|
| |
IR Notes 63 – 9 novembre 2016
www.irshare.eu
|
|
|
| |
| |
Qui est IR Share ?
IR Share est une
agence de partage d’informations, de documentations et de compétences
pour les managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR
Share opère via des publications en ligne, des groupes de travail, des
formations consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe : ce
numéro a été préparé par Tamas Gyulavari, Felicia Rosioru, Frédéric
Turlan et Mariangela Zito. Retrouver l’ensemble de l’équipe
de IR Share sur le site.
S’abonner à IR
Notes en quelques clics sur le site IR Share ou par E-mail.
|
|
|
 |
| |
Interview
Melanie Stancliffe, avocate associée au cabinet Irwin Mitchell LLP
La décision de l’Employment
tribunal de Londres dans l’affaire Uber signifie-t-elle que tous
les chauffeurs Uber sont considérés comme des
salariés? Non. Tout d’abord il s’agit d’une décision
d’un tribunal de premier instance que les autres tribunaux ne sont
pas obligés de suivre. Deuxièmement, dans cette affaire, le tribunal
ne s’est intéressé qu’au statut juridique des deux chauffeurs de la
société impliqué dans cette affaire « test » (« test
cases »).
Quelles sont les conséquences pour
les salariés et pour l’employeur de requalification en contrat
de travail ? Il existe trois principales conséquences.
Tout d’abord, il faut souligner que le tribunal a jugé que ces deux
salariés devaient être considérés comme des travailleurs
(« worker ») ce qui est un statut particulier au Royaume-Uni. En
effet, un « worker » n’est ni un « salarié » (qui dispose de toutes
les protections juridiques, par exemple contre les licenciements
injustifiés ou économiques), ni un travailleur indépendant (qui ne
bénéficie que des protections prévues dans son contrat). C’est un
statut intermédiaire qui accorde comme principales protections : le
paiement du salaire minimum (“National Living Wage” fixé à 7,20
livres de l’heure, soit 8,08 euros), le droit à des congés payés de
5,6 semaines par an (y compris les jours fériés), à des pauses
quotidiennes et hebdomadaires, à la limite hebdomadaire de 48 heures
de travail (sauf cas de dérogation) et la protection contre les
discriminations.
La décision aura donc un impact sur
les coûts pour l’entreprise ? Exactement. Le fait de conférer des
protections aux « workers », comme l’octroi de congés payés, va
augmenter les coûts fixes. De plus, il est très probable que ces
« workers » puissent être considérés comme des travailleurs
qualifiés obligeant l’entreprise à leur faire accéder à un système
de retraite privée et de cotiser, à cet égard, entre 1% et 3% du
salaire. La qualification en « worker » modifie aussi le statut
fiscal. Normalement, les parties recherchent des statuts dits
« souples », comme celui de travailleur indépendant
(“self-employed”) qui permet à l’employeur d’éviter
l’obligation de payer des charges patronales et de faire les
retenues à la source. Quant au « travailleur », le statut
d’indépendant lui permet d’éviter de payer des charges sociales plus
élevées.
Si cette jurisprudence est
confirmée, est-ce qu’elle concerne une part importante des
personnes qui travaillent actuellement pour une plateforme du
type Uber? Oui certainement. Les chauffeurs ont
désormais la possibilité de convaincre la société Uber de les
traiter plus favorablement en accordant davantage de protections.
Cette décision est également un vrai avertissement pour les sociétés
à ne pas compter sur les contrats « souples » pour travestir une
relation de travail afin d’éluder leurs obligations
juridiques.
|
|
|
 |
| |
Agenda
17 novembre
Bruxelles
Conférence organisée par la Fondation européenne pour
l’amélioration des conditions de vie et de travail et la commission
Emploi et Affaires sociales du Parlement européen sur «l’évolution
des conditions de travail en Europe : aller vers un travail
meilleur ». Seront présentés les résultats de la sixième enquête
européenne sur les conditions de travail.
22 novembre
Paris
Colloque organisé par la Dares intitulé « Éclairages
sur la qualité du travail », présentant des recherches conduites
sur la base de l’enquête « Conditions de travail ».
23 novembre
Bruxelles
Séminaire de Confrontations Europe sur « l’état
des relations industrielles en Europe en 2016 », avec David Dion
(DG Emploi), William Garcia (CEFIC), Delphine Rudelli et Peter Scherrer
(CES), à l’occasion de la publication du rapport sur
les « Relations industrielles en Europe face aux défis de l’emploi
».
28 et 29
novembre Berlin
Séminaire organisé par la Fondation européenne pour
l’amélioration des conditions de vie et de travail sur l’intégration
des réfugiés et des demandeurs d’asile sur le marché du travail,
avec des experts de six Etats membres (Allemagne, Autriche, Belgique,
France, Luxembourg et Pays-Bas).
16 décembre
Bruxelles
Forum
mensuel de l’Institut syndical européen sur les cancers
professionnels.
|
|
|
 |
IR Notes est une lettre
diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues européennes et
réalisée par IR
Share et son réseau d’experts. Elle propose une veille
européenne sur le droit du travail, les relations sociales et la politique de
l’emploi. Elle est en vente sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par
mois sur le site. IR
Share. IR Share est une entreprise à capitaux privés,
indépendante et apolitique, dont l’objectif est d’informer et d’aider l’ensemble
des acteurs du dialogue social en Europe et au-delà. Elle est le correspondant
de la Fondation de Dublin, pour la France et le Luxembourg, depuis 2009, et pour
la Bulgarie depuis 2014.
|
|
|
À la Une
La
Commission centre son programme de travail 2017 sur le socle des droits sociaux
Chaque année, en octobre, la Commission européenne présente son programme de travail
pour l’année qui suit et annonce ainsi ses intentions. En matière sociale, son
programme 2017, présenté le 25 octobre sous la forme d’une communication (v. communiqué de
presse) fixe comme priorité la présentation, au premier trimestre 2017, de
la proposition concernant le socle des droits sociaux accompagné d’« initiatives
connexes», comme celle « visant à régler les problèmes d’équilibre entre vie
professionnelle et vie privée rencontrés par les familles qui travaillent » ou celle
« portant sur l’accès à la protection sociale » (v. annexe
I sur les initiatives clés). Dans le cadre du programme « Refit », dont
l’objectif est d’améliorer et de simplifier la législation européenne, la Commission
va lancer le chantier de révision de la directive n° 91/553 relative à la
déclaration écrite que l’employeur doit fournir au travailleur afin de l’informer
des conditions applicables au contrat ou à la relation de travail. Pour cela, la
Commission doit tout d’abord consulter les partenaires sociaux européens. La
législation européenne devrait aussi être modifiée en ce qui concerne la révision de
la directive 96/71 du 16 décembre 1996 concernant le détachement de travailleurs
effectué dans le cadre d’une prestation de services qui fait partie des
« initiatives prioritaires en attente » d’une adoption par le Conseil et le
Parlement européen. En revanche, la révision de la directive relative au temps de
travail n’est pas au menu (v. annexe Tableau
de bord Refit, en anglais). Après une première tentative de révision qui a
échoué, faute de consensus entre le Conseil et le Parlement, la Commission entend
éviter un deuxième échec. Elle annonce ainsi une simple publication d’un guide pour
faciliter la mise en œuvre de cette directive, sans passer par une initiative
législative. Elle ne dit pas ailleurs pas un mot sur la présentation d’une directive
visant à appliquer l’accord sur la santé et la sécurité au travail dans la coiffure.
Une absence dénoncée par la fédération syndicale européenne UNI Europa (v. communiqué).
En la matière, la Commission recevra d’ici à la fin de l’année, l’évaluation de la
législation sur la santé et la sécurité au travail, mais elle n’annonce aucune
révision à ce stade, simplement une communication qui synthétisera l’évaluation et
proposera éventuellement de prochaines initiatives. En 2017, la Commission
poursuivra son travail de révision en s’attachant en particulier à la législation
sociale applicable au transport routier (directive 2003/59, règlement n° 561/2006,
directive 2002/15 et directive 2006/22) qui vise à garantir des conditions de
concurrence équitables dans ce secteur ainsi que des conditions de travail
appropriées (v. annexe
II sur les initiatives clés Refit). Elle annonce aussi une évaluation de la
directive sur le travail à durée déterminée et à celle sur le travail à temps
partiel. La Commission explique poursuivre sa réflexion sur une « consolidation/
révision » des trois directives comprenant des droits à l’information et à la
consultation, en lien avec la demande des partenaires sociaux européens des
administrations centrales de transposer par voie de directive leur accord européen
sur ce thème signé en décembre 2015. Elle n’évoque pas dans son programme
l’évaluation de la directive sur le CE européen, qui est pourtant terminée.
|
1. Union
européenne
Actualité
sociale
Résolution sur la responsabilité des
entreprises en matière de respect des droits de l’homme : le
Parlement européen a adopté, le 25 octobre, avec une majorité très importante (569
voix pour, 54 contre, 74 abstentions) une résolution
sur la responsabilité des entreprises dans les violations graves des droits de
l’homme dans les pays tiers. Les députés européens estiment « que s’il est
établi qu’une entreprise a causé un tort ou contribué à le faire, elle doit en
assumer la responsabilité morale mais aussi juridique et est tenue de proposer aux
individus et aux communautés concernés une procédure de recours efficace ou de
participer à celle-ci ». Ils se félicitent « de la pratique consistant à inscrire
l’engagement à respecter les droits de l’homme dans des exigences contractuelles
contraignantes liant les entreprises et leurs clients et fournisseurs ». Ils
estiment aussi que « les États, agissant dans le cadre de leur juridiction, ont le
devoir de faire respecter les droits de l’homme, notamment contre les violations
commises par des entreprises, même lorsque celles-ci opèrent dans des pays tiers »
(v. aussi article d’EurActiv).
- Réactions syndicales au programme de
travail 2017 de la Commission européenne : la
Confédération européenne des syndicats (CES) a exprimé sa position sur le
programme de travail de la Commission dans un communiqué.
Si elle souligne quelques points positifs, elle se dit cependant « consternée
par l’absence de la moindre référence à la représentation des travailleurs dans
les conseils d’administration, aux CE européens et à la protection de la santé
et de la sécurité des travailleurs ». La CES est aussi « déçue » que la
Commission « ait ignoré les demandes répétées des employeurs et des syndicats
d’inclure dans le programme de travail le développement d’une ambitieuse
politique industrielle ». La fédération syndicale européenne UNI Europa (v. communiqué)
a pour sa part dénoncé l’absence de mention dans ce programme de l’adoption
d’une directive pour faire appliquer l’accord sur la santé et la sécurité au
travail conclut par les partenaires sociaux du secteur.
- La Commission européenne veut réduire les
inégalités salariales : la Commission a déclaré, le 3
novembre, Journée européenne de l’égalité salariale, qu’elle présentera une
proposition pour les familles qui travaillent en 2017, la consultation des
partenaires sociaux européens sur ce thème étant désormais close. L’objectif
sera de permettre « non seulement aux parents et aux aidants qui travaillent de
trouver le juste équilibre entre vie privée et professionnelle », mais de faire
« participer davantage les femmes au marché du travail ». La Commission indique
qu’il « convient de prévoir une plus grande égalité en matière d’utilisation des
régimes de congés et de choix offerts, ainsi que des modalités de travail plus
flexibles et des gardes d’enfants plus abordables » (v. communiqué).
|
Syndicalisme
- Un guide pour les comités d’entreprise
européens du secteur audiovisuel : la fédération
syndicale européenne UNI Europa a présenté un guide
à l’attention des comités d’entreprise européens du secteur de l’audiovisuel qui
s’appuie sur les résultats d’un projet européen financé par la Commission
européenne (v. communiqué).
|
2. États
membres
Belgique
Annualisation du temps de travail et don de
jours de congé. Le gouvernement a adopté, le 28 octobre, un
projet de loi qui a vocation à modifier quelques aspects de la législation sociale
(v. communiqué).
Ce texte est soumis à consultation avant de suivre la procédure législative
habituelle. À noter la possibilité d’annualiser le temps de travail au niveau de
l’entreprise ou au niveau sectoriel par le biais d’une convention collective de
travail ou d’une modification du règlement de travail. Actuellement la flexibilité
du temps de travail est possible seulement sur une période de trois mois. Une autre
disposition met en œuvre le don de jours de congé. Le parent qui a un enfant malade
et qui a épuisé tous les régimes de congé peut demander à son employeur d’activer ce
système. L’employeur en fait alors part à ses collaborateurs. Seuls les jours qui
tombent en dehors des vingt jours de congé légaux entrent en ligne de compte pour un
don. Ce don est anonyme et doit être prévu par une convention collective de travail
ou une disposition du règlement de travail (règlement intérieur).
- Réforme du mécanisme des augmentations
salariales sectorielles : le
gouvernement a approuvé, le 28 octobre, un projet de loi modifiant une loi de
1996 qui prévoit que tous les deux ans les partenaires sociaux négocient la
marge d’augmentation globale des salaires (hors indexation automatique) qui sera
négociée dans les secteurs. Il s’agit d’un plafond à ne pas dépasser pour les
négociations salariales (v.
communiqué). La confédération syndicale FGTB voit dans ces mesures une
« institutionnalisation de la modération salariale » (v. communiqué).
Pour l’organisation d’employeurs FEB, ce texte permettra de résorber les
différences de coûts du travail avec les pays voisins de la Belgique et
« d’éviter et/ou de corriger plus rapidement de nouveaux dérapages des coûts
salariaux à l’avenir » (v. communiqué).
|
France
- Un guide pratique sur le fait religieux au
travail : le ministère du Travail a présenté, le 7
novembre, un guide (v. une version
non définitive sur le site IR Share) pratique du fait religieux dans les
entreprises privées, à destination des salariés et des employeurs. Ce document
« rappelle le droit en vigueur et présente plusieurs cas pratiques pour répondre
de façon concrète aux questions qui peuvent se poser au sein de l’entreprise»
(v. communiqué
de presse). Dans un avis
de 2013, le Conseil économique, environnemental et social avait recommandé une
telle circulaire. La confédération syndicale CFDT a publié son propre guide
en 2015.
|
Hongrie
- Service de conciliation en matière de
relation collective de travail : dans le cadre d’un
projet européen soutenu financièrement pour trois ans par l’Union
européenne, les partenaires sociaux hongrois ont mis en place un service
gratuit de résolution des litiges en matière de relation collective de
travail. Les membres de ce service sont des experts en droit du travail,
sélectionnés par les partenaires sociaux. Ils pourront donner des conseils,
jouer un rôle de conciliation ou de médiation voire dans certains cas
d’arbitrage.
|
Luxembourg
- Augmentation du salaire
minimum : le Conseil de gouvernement a adopté, le
14 octobre, un projet de loi visant à augmenter le salaire social minimum de
1,4 % au 1er janvier 2017, adaptant ainsi les taux du salaire
social minimum à l’évolution du salaire moyen pendant les années 2014
et 2015.
|
Roumanie
- Nouveau jour férié :
Le Code du travail a été modifiée par la loi n°176
du 7 octobre 2016, pour rajouter un jour férié supplémentaire – le 24
janvier – qui marque l’union des deux principautés de Moldavie et de
Valachie – la « petite Roumanie ».
- Rachat de cotisations de
retraite : la Loi n° 186 du 24 octobre 2016
permet aux personnes qui ne remplissent pas les conditions cumulatives
pour bénéficier d’une pension de retraite de payer rétroactivement les
cotisations nécessaires afin de pouvoir bénéficier d’une telle pension.
Le paiement rétroactif est limité à cinq ans et les bénéficiaires de la
loi sont seulement les personnes qui n’ont pas eu dans cette période de
cinq ans la qualité d’assuré dans le système public des pensions de
retraite (c’est-à-dire qu’ils n’ont pas touché des revenus
professionnels). Par conséquent, ils n’ont pas eu l’obligation légale de
payer les cotisations pour ce type d’assurance. Le paiement rétroactif
peut être effectué une seule fois ou en plusieurs versements mensuels.
|
Royaume
Uni
Les chauffeurs d’Uber reconnus comme
salariés : l’Employment tribunal de Londres a jugé, le
28 octobre, que les chauffeurs des voitures Uber ne pouvaient pas être
considérés comme des travailleurs indépendants, mais comme des salariés, ouvrant
droit au salaire minimum, au temps de pause et à des congés payés (v. le texte
de la décision, communiqué du
syndicat GMB qui avait porté l’affaire devant le tribunal). Le jugement pourrait
permettre à un certain nombre de chauffeurs parmi les 40000 opérant au
Royaume-Uni, notamment ceux qui travaillent exclusivement pour Uber, de faire
reconnaître un statut de salarié. Un jugement dans une affaire similaire est
attendu, courant novembre, pour les coursiers de City Sprint. Ces décisions
seront examinées de près par toutes les sociétés reposant sur des plateformes de
mise en relation entre des clients et des personnes accomplissant un service
contre une rémunération.
|
3.
Entreprises
Comités
d’entreprise européens
Verallia : un accord instituant
un CE européen au sein du numéro trois mondial de l’emballage en verre, Verallia
(près de 6000 salariés dans l’UE), a été signé, le 23 septembre, par les partenaires
sociaux de cette ancienne division du groupe français Saint-Gobain, cédée en
octobre 2015 au fonds d’investissement américain Apollo. Le CE européen compte un
représentant au moins par pays et des sièges supplémentaires en fonction des
effectifs, sans toutefois fixer de plafond. « Le nombre de membre pourra ainsi être
révisé à la hausse en cas d’acquisition de sociétés au sein de l’UE», précise
Dominique Spinali (CGT), qui a présidé le groupe spécial de négociation. L’accord
(que nous ne pouvons pas encore mettre dans la base d’accords d’IR Share) prévoit la
mise en place d’un comité restreint de cinq membres, qui doit permettre de maintenir
un dialogue social à des échéances régulières avec la direction. Il assure « entre
chaque réunion annuelle les attributions informatives et consultatives de CE
européen ». Il sera donc consulté en cas de circonstances exceptionnelles, en
élargissant sa composition aux membres du CE européen qu’il convient d’inclure dans
la procédure, en fonction des sites susceptibles d’être affectés. Le comité
restreint peut décider de se faire assister par un expert et dispose également d’un
budget de 30000 euros par an pour une expertise annuelle. En cas de consultation, le
comité doit livrer son avis à l’issue de la réunion.
- Marazzi Group : la réunion
annuelle du CE européen de Marazzi Group, une multinationale leader dans le
secteur des carreaux céramiques fondée en 1935 et contrôlée par Mohawk
Industries Inc., s’est déroulée, les 27 et 28 octobre, à Sassuolo (près de
Modène, Italie). La journée du 27 octobre a été consacrée à la célébration du
20e anniversaire de la création du CE européen. Le but était de renforcer le
rôle du comité et de former, par SindNova, les nouveaux membres du comité.
|
Accord
d’entreprise
Total : en application de la
loi du 17 août 2015 relative à la « transition énergétique pour la croissance
verte », qui a été modifiée par la loi de finances rectificative pour 2015, la
direction du groupe énergétique français Total a signé, le 26 septembre, avec quatre
organisations syndicales, un accord
qui instaure une indemnité kilométrique au bénéfice des salariés se déplaçant à
vélo entre leur résidence et leur lieu de travail. Complétant un précédent
accord de 2012 qui prévoit déjà le remboursement de 60 % du coût d’un service public
de location de vélos, le nouveau texte fixe l’indemnité kilométrique « vélo », comme
prévu par la législation à 25 centimes d’euros par kilomètre, dans la limite d’un
plafond de 200 euros par an.
|
4. Études et
rapports
Le déclin de l’industrie dans l’Union
européenne : alors que les demandes en faveur d’une
véritable politique industrielle européenne se multiplient tant du côté des
organisations patronales que des syndicats, une étude
publiée par Eurostat souligne une nouvelle fois le déclin de l’industrie au
niveau de l’UE. Ainsi, en 2015, l’industrie était certes toujours la principale
activité économique de l’UE sur le plan de la production. Représentant 19,3 % de
la valeur ajoutée brute totale de l’UE. Cependant l’industrie est le secteur qui
a connu le déclin le plus marqué. La part de l’industrie dans la valeur ajoutée
brute a reculé de 4 points entre 1995 et 2015. Cette tendance se retrouve dans
une grande majorité des États membres : les principales baisses étant
enregistrées à Malte (– 11,7 points), en Lettonie et au Royaume-Uni
(– 8,9 points), en Finlande (– 8,2 points), au Luxembourg (– 7,8 points) et en
Belgique (– 7 points). La part de l’industrie a seulement augmenté en Irlande
(+ 12,9 points) ainsi que, dans une moindre mesure, en Hongrie (+ 2,4 points),
en Bulgarie (+ 2,3 points) et en République tchèque (+ 0,7 point). De même, la
part de l’industrie dans l’emploi de l’UE a chuté, de 20,9 % en 1995 à 15,4 % en
2015.
|
|
|