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IR Notes 62 – 26 octobre 2016
www.irshare.eu
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Qui est IR Share ?
IR Share est une
agence de partage d’informations, de documentations et de compétences
pour les managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR
Share opère via des publications en ligne, des groupes de travail, des
formations consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe : ce
numéro a été préparé par Alain Lefebvre, Stepanka Lehmann, Märt Masso,
Frédéric Turlan et Mariangela Zito. Retrouver l’ensemble de l’équipe
de IR Share sur le site.
S’abonner à IR
Notes en quelques clics sur le site IR Share ou par E-mail.
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Interview
Marc Ambiaux, Président du SE-Works Council d’Airbus Group SE (syndicat
FO)
Quelle est la plus-value de
l’information et de la consultation du comité d’entreprise
européen en matière de numérisation
? Son rôle est important et son action
touche concrètement tous les salariés européens. Le comité vérifie
que les réglementations européennes sont bien respectées. Il se
charge de mettre des barrières dès que le respect de la
confidentialité des données personnelles est menacé. Nous avons
précisément défini, pour chaque base de données relative aux
ressources humaines, qui a accès aux informations et à quelles
informations. Nous avons défini ce qui est visible une fois que le
salarié a rentré son CV, comment il peut accéder au contenu et
comment il peut procéder à une rectification. Toutes ces règles
doivent s’appliquer à tous les salariés européens. Nous avons par
exemple écarté l’idée que ces databases aspirent le contenu de la
page Linkedin des salariés, car rien ne garantit que le salarié soit
l’auteur du contenu de la page Linkedin. L’option a été d’inviter
les salariés à renseigner eux-mêmes en intégrant les données
nécessaires à la gestion des ressources humaines.
Le
comité d’entreprise européen peut donc intervenir dans le
processus de décision ? C’est son rôle,
surtout en matière de numérisation car il s’agit d’un chantier de
longue durée pendant lequel il intervient sur les projets puis sur
leur suivi. Nous sommes dans un processus collaboratif avec la
direction et nous formulons des propositions de modification des
processus qui sont pris en compte. Nous leur parlons avec le point
de vue des salariés et, pour des développeurs, notre vision est
utile.
L’impact de la numérisation
touche-t-il vraiment tous les
salariés ? Il ne faut pas croire que ce
processus ne touche que la production avec des robots remplaçant les
hommes. La numérisation a un impact très important sur tous les
métiers intermédiaires, toutes les fonctions support. Par exemple,
le reporting financier ne se fera plus du tout de la même façon dans
un futur proche ; la plupart des données seront consolidées via des
algorithmes. Le contrôle qualité est à repenser. Par exemple un
opérateur qui fixe les sièges d’avion dans une cabine porte des
lunettes connectées qui vont analyser la fixation et validé
immédiatement la conformité, sans passer par une étape de contrôle a
posteriori. Ce phénomène a un impact sur toutes les
organisations.
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IR Notes est une lettre
diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues européennes et
réalisée par IR
Share et son réseau d’experts. Elle propose une veille
européenne sur le droit du travail, les relations sociales et la politique de
l’emploi. Elle est en vente sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par
mois sur le site. IR
Share. IR Share est une entreprise à capitaux privés,
indépendante et apolitique, dont l’objectif est d’informer et d’aider l’ensemble
des acteurs du dialogue social en Europe et au-delà. Elle est le correspondant
de la Fondation de Dublin, pour la France et le Luxembourg, depuis 2009, et pour
la Bulgarie depuis 2014.
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À la Une
Les comités
d’entreprise européens s’emparent de la numérisation
La conférence annuelle pour les comités d’entreprise européens, organisée les 12 et
13 octobre à Bruxelles, par la Confédération européenne des syndicats (CES), a connu
un succès sans précédent en consacrant une journée aux comités d’entreprise
européens « à l’ère du numérique ». Au total, 160 participants de 20 nationalités
différentes et provenant de 80 comités d’entreprise européens ont fait le
déplacement. Un succès qui s’explique notamment parce que « le CE européen a toute
sa légitimité pour s’emparer de la question de l’impact de la numérisation, comme le
souligne Christophe Teissier, chef de projet à l’association Astrées, car la
transformation numérique est forcément une stratégie globale qui touche l’ensemble
des pays et des salariés ». « De plus, les directions ont aussi un intérêt à amorcer
une information et une consultation régulière du CE européen sur ce sujet qui, à la
différence des dossiers habituels des CE européens, ne s’évacuent en une ou deux
réunions. Là nous sommes dans une démarche au long cours que les directions ne
maîtrisent pas du début jusqu’à la fin. La mise en œuvre de leur stratégie permet au
fur et à mesure des ajustements qui peuvent être obtenus par les CE européens ».
Consciente de l’importance de leur rôle, la CES leur adresse quelques consignes :
surveiller de près la stratégie numérique de leur entreprise ; examiner les recours
à l’externalisation et vérifier qu’ils ne reposent pas sur une concurrence déloyale
– comme l’a souligné un représentant du CE européen de Nokia qui a évoqué la
fermeture d’un site en Allemagne de 150 salariés qualifiés pour transférer
l’activité vers une plateforme asiatique – ; se rapprocher des fédérations
syndicales européennes pour négocier des accords transnationaux dans le domaine de
la numérisation. L’objectif est alors de préciser la place de la participation des
salariés aux processus d’introduction des nouvelles technologies jusqu’à obtenir un
droit de suspension temporaire des décisions prises par la direction sur
l’organisation du travail suite à l’introduction de nouvelles technologies. « Ces
technologies comportent des opportunités, mais aussi des risques, souligne Wolfgang
Kowalsky, conseiller à la CES, il est alors utile de négocier sur ce thème, car
l’équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle ne se fait pas
automatiquement. Nous avons entendu des expériences intéressantes sur le droit à la
déconnexion ou à la suspension de la réception des mails pendant la nuit ». Le sujet
est conflictuel mais aussi consensuel et peut permettre un travail en commun utile
entre les représentants des salariés au sein des CE européens, au-delà des
différentes cultures de relations sociales représentées au sein de l’instance. La
rédaction d’IR notes poursuivra son travail d’investigation pour relater les
expériences des CE européens en la matière.
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1. Union
européenne
Législation
Directive sur les conditions de travail dans le
secteur de la pêche maritime : le Conseil Emploi et Affaires
sociales a approuvé, le 13 octobre, une proposition
de directive donnant un effet juridique à l’accord
conclu, en 2012, entre les partenaires sociaux européens du secteur de la pêche
maritime, en vue de transposer la
convention de l’OIT n° 188 relative au travail dans le secteur de la pêche
(v. communiqué
du Conseil). La directive entrera en vigueur que lorsque la convention OIT aura été
ratifiée par au moins 10 pays. Les États membres de l’UE auront alors deux ans pour
transposer ce texte qui s’applique non seulement à tous les pêcheurs salariés, mais
aussi aux non-salariés. L’objectif est de « garantir la protection globale de la
sécurité et de la santé des travailleurs présents sur le même navire » (v. Analyse
d’impact de la directive, en anglais). > Voir aussi communiqué des
partenaires sociaux, Europêche
et ETF
(en anglais).
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Projet
- Révision de la directive sur l’exposition
aux agents cancérigènes ou mutagènes : le Conseil Emploi
et Affaires sociales est parvenu à un accord,
le 13 octobre, sur la révision de la directive 2004/37 qui vise à améliorer la
protection des travailleurs exposés à des agents cancérigènes ou mutagènes sur
leur lieu de travail (v. communiqué
du Conseil). L’adoption de cette « orientation générale » doit permettre
d’engager des pourparlers entre le Conseil et le Parlement européen en vue de
faire adopter ce texte en première lecture. La commission emploi et affaires
sociales du Parlement doit examiner un projet de rapport en novembre. Le texte
devrait être adopté en février 2017.
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Actualité
sociale
- Déclaration commune des partenaires
sociaux européens : les quatre partenaires sociaux
européens (CES, BusinessEurope, CEEP et UEAPME) ont adopté une déclaration
commune, le 18 octobre, la veille du Sommet social tripartite (v. le communiqué
du Conseil sur le sommet). Ils appellent au rejet du populisme, du nationalisme,
de la xénophobie, des sentiments antieuropéens, de l’isolationnisme ou du
protectionnisme et souhaitent que le Brexit n’ait pas de conséquences négatives
« sur les entreprises et sur les travailleurs ». Il est nécessaire « de
préserver le plus possible des relations économiques étroites entre l’UE et le
Royaume-Uni », sans pour autant accepter remettre en cause les quatre libertés
du Marché intérieur, à savoir la libre circulation des biens, des services, des
capitaux et personnes ».
- Une plateforme pour protéger les lanceurs
d’alerte : plus de 40 syndicats et organisations de la
société civile ont lancé une plateforme (www.whistleblowerprotection.eu)
afin de demander à l’UE une meilleure protection des salariés lanceurs d’alerte.
« Dans la plupart des cas, cette protection relève des droits des travailleurs
bien que certains lanceurs d’alerte ne soient pas des employés », soulignent les
signataires.
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Dialogue
social sectoriel
- Accord sur l’impact de la numérisation
dans le secteur de l’assurance : les partenaires sociaux
européens du secteur de l’assurance ont signé, le 12 octobre, une déclaration
conjointe sur l’impact social de la numérisation EN
ES
DE
(v. communiqué d’UNI
Finance et d’Insurance
Europe). Le texte reconnaît que tous les salariés qui perdront leur
emploi à cause de la numérisation ne pourront pas forcément retrouver un autre
emploi au sein de leur entreprise. Ces dernières sont invitées à faire tout leur
possible pour éviter ou réduire les licenciements.
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Syndicalisme
- IndustriAll Global Union adopte un plan
d’action 2016-2020 : lors de son congrès, la fédération
syndicale internationale IndustriAll Global Union a adopté un plan
d’action qui prévoit un renforcement des réseaux syndicaux mondiaux dans
les multinationales. La recherche d’« un dialogue actif avec les
multinationales », précise le plan d’action, passe par « l’établissement de
comités d’entreprise mondiaux afin de promouvoir l’échange transfrontalier et la
coordination des travailleurs sur des sites du monde entier ».
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2. États
membres
Allemagne
Vers un droit réversible pour passer à temps
partiel : en présentant le premier rapport sur
le temps de travail en Allemagne publié par l’Institut fédéral pour la
sécurité et la santé au travail, la ministre du Travail, Andrea Nahles (SPD), a
indiqué que le gouvernement souhaite adopter cet automne un projet de loi prévoyant
un droit de passer à temps partiel pour une durée déterminée garantissant ainsi le
retour vers un temps plein, afin d’inciter davantage de salariés à passer à temps
partiel (v. communiqué
du ministère). Selon le rapport, les 20000 salariés à temps plein interrogés
travaillent en moyenne 43,5 heures par semaine, soit environ cinq heures de plus que
la durée conventionnelle. 47 % des salariés souhaiteraient réduire leur temps de
travail.
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Estonie
- Accord sectoriel dans les
transports : les négociations dans le secteur des
transports ont commencé au printemps et ont abouti à la signature d’une
convention collective en septembre, entre l’Union des entreprises de transport
estonienne (AL) et le syndicat estonien des travailleurs du transport (ETTA). Le
texte, conclu pour trois ans, fixe un salaire minimum pour tous les conducteurs
de bus. Actuellement le salaire minimum mensuel est de 800 € et le salaire
horaire minimum de 3.20 €. Ces montants seront portés par des augmentations
successives à 945 € par mois et 4 € de l’heure en 2019. Il s’agit du seul acteur
sectoriel estonien à l’exception du secteur de santé où une négociation est en
cours, avec recours à un médiateur.
- Réforme des retraites : le
gouvernement a proposé de réformer le système de retraite. L’un des amendements
les plus importants est d’augmenter l’âge légal de départ la retraite à 70 ans
d’ici 2040. Actuellement l’âge de la retraite pour les hommes et les femmes est
fixé à 63 ans en 2016.
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Italie
- Lutte contre l’exploitation des
travailleurs agricoles : le Parlement a adopté, le 18
octobre, une loi visant à lutter contre les employeurs et intermédiaires qui
exploitent des centaines de milliers de travailleurs agricoles dans le pays. Le
texte prévoit à l’encontre des employeurs et des intermédiaires jusqu’à six ans
de prison ainsi que 1000 euros d’amende par personnes exploitées, ainsi que la
confiscation de leurs biens. La loi prévoit aussi une indemnisation pour les
victimes.
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Pologne
- Le Code du travail est en cours de
réécriture : le gouvernement a installé une commission
de codification du droit du travail, dont la première réunion s’est tenue le
23 septembre. Elle doit proposer dans les dix-huit mois, deux projets, l’un sur
un nouveau Code du travail et l’autre sur un Code des droits collectifs des
salariés, notamment en relation avec les activités syndicales.
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République
tchèque
Augmentation du salaire
minimum : le gouvernement a approuvé, le 5 octobre, une
augmentation du salaire minimum qui devrait entrer en vigueur à compter du
1er Janvier 2017 (v. communiqué,
en tchèque). Le salaire minimum mensuel augmentera de 9900 couronnes (366 €) à 11000
couronnes (407 €) et le salaire horaire minimum de 58,70 couronnes (2,20 €) à 66
couronnes (2,40€). En outre, le salaire minimum applicable aux salariés ayant une
pension d’invalidité, qui était inférieur au salaire minimum légal, sera supprimé,
de sorte que le salaire minimum sera unifié pour tous les salariés. Le gouvernement,
dirigé par les sociaux-démocrates, a augmenté le salaire minimum chaque année
suivant son programme gouvernemental qui vise à le porter à 40% du salaire moyen.
Cependant, la nouvelle augmentation est plus élevée que les précédente et est
intervenue deux jours seulement avant les élections régionales et sénatoriales.
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Roumanie
- Nouvelles mesures pour lutter contre le
chômage : le gouvernement a approuvé, par une ordonnance
adoptée selon la procédure d’urgence, un important paquet de mesures qui visent
à accroître la mobilité des travailleurs et à réduire le chômage. Par exemple,
à partir du 1er décembre, les chômeurs qui déménagent pour obtenir un emploi
permanent à plus de 50 kilomètres de l’endroit où ils sont enregistrés,
recevront ainsi 12 500 lei (environ 2 850 euros) pour une personne, et 15 500
lei pour une famille.
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3.
Entreprises
Comité
d’entreprise européen
- Ferrero : le CE européen
du groupe agroalimentaire italien Ferrero a organisé sa réunion annuelle du 25
au 27 octobre, à Alba (Italie) et a fêté, à cette occasion, le 20e
anniversaire de la création du comité. La réunion portait sur les performances
et les perspectives du groupe. Le comité était assisté par SindNova qui est
intervenu en tant qu’expert et formateur.
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Société
européenne
- Windeln.de : le
distributeur allemand d’articles de petite enfance Windeln.de (490 salariés),
s’est transformé en société européenne afin d’éviter tout système de cogestion.
En effet, à partir de 500 salariés sur le territoire allemand, elle aurait dû
mettre en place un conseil de surveillance composé d’un tiers de représentants
des salariés. La négociation de l’accord sur l’implication des travailleurs
s’est déroulée en une journée et a abouti à la mise en place d’un CE européen
aux moyens extrêmement réduits.
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Syndicalisme
LafargeHolcim : plus d’une
soixantaine de syndicalistes des organisations représentées au sein du groupe
cimentier suisse LafargeHolcim, se sont réunis, sous l’égide des fédérations
syndicales internationales et européennes représentant les industries (IndustriAll
Global Union, IndustriAll European Trade Union) et la construction (IBB/BWI,
FETBB/EFBWW), du 17 au 19 octobre, à Hyères (France), pour discuter de trois
principales revendications : négocier un accord-cadre international ; négocier un
accord mondial sur la santé et la sécurité au travail et mettre en place un comité
d’entreprise mondial (v. déclaration
adoptée à l’unanimité, en anglais). La direction, invitée à la réunion et
qui a pris en charge une partie des coûts, a indiqué qu’elle reconnaît l’intérêt de
structurer un dialogue social mondial et qu’elle ferait une proposition en ce sens
d’ici la fin de l’année. Par ailleurs, la négociation d’un nouvel accord de CE
européen est toujours en cours et devrait se conclure d’ici la fin de l’année (v. communiqué
IndustriAll).
- Mondelez : la fédération
syndicale internationale UITA a organisé une réunion de ses affiliées, les 20 et
21 septembre, au États-Unis, pour protester contre les suppressions de postes et
les délocalisations au sein du groupe agroalimentaire Mondelez, en organisant
même une manifestation devant la résidence privée de la Pdg (v. communiqué).
- Nissan : à l’initiative de
la fédération syndicale internationale IndustriAll Global Union, les syndicats
français et américains ont manifesté, le 12 octobre, à Paris, pour demander au
Pdg de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, de mettre fin aux agissements antisyndicaux
pratiqués à l’usine Nissan (5 000 salariés) à Canton, dans le Mississippi (v. communiqué).
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4. Études et
rapports
Reconnaissance des troubles
musculosquelettiques : EUROGIP, un
organisme français spécialisé sur les questions relatives à l’assurance et à la
prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles aux plans
européen et international, a publié les résultats d’une nouvelle étude
sur la reconnaissance des troubles musculosquelettiques (TMS) en maladies
professionnelles dans dix pays européens (en français) : Allemagne,
Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Italie, Suède et Suisse
(v. communiqué
de presse). Les TMS constituent une part très importante du total des
maladies professionnelles reconnues en France (88%), en Espagne (75%), en Belgique
et en Italie (69%). En revanche, cette part représente moins de 20% en Allemagne,
Autriche, au Danemark, en Finlande et en Suisse.
- Recul de la pauvreté et du risque
d’exclusion au niveau de l’Union : selon Eurostat, en
2015, environ 119 millions de personnes, soit 23,7 % de la population de
l’Union, étaient menacées de pauvreté ou d’exclusion sociale. Après trois années
consécutives de hausses entre 2009 et 2012 pour atteindre près de 25 %, la
proportion de personnes a continuellement baissé pour retrouver son niveau de
2008 (23,7 %) (v. communiqué
de presse).
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