encourager le vieillissement actif et une approche intergénérationnelle ». Un
séminaire de préparation a été organisé le 9 février à Bruxelles. Des contributions nationales sont
présentées sur le site de la fédération syndicale européenne EPSU.
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2. États
membres
Belgique
Échec de la négociation sur la réforme du droit
de grève: les partenaires sociaux au niveau fédéral ne sont
pas parvenus, le 18 février, à un accord sur la révision du droit de grève. « On ne
pouvait accepter des risques de sanctions sur des militants qui n’étaient pas
concernés par les actes incriminés, explique Marc
Goblet, secrétaire général de la FGTB. D’autre part, on ne voulait pas qu’on
rende impossible toute action syndicale, comme par exemple interdire le blocage des
zonings, des routes ou des ronds-points. » L’administrateur délégué de la Fédération
des entreprises de Belgique (FEB), Pieter Timmermans semble vouloir poursuivre la
concertation sociale (v. position de la FEB).
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Finlande
- Projet d’assouplissements du contrat de
travail : le gouvernement a soumis à une consultation
publique un rapport qui vise à assouplir certaines règles de droit du travail.
Le rapport contient principalement trois propositions : 1° Permettre de recourir
à un contrat à durée déterminée sans motif (alors que des cas de recours doivent
être actuellement respectés) dans la limite de trois contrats par an. 2°
Augmenter la durée maximale de la période d’essai de quatre à six mois,
permettant aux employeurs de mettre un terme au contrat sans fournir de
justification. 3° Réduire l’obligation de réembauche d’un salarié licencié pour
motif économique, si l’activité de l’entreprise redémarre, de neuf à quatre mois
(v. article dans la revue syndicale Trade
Union News from Finland).
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France
Vers une nouvelle réforme du droit du travail :
un projet
de loi « visant à instaurer de nouvelles libertés et de nouvelles protections
pour les entreprises et les actifs », a été adressé pour avis au Conseil
d’État, le 17 février. Le texte prépare la réécriture du Code du travail dont un
projet devrait être présenté d’ici deux ans, mais modifie déjà certaines parties sur
la durée du travail, les licenciements la négociation collective. L’ensemble des
mesures présentées s’inscrivent dans la lignée des réformes engagées dans d’autres
États membres et qui visent à accroître la flexibilité du temps de travail et à
décentraliser la négociation collective en renforçant le rôle de la négociation
d’entreprise. Le texte vise aussi à réduire le coût des licenciements et de
sécuriser, pour les employeurs, les licenciements économiques en précisant dans la
loi les motifs jugés recevables, réduisant ainsi l’interprétation des juges en cas
de contestation des motifs de licenciements. Ce projet sera présenté le 9 mars en
Conseil des ministres, puis examiner au Parlement jusqu’en mai. Il pourrait être
adopté avant l’été. Si les syndicats contestent de nombreux points du projet, les
organisations employeurs estiment dans leur ensemble qu’il va dans le bon sens.
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Portugal
- Réduction de charges patronales :
le gouvernement a décidé, le 18 février, de maintenir la
réduction de charge sociale sur les salaires des employés payés au salaire
minimum de 0,75 point de pourcentage, passant ainsi le taux des charges
patronales à 23%. Le salaire minimum fixé à 530 euros depuis le 1er
janvier, doit atteindre, selon le projet du nouveau gouvernement associant le
parti socialiste à la gauche radicale, à 600 euros en 2019. Actuellement, 500000
salariés perçoivent le salaire minimum.
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3.
Entreprises
Comités
d’entreprise européens
- Owens-Illinois (O-I) : le
groupe américain spécialisé dans l’emballage verrier Owens-Illinois (27000
salariés) a signé, le 15 octobre 2015, un nouvel accord relatif au comité
d’entreprise européen, pour prendre en compte l’apport de la directive 2009/38.
Contrairement à l’accord précédent, conclu sous l’égide de la loi française –
l’État membre où le groupe a le plus de salariés (environ 2000) – le nouvel
accord est soumis à la loi italienne.
- Praxair : le groupe
américain de fourniture de gaz industriels Praxair (27000 salariés), qui avait
mis en place un comité d’entreprise européen en 2012 (v. accord),
va ouvrir une négociation pour réviser son accord.
> Voir aussi: l’accord
sur la mise en place d’un comité d’entreprise européen chez McBrive.
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4. Études et
rapports
Conciliation vie
professionnelle et vie privée :
l’institut de recherche français IRES a publié une revue
consacrée aux évolutions et la situation de deux instruments de conciliation vie
familiale-vie professionnelle que sont les congés destinés aux parents (congé
parental, congé paternité…) et les structures de garde d’enfants dans plusieurs pays
de l’OCDE. Ce numéro propose « un état des lieux des dispositifs de conciliation et
de voir dans quelle mesure la crise a exacerbé ou non des tensions, des difficultés
de conciliation qui existaient déjà ». Les contributions nationales semblent
indiquer que les dispositifs de conciliation ont été épargnés» par la crise.
- Les effets de la digitalisation :
l’Institut syndical européen a publié un « working paper » sur « les
impacts sociaux de la digitalisation de l’économie » qui permet
d’identifier les quatre principaux impacts : création, transformation,
destruction et déplacement d’emplois. Selon l’auteur, Christophe Degryse, « un
consensus semble se dessiner sur une polarisation accrue de la société de
demain, avec une classe moyenne qui se rétrécit, une forte augmentation des
ménages et travailleurs à bas revenus, et une infime minorité de « superstars »
dont les niveaux de richesse explosent littéralement ».
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