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IR Notes 55 – 1er juin 2016
www.irshare.eu
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pour les managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR
Share opère via des publications en ligne, des groupes de travail, des
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L’équipe :
ce numéro a été préparé par Alain Lefebvre, Sylvain
Nadalet et Frédéric Turlan. Retrouver l’ensemble de l’équipe
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Interview
Guglielmo Meardi, Professeur de relations industrielles et Directeur de
l’Unité de recherche sur les relations industrielles à la Warwick
Business School
Le
conflit actuel qui oppose le gouvernement français à
certains syndicats, notamment la CGT, est-il le reflet du
fonctionnement des relations sociales en France
? Au cours de la décennie passée, le
système français a connu un changement substantiel. Même si les
acteurs demeurent enclins à se servir des protestations publiques
(par ex. les grèves en faveur des sans-papiers et les cas
d’enlèvements de patrons d’entreprise en 2008-2010), le dialogue
social s’est aussi amélioré. Si dans le reste de l’Europe
occidentale les gouvernements ont eu tendance à esquiver le dialogue
social avec les syndicats au cours de la dernière décennie, les
gouvernements du conservateur Sarkozy et du socialiste Hollande ont,
en quête de plus de légitimation et d’un changement plus en douceur,
intensifié le dialogue social. L’État français est
traditionnellement très centralisé et historiquement l’exécutif a eu
tendance à prendre des décisions unilatérales. Mais après que les
réformes des retraites eurent été bloquées par une grève d’un mois
en 1995, et qu’un contrat flexible pour l’emploi des jeunes eut été
stoppé par des protestations de masse en 2006, le gouvernement a
adopté des approches plus conciliantes. Depuis 2008, des lois visant
à moderniser le dialogue social ont été adoptées et un certain
nombre d’accords tripartites portant sur la politique de l’emploi et
la politique sociale ont été signés entre le gouvernement, le
patronat et les syndicats. Dans notre recherche actuelle sur les
politiques de l’emploi pratiquées en Europe, la France ressort en
réalité par la densité et la qualité de son dialogue social malgré
quelques faux-pas tels que la réforme des retraites en 2010. Le
conflit actuel sert de test : il nous dira si le dialogue social à
la française est suffisamment mûr pour résoudre d’importants
conflits, ou s’il va rester un phénomène en marge dans la prise de
décisions politiques, et si la France va revenir à l’unilatéralisme
ou au « dirigisme » de son gouvernement traditionnellement
centralisé, sur fond de protestations syndicales dans les
rues.
Est-ce que cela vous surprend de
voir des syndicats pouvoir bloquer l’approvisionnement en
carburant et être très présents médiatiquement alors que le
taux de syndicalisation est très
faible ? Pas du tout. En fait, les
grèves sont les signes typiques de syndicats émergents ou fragmentés
luttant pour être reconnus et visibles. Pour les syndicats
réellement puissants, il suffit généralement d’agiter la menace de
la grève pour convaincre suffisamment sans devoir passer aux actes.
Comparez la faible intensité des grèves en Autriche où les syndicats
sont puissants, avec celle élevée de deux pays faiblement
syndicalisés comme la France et l’Espagne.
Est-ce que cette confrontation
actuelle marque l’échec de la politique de réforme reposant
sur le dialogue social mis en place ces dernières années
? Depuis 2007, la France a tenté de
moderniser le dialogue social avec des lois sur la concertation et
sur la représentativité syndicale. Mais construire des institutions
propices au dialogue social prend du temps et il faut qu’elles
existent non seulement au niveau central mais également à celui des
entreprises. Les réformes proposées par le gouvernement français
visent à introduire des horaires de travail, conditions de
rémunération et d’emploi plus souples et sont présentées comme
prenant des solutions allemandes réussies pour modèle. En Allemagne
toutefois, la flexibilité du temps de travail, de la rémunération et
de l’emploi est en pratique négociée sur le lieu de travail avec les
comités d’entreprise, via la cogestion, tandis que dans l’Hexagone
qui ne connaît pas cette institution et ces traditions, beaucoup
craignent que cela ne donne carte blanche aux employeurs. Si l’on
veut que ce conflit ait une issue positive, il faut un compromis
équilibré entre les nouvelles flexibilités et une voix nouvelle pour
les salariés et leurs représentants lors de la mise en place de ces
flexibilités.
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IR Notes est une lettre
diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues européennes et
réalisée par IR Share
et son réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le
droit du travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle
est en vente sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par mois sur le
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privés, indépendante et apolitique, dont l’objectif est d’informer et
d’aider l’ensemble des acteurs du dialogue social en Europe et au-delà. Elle
est le correspondant de la Fondation de Dublin, pour la France et le
Luxembourg, depuis 2009, et pour la Bulgarie depuis 2014.
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À la Une
Incertitudes
sur l’impact de la directive « secret des affaires » sur les relations sociales et
les salariés
Le Conseil a adopté, le 27 mai, après un vote favorable du Parlement européen
intervenu le 14 avril, une directive
sur « la protection des savoir-faire et des informations commerciales non
divulgués (secrets d’affaires) contre l’obtention, l’utilisation et la
divulgation illicites ». Cette directive vise à protéger les entreprises
contre l’espionnage économique et industriel, en fournissant une définition
harmonisée du concept de secret des affaires. L’objectif est de permettre aux
entreprises victimes de violation du secret des affaires de demander plus facilement
réparation devant les tribunaux (v.communiqué
de presse du Conseil). En apparence, le texte protège les lanceurs d’alerte,
les salariés et les représentants du personnel. Mais, comme à l’accoutumée, tout
dépendra comment cette directive sera transposée dans les 28 Etats membres. Ainsi,
pour les lanceurs d’alerte, le texte prévoit que la protection contre la divulgation
de secrets d’affaires est neutralisée lorsque la divulgation vise à « révéler une
faute, un acte répréhensible ou une activité illégale directement pertinents ». Les
opposants au texte soulignent qu’une telle clause ne protégerait pas les salariés et
le journaliste à l’origine du Luxleaks qui ont révélé des activités parfaitement
légales (les rescrits fiscaux accordés par le Luxembourg à des multinationales),
même si elles vont à l’encontre des intérêts européens. Après une longue campagne
d’organisations syndicales et d’ONG (Stop
trade secrets“), des aménagements ont été introduits. Ainsi, selon son
article 1, § 2 d), la directive ne porte pas atteinte à « l’autonomie des
partenaires sociaux et leur droit de conclure des conventions collectives,
conformément au droit de l’Union et aux droits nationaux et pratiques nationales ».
Ce qui doit permettre librement aux partenaires sociaux d’encadrer l’utilisation
d’informations confidentielles au sein des entreprises. De plus la directive « ne
peut être interprétée comme permettant de restreindre la mobilité des travailleurs
». Il ne s’agit pas « de limiter l’utilisation par les travailleurs de l’expérience
et des compétences acquises de manière honnête dans l’exercice normal de leurs
fonctions » ni de leur imposer « dans leur contrat de travail des restrictions
supplémentaires autres que celles imposées conformément au droit de l’Union ou au
droit national » (art. 1 § 3 b et c). Le texte précise ensuite que « l’obtention
d’un secret d’affaires est considérée comme licite » lorsqu’il est obtenu par «
l’exercice du droit des travailleurs ou des représentants des travailleurs à
l’information et à la consultation » (art. 3 § 1 c). Mais le problème reste entier
pour le représentant des salariés qui obtient une information confidentielle et qui
en divulgue une partie à d’autres représentants des salariés ou à son syndicat. Par
ailleurs, la protection contre la divulgation de secrets d’affaires est neutralisée
lorsqu’elle est le fait de « travailleurs à leurs représentants dans le cadre de
l’exercice légitime par ces représentants de leur fonction ». Enfin, l’article 14
sur les dommages et intérêts précise que les « Etats membres peuvent limiter la
responsabilité des travailleurs envers leur employeur pour les dommages causés du
fait de l’obtention, de l’utilisation ou de la divulgation illicite d’un secret
d’affaires de l’employeur, lorsque lesdits travailleurs n’ont pas agi
intentionnellement ». Comme pour toute directive, le diable se cache dans les
détails et surtout dans ceux qui apparaîtront dans les 28 législations nationales
qui devront transposer ce texte d’ici deux ans.
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1. Union
européenne
Actualités
sociales
La Commission européenne livre ses
recommandations aux Etats : la Commission européenne a
présenté, le 18 mai, l’édition 2016 de ses recommandations par pays, qui propose aux
États membres des orientations économiques pour les 12 à 18 prochains mois (v. communiqué).
« Ces orientations, expliquent la Commission, mettent l’accent sur les réformes
prioritaires qui doivent renforcer la reprise des économies nationales en stimulant
l’investissement, en mettant en œuvre des réformes structurelles et en assurant la
responsabilité budgétaire ». Elle considère qu’« au cours de l’année écoulée, les
États membres ont progressé dans leurs réformes, mais le rythme de ces avancées doit
être accéléré afin que ces réformes contribuent au mieux à l’emploi, à la croissance
et à l’investissement ». La Commission s’attendait « à des progrès plus nets dans
les réformes visant à établir un cadre réglementaire plus favorable aux entreprises
et à l’emploi, à accroître la participation des femmes au marché du travail (…) ».
Il est possible de consulter sur la page consacrée au Semestre
européen : les recommandations adressées aux pays (« Commission
Recommendation ») ; le rapport sur chaque pays (« Country report 2016 ») établi par
les services de la Commission et le plan national de réforme adressés à la
Commission par chaque État membre. Tous les documents sont accessibles en anglais et
au moins dans la langue du pays d’origine. La Confédération européenne des syndicats
a souligné quelques points positifs dans les recommandations, tout en s’inquiétant «
vivement de constater que la Commission interfère une fois encore dans l’autonomie
des partenaires sociaux et dans la négociation collective. Il est faux de prétendre
que l’augmentation du salaire minimum au Portugal fera du tort à l’emploi et à la
compétitivité tout comme il est faux de dire que le salaire minimum en France est un
frein à l’emploi. » (v. communiqué).
L’organisation patronale BusinessEurope appelle les Etats membres à appliquer les
recommandations. Interrogés en 2016, 88% des membres BusinessEurope estimaient que
les recommandations 2015 allaient dans la bonne direction mais seulement 20% ont
jugé qu’elles ont été correctement appliquées par les Etats membres.
- Progression de la traite des êtres humains
en vue d’une exploitation par le travail : la Commission
européenne a présenté, le 19 mai, un rapport
sur les progrès réalisés dans la lutte contre la traite des êtres
humains (disponible seulement en anglais). Il ressort du rapport qu’en
2013-2014, 15 846 femmes, hommes, filles et garçons ont été enregistrés comme
victimes de la traite des êtres humains dans l’Union. Cependant, les chiffres
réels sont nettement plus élevés que ceux enregistrés par les autorités
nationales. Si l’exploitation sexuelle couvre 67% des cas recensés,
l’exploitation par le travail concerne 21 % des victimes enregistrées, en
particulier dans les secteurs de l’agriculture, de la construction, de
l’hôtellerie-restauration ou le travail domestique. Si ce « phénomène n’a rien
de nouveau », en « raison de la crise économique, la demande pour du travail à
bas coûts s’est accrue, avec des personnes victimes de la traite vers et au sein
de l’UE pour mener à bien un travail non rémunéré ou très faiblement », tout en
« vivant et travaillant dans des conditions qui ne respectent pas leur dignité
humaine ». La Commission appelle les Etats membres a mieux appliquer la directive
de l’UE concernant la lutte contre la traite des êtres humains, adoptée
en 2011.
>
Voir aussi : le rapport
(synthèse
et texte
complet, en anglais) réalisé par la Fondation européenne pour
l’amélioration des conditions de vie et de travail.
- Représentation des salariés dans les
organes de direction des entreprises : la commission
emploi et affaires sociales du Parlement européen devrait se prononcer, le 26
juin, sur un rapport d’initiative concernant « la représentation des salariés
dans les organes de supervision ou d’administration des entreprises en Europe »,
présenté par le président de la commission, Thomas Händel (S&D). Le rapport
en cours d’examen demande en particulier à la Commission européenne 1° de
veiller à ce que les différents statuts de société créés au niveau européen ne
soit pas utilisé ou contourner ou écarter des formes de représentation des
salariés en vigueur dans les entreprises qui comptent adopter l’un de ces
statuts européens ; 2° de préparer une directive qui fixe un modèle de
représentation des salariés dans ces instances dans « toutes les directives dans
le domaine du droit européen des sociétés » ; 3° de modifier la directive
2004/25 du 21 avril 2004 concernant les offres publiques d’acquisition afin que
les salariés « d’une entreprise offrante soient également consultés, pas
uniquement ceux de l’entreprise-cible ».
- Validation des aides à la fermeture de
mines en Espagne : la Commission européenne a autorisé,
le 27 mai, une aide de 2,13 milliards d’euros destinée à atténuer les
conséquences sociales et économiques de la fermeture d’ici 2018 de 26 mines de
charbon non compétitives en Espagne (v. communiqué
de la Commission).
- Mise en place de la plateforme européenne
de lutte contre le travail non déclaré : la Commission
européenne a officiellement installé, le 27 mai, la « plateforme européenne de
lutte contre le travail non déclaré » qui est composée de 28 représentants des
Etats membres et de quatre représentants des partenaires sociaux européens. Elle
comprend également quatorze observateurs désignés par les partenaires sociaux
européens au niveau sectoriel (v. composition
et communiqué
de la Commission (en anglais) et communiqué
de la Confédération européenne des syndicats).
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2. États
membres
Estonie
- Emploi de salarié ayant un taux
d’invalidité : à partir du 1er juillet, un
employeur qui recrute un salarié ayant un certain niveau de taux d’invalidité,
sera dispensé de payer les cotisations sociales (33% du salaire) jusqu’à la
hauteur de 380 euros (il reste redevable des cotisations sociales au-delà de
cette somme).
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France
Mise en œuvre de la réforme de la justice
prud’homale : un décret
d’application de la loi n°
2015-990 du 6 août 2015 qui vise à améliorer le fonctionnement de la justice
prud’homale, le premier niveau des juridictions du travail en France, permet
l’entrée en vigueur au 26 mai des mesures prévues par la loi. Les parties peuvent
désormais se défendre elles-mêmes devant la juridiction sans avoir à invoquer un
motif légitime. Cependant, en cas d’appel, elles devront être représentées par un
avocat ou un syndicaliste chargé de défendre les salariés. Pour accélérer le
traitement des dossiers, dont les délais sont scandaleusement longs, les juges
(conseillers prud’homaux) pourront siéger à deux (un salarié, un employeur) au lieu
d’être à quatre, à charge pour eux de statuer en trois mois.
- Nouvelles données sur le taux de
syndicalisation en France : le ministère du Travail a
publié une étude
reposant sur des données recueillies en 2013 sur la syndicalisation en France.
Si le pourcentage de salariés déclarant appartenir à un syndicat reste stable, à
11,2%, il masque une forte hétérogénéité entre le secteur public (19,8%) et le
secteur privé (8,7%), les entreprises du secteur privé de 200 salariés et plus
(14,4%) et les entreprises de moins de 50 salariés (5%) ou encore entre les
salariés du secteur privé en contrat permanent (9,9%) et ceux en contrat à durée
déterminée (2,1%) ou en intérim (1,2%). La faiblesse de ces taux n’indique
cependant pas une marginalisation des syndicats puisque leur représentativité
repose sur leur score aux élection s professionnelles, pour lesquelles le taux
de participation est significatif (43% en 2012 dans le secteur privé et 53% dans
la Fonction publique en 2014), et non sur le nombre d’adhérents.
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Italie
- Incitation au temps partiel de fin de
carrière : un décret
ministériel du 7 avril 2016 sur le « temps partiel facilité » qui vient
de paraitre au journal officiel (Gazetta
ufficiale du 18 mai) et entrera en vigueur début juin, vise à promouvoir
le principe du vieillissement actif en recourant au temps partiel en fin de
carrière. Le décret introduit un dispositif qui incite les employeurs de réduire
le temps de travail des salariés en contrat à durée indéterminée qui sont
proches de la retraite. Le décret prévoit que, pour compenser la baisse de son
salaire, le salarié se verra reverser par l’employeur l’équivalent des charges
patronales correspondant à la rémunération perdue. De plus, le salarié
continuera à acquérir des droits à retraite, car l’Etat versera aux organismes
sociaux l’équivalent des charges patronales et salariales sur la partie du temps
de travail qui a été réduite.
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Suède
- Vers une réforme de la législation sur les
marchés publics : le gouvernement a présenté un projet
de loi, le 19 mai, sur les exigences que les pouvoirs publics doivent imposer
dans le cadre des marchés publics. L’objectif est d’encourager les PME à
postuler aux appels d’offres et protéger le modèle suédois en imposant le
respect des minimas conventionnels en matière de salaires et de conditions de
travail. Le gouvernement a en effet constaté que l’octroi des marchés publics
était trop souvent fondé sur des économies notamment salariales, ce qui
encouragent le dumping salarial. S’il est adopté, le projet entrerait en
vigueur le 1er janvier 2017.
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3.
Entreprises
Comités
d’entreprise européens
Coca-Cola Iberian Partners : la
direction du groupe d’embouteillage Coca-Cola Iberian et les membres du groupe
spécial de négociation mis en place pour créer un comité d’entreprise européen,
assistés par un représentant de la fédération syndicale européenne EFFAT, ont signé
un accord
(disponible en espagnol), le 25 mai, à Barcelone. Le nouveau comité représente 4610
salariés espagnols et 430 salariés portugais. Le texte prévoit une réunion plénière
annuelle et trois réunions de comité restreint. Pour Enrico Somaglia, chargé de la
politique des entreprises à l’EFFAT, cet accord, qui va au-delà des prescriptions de
la directive révisée de 2009 sur les CE européen intervient au moment où d’autres
sociétés européennes d’embouteillage (dont Coca-Cola Iberian Partners) ont fusioné
pour former « Coca-Cola European Partners », « mais l’accord peut être considéré
comme un bon exemple pour les restructurations à venir pour mettre en place un CE
européen chez CCEP (v. communiqué
de l’Effat, en anglais).
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Syndicalisme
- Siemens : le groupe
allemand Siemens a été épinglé par la fédération syndicale danoise 3F pour
violation des obligations environnementales. Une action qui remet en cause la
fiabilité de la certification “smiley” en environnement professionnel, délivré
par un organisme de certification, qui dispense les entreprises détentrices de
visite de l’inspection du travail. En effet, selon 3F, sur les 10 dernières
années, il y a eu 64 cas prouvés d’asthme et d’eczémas chroniques provenant
d’une exposition à des produits chimiques dangereux lors de la production
d’éoliennes. 3F a porté plainte contre l’employeur, à la fois pour n’avoir pas
pris les précautions nécessaires, mais aussi pour avoir pulvérisé illégalement
de l’isocyanate, un produit chimique dangereux. Le procès devrait commencer à la
fin mai au tribunal de la ville d’Aalborg.
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4. Études et
rapports
État de la situation sociale en
Slovaquie : le service en charge des études du Parlement
européen a publié un rapport
sur la situation sociale et de l’emploi en Slovaquie et la présidence slovaque
de l’Union européenne (en anglais) qui débutera le 1er juillet prochain. Ce
rapport, préparé par le Central European Labour Studies Institute, relève la forte
progression du taux d’emploi, de 54 % en 2009 à 62,7 % en 2015, bien que le taux de
chômage n’ait pas diminué dans les mêmes proportions, baissant de 14,5 % en 2010 à
10,3 % en janvier 2016. Le salaire minimum a progressé continuellement, de 269 euros
en 2008 à 405 euros en 2016. Il représentait, en 2015, 0,43 % du salaire moyen
(883 euros). En matière de relations sociales, le rapport évoque trois niveaux de
dialogue social : à l’échelon national dans le cadre d’un dialogue tripartite, dans
les secteurs – le niveau dominant de la négociation collective – et dans les
entreprises. Le taux de couverture conventionnelle tout comme le taux de
syndicalisation sont en déclin et ont atteint respectivement 24,9 % et 13,3 % en
2012. À noter qu’une récente décision du Conseil constitutionnel a jugé la pratique
de l’extension des conventions collectives à tous les employeurs d’un secteur non
conforme à la Constitution.
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