|
| |
IR Notes 59 – 14 Septembre 2016
www.irshare.eu
|
|
|
| |
| |
Qui est IR Share ?
IR Share est une
agence de partage d’informations, de documentations et de compétences
pour les managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR
Share opère via des publications en ligne, des groupes de travail, des
formations consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe : ce
numéro a été préparé par Frédéric Turlan. Retrouver l’ensemble de l’équipe
de IR Share sur le site.
S’abonner à IR
Notes en quelques clics sur le site
IR Share ou par E-mail.
|
|
|
 |
| |
Interview
Hans Dubois, chargé de recherche à l’unité conditions de vie et qualité
de vie d’Eurofound
Vous avez publié un
rapport
sur les systèmes nationaux, sectoriels
ou d’entreprise visant à prolonger la durée du travail grâce à
des régimes de retraite flexibles. Ces systèmes constituent-ils
une pratique courante en Europe ? Plus de la moitié des États membres de l’UE
appliquent un système de retraite partielle, à l’échelon national ou
sectoriel, ou les deux. Une recherche
réalisée précédemment par Eurofound
démontre que 45% des travailleurs âgés de 50 ans ou plus
préféreraient travailler moins d’heures, compte tenu de leurs
besoins financiers. Une diminution des heures de travail pourrait
donc motiver les personnes proches de l’âge de la retraite à
prolonger leurs activités professionnelles. Pour beaucoup de
personnes, toutefois, de telles réductions ne sont pas réalisables
car elles ne peuvent pas faire face à une baisse des revenus. Si les
personnes pouvaient toucher une partie de leur retraite plus tôt,
elles pourraient se permettre de telles réductions et pourraient
prolonger leur vie active. Il est vrai que toucher précocement sa
pension impliquerait d’en percevoir une plus réduite dans le futur,
mais l’allongement de la vie active pourrait augmenter les droits à
la pension.
Un système remporte-t-il un succès
particulier ? Nous n’avons pas identifié de système de
retraite partielle comme étant un succès univoque. Généralement,
pour un groupe de travailleurs, la retraite partielle est une vraie
solution pour continuer à travailler, comme par exemple pour les
travailleurs ayant des problèmes de santé, des handicaps ou
des tâches de soins. Toutefois, le groupe de personnes qui recourent
à ce système pour réduire leurs heures de travail dans des
conditions favorables, sans prolonger leur vie active, tend à
prédominer. En outre, si la retraite partielle a parfois empêché des
licenciements, elle a également été utilisée involontairement pour
licencier partiellement des travailleurs. Les systèmes souffrent de
différents problèmes. Par exemple, certains des régimes ayant
remporté du succès, en termes de nombre de personnes qui en ont fait
le choix, comme les anciens systèmes autrichiens et suédois, ont été
très coûteux pour le contribuable. En outre, différents régimes ont
été utilisés en particulier par les groupes socio-économiques plus
favorisés, comme l’autrichien, mais aussi le système finlandais, ce
qui pose des problèmes d’équité, ces groupes profitant de manière
disproportionnée de ces fonds publics. D’autres régimes ont été
utilisés par trop peu de personnes pour avoir un impact considérable
sur l’ensemble, comme le système tchèque et le système français
jusqu’à récemment encore, et différents régimes sectoriels aux
Pays-Bas. Parfois peu de personnes savent qu’elles y ont droit, ou
parce qu’il est souvent plus intéressant de prendre une retraite
anticipée complète, ou de toucher sa pension complète tout en
continuant de travailler sur le côté. Les systèmes peuvent vraiment
allonger la vie active s’ils concurrencent efficacement un régime
alternatif de retraite anticipée complète. De plus, le succès ou non
d’un système dépend naturellement de ses objectifs.
Quelles sont les principales
recommandations au gouvernement ou aux partenaires sociaux pour
élaborer un système fructueux? Tout d’abord, je pense que cela vaut la
peine de garder la retraite partielle à l’esprit. Dans le passé,
elle n’a souvent pas réussi à motiver les gens à travailler plus
longtemps. Mais elle pourrait devenir un outil plus important,
maintenant que de nombreux travailleurs en Europe doivent continuer
à travailler à cause des récentes réformes des pensions, et que la
retraite précoce complète est découragée. Si les gouvernements, les
partenaires sociaux ou les fonds de pension envisagent de mettre en
oeuvre la retraite partielle, il est essentiel que le système soit
bien conçu et mis en oeuvre, ce qui est plus complexe qu’il n’y
paraît. Le rapport
d’Eurofound formule des
recommandations pour les aider, en tirant les leçons des expériences
dans toute l’Europe.
|
|
|
 |
| |
Agenda
6 octobre
Paris
Réunion du Club CE européens animée par l’association Astrees et IR
Share sur le thème «Un socle européen des droits sociaux ? » afin de
préparer une contribution à la consultation lancée par la Commission
européenne. Tél. : + 33 (0)6 81 41 53 95.
21 au
22 septembre Paris
Présentation des résultats du projet européen « IR-MultiLing » par le
CNRS CRESPPA CSU, intitulé « Relations professionnelles et
multilinguisme au travail Quels enjeux ? Quelles actions ? ».
Contact : s.contrepois@londonmet.ac.uk
14 octobre
Paris
Conférence organisée par l’Association française de droit du travail sur
« la réforme de la juridiction prud’homale ».
17 novembre
Bruxelles
Conférence organisée par la Fondation européenne pour l’amélioration des
conditions de vie et de travail et la commission Emploi et Affaires
sociales du Parlement européen sur « l’évolution des conditions de
travail en Europe : aller vers un travail meilleur ». Seront présentés
les résultats de la sixième enquête européenne sur les conditions de
travail.
|
|
|
 |
IR Notes est une lettre
diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues européennes et
réalisée par IR
Share et son réseau d’experts. Elle propose une veille
européenne sur le droit du travail, les relations sociales et la politique de
l’emploi. Elle est en vente sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par
mois sur le site. IR
Share. IR Share est une entreprise à capitaux privés,
indépendante et apolitique, dont l’objectif est d’informer et d’aider l’ensemble
des acteurs du dialogue social en Europe et au-delà. Elle est le correspondant
de la Fondation de Dublin, pour la France et le Luxembourg, depuis 2009, et pour
la Bulgarie depuis 2014.
|
|
|
À la Une
La fermeture
de Caterpillar est-elle une bonne nouvelle pour l’Europe sociale ?
La question est certes provocante. Comment l’annonce d’une restructuration consistant
à fermer un site de 2200 salariés en Belgique et un autre de 250 salariés en
Irlande, peut-elle être qualifiée de bonne nouvelle ? La réponse est que l’Europe
sociale a connu des accélérations suite à des annonces similaires. En 1993, le
groupe Hoover décide de fermer une usine en France pour transférer la production en
Écosse. Plus de 600 postes seront supprimés. L’affaire provoque une indignation à
travers l’Europe. Un an plus tard, la Commission européenne parvenait à faire
adopter la directive 94/45 sur le comité d’entreprise européen. En 1997, le scénario
se répète. La direction de Renault décide de fermer son usine de Vilvoorde, près de
Bruxelles. L’annonce est soudaine et les salariés belges tombent des nues. Le comité
d’entreprise européen n’a pas été informé et consulté. Le comité d’entreprise local
non plus. Sous pression, la Commission planche sur un projet de la directive
instaurant un cadre général relatif à l’information et la consultation des
travailleurs dans l’UE, qui sera adopté en 2002. De plus, elle met en place le
groupe de travail « Gyllenhammar » pour faire des propositions sur la manière
d’aborder les conséquences économiques et sociales des mutations et des
restructurations industrielles. Ces travaux ont ensuite alimenté la Commission pour
prendre des initiatives en la matière. La fermeture annoncée par Caterpillar
contient de nombreux points communs : elle apparaît brutale, motivée par un objectif
d’accroître la rentabilité, elle ruine un territoire déjà mal en point, elle se
déroule en Belgique, à proximité de la Commission, qui plus est en Wallonie, où la
classe politique entend répéter ses actions menées à l’époque de la fermeture de
l’usine Renault en faisant pression sur les commissaires européens. De plus elle
suscite une vague d’indignation et une forte mobilisation syndicale (v. communiqués
d’IndustriAll et des syndicats belges ). Enfin elle arrive à un moment où la DG
Emploi et Affaires sociales de la Commission a plusieurs dossiers sensibles sur la
table : 1° Elle doit se prononcer sur la mise en œuvre de la directive révisée sur
le CE européen de 2009 et indiquer si une nouvelle révision lui semble pertinente.
2° Elle est censée travailler sur une « consolidation » des directives comprenant un
droit à l’information et à la consultation des travailleurs, qui a déjà donné lieu à
une consultation des partenaires sociaux européens. 3° Elle évalue les effets du
« cadre de qualité européen pour l’anticipation des changements et des
restructurations », adopté en 2013, afin là aussi de déterminer s’il est nécessaire
de l’approfondir. « Une bonne occasion de vérifier l’appropriation par les grands
groupes de ces bons principes, souligne Fernando Vasquez, ancien chef d’unité
adjoint à la DG Emploi et Affaires sociales, et peut-être d’aller au-delà du cadre
purement volontaire laissé par la Commission précédente ? ». Si l’actuelle
Commission est aussi déterminée à atteindre le triple A social promis par son
Président, Jean-Claude Juncker, qu’à pourchasser les ristournes fiscales accordées
aux multinationales, alors elle dispose grâce à Caterpillar d’une bonne occasion de
faire avancer des dossiers enlisées sous l’ère Barroso.
|
1. Union
européenne
Actualité
sociale
Le mouvement syndical est favorable à la
sanction décidée contre Apple : la Commission européenne a
conclu, le 30 août, que l’Irlande avait accordé à Apple des avantages fiscaux indus
pour un montant de 13 milliards d’euros (v. communiqué de
presse de la Commission). La commissaire chargée de la politique de
concurrence, Margrethe Vestager, a expliqué que « ce traitement sélectif a permis à
Apple de se voir appliquer un taux d’imposition effectif sur les sociétés de 1 % sur
ses bénéfices européens en 2003, taux qui a diminué jusqu’à 0,005 % en 2014. » Pour
le mouvement syndical, cette décision est positive car elle oblige les entreprises à
cesser de mettre en place des stratégies pour éviter de payer des impôts dans
certains pays voire dans toute l’Union, ce qui prive les États de ressources et donc
les citoyens de diverses prestations sociales (v. communiqué
de presse de la Confédération européenne des syndicats). Jan Willem
Goudriaan, le secrétaire général de la Fédération syndicale européenne des services
publics, qui attend une décision similaire contre McDonald (v. communiqué),
a réagi pour sa part dans le Financial Times au communiqué de presse d’Apple
(en anglais), signé par Tim Cook, en dénonçant un chantage d’Apple qui estime que la
décision de la Commission aura un impact négatif sur les investissements en Europe
et donc sur l’emploi. En tout état de cause, l’arme utilisée par la Commission, le
recours au levier de l’aide d’État illégal, lui permet d’éviter d’aller sur le
terrain de la fiscalité qui est une compétence nationale au regard du traité de
l’UE.
- Vers de meilleures statistiques sociales
de l’Union : la Commission européenne a adopté, le
24 août, une proposition
de règlement concernant de nouveaux moyens intégrés de collecte et
d’utilisation de données provenant d’enquêtes sociales, comme l’enquête sur les
forces de travail (EFT), en vue de mieux étayer le processus d’élaboration des
politiques en général et de la politique sociale (v. communiqué
de presse).
- Une aide européenne pour la reconversion
des salariés licenciés par Microsoft : la Commission
européenne a proposé, le 29 juillet, d’allouer à la Finlande 5,3 millions
d’euros du Fonds européen d’ajustement à la mondialisation pour aider 1
441 anciens travailleurs de Microsoft à retrouver un emploi (v. communiqué
de presse).
|
Jurisprudence
Le maintien de la rémunération d’une
travailleuse enceinte n’est pas forcément total : la Cour de
justice de l’UE rappelle que le régime de maintien de la rémunération pour les
travailleuses enceintes ne vise pas le maintien d’une « rémunération intégrale » (CJUE,
14 juillet 2016, aff. C-335/15, Ornano). Ainsi elle a jugé que le paiement
d’une « indemnité judiciaire spéciale » qui vise à couvrir les frais liés à
l’exercice de l’activité de magistrat, n’était pas due à une magistrate pendant son
congé de maternité. En revanche, conformément à la jurisprudence de la Cour, elle
conserve « le droit aux primes qui se rattachent à son statut professionnel ». Par
ailleurs si la directive 92/85 oblige les États à prévoir le versement d’une
« prestation adéquate » – c’est-à-dire au moins équivalente à celle que la
travailleuse percevrait en congé maladie – « aucune disposition » de cette directive
« n’empêche les États membres ou, le cas échéant, les partenaires sociaux de prévoir
le maintien de tous les éléments de la rémunération auxquels la travailleuse
enceinte avait droit avant sa grossesse et son congé de maternité ».
- L’indemnité de congé payée n’est pas due
aux travailleurs qui sont restés chez eux sans exercer leur activité :
la Cour de justice s’est prononcée plusieurs fois sur le
droit des salariés qui quittent un emploi d’obtenir le versement d’une indemnité
de congé payé, même s’ils ont été plusieurs mois en arrêt maladie avant de
quitter l’entreprise. Dans un nouvel arrêt (CJUE,
20 juillet 2016, aff. C-341/15, Maschek), la Cour s’intéresse à un
fonctionnaire de la ville de Vienne (Autriche) qui a demandé sa mise à la
retraite après un court arrêt maladie. Cet arrêt est intervenu après une longue
période pendant laquelle son employeur avait maintenu sa rémunération en lui
demandant de rester chez lui sans travailler. La Cour de justice estime que « la
circonstance qu’un travailleur mette, de son propre chef, fin à sa relation de
travail n’a aucune incidence sur son droit de percevoir, le cas échéant », une
indemnité financière pour les droits au congé annuel payé qu’il n’a pas pu
épuiser avant la fin de sa relation de travail en raison du fait qu’il n’a pas
exercé ses fonctions pour cause de maladie. Par ailleurs, concernant les
périodes où le fonctionnaire est resté chez lui, la Cour rappelle la double
finalité du congé payé : 1° Permettre au travailleur de se reposer. 2° Disposer
d’une période de détente et de loisirs. La Cour estime qu’un travailleur qui
« était tenu de ne pas se présenter sur son lieu de travail durant une période
déterminée qui précédait son départ à la retraite n’a pas droit à une indemnité
financière pour les droits au congé annuel payé non pris durant cette période,
sauf s’il n’a pas pu épuiser ces droits en raison d’une maladie » (v. communiqué
de presse).
|
2. États
membres
Allemagne
- Accord collectif dans le secteur
bancaire : les partenaires sociaux du secteur bancaire
sont parvenus à un accord salarial conclu pour 33 mois et couvrant les 230000
salariés du secteur. Le texte prévoit une augmentation salariale en trois
étapes, de 1,5% en octobre 2016, puis 1,1% au 1er janvier 2018 et
1,1% au 1er novembre 2018.
> Pour plus de détails et
d’autres résultats de négociation collective dans les États membres, voir la
newsletter Collective Bargaining (Issue
7-8/2016).
|
Autriche
- Restrictions illégales imposées aux
moniteurs de ski étrangers : la Commission européenne a
traduit, le 22 juillet (v. communiqué)
l’Autriche devant la Cour de justice de l’UE, en raison des restrictions qu’elle
impose, dans certains de ses Länder, aux moniteurs de ski provenant d’autres
États membres.
|
France
Parution de la loi sur la réforme du droit du
travail : après de longs débats et une forte mobilisation
d’une partie des organisations syndicales, la loi
« relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la
sécurisation des parcours professionnels » a été promulguée le 8 août et
publié au Journal officiel du 9 août. Cette loi qui porte notamment sur le temps de
travail, le dialogue social, le licenciement économique ou l’inaptitude, contient en
particulier un article qui a cristallisé l’opposition d’une partie des syndicats. Il
s’agit de son article 2 qui vise à instaurer la primauté des accords d’entreprise
sur les accords conclus au niveau des branches en matière de temps de travail. Si la
durée hebdomadaire reste fixée à 35 heures, la loi contient de nombreuses mesures
d’assouplissement, par exemple la fixation de la majoration des heures
supplémentaires (avec une majoration légale de 10% à défaut d’accord), la
possibilité de dépasser la durée maximale quotidienne de travail (dans la limite de
12 heures) ou de déroger à la durée minimale de repos quotidien. Cette importante
réforme du temps de travail, qui précède une vaste réécriture du Code du travail qui
doit également privilégier la négociation collective d’entreprise, nécessite
l’adoption de plus d’une centaine de décrets pour que toutes les dispositions
entrent en vigueur.
|
Luxembourg
- Transposition de la directive « champs
électromagné-tiques » : le Conseil de gouvernement a
adopté, le 2 septembre, un règlement grand-ducal transposant la
directive 2013/35 du 26 juin 2013 concernant les prescriptions minimales de
sécurité et de santé relatives à l’exposition des travailleurs aux risques dus
aux agents physiques (champs électromagnétiques) (v. communiqué).
- Amélioration des congés
familiaux : le Conseil de gouvernement a adopté, le 29
juillet, un projet de loi modifiant certains congés familiaux. Le texte propose
un allongement du congé postnatal de 8 à 12 semaines. Par ailleurs, au lieu de
prévoir deux jours de congé pour raisons familiales par an qui sont perdus en
cas de non-utilisation au cours d’une année calendaire, le texte prévoit un
certain nombre de jours utilisables par tranche d’âge dont chacune couvre
plusieurs années (v. communiqué).
|
3.
Entreprises
Comité
d’entreprise européen
SABMiller : le comité
d’entreprise européen du groupe brassicole SABMiller, a rendu son avis
(en anglais), le 11 juillet, sur le processus de rachat de ses activités par le
groupe AB InBev initié le 11 novembre 2015. Le comité était assisté par le cabinet
Syndex UK et la fédération syndicale européenne EFFAT. Il estime que ce rachat
comporte des risques pour l’emploi et les conditions de travail. L’EFFAT publie sur
son site le document adressé aux actionnaires de SABMiller et AB InBev,
préalablement à l’assemblée générale du 28 septembre, qui contient aussi l’avis du
comité (v. communiqué).
|
Négociations
transnationales
- EDF : la direction d’EDF
et la fédération syndicale mondiale IndustriAll Global Union ont décidé, début
juillet, de réviser leur accord mondial conclu en 2013. IndustriAll exige du
futur accord qu’il couvre « toutes les opérations de la société à travers le
monde, sans exception » (v. communiqué,
en anglais).
|
Syndicalisme
- Lufthansa Technik : sous
l’égide de la Fédération internationale des travailleurs du transport (IFT),
plusieurs syndicats représentés au sein de Lufthansa Technik (25 500 salariés),
la filiale de maintenance de la compagnie aérienne allemande Lufthansa, ont
adopté un plan d’action pour mettre en place une « structure et un programme de
travail conjoint qui vont conduire à un dialogue social transnational au sein de
Lufthansa Technik », souligne l’ITF (v. communiqué).
- Deutsche Telekom :
plusieurs syndicats européens ont créé « One Telekom Union », un syndicat
pour représenter l’ensemble des 170 000 salariés du groupe en Europe. Cette
organisation souhaite mettre en réseau les syndicats nationaux, les comités
d’entreprise, le CE européen et les représentants de salariés au sein des
conseils d’administration (v. communiqué,
en allemand).
|
4. Études et
rapports
- Systèmes variables de rémunération et
participation financière : la Fondation européenne pour
l’amélioration des conditions de vie et de travail (Eurofound) a publié, le
1er septembre, une étude les systèmes de rémunération
complémentaires, collectifs ou individuels (Changes
in remuneration and reward systems, en anglais), comme les dispositifs
de participation aux bénéfices, d’intéressement aux résultats de l’entreprise ou
de rémunération au résultat.
- Une année de relations sociales et
d’évolution des conditions de travail dans l’Union:
comme chaque année, la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions
de vie et de travail (Eurofound) publie un rapport sur l’évolution des relations
sociales et des conditions de travail de l’année écoulée (Developments
in working life in Europe: EurWORK annual review 2015, en anglais). Le
document, qui se fonde sur les résultats de différentes enquêtes et études
européennes ainsi que sur les travaux du réseau de correspondants de la
Fondation, couvre dix thèmes (temps de travail, négociation collective, santé au
travail…) et donne des informations sur les évolutions recensées au niveau de
l’Union et des changements observés dans les pays.
|
|
|