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IR Notes 72 – 29 mars 2017
www.irshare.eu
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Qui est IR Share ?
IR Share est une
agence de partage d’informations, de documentations et de compétences
pour les managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR
Share opère via des publications en ligne, des groupes de travail, des
formations consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe : ce
numéro a été préparé par Jean-Philippe Lhernould, Sylvain Nadalet et
Frédéric Turlan. Retrouver l’ensemble de l’équipe
de IR Share sur le site.
S’abonner à IR
Notes en quelques clics sur le site IR Share ou par E-mail : frederic.t@irshare.eu
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Interview
Entretien avec Bernard Haurie, directeur général adjoint de GeoPost
Quand
avez-vous pris la décision de lancer une négociation pour
conclure un accord-cadre international avec UNI Global
Union ? Nous avions déjà signé un
accord-cadre en 2007 et UNI Global Union a souhaité le mettre à
jour. Son secrétaire général, Phillipe Jennings a alors pris
directement contact avec le président directeur général de GeoPost,
Paul-Marie Chavanne, pour proposer d’ouvrir des négociations. Ce
dernier étant très attaché aux questions liées à la responsabilité
sociale des entreprises, tant au niveau du secteur que de notre
groupe, a rapidement donné son accord à l’ouverture de négociations.
Nous avons ensuite mis deux ans avant de signer l’accord, car il a
fallu prendre contact avec les dirigeants dans chacun de nos pays
d’implantation pour recueillir leur validation. Cela tient à la
structure de GeoPost qui repose sur un réseau d’entreprises
domestiques.
Que
vous apporte concrètement un tel
accord ? Cet accord est une
reconnaissance du travail déjà réalisé en matière de responsabilité
sociale et de dialogue social. Avec le Comité d’Entreprise européen,
qui a été tenu informé des négociations, nous avons lancé une
enquête de qualité de vie au travail qui souligne que les filiales
de GeoPost se situent au-dessus de la moyenne des entreprises au
niveau des pays, là où nous sommes implantés, et notamment bien
au-dessus de la moyenne des entreprises de notre secteur d’activité.
Par ailleurs, cet accord doit aussi accompagner
l’internationalisation du groupe. Nous estimons que communiquer sur
cet accord, est un élément important pour l’image du groupe et
confortera les salariés au niveau local.
Quels
ont été les points difficiles de la
négociation ? La négociation n’a pas
été difficile. Par contre, certains points ont pris du temps à être
traités. Nous avons une difficulté pratique qui réside dans le fait
que la négociation se déroule en anglais, ce qui a nécessité ensuite
que chaque partie comprenne les subtilités de l’accord, et fasse
remonter ses observations. Pour l’anecdote, il faut avouer que
d’avoir un DRH britannique (ex-syndicaliste) qui a participé pour
notre compte à la négociation, cela a facilité le dialogue avec
Philippe Jennings, lui-même ex syndicaliste britannique…
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IR Notes est
une lettre diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues
européennes et réalisée par IR Share et son
réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le droit du
travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle est en
vente sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par mois sur le
site. IR
Share. IR Share est une entreprise à
capitaux privés, indépendante et apolitique, dont l’objectif est d’informer
et d’aider l’ensemble des acteurs du dialogue social en Europe et au-delà.
Elle est le correspondant de la Fondation de Dublin, pour la France et le
Luxembourg, depuis 2009, et pour la Bulgarie depuis 2014.
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À la Une
L’Europe
sociale s’invite aux 60 ans du Traité de Rome
Après des années d’éclipse, la construction d’une Europe sociale revient
progressivement dans l’agenda européen depuis l’arrivée de Jean-Claude Juncker à la
tête de la Commission « de la dernière chance ». La Déclaration de
Rome, adopté le 25 mars, par 27 États membres, le Royaume-Uni ne se sentant
plus concerné, appelle les États membres à construire « une Europe prospère et
soucieuse du développement durable » et « qui crée de la croissance et des
emplois ». Un des quatre engagements pris par les Vingt-Sept, porte explicitement
sur l’Europe sociale. Ils déclarent vouloir construire une Union qui s’appuie « sur
une croissance durable, le progrès économique et social ainsi que la cohésion et la
convergence, tout en veillant à l’intégrité du marché intérieur ». Cette Union doit
prendre « en compte la diversité des systèmes nationaux et le rôle essentiel des
partenaires sociaux ». Elle doit promouvoir « l’égalité entre les femmes et les
hommes » et œuvrer « en faveur de droits et de l’égalité des chances pour tous »
tout en luttant « contre le chômage, les discriminations, l’exclusion sociale et la
pauvreté ». Dans cette Union, les jeunes doivent bénéficier « du meilleur niveau
d’éducation et de formation et peuvent étudier et trouver un emploi sur tout le
continent ». Ce paragraphe, inédit dans des conclusions du Conseil depuis des
années, sera suivi par une série de documents de réflexion sur des questions
essentielles pour l’Europe dont la première livraison, provenant de la Commission
européenne, devrait porter sur le développement de la dimension sociale de l’Europe
(v. communiqué de
presse de la Commission européenne). Celle-ci devant présenter en avril
prochain une communication sur le Socle européen des droits sociaux qui comprendra
en particulier une proposition de directive visant à favoriser la conciliation vie
professionnelle et vie personnelle, avec de nouveaux droits pour les salariés.
Viendront ensuite d’autre rendez-vous comme les nouvelles recommandations adressées
aux États membres, en mai, et un grand sommet social prévu en novembre à Göteborg.
Autant de tests, comme l’explique Luca Visentini, secrétaire général de la
Confédération européenne des syndicats (CES) pour qui « les bonnes paroles doivent
maintenant faire place aux actes » (v. déclaration).
De leur côté les partenaires sociaux européens ont adopté une déclaration
commune en faveur d’un renforcement de l’Union et contre le populisme, le
nationalisme, la xénophobie, le sentiment anti-européen… qui ne peuvent générer que
de faibles résultats en matières économique et sociale. L’objectif est de lutter
contre le désamour des citoyens européens vis-à-vis de la construction européenne
telle qu’elle s’est pratiquée ces deux dernières décennies. Reste à savoir si un tel
objectif est encore à portée de main.
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1. Union
européenne
Actualité
sociale
Un règlement sur les minerais de sang
: le Parlement européen a adopté définitivement, le 16 mars,
le projet
de règlement qui impose un « devoir de diligence relatif aux chaînes
d’approvisionnement pour les importateurs de certains minerais et métaux
originaires de zones de conflit ou à haut risque ». Ce texte vise à stopper
le financement de groupes armés et les violations des droits de l’homme via le
commerce de ces minerais. Le texte a été adopté par 558 voix pour, 17 voix contre et
45 abstentions (v. communiqué).
Une fois que le Conseil aura adopté l’accord, il sera publié au JOUE. Le règlement
« définit les obligations liées au devoir de diligence à l’égard de la chaîne
d’approvisionnement auxquelles doivent satisfaire les importateurs de l’Union qui
importent des minerais ou métaux contenant de l’étain, du tantale, du tungstène ou
de l’or ou constitués d’étain, de tantale, de tungstène ou d’or » (article 1.2).
- Dix années d’intervention financière de
l’UE lors de restructurations : la Commission européenne
a fêté les dix ans du Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM). Cet
instrument est destiné à soutenir les travailleurs qui ont perdu leur emploi du
fait des changements structurels dans les échanges commerciaux (v. communiqué).
Depuis sa création en 2007, le FEM a traité 148 demandes d’aide émanant de 21
pays, pour un montant total de près de 600 millions d’euros, visant à aider 138
888 travailleurs licenciés. Le FEM a globalement été sous-utilisé : il est très
loin d’avoir consommé les 500 millions d’euros par an dont il pouvait disposer ;
il n’a profité qu’à un nombre restreint de pays, la France en tête (90 millions
d’euros), certains pays importants ne l’ayant jamais utilisé (Royaume-Uni) ou
peu utilisé comme la Pologne, le Portugal ou la Roumanie (moins de 10 millions
d’euros).
> v. aussi : le communiqué
de la Commission européenne sur les soixante ans du Fonds social européen.
- Conditions de travail dans le secteur
textile : la commission du développement du Parlement
européen a adopté, le 21 mars, un projet
de rapport d’initiative qui demande à la Commission européenne de
proposer une législation rendant obligatoire des contrôles de diligence
raisonnable pour les entreprises européennes qui externalisent leurs productions
de produit textile vers les pays tiers. Les entreprises seraient ainsi obligées
de vérifier si leur chaîne d’approvisionnement respecte les lignes directrices
de l’OCDE (v.
communiqué de presse). Le rapport sera soumis au vote du Parlement lors
de la plénière du 26 avril.
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Jurisprudence
Un cadre pour appliquer une politique de
neutralité au sein d’une entreprise : dans les deux arrêts
signalés dans notre précédent numéro, la Cour de justice livre quelques messages à
observer sur le terrain quand les employeurs chercheront à restreindre les signes
religieux apparents de leurs salariés : 1/ La Cour juge que « la volonté d’afficher,
dans les relations avec les clients tant publics que privés, une politique de
neutralité politique, philosophique ou religieuse doit être considérée comme
légitime », au nom de la liberté d’entreprise, reconnue à l’article 16 de la Charte
des droits fondamentaux de l’UE. Autrement dit, il est plus difficile de demander de
respecter une telle politique de neutralité, par exemple exprimée dans un règlement
intérieur, à des salariés qui ne sont pas en contact avec la clientèle ou le public.
2/ Une politique de neutralité qui aboutit à interdire aux employés le port visible
de signes de convictions politiques, philosophiques ou religieuses, doit être
véritablement poursuivie de manière cohérente et systématique. L’employeur doit donc
s’assurer que cette politique est connue de tous les salariés et traiter toutes les
situations de la même façon. 3/ Une telle politique de neutralité renfermerait une
discrimination indirecte si le règlement intérieur pouvait aboutir « à un
désavantage particulier pour les personnes adhérant à une religion ou à des
convictions données ». Autrement dit, si l’application du règlement n’a pour
conséquence d’écarter seulement des salariées voilées, alors une discrimination
indirecte pourrait être invoquée. 4/ Avant de licencier un salarié qui refuse de
respecter la neutralité exigée, un employeur doit, dans une certaine limite,
« proposer un poste de travail n’impliquant pas de contact visuel avec ses clients,
plutôt que de procéder à son licenciement ». 5/ La volonté de l’employeur de tenir
compte « des souhaits particuliers du client » qui a demandé de ne plus lui envoyer
une salariée voilée dans ses locaux, ne peut constituer « une exigence
professionnelle essentielle et déterminante » permettant de justifier une différence
de traitement. 6/ Une sanction prononcée en lien avec le port visible de signes de
convictions politiques, philosophiques ou religieuses en dehors de la présence d’une
politique de neutralité explicite, prenant par exemple la forme d’un règlement
intérieur sera considérée comme une discrimination directe.
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Syndicalisme
- Un guide pour recruter des jeunes dans les
syndicats : dans le cadre d’un projet financé par la
Commission européenne, les fédérations syndicales européennes ont publié un guide
« Just go for it » qui recense notamment des bonnes pratiques récoltées
dans les pays de l’UE comme la création d’une appli pour s’affilier au syndicat
britannique Unite en deux minutes.
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2. États
membres
France
- Le Conseil constitutionnel réduit la
portée de la loi sur le devoir de vigilance des
multinationales : dans une décision
du 23 mars, sur la loi relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des
entreprises donneuses d’ordre (v. IR Notes
70), le Conseil constitutionnel n’a pu admettre la constitutionnalité
des dispositions instituant une amende à l’encontre des entreprises (v. communiqué
de presse du Conseil). La loi prévoyait une amende allant jusqu’à 10
millions d’euros pour les sociétés ne respectant pas l’obligation de mettre en
place in plan de vigilance et jusqu’à 30 millions si cette absence de plan était
à l’origine d’une catastrophe. Les magistrats ont jugé que « le législateur
avait défini l’obligation qu’il instituait en des termes insuffisamment clairs
et précis pour qu’une sanction puisse être infligée en cas de manquement ». La
plupart des ONG ont regretté cette décision qui prive le texte partiellement de
son efficacité, mais restent satisfaites de la consécration d’un devoir de
vigilance.
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Italie
- Le gouvernement abroge les
« vouchers » : la principale confédération syndicale du
pays, la CGIL, avait obtenu la tenue d’un référendum, le 28 mai, sur le
dispositif des « vouchers », des bons que les employeurs pouvaient acheter chez
les buralistes pour rémunérer des travailleurs pour des « petits boulots » (v.
communiqué
de La CGIL). Mais le gouvernement a préféré abroger le dispositif afin de ne pas
organiser le référendum. Les « vouchers » de 10 euros permettaient au
travailleur de recevoir 7,5 euros, le reste étant prélevé par l’État au titre
des cotisations sociales. Mais la législation, d’une part, ne prévoyait pas la
durée du travail permettant d’être rémunéré 10 euros (souvent une heure, mais
cela pouvait être plus), et d’autre part, les travailleurs n’avaient pas les
garanties liées au statut de salarié (pas d’arrêt maladie, pas de congé payé…).
Le gouvernement va proposer un nouveau mécanisme tenant compte des nombreux abus
dans l’utilisation de ces vouchers.
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3.
Entreprises
Comité
d’entreprise européen
Axa : dans un arrêt
du 14 mars dernier, la cour d’appel de Versailles (France) a estimé que deux membres
du CE européen du groupe Axa pouvaient conserver leur mandat jusqu’à leur terme,
bien qu’ils se soient désaffiliés de leur syndicat. Deux membres, dont le secrétaire
de l’instance, avaient quitté le CFDT en 2015 pour rejoindre la CFE-CGC à l’occasion
des élections professionnelles destinées à élire les membres des comités
d’entreprise du groupe. À la lecture de l’accord constitutif du CE européen, la Cour
a jugé que le mandat de membre du CE européen est lié au fait de détenir un mandat
au sein d’une instance représentative du personnel en France. Comme les deux membres
ont été élus au sein d’un comité d’entreprise, sous l’étiquette de la CFE-CGC, ils
avaient bien conservé la condition de détenir un mandat national. La CFDT ne pouvait
donc pas mettre fin au mandat des membres qu’elle avait désignés, « nonobstant le
fait que leur changement d’affiliation syndicale a pour effet de réduire le nombre
de sièges dont elle dispose au sein du CE européen et sans que cela ne constitue une
entrave à la liberté syndicale et à la protection du droit syndical ».
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Accords
transnationaux
GeoPost : la direction de la
filiale express internationale du groupe La Poste, GeoPost (33600 salariés), a signé
un accord-cadre
international, le 14 mars, avec la fédération syndicale UNI Global Union et
ses trois affiliés français représentatifs (CGT-FAPT, F3C CFDT, FO Com). L’accord
consacre un large chapitre à la liberté syndicale tandis qu’UNI Global Union
s’engage à résoudre tout conflit par des voies pacifiques afin d’éviter une rupture
du service pour les clients ou d’atteindre à la réputation de GeoPost (v. communiqué
GeoPost – dpd group). La fédération encourage ses affiliés à aller jusqu’au
bout d’une communication de bonne foi et des procédures locales de règlement des
conflits avant de se lancer dans une action collective ou des campagnes médiatiques
au sein de l’entreprise. Une demande d’ouverture de négociation est toujours
pendante chez le géant mondial DP DHL, d’où la satisfaction de Philip Jennings,
secrétaire général d’UNI Global Union, « que GeoPost prenne l’initiative dans le
secteur » (v.
communiqué UNI).
- Auchan : la direction du
groupe de grande distribution Auchan Retail (345 396 salariés) et la fédération
syndicale UNI Global Union ont signé, le 17 mars, un « accord mondial de
responsabilité sociale et environnementale » (v. communiqué
d’UNI Global Union et du groupe
Auchan, le texte sera mis en ligne sur IR Share lorsqu’il sera
disponible). Le texte « confirme les engagements d’Auchan Retail concernant le
respect des droits humains et sa reconnaissance des droits fondamentaux au
travail, dont la liberté syndicale ».
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Syndicalisme
- Coca-Cola : la
coordination syndicale organisée par la fédération syndicale Effat a adopté une
résolution,
le 9 mars, dénonçant l’attitude de Coca-Cola Iberian Partners sur sa gestion de
la fermeture de son usine de production de Fuenlabrada, qu’elle a transformé en
centre logistique suite à une décision de justice.
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Accord
d’entreprise
- Volkswagen : un accord
collectif a été conclu, le 22 février, au sein de l’usine Volkswagen de Kaluga
(Russie). Une nouvelle preuve que le modèle de relations sociales allemand est
exportable. (v. communiqué
d’IndustriAll).
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4. Études et
rapports
Le travail tout le temps et
partout : une étude
conjointe de l’OIT et de la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions
de vie et de travail (Eurofound), pointe l’ambiguïté de l’usage des nouvelles
technologies dans le monde du travail qui permet à chacun de travailler en dehors
des locaux de l’employeur à n’importe quelle heure de la journée. L’usage des
nouvelles technologies et du télétravail, qui peut toucher jusqu’à 37% des salariés
comme au Danemark (et seulement 7% en Italie) est à la fois un moyen de concilier la
vie professionnelle et la vie personnelle, mais peut aussi présenter un risque en
termes de santé et de sécurité au travail notamment par une augmentation du stress
ou de l’amplitude du temps de travail. Une étude fort utile pour ouvrir une
réflexion sur l’encadrement de la durée du travail.
- Trois scénarios pour l’avenir du travail
en Europe : dans un document
de recherche publié par l’OIT, la sociologue française Dominique Méda,
revient sur l’histoire du travail et de son importance aux yeux des Européens,
avant d’évaluer trois scénarios pour l’avenir du travail. Le premier porte sur
le «démantèlement du droit du travail», le deuxième est celui de la «révolution
technologique» qui annonce la fin de l’emploi due à l’automatisation et le
troisième scénario – celui de la reconversion écologique qui offre l’opportunité
de faire converger l’écologie et le progrès social.
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