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IR Notes 75 – 10 mai 2017
www.irshare.eu
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Qui est IR Share ?
IR Share est une
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Share opère via des publications en ligne, des groupes de travail, des
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L’équipe : ce
numéro a été préparé par Frédéric Turlan. Retrouver l’ensemble de
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Notes en quelques clics sur le site IR Share ou par E-mail : frederic.t@irshare.eu
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Edito
Un bon signe pour l’Union européenne
Pour la première fois, un président de la
République française nouvellement élu s’est dirigé vers ses
partisans, le soir de sa victoire, au son l’Ode à la joie, l’hymne
de l’Union européenne. Dans une France nécrosée par l’extrême-droite
où plus de 10 millions de citoyens ont donné leur voix à une
candidate hostile à toutes les libertés de l’Union européenne et à
l’euro, l’élection d’un président résolument proeuropéen doit être
saluée. Emmanuel Macron a été le seul des 11 candidats à l’élection
présidentielle, à prendre position en faveur de la construction
européenne, à soutenir ouvertement Angela Merkel lorsque celle-ci
accueillait des réfugiés par milliers, s’attirant ainsi le soutien
de l’ancien député européen vert, Daniel Cohn-Bendit, et à expliquer
qu’il allait travailler « avec » Angela Merkel et non « face » à
elle, afin de réenclencher le moteur franco-allemand indispensable à
la pérennité de l’Union européenne. Dans une verve très française,
Emmanuel Macron a annoncé que l’Europe et le Monde attendent de la
France « qu’elle défende l’esprit des Lumières », « de l’audace » et
qu’elle les « étonne ». Autrement dit, Emmanuel Macron n’entend pas
se contenter des « immenses défis » qui l’attendent en France, mais
il vise également à exercer un leadership européen devenant, après
avoir lancé des réformes en France, celui qui obtiendra de
l’Allemagne qu’elle cesse d’économiser et se lance dans une
politique d’investissements. L’actuel président de la Commission
européenne, Jean-Claude Juncker, devrait ainsi recevoir un soutien
de poids pour construire « une Europe meilleure, une Europe qui
protège et défend nos concitoyens et leur donne les moyens d’agir »,
comme il l’a expliqué dans un courrier adressé au nouveau président
français.
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IR Notes est
une lettre diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues
européennes et réalisée par IR Share et son
réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le droit du
travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle est en
vente sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par mois sur le
site. IR
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capitaux privés, indépendante et apolitique, dont l’objectif est d’informer
et d’aider l’ensemble des acteurs du dialogue social en Europe et au-delà.
Elle est le correspondant de la Fondation de Dublin, pour la France et le
Luxembourg, depuis 2009, et pour la Bulgarie depuis 2014.
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À la Une
Une
initiative pour le transport par route
La Commission européenne finalise actuellement une initiative pour le transport par
route (Road initiative) qui devrait être dévoilée le 31 mai, comme l’avait annoncée
la commissaire en charge de ce dossier, Violeta Bulc. Sur la base de l’évaluation
des législations actuellement applicables au transport routier (v. IR
Share n° 74, actualité sociale), la Commission entend aborder tout à la fois
les questions de sécurité, de conditions de travail et de concurrence loyale. Elle a
pour cela multiplié les consultations sur un dossier symptomatique des maux que
traversent l’Union européenne : le secteur connaît une concurrence débridée avec des
entreprises qui ont investi dans l’ingénierie sociale pour optimiser au mieux le
coût du travail en pratiquant de l’optimisation sociale, si ce n’est adopter des
comportements frauduleux en recourant à des sociétés boîtes aux lettres. Ce secteur
est le symbole des dérives libérales : le dumping social est devenu une pratique
massive, toutes les règles, comme celles sur le cabotage, sont contournées ou
interprétées de façon à réduire le coût du transport par route. Des chauffeurs
bulgares passent plusieurs mois a sillonner l’Europe dans leur camion, en y passant
leur week-end tandis que les aires d’autoroutes allemandes se transforment en
terrains de camping pour routiers. Les pays subissant ce nivellement par le bas ont
réagi individuellement pour protéger leur propre secteur routier : l’Allemagne a
décidé d’appliquer son salaire minimum légal à tous les routiers qui traversent le
territoire allemand ou effectuent du cabotage. La France a rappelé que le salaire
minimum s’appliquait aux chauffeurs effectuant des opérations de cabotage en France.
L’Allemagne vient aussi de voter une réglementation qui interdit aux routiers de
passer leur repos hebdomadaire de 45 heures à bord de leur cabine, comme la
Belgique, la France et les Pays-Bas. Comme pour le détachement des travailleurs,
l’avenir du secteur oppose les pays d’Europe de l’Ouest à ceux d’Europe centrale et
de l’Est. Le 31 janvier dernier, neuf États membres ont lancé une « alliance » pour
lutter contre la concurrence déloyale et les abus dans le secteur des transports.
Parmi eux – Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, France, Italie, Luxembourg,
Norvège, Suède – ne figurent aucun pays de l’Est. De son côté, la Commission entend
poursuivre les pays qui tentent de se protéger dès lors qu’elle constate des
atteintes à la libre circulation ou à la libre prestation de services (v. Autriche,
ci-dessous). Il est donc grand temps qu’une initiative européenne soit prise pour
mieux réguler ce secteur. Ce dernier, selon la Fédération syndicale européenne ETF,
est « devenu un paradis pour les activités criminelles », dans un contexte où les
travailleurs sont largement exploités alors que les États membres font face à des
préjudices de millions d’euros en matière de sécurité sociale et d’évitement fiscal.
Mais, à en croire les organisations syndicales du secteur, « au lieu de s’attaquer à
la fraude, la Commission européenne a l’intention de rendre tout cela légal »,
explique Roberto Parrillo, président de la section des transports routiers de l’ETF.
La fédération produit en effet un document
qui reprend, selon elle, la première ébauche du projet de la Commission. Aussi, pour
se faire entendre, l’ETF a fait adopter une déclaration,
le 5 avril, à Varsovie, par 60 de ses affiliés nationaux pour appeler la Commission,
le Parlement européen et les Etats membres à prendre « une initiative qui combat
efficacement le dumping social et la concurrence déloyale ». Le contenu de
l’initiative que prendra la Commission sera un bon indicateur d’un éventuel
changement de paradigme au niveau de l’Union, en faveur du progrès social, comme le
souhaite le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, afin que l’Union
obtienne un triple A social. À en croire les syndicats, cette orientation est loin
d’être acquise.
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1. Union
européenne
Actualité
sociale
Lors de la présentation du
socle européen des droits sociaux (v. IR
Notes 74), la Commission européenne a
adopté, le 26 avril, une série d’initiatives sur lesquelles nous revenons
ci-dessous.
- Proposition de directive pour l’équilibre
entre vie privée et vie professionnelle : la Commission
a présenté une proposition
de directive relative à l’équilibre entre vie professionnelle et vie
privée (v. communiqué).
Elle accorde de nouveaux droits aux salariés et abolit l’actuelle directive
2010/18 sur le congé parental, issue d’un accord conclu par les partenaires
sociaux européens, ce qui a provoqué l’ire de BusinessEurope (v. communiqué).
La Commission propose : 1° de créer deux nouveaux congés. D’une part, un congé
paternité d’au moins dix jours autour de la naissance d’un enfant et, d’autre
part, un congé d’aidant de cinq jours par an en cas de maladie d’un parent
direct. Dans les deux cas, le congé ouvre droit à un revenu qui doit être au
moins équivalent à l’indemnité perçue en cas de maladie. 2° D’améliorer le congé
parental de quatre mois qui pourra être pris jusqu’au douze ans de l’enfant (au
lieu de huit ans actuellement) et de le rendre non-transférable afin
d’encourager les pères à l’utiliser. Il pourra être pris à temps plein ou à
temps partiel. 3° De créer, pour les parents d’enfants âgés jusqu’à 12 ans et
les aidants, le droit de demander des formules flexibles de travail, comme des
horaires réduits ou aménagés, ou la possibilité de travailler à distance.
- La Commission lance deux consultations des
partenaires sociaux européens : au moment où les
partenaires sociaux européens sont en train de négocier le contenu de leur
prochain programme de travail pluriannuel, la Commission leur propose deux
thèmes : 1° la modernisation
de la réglementation des contrats de travail avec une révision de la
directive n° 91/533 du 14 octobre 1991 qui oblige l’employeur à
communiquer un certain nombre d’informations sur la relation de travail, au
salarié. La Commission souhaite aller vite sur la révision de cette directive
qui inclurait une définition du « travailleur » englobant les nouveaux statuts
d’emploi et une remise du document écrit au plus tard au premier jour de travail
au lieu de « au cours des deux premiers mois » actuellement, ce qui en ferait
une arme supplémentaire pour lutter contre la fraude. 2° L’accès
à la protection sociale pour tous les travailleurs, après avoir constaté
que les droits et obligations associés à la protection sociale se sont
développés au fil du temps essentiellement pour les travailleurs engagés par
contrat de travail classique, alors que cette évolution est insuffisante pour
les travailleurs indépendants ou atypiques (v. communiqué).
- Réflexion sur l’avenir de l’Europe
sociale : après la publication de son Livre
blanc sur l’avenir de l’Europe, la Commission a dévoilé un premier document
de réflexions sur la dimension sociale de l’Europe à l’horizon 2025 (v.
communiqué).
Ce texte va permettre d’enclencher un processus de consultation autour de trois
options : 1° Cantonner la dimension sociale à la libre circulation. 2° Permettre
aux États qui le veulent de faire plus dans le domaine social. 3° Approfondir la
dimension sociale de l’UE. Dans ce cas, la législation ne se contenterait pas de
fixer des normes minimales mais, dans certains domaines, elle pourrait
harmoniser entièrement les droits des citoyens dans l’ensemble de l’UE, afin de
parvenir à une convergence des résultats sociaux.
- Pas de révision de la législation sur le
temps de travail : la Commission a adopté une communication
qui vise à clarifier la directive sur le temps de travail, à fournir « des
orientations sur l’interprétation de différents éléments de la directive en
conformité avec un volume croissant de jurisprudence ». « Les États pourront
ainsi mettre en œuvre l’acquis correctement et éviter de nouvelles
infractions », espère la Commission.
- Pas de révision de la directive 2009/38
sur les CE européens : dans un document de travail, la
Commission indique qu’elle publiera cette année le rapport d’évaluation de
l’application de la directive 2009/38 sur les CE européens ainsi qu’un document
d’orientation (guidance document) « visant à améliorer » sa mise en
œuvre et à renforcer sa sécurité juridique. Autrement dit, la Commission
n’entend pas présenter une révision de la directive sur les CE européens.
Obligation de diligence dans le secteur
textile : dans une résolution
adoptée le 27 avril, à une très large majorité (505 voix pour, 49 voix contre et 57
abstentions), les députés européens ont souhaité l’adoption d’une « législation
fixant des obligations de diligence relatives aux chaînes d’approvisionnement dans
le secteur de la confection », fondée sur les lignes directrices de l’OCDE et
similaires à celles relatives aux minerais issus des zones de conflit. Cette
initiative a été saluée
par la fédération syndicale européenne IndustriAll ainsi que par l’organisation
patronale Euratex qui estime cependant nécessaire d’éviter tout forme d’intervention
législative pour imposer une obligation de vigilance (v. communiqué).
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Jurisprudence
Les autorités nationales n’ont qu’une voie pour
remettre en cause un certificat A1 fournit lors d’un
détachement : les autorités françaises en charge de
contrôler l’assujettissement à la sécurité sociale de salariés détachés par une
entreprise de croisière fluviale basée en Suisse ont estimé que les certificats A1
(anciennement E101) remis à ces salariés par le régime de sécurité sociale de
Suisse, n’avaient pas été délivrée conformément à la législation de l’UE. Les
autorités suisses n’auraient pas dû délivrer ces certificats car les salariés visés
n’exerceraient leur activité que sur le territoire français et pas en Suisse. Il n’y
a avait donc pas de « détachement » au sens du droit de l’UE. Les autorités
françaises avaient infligé une amende de 2 millions d’euros à l’entreprises helvète.
Sur une question préjudicielle posée par la Cour de cassation française (Cass.,
ass. plén., 6 novembre 2015, n° 13-25.467), la Cour de justice confirme sa
jurisprudence selon laquelle le certificat A1 s’impose à l’institution compétente et
aux juridictions de l’État membre d’accueil (CJUE,
27 avril 2017, aff. C-620/15, A-Rosa Flussschiff GmbH). Si les autorités du
pays d’accueil veulent contester un certificat A1, elles doivent suivre une
procédure administrative précise, prévue par les règlements sur la coordination des
régimes de sécurité sociale. Cette procédure doit être observée, « même s’il était
avéré que les conditions de l’activité des travailleurs concernés n’entrent
manifestement pas dans le champ
d’application matériel de la disposition sur la base de laquelle le
certificat a été délivré ». > À lire aussi : à la suite de
cet arrêt, Ryanair a publié un communiqué
indiquant réclamer 15 millions d’euros versés à tort aux autorités françaises qui
n’ont pas admis des certificats A1 délivrés par l’Irlande pour le personnel de
Ryanair détaché sur la base de Marseille.
- Détermination du juge compétent dans un
litige impliquant du personnel navigant : l’avocat
général de la Cour de justice a rendu ses conclusions, le 27 avril, dans une
affaire concernant des litiges relatifs aux contrats de travail d’hôtesses de
l’air et de stewards de Ryanair qui exerçaient leur activité à partir de
l’aéroport belge de Charleroi (CJUE,
concl., 27 avril 2017, aff. C‑168/16 et C‑169/16, Sandra Nogueira). Pour
le magistrat, ces litiges relèvent de la compétence du juge du lieu « où ou à
partir duquel » ceux-ci s’acquittent principalement de leurs obligations à
l’égard de leur employeur. Après avoir listé six critères à prendre en compte,
l’avocat général a estimé que ces six indices désignent « de manière univoque
les juridictions du lieu où est situé l’aéroport de Charleroi » (v. communiqué
de la Cour). La Cour de justice se prononcera dans les six prochains mois.
- Compatibilité de la législation allemande
avec le droit de l’Union : l’avocat général de la Cour
de justice a rendu ses conclusions, le 4 mai, dans une affaire qui a fortement
mobilisé le mouvement syndical européen (CJUE,
concl., 4 mai 2017, aff. C-566/15 et v. IR
Notes n° 60, interview). À la lecture des conclusions (v. communiqué
de la Cour), la cogestion allemande ne devrait pas être remise en cause. Reste à
attendre la confirmation par la Cour de justice.
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2. États
membres
Autriche
- Dumping social dans le secteur du
transport routier : la Commission européenne a engagé,
le 27 avril, une procédure d’infraction contre l’Autriche concernant
l’application de la loi autrichienne visant à lutter contre le dumping social et
salarial dans le secteur du transport routier. « Tout en soutenant pleinement le
principe du salaire minimum national », la Commission estime que « l’application
de cette législation à toutes les opérations de transport international
comportant un chargement et/ou déchargement effectué sur le territoire
autrichien constitue une restriction disproportionnée à la libre prestation de
services ainsi qu’à la libre circulation des marchandises » (v. communiqué).
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France
- Le gouvernement juge les « clauses
Molière » illégales : le gouvernement a publié une instruction,
le 27 avril, qui vise à informer les représentants de l’Etat dans les
départements de l’illégalité des « clause Molière » qui visent à imposer l’usage
du français par les salariés des candidats à des marchés publics ouverts par
certaines autorités régionales. Cette instruction peut servir d’argumentaire aux
entreprises empêchées de postuler à des marchés publics en raison d’une absence
de maîtrise de la langue française par leurs salariés qui devraient être
détachés sur un chantier en France.
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3.
Entreprises
Comités
d’entreprise européens
DS Smith : DS Smith Packaging
(26 000 salariés), l’un des leaders dans la fabrication d’emballages en carton
ondulé, a annoncé, le 3 avril, la signature d’une charte des employés, avec son CE
européen. Ce texte est présenté par le groupe comme une « déclaration de grande
envergure » qui couvre de nombreux aspects de la relation de travail (v. communiqué
de la direction).
- Unilever : le CE européen
du groupe Unilever a dénoncé le projet du groupe de vendre ses marques de
margarine Flora, Bertolli et Stork, pour 6 milliards de livres. Cette vente
affecterait 1100 salariés dans l’Union européenne selon Hermann Soggeberg, le
secrétaire du comité, cité par The Telegraph (v. article).
Ce dernier exige du groupe une clause de garantie d’emploi pendant trois ans des
salariés cédés.
- XPO Logistics : l’un des
leaders mondiaux de la logistique, le groupe américain XPO Logistics (87000
salariés) a mis en place un groupe spécial de négociation en vue de créer un CE
européen.
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Syndicalisme
- LafargeHolcim : une
quarantaine de syndicalistes mobilisés par IndustriAll Global Union et
l’Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois (IBB) se sont
rassemblés devant le lieu de l’assemblée générale des actionnaires du groupe, à
Zurich, pour les informer sur les négociations en cours relatives à un
accord-cadre mondial. Lors de l’assemblée, le Pdg du groupe a pris l’engagement,
selon IndustriAll, de signer un tel accord avant son départ de la compagnie en
juillet 2017 (v. communiqué).
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4. Étude et
rapport
L’inversion de la convergence salariale :
une nouvelle étude publiée par l’Institut syndical européen
confirme que les salaires des pays de l’Est ne convergent plus avec ceux de l’Ouest.
Les inégalités salariales entre la Pologne, la Hongrie et la République tchèque
d’une part et l’Allemagne d’autre part sont plus importantes aujourd’hui qu’elles ne
l’étaient en 2008. Les chiffres figurent dans un document de travail intitulé « Pourquoi
l’Europe centrale et orientale a besoin d’augmentations salariales » (en
anglais), réalisé par Bela Galgoczi. En 2008, en Pologne, le salaire brut moyen
s’élevait à 33% du salaire brut moyen en vigueur en Allemagne ; en 2015, il n’était
plus que de 29,3% ; en Hongrie, il s’élevait à 31,9% en 2008 mais à seulement 25% en
2015 ; enfin en République tchèque, ces chiffres se montaient à 34,9% et 30,9%
respectivement en 2008 et 2015. L’étude souligne une convergence qui a été stoppée
en 2008 (v. aussi IR
Notes 73, Etudes et rapports). Depuis l’écart s’est creusé et les bénéfices
de la convergence acquise au cours des années 2000-2008 ont disparus. Le mouvement
syndical entend s’appuyer sur ces travaux pour revendiquer des augmentations
salariales dans les pays concernés (v. communiqué
de la CES).
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