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IR Notes 61 – 12 octobre 2016
www.irshare.eu
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Qui est IR Share ?
IR Share est une
agence de partage d’informations, de documentations et de compétences
pour les managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR
Share opère via des publications en ligne, des groupes de travail, des
formations consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe : ce
numéro a été préparé par Catarina Carvalho, Tamás Gyulavári, Alain
Lefebvre et Frédéric Turlan. Retrouver l’ensemble de l’équipe
de IR Share sur le site.
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en quelques clics sur le site IR
Share ou par E-mail.
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Interview
Jean-Claude Marcourt, Ministre de l’Économie, de l’Industrie, de
l’Innovation et du Numérique
Quelles sont les actions qui ont
été menées par le gouvernement wallon suite à l’annonce par
Caterpillar de son projet de fermeture de son site de Gosselies
où travaillent plus de 2000
salariés ? Nous avons immédiatement mis en place une
task force au niveau wallon, réunissant des représentants
du gouvernement, des organisations syndicales, de la Sogepa (NDLR :
un fonds d’investissement qui intervient financièrement et
accompagne les initiatives de redéploiement d’entreprises) et du
Comité de développement stratégique de Charleroi. Les acteurs en
charge du développement économique (Igretec) et du service public de
l’emploi (Forem) seront systématiquement associés si l’intention de
fermeture doit se concrétiser.
Et au niveau
fédéral ? Une
cellule de coordination a été mise en place au niveau fédéral,
réunissant, au niveau du gouvernement wallon, le président, les
vice-présidents et la ministre de l’Emploi ; au niveau fédéral, le
Premier ministre, le ministre de l’Économie et de l’Emploi, la
ministre des Affaires sociales et le ministre des Classes moyennes
et des Indépendants avec bien évidemment, les organisations
syndicales. La première réunion s’est tenue le 12 septembre.
Avez-vous pris contact avec la
Commission européenne ? Une action spécifique a été menée au niveau
européen, notamment au travers de la rencontre entre le
Ministre-président wallon, le Président de la Commission européenne,
le vice-président Jyrki Katainen et la commissaire Marianne Thyssen
dès le 7 septembre. Cette rencontre a débouché sur la mise sur pied
d’une task force européenne réunissant le Président,
Vice-Président et ministre de l’Emploi wallons, les directions
générales européennes ad hoc, de même qu’un certain nombre d’acteurs
wallons notamment ceux représentés au sein de la task-force
wallonne. Celle-ci s’est réunie une première fois, le 3 octobre et a
décidé d’avoir une fréquence mensuelle. Cette task force
permettra d’assurer un suivi rapproché des différentes demandes
éventuelles adressées à l’Europe, notamment au travers du Fonds
européen d’ajustement à la mondialisation, mais aussi au travers du
soutien qui pourrait être donné aux sous-traitants.
Quels rapports avez-vous avec les
organisations syndicales ? Dès le 2 septembre, nous les avons
immédiatement rencontrés et nous sommes en contact permanent. La
Sogepa a désigné en son sein une cellule dédiée à ce dossier et un
cabinet d’avocats a été mis à disposition des organisations
syndicales pour les accompagner. À ce stade, la rédaction de
scenarii alternatifs à la fermeture restent la priorité des
organisations syndicales et du gouvernement.
Comment est assurée la coordination
entre les acteurs ? Mon cabinet centralise l’ensemble des
contacts et informations relatifs à ce dossier, en collaboration
avec celui de la Ministre de l’Emploi. Tous les opérateurs
économiques wallons ont été invités à communiquer le nom d’un point
de contact unique afin de faciliter l’échange d’informations. Nous
avons également rencontré les fédérations patronales, et initié une
démarche vis-à-vis du secteur bancaire, qui ont mis en place des
démarches spécifiques tant au niveau des travailleurs que des
sous-traitants.
Comment intervenez-vous auprès des
sous-traitants ? La Sogepa a établi une liste des
sous-traitants industriels et logistiques les plus importants. Ils
ont été invités à une réunion et des premiers rendez-vous
individuels ont déjà été organisés. Il s’agit de cibler les besoins
spécifiques à chaque sous-traitant, en termes de soutien financier,
juridique, voire stratégique.
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Agenda
12 octobre Bruxelles Présentation
par Marianne Thyssen, commissaire européen en charge de l’emploi, de la
proposition de révision de la directive « détachement » devant la
commission emploi et affaires sociales du Parlement européen (v. programme)
14 octobre Paris 6e édition
des entretiens du Conseil d’État en droit social sur « le
droit social et la norme internationale ». Une table ronde sera
consacrée à « la prise en compte par le juge des normes sociales
européennes et internationales », avec Jean-Philippe Lhernould, Stéphane
Gervasoni et Jean-Guy Huglo.
24
octobre Bruxelles Premier « débat prospectif » organisé par l’Institut
syndical européen sur le thème «Durabilité :
une marque européenne», avec Karl Falkenberg, Conseiller
principal pour le développement durable au Président de la Commission
européenne, Luca Visentini, secrétaire général de la CES et Philippe
Pochet, directeur général ETUI
9 novembre Paris La Dares
organise un colloque intitulé « Travailleurs
handicapés : quelle place dans l’entreprise ? », avec une
session présentant des politiques publiques menées dans d’autres pays
européens pour favoriser l’emploi des travailleurs handicapés.
17 novembre Bruxelles Conférence
organisée par la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions
de vie et de travail et la commission Emploi et Affaires sociales du
Parlement européen sur «l’évolution
des conditions de travail en Europe : aller vers un travail
meilleur ». Seront présentés les résultats de la sixième enquête
européenne sur les conditions de travail.
22 novembre Paris Colloque
organisé par la Dares intitulé « Éclairages
sur la qualité du travail », présentant des recherches conduites
sur la base de l’enquête « Conditions de travail ».
28 et 29 novembre Berlin Séminaire
organisé par la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions
de vie et de travail sur l’intégration
des réfugiés et des demandeurs d’asile sur le marché du travail,
avec des experts de six Etats membres (Allemagne, Autriche, Belgique,
France, Luxembourg et Pays-Bas).
16 décembre Bruxelles Forum
mensuel de l’Institut syndical européen sur les cancers
professionnels.
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IR Notes est une lettre
diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues européennes et
réalisée par IR
Share et son réseau d’experts. Elle propose une veille
européenne sur le droit du travail, les relations sociales et la politique de
l’emploi. Elle est en vente sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par
mois sur le site. IR
Share. IR Share est une entreprise à capitaux privés,
indépendante et apolitique, dont l’objectif est d’informer et d’aider l’ensemble
des acteurs du dialogue social en Europe et au-delà. Elle est le correspondant
de la Fondation de Dublin, pour la France et le Luxembourg, depuis 2009, et pour
la Bulgarie depuis 2014.
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À la Une
Le Parlement
européen presse la Commission d’agir en matière de licenciements collectifs
Les députés européens ont adopté, le 5 octobre, une résolution à une large majorité
(472 pour, 103 contre, 99 abstentions) « sur
la nécessité d’une politique européenne de réindustrialisation à la lumière des
récentes affaires Caterpillar et Alstom » dans laquelle ils demandent à la
Commission européenne « de consulter les partenaires sociaux sur l’efficacité de la
législation sur les licenciements collectifs, à la lumière » de ces deux affaires.
Tout en déplorant « la financiarisation progressive de l’économie réelle, axée sur
des perspectives financières à court terme », les députés précisent leur position
sur les licenciements collectifs : ils ajoutent que la Commission doit « consulter
les partenaires sociaux sur la possibilité d’une révision de la législation
existante ». Cette révision devrait en particulier concerner « la participation à la
procédure de l’ensemble des travailleurs et des sous-traitants, et sur des mesures
efficaces pour éviter les licenciements collectifs illégaux qui ne sont pas fondés
sur de véritables raisons économiques, y compris la possibilité d’infliger des
sanctions, par exemple de suspendre l’accès aux programmes de financement de l’Union
ou d’exiger le remboursement de l’aide publique octroyée ». Les députés invitent
aussi la task force mise en place par la Commission pour le dossier Caterpillar,
« d’analyser la manière dont s’est déroulée la procédure de consultation du comité
d’entreprise européen ». La Commission devra alors « évaluer (…) s’il est nécessaire
de réviser la directive sur le CE européen ». Enfin, concernant le Fonds européen
d’ajustement à la mondialisation, qui sera sollicité par la Belgique pour la
fermeture du site de Caterpillar, la résolution apporte son plein soutien à cet
instrument, en cours d’évaluation par la Commission. La résolution s’adresse aussi
aux acteurs des restructurations : les entreprises « doivent respecter les
obligations légales « en veillant, en priorité, à informer et à consulter les
travailleurs et en permettant d’examiner les solutions diverses présentées par les
partenaires sociaux ». Toute restructuration doit « faire l’objet d’une explication
et d’une justification à l’attention des acteurs concernés, y compris en ce qui
concerne le choix des mesures envisagées ». Le texte préconise aussi « l’ouverture
de dialogues locaux avec tous les acteurs concernés, pour discuter des meilleurs
aménagements possibles face à une restructuration ». Les députés insistent « sur
l’importance d’un dialogue social soutenu » qui permet « de trouver des solutions
consensuelles et de dégager des perspectives communes dans la prévision, la
prévention et la gestion des processus de restructuration ». Dans ce cadre, il
convient aussi de « protéger les travailleurs concernés eu égard à leur santé, leurs
conditions de travail, leur sécurité sociale, leur requalification et leur
réinsertion sur le marché de l’emploi ». Cette résolution n’est bien sûr pas
contraignante, mais elle souligne que le Parlement défendra des positions très
protectrices des salariés lorsqu’il s’agira de discuter de la révision de la
directive sur le CE européen, du cadre de qualité relatif aux restructuration, du
Fonds européen d’ajustement à la mondialisation ou de la refonte des trois
directives prévoyant un droit à l’information-consultation.
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1. Union
européenne
Actualité
sociale
- Préparation du rapport du Parlement sur le
socle européen des droits sociaux : la communication de
la Commission présentée en mars dernier sur le « socle européen des droits
sociaux » fait l’objet d’un rapport
parlementaire préparé par la députée européenne portugaise Maria Joao
Rodrigues (S & D). La communication est actuellement soumise à une
consultation publique qui s’achèvera fin décembre. Ce rapport, qui sera soumis
au vote de la commission emploi et affaires sociales du Parlement en décembre
avant d’être présenté en plénière début 2017, plaide pour des mesures concrètes
destinées à réconcilier les citoyens et les travailleurs avec l’UE. Le texte
demande notamment « l’adoption d’une directive sur des conditions de travail
équitables pour tous les types d’emploi, garantissant à tous les travailleurs un
noyau commun de droits exécutoires » applicable aux salariés et à « tous les
travailleurs occupant des formes d’emploi atypiques (travail à la demande,
travail indépendant, travail participatif, stages…).
- Europass : la Commission
européenne a présenté, le 4 octobre, une proposition de décision
«concernant un cadre commun pour la fourniture de meilleurs services dans le
domaine des compétences et des certifications (Europass» afin de
renforcer et de moderniser les outils proposés par Europass (comme le CV
européen) (.v. communiqué).
- Garantie pour la jeunesse :
la Commission européenne a présenté, le 4 octobre, une communication
(en anglais) qui dresse le bilan d’application de la garantie pour la jeunesse
depuis sa création en 2013 et suggère des améliorations au dispositif (v. communiqué).
- Mise en place des conseils nationaux de la
productivité : le Conseil a publié une recommandation,
le 20 septembre, invitant les États membres de la zone euro à mettre en place
des conseils nationaux de la productivité. (v. communiqué).
Un considérant de la recommandation vise à rassurer les partenaires sociaux, en
indiquant que les conseils respecteront « les pratiques et systèmes nationaux de
formation des salaires » et que « leur fonctionnement ne devrait pas affecter le
droit des travailleurs et des employeurs, ou de leurs organisations respectives,
de négocier et de conclure des conventions collectives aux niveaux appropriés ou
de recourir à des actions collectives ».
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Dialogue
social sectoriel
- Relance du dialogue social :
les partenaires sociaux européens du secteur de la métallurgie (Ceemet et
IndustriAll Europe) ont adopté, le 19 septembre, une déclaration
à propos de la relance du dialogue social, amorcée par la Commission européenne
en mars 2015, en insistant sur le rôle du dialogue social sectoriel, défendant
leur bilan même s’ils n’ont pas abouti à des accords contraignants et la
nécessaire autonomie des partenaires sociaux.
- Déclaration conjointe sur les banques de
détail : les partenaires sociaux européens du secteur
bancaire (UNI Europa Finance et ESBG) ont publié, le 13 septembre, une déclaration
commune pour défendre les réseaux de banques régionales de détail en
particulier dans le cadre des nouvelles normes de capital et de liquidité
prévues par l’accord de Bâle III (v. communiqué UNI
Europa et ESBG).
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Syndicalisme
Congrès d’IndustriAll Global Union :
la fédération syndicale mondiale IndustriAll Global Union a tenu son congrès
du 4 au 7 octobre, au Brésil. Le nouveau président est Jörg Hofmann, actuellement
président de la fédération syndicale des métallurgistes allemand IG Metall en
remplacement de Berthold Huber. Le Brésilien Valter Sanches (métallurgie CNM/CUT) a
été élu secrétaire général (v. communiqués sur la composition
et le congrès).
Le Congrès a amendé ses statuts pour accroître la participation des femmes au sein
de l’organisation et a accueilli le syndicat des métallurgistes iraniens (UMMI).
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2. États
membres
Hongrie
- Retour aux contrats de droit civil dans
les coopératives d’étudiants : les relations d’emploi
qui lient les étudiants aux coopératives étudiantes – qui sont assimilables à
des agences de travail intérimaires – étaient jusqu’alors soumises au Code du
travail. Ce cadre juridique a été modifié et, depuis le 1er
septembre, l’activité des étudiants au sein de ces coopératives s’exerce dans le
cadre d’un contrat de service, soumis au Code civil, qui ne prévoit que quelques
droits sociaux comme le droit à des congés payés. Ainsi, en dehors de quelques
exceptions, les étudiants ne bénéficieront plus des protections accordées par le
Code du travail.
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Pologne
- Rémunération du travail de nuit :
jusqu’à présent, les salariés effectuant un travail de nuit
étaient soumis au même salaire minimum que leurs collègues de jour. À partir du
1er janvier 2017, la prime de 20% liée au travail de nuit ne pourra
plus être intégrée dans le calcul du salaire minimum. Par conséquent les
travailleurs de nuit toucheront en plus du salaire minimum la prime de 20%
prévue par la loi.
- Position commune des syndicats polonais et
allemands sur la rémunération des chauffeurs routiers :
au cours du VIIe Forum polono-allemand des
syndicats, les trois confédérations syndicales polonaises NZZ Solidarnosc, OPZZ
et FZZ ainsi que la confédération syndicale allemande DGB, ont signé une lettre
commune (en anglais) adressée à Violette Bulc, la commissaire européenne
en charge des transports. Les signataires réclament l’application du salaire
minimum allemand aux chauffeurs routiers polonais qui exercent leur activité en
Allemagne, y compris lorsqu’ils effectuent des opérations de transit et de
cabotage. Piotr Duda, président du syndicat polonais NSZZ Solidarnosc, affirme
que la Pologne « doit aller dans le sens d’une égalisation des salaires dans
l’Union européenne ».
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Portugal
- Lutte contre les formes modernes de
travail forcé : la loi 28/2016 du 23 août,
qui est entrée en vigueur le 22 septembre, procède à la dixième modification du
Code du travail. Il vise à lutter contre les formes modernes de travail forcé en
étendant la responsabilité en matière de paiement des salaires, des cotisations
sociales ou d’amendes, à d’autres intervenants que l’employeur « direct », comme
les entreprises dans lesquelles l’employeur direct a une participation, les
entreprise utilisatrices d’intérimaires ou d’autres sous-traitants. Cette
responsabilité conjointe et subsidiaire touche les sociétés mais aussi les
administrateurs et les responsables de ces entreprises.
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3.
Entreprises
Comités
d’entreprise européens
Legrand : la
direction et les membres du CE européen du groupe Legrand (36 000 salariés),
spécialisé dans les infrastructures électriques et numériques du bâtiment, ont
signé, le 22 juin 2016, un avenant
(en français) à leur accord de CE européen du 30 septembre 2013. Le texte accorde
plus de moyens aux membres, dote le comité d’un budget de fonctionnement de 6000
euros et revoit le processus de consultation. « L’avenant permettra au comité, selon
Thierry Chanteraud (CGT), secrétaire du CE européen, d’être informé et consulté plus
régulièrement ».
- ArcelorMittal : les trois
groupes de travail constitués au sein du CE européen d’ArcelorMittal (emploi,
santé et sécurité, développement durable) finalisent actuellement leur travail
commun sur la problématique de la sous-traitance au sein du groupe. Le rapport
conjoint final devrait être adopté lors de la prochaine réunion plénière qui se
tiendra avant la fin de l’année.
- Metro : la direction de
Metro (200 000 salariés) a décidé de modifier la structure du groupe en scindant
ses activités d’ici à la mi-2017, avec une société qui regroupera le commerce de
gros et d’alimentation (Metro Cash & Carry) et l’autre la distribution de
produits d’électronique grand public (Saturn). Cette transformation aura pour
conséquence de maintenir l’actuel CE européen sur le périmètre de la
distribution de produits électroniques et de lancer une négociation pour mettre
en place un nouveau CE européen dans l’entité Metro Cash & Carry. Une
réunion entre la direction, les syndicats et UNI Europa est prévue le 3 novembre
pour caler le calendrier de négociation.
> Prévention des risques psychosociaux :
la fédération syndicale européenne EFFAT a mis en ligne sur
son site des ressources
destinées aux comités d’entreprise européens afin qu’ils jouent un rôle actif
dans la prévention des risques psychosociaux (seuls les affiliés ont accès à ces
ressources).
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Accords
transnationaux
- H&M : la fédération
syndicale internationale IndustriAll, son affilié suédois IF Metall et la
direction du groupe textile H&M ont reconduit, le 29 septembre, pour une
durée indéterminée, leur accord-cadre mondial conclu en 2015 pour une durée d’un
an. Selon le communiqué
de H&M (en anglais), l’accord a déjà permis la mise en place de comités
nationaux pour veiller au bon déroulement des négociations collectives au
Bangladesh, en Birmanie, en Indonésie et en Turquie.
- Tchibo : la fédération
syndicale internationale IndustriAll Global Union et Tchibo ont signé, le
27 septembre, un accord-cadre
international qui habilite les travailleurs des fournisseurs des
produits de consommation non alimentaires de Tchibo ainsi que les syndicats
actifs au sein de ces entreprises d’approvisionnement à négocier collectivement
les salaires, les prestations sociales et les heures de travail dans les
entreprises et l’ensemble du secteur.
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Restructuration
Caterpillar : des syndicalistes
des sites Caterpillar en Belgique, au Royaume-Uni et en France ont tenu, le
26 septembre, une réunion de coordination syndicale organisée par IndustriAll. (v.
communiqué
IndustriAll). Les syndicats se sont entendus sur une série d’actions communes à
conduire, dont une « journée européenne de mobilisation. La législation sociale
européenne semble avoir été respectée, le CE européen ayant reçu une information
préalablement à l’annonce faîte sur le site avec la convocation d’une réunion
extraordinaire à venir. En revanche, les représentants des salariés dénoncent le
fait que l’information du CE européen ne porte que sur le cas belge, la direction
estimant que la fermeture du site britannique ne fait pas partie du même projet de
restructuration et est indépendante de la fermeture du site belge, ce que conteste
IndustriAll.
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Syndicalisme
- Shell : des responsables
syndicaux des affiliés d’IndustriAll Global Union de 18 pays se sont réunis, les
19 et 20 septembre, pour examiner la situation des travailleurs dans les pays où
Shell exerce des activités, à l’occasion de la deuxième réunion du réseau
syndical mondial Shell (v. communiqué).
Une enquête (v. communiqué,
en anglais) sur l’utilisation abusive et généralisée du travail précaire par
Shell a été dévoilée. Une lettre
(en anglais) a été adressée à la direction de Shell pour engager un dialogue
social mondial.
- SKF : le comité syndical
mondial SKF s’est réuni, le 20 au 22 septembre, pour discuter des relations
sociales au sein du groupe. Les participants ont eu un échange avec la direction
qui leur a exposé la stratégie et les défis de la « quatrième révolution
industrielle ». Ils ont appelé à un renforcement du dialogue social tant local
que global pour accompagner les changements annoncés (v. communiqué,
en anglais).
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4. Études et
rapports
“Labour and social transformation in Central
and Eastern Europe”. Mieux comprendre le fonctionnement de
l’économie et les relations sociales dans les pays de l’Est, non seulement ceux
souvent étudiés comme la République tchèque, la Pologne ou la Hongrie, mais aussi
des pays plus lointains comme ceux des Balkans, tel est l’apport de cet ouvrage
dirigé par l’économiste française, Violaine Delteil et le sociologue bulgare Vassil
Kirov. Rédigé par des universitaires de haut rang comme Guglielmo Meardi, Jan
Drahokoupil, Martin Myant ou John Geary, ainsi que de jeunes chercheurs, cet ouvrage
souligne la persistante faiblesse du dialogue social dans ces pays. La Commission
européenne a mis finalement assez peu de pression sur les nouveaux Etats membres
pour qu’ils reprennent l’acquis communautaire en la matière et a même
fragilisé les relations sociales lorsqu’elle est intervenue lors de la crise de 2008
pour inspirer des réformes, comme en Roumanie, qui ont mené à rogner le Code du
travail et à décentraliser la négociation collective. Finalement depuis
l’élargissement, les différences en matière de relations sociales entre l’Europe
occidentale et ces pays non seulement persistent, mais elles se sont même aggravées.
Mais ce n’est pas le seul aspect de ce livre qui élargit également le concept du «
capitalisme dépendant » ou étudie notamment les impacts du Fonds Social Européen
(FSE) ou encore transferts financiers des diasporas vers ces pays avec des sommes
qui parfois dépassent ceux des investissements étrangers. > Labour
and social transformation in Central and Eastern
Europe
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