|
| |
IR Notes 87 – 6 décembre 2017
www.irshare.eu
|
|
|
| |
| |
Qui est IR Share ?
IR Share est une
agence de partage d’informations, de documentations et de compétences
pour les managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR
Share opère via des publications en ligne, des groupes de travail, des
formations consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe : ce
numéro a été préparé par Frédéric Turlan Retrouver l’ensemble de
l’équipe
de IR Share sur le site.
S’abonner à IR
Notes en quelques clics sur le site IR Share ou par E-mail : frederic.t@irshare.eu
|
|
|
 |
| |
Interview
Sophie Thiéry, membre du Conseil économique, social et environnemental
français
Vous
avez présenté au titre de la section travail et emploi du
Conseil économique, social et environnemental, un avis
sur les nouvelles formes de travail indépendant qui
fait écho à l’un des principes du socle européen des droits
sociaux qui est d’accorder une protection sociale à tous les
travailleurs, quel que soit leur statut. Quelles sont les
priorités de ce rapport ? Je rappelle
que cet avis a été demandé par le gouvernement afin de l’éclairer
avant le lancement des discussions relatives aux réformes de
l’apprentissage, de la formation professionnelle et de l’assurance
chômage qui doivent aboutir à la présentation d’un projet de loi sur
la sécurisation des parcours professionnels au printemps 2018. Nous
avons, parmi la population des travailleurs indépendants, concentré
nos travaux sur les micro-entrepreneurs et les travailleurs des
plateformes, car les autres catégories – agriculteurs, artisans,
professions libérales… – disposent déjà de leur propre système de
protection sociale et leurs représentants n’ont pas exprimé le
souhait de le modifier. L’avis porte donc sur ces nouvelles
catégories d’indépendants
De
quelle sorte de protection sociale ont-ils
besoin ? Nous avons identifié trois
piliers de protection sociale : la santé et la prévoyance ; la perte
d’activité et la formation professionnelle qui fait, pour nous,
partie intégrante de la protection sociale du XXIe siècle en tant
qu’élément central de la sécurisation des parcours
professionnels.
Ce
socle fait-il l’unanimité ? Ce qui fait
l’unanimité est la nécessité de mettre en place un socle de
protection sociale. En revanche, lorsque l’on passe à la pratique,
les divisions apparaissent. Par exemple, si notre recommandation de
rendre obligatoire une protection contre les accidents du travail a
été soutenue très largement par les membres du conseil, celle
d’étendre de façon expérimentale le régime d’assurance chômage aux
travailleurs des plateformes qui fixent l’intégralité des conditions
de délivrance de la prestation de service et les tarifs, a rencontré
l’opposition du groupe représentant les employeurs. De leur point de
vue, l’acceptation d’un emploi indépendant suppose que les personnes
versent volontairement des cotisations pour leur protection et que
celle-ci ne peut être rendue obligatoire. C’est pour cette raison,
afin de dépasser de tels clivages, que l’avis recommande une
expérimentation.
Quels
sont les autres points qui font
consensus ? Les acteurs sont unanimes
pour rejeter la création d’un troisième statut à mi-chemin entre le
salariat et le travail indépendant et pour prôner en cas de recours abusif à l’emploi indépendant,
la requalification en salariat, par exemple lorsqu’un
employeur pousse ses salariés à démissionner pour les réembaucher en
tant que travailleurs indépendants. Cependant les acteurs qui
réclament une requalification en salariat de tous les travailleurs
des plateformes sont très minoritaires. Il y a par conséquent un
consensus assez large de laisser se développer des emplois qui
permettent à des personnes de compléter leur revenu ou de reprendre
une activité. Enfin, il apparaît aussi nécessaire et urgent
d’organiser une représentation collective des travailleurs de
plateforme, car actuellement il n’y a presque personne qui est
légitime pour parler en leur nom.
|
|
|
 |
| |
Agenda
7 et 8
décembre Bruxelles
Conseil Emploi et Politique sociale.
11 et 12
décembre Bruxelles
Conférence
annuelle de l’Institut syndical européen sur la participation des
travailleurs ouverte notamment aux administrateurs salariés et
aux membres de CE européens et de comités de société européenne.
13 décembre Paris
Colloque de la DARES intitulé « Mieux
comprendre l’évolution des salaires depuis la crise – comparaisons
internationales ».
14 Décembre Paris L’Institut
des Sciences Sociales du Travail organise une journée d’actualité
juridique, économique et sociale sur le thème : « La faillite du droit
du travail, décryptage du cas de la Grèce, et la place du Comité
européen des droits sociaux dans l’action syndicale », avec Petros
Stangos, professeur de droit de l’UE à l’université de
Thessalonique. Contact :docisst@univ-paris1.fr
14 décembre Rome Séminaire de
clôture du projet européen Post-Lab sur le détachement de travailleurs
dans le secteur de la construction, mené par l’institution paritaire
italienne du secteur de la construction Commissione Nazionale Paritetica
per le Casse Edili (CNCE) et financé par la Commission européenne. Ce
séminaire présentera les résultats de cette étude et des recommandations
à l’intention des partenaires sociaux pour renforcer la coopération
entre les acteurs. Contact : iudicone@fondazionebrodolini.eu
ou + 33 (1) 81 41 53 95
14 décembre Bruxelles Forum
mensuel de l’Institut syndical européen sur le thème de l’émergence des
parties d’extrême droite et le futur de l’Union européenne. Une des
questions posées est de savoir ce que peuvent faire les syndicats pour
endiguer le soutien croissant aux partis d’extrême droite ? Inscription
|
|
|
 |
| |
Astuce!
Comment obtenir un document sur IR Share?
Lorsque vous cliquez sur un lien dans IR Notes, vous êtes souvent dirigé
vers le site IR Share pour télécharger un document. Mais la plupart du
temps vous devez vous identifier. Pour cela, vous devez avoir un compte
sur le site. Pour le créer, il faut aller sur cette
page. Vous obtiendrez par mail un identifiant et un mot de
passe.
|
|
|
 |
IR Notes est
une lettre diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues
européennes et réalisée par IR Share et son
réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le droit du
travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle est en
vente sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par mois sur le
site. IR
Share. IR Share est une entreprise à
capitaux privés, indépendante et apolitique, dont l’objectif est d’informer
et d’aider l’ensemble des acteurs du dialogue social en Europe et au-delà.
Elle est le correspondant de la Fondation de Dublin, pour la France et le
Luxembourg, depuis 2009, et pour la Bulgarie depuis 2014.
|
|
|
À la Une
Qui est prêt
à appliquer le nouveau règlement sur la protection des données personnelles ?
À partir du 25 mai 2018, toutes les entreprises de l’Union européenne devront s’être
conformées au nouveau règlement général sur la protection des données personnelles
(Règlement
2016/679 du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à
l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre
circulation de ces données – RGPD) qui modifie en profondeur la précédente
directive sur la protection des données de 1995. C’est même une révolution dans le
sens où les entreprises n’auront plus besoin de déclarer les traitements des données
personnelles qu’elles effectuent auprès des autorités nationales comme c’est le cas
actuellement. Elles auront désormais l’obligation de démontrer de manière effective
le respect de la nouvelle réglementation. Elles devront aussi s’assurer que leurs
sous-traitants qui opèrent des traitements de données personnelles pour leur compte
respectent aussi le règlement, même si ce sous-traitant est situé en dehors de l’UE.
Si cette nouvelle obligation n’est pas respectée, les entreprises pourront se voir
condamner à des amendes pouvant aller jusqu’à 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre
d’affaires. Cette réglementation, qui couvre toutes sortes de traitement des données
personnelles, impactera aussi la relation de travail à plusieurs égards. Cependant,
les États membres conserveront un large pouvoir d’autonomie en la matière (v.
article 88 du règlement), ce qui ne facilitera pas la tâche des services en charge
des ressources humaines dans le cadre de la mise en place de fichier centralisé ou
de circulation des données personnelles des salariés. De leur côté, les salariés
bénéficieront d’une transparence accrue. Leur consentement à l’utilisation de leurs
données personnelles par l’employeur devra alors pouvoir être prouvé à tout moment.
Leur consentement doit être documenté et tracé. De plus, les salariés seront
davantage informés et d’une meilleure manière sur le traitement de leurs données
personnelles par leur employeur. Il sera possible de demander l’effacement de
certaines données personnelles ou leur transférabilité. Le règlement lui-même
prévoit un rôle pour la négociation collective. En effet, selon l’article 88, « les
États membres peuvent prévoir, par la loi ou au moyen de conventions collectives,
des règles plus spécifiques pour assurer la protection des droits et libertés en ce
qui concerne le traitement des données à caractère personnel des employés dans le
cadre des relations de travail ». La protection des données personnelles devient
ainsi clairement un sujet de dialogue social dans le but de favoriser une régulation
par voie contractuelle. Ce thème est aussi abordé de plus en plus régulièrement au
niveau des CE européens, souvent lorsqu’ils doivent se prononcer sur des projets de
numérisation de la gestion des ressources humaines au niveau d’un groupe
transnational.
|
1. Union
européenne
Actualité
sociale
- Un nouveau tableau de bord social de
l’Union : en application du socle
européen des droits sociaux proclamé le 17 novembre, le projet
de rapport conjoint pour l’emploi, présenté par la Commission
européenne, le 22 novembre (v. communiqué
de presse), contient un tableau de bord social qui se compose de 14
indicateurs permettant d’examiner les résultats obtenus par les États en matière
sociale et d’emploi dans trois grands domaines définis dans le cadre du socle :
1° L’égalité des chances et l’accès au marché du travail. 2° Des marchés du
travail dynamiques et des conditions de travail équitables. 3° Le soutien des
pouvoirs publics, la protection et l’inclusion sociales. Le projet de rapport
propose ainsi une première évaluation de tous les États, classant leur
positionnement sur ces 14 critères de « meilleurs éléments » à « situation
critique ».
|
Dialogue
social
Consultation sur l’accès à la protection
sociale pour tous : la Commission européenne a lancé, le
20 novembre, la deuxième
phase de consultation des partenaires sociaux européens sur la manière de
favoriser l’accès à la protection sociale et aux services de l’emploi pour
l’ensemble des personnes ayant un emploi salarié ou indépendant (v. communiqué de
presse). Après avoir reçu les réponses des partenaires sociaux ainsi que
d’une consultation publique, la Commission présentera une proposition au cours du
premier semestre 2018. Son objectif est d’assurer une « couverture sociale
officielle et effective [aux] travailleurs atypiques et indépendants sur la base de
cotisations ». De plus, elle veut garantir la « transférabilité des droits » lorsque
les travailleurs passent « d’un type d’emploi à un autre, ou du statut de salarié à
celui d’indépendant » et leur permettre d’accéder « à des informations
compréhensibles sur les droits et obligations en matière de protection sociale,
indépendamment de la situation professionnelle ». La Commission envisage ensuite
deux possibilités entre une couverture obligatoire ou volontaire, tout en soulignant
que la première option « a pour avantage de mettre en place le même type de
protection que pour les travailleurs standards » et devrait être « plus efficace
pour assurer la protection ».
|
Dialogue
social sectoriel
Télétravail dans le secteur bancaire :
les partenaires sociaux européens du secteur bancaire ont adopté, le 17
novembre, une déclaration
conjointe sur le télétravail dans le secteur bancaire qui précède une
prochaine déclaration sur l’impact social de la digitalisation dans le secteur.
Utile pour nourrir le dialogue social sur cette forme d’organisation du travail au
niveau national ou à l’échelle de l’entreprise, la déclaration contient des
dispositions détaillées concernant le respect des données personnelles et de la vie
privée, ainsi que sur l’accès à la formation, tant professionnelle qu’aux méthodes
utiles pour organiser le travail à distance.
- Transition énergétique :
les partenaires sociaux du secteur de l’électricité ont
adopté, le 24 novembre, une déclaration
conjointe pour une transition énergétique juste (v. communiqué
de presse). Il s’agit de recommandations pour accompagner l’objectif
d’une production électrique décarbonisée d’ici 2050 en réduisant les impacts
négatifs sur l’emploi notamment par des programmes de formation pour garantir
l’employabilité des effectifs actuels.
|
Jurisprudence
- Le cumul des congés payés est sans limite
si l’employeur ne met pas en situation de travailleur de les
prendre : la Cour de justice a précisé sa jurisprudence
déjà abondante en matière de congé payé (CJUE
29 novembre 2017, aff. C-214/16, Conley King). L’affaire concernait un
Britannique qui a exercé pendant douze ans son activité sur la base d’un «
contrat de travailleur indépendant rémunéré à la commission uniquement » avant
de prendre sa retraite. Mais à son départ, il a obtenu devant les tribunaux la
requalification de sa relation de travail en « travailleur », au sens de la
législation européenne ainsi que de la législation britannique qui reconnaît aux
« travailleurs » certains des droits accordés aux « salariés » comme le droit à
des congés payés annuels. Le travailleur n’a jamais pris tous ses congés car ces
derniers n’étaient pas rémunérés. Or, dès lors qu’il aurait dû reconnu comme
« travailleur », ces périodes de congés auraient dû être rémunérées. Dans cette
affaire, la Cour précise d’une part, qui le travailleur doit être en mesure de
jouir de la rémunération à laquelle il a droit au titre des quatre semaines
obligatoires de congés payés lors de la prise de son congé annuel. Une
législation, comme la celle en vigueur au Royaume-Uni qui le contraint de
prendre ses congés non rémunérés avant d’introduire un recours pour obtenir à ce
qu’ils soient payés est contraire au droit de l’UE. D’autre part, si la Cour
admet qu’une législation nationale peut limiter le report des congés payés sur
une période de quinze mois à l’expiration de laquelle le droit au congé annuel
payé s’éteint, cette limitation ne s’applique pas dans une situation où
l’employeur ne met pas un travailleur en mesure d’exercer son droit au congé
annuel payé. Dès lors, l’employeur «doit en assumer les conséquences » et verser
les indemnités de congés payés pour tous les congés que le salarié n’a pas pu
prendre du fait de l’employeur (v. communiqué
de la Cour).
|
2. États
membres
France
Encadrement du port de signes religieux
: la Cour de cassation a rendu un arrêt
(v. communiqué
de la Cour), dans une affaire pour laquelle elle s’était tournée vers la Cour de
justice de l’UE dans le cadre d’une question préjudicielle (CJUE,
14 mars 2016, aff. C-188/15, Bougnaoui et ADDH). La cour de cassation devait
se prononcer sur le licenciement d’une salariée qui avait refusé de retirer son
voile islamique chez un client de son employeur. Ce client avait demandé à
l’employeur que la salariée ne porte pas le voile dans son établissement où elle
était en contact avec la clientèle. La Cour de cassation relève « qu’aucune clause
de neutralité interdisant le port visible de tout signe politique, philosophique ou
religieux sur le lieu de travail n’était prévue dans le règlement intérieur de
l’entreprise ou dans une note de service ». La demande de retirer le voile ne
résulte donc pas de l’application d’une règle de l’entreprise, ce qui confère à la
discrimination subie par la salariée le caractère de discrimination directe. Dès
lors, cette discrimination directe ne pouvait être justifiée que par l’application
d’une « exigence professionnelle essentielle et déterminante » au sens de l’article
4, paragraphe 1, de la directive du 27 novembre 2000. Or, la volonté d’un employeur
de tenir compte des souhaits d’un client de ne plus voir les services dudit
employeur assurés par une salariée portant un foulard islamique ne saurait être
considérée comme exigence professionnelle essentielle et déterminante. Par ailleurs,
« en présence du refus d’une salariée de se conformer à une » clause de neutralité
prévue au règlement intérieur, « dans l’exercice de ses activités professionnelles
auprès des clients de l’entreprise, il appartient à l’employeur de rechercher si,
tout en tenant compte des contraintes inhérentes à l’entreprise et sans que celle-ci
ait à subir une charge supplémentaire, il lui est possible de proposer à la salariée
un poste de travail n’impliquant pas de contact visuel avec ses clients, plutôt que
de procéder à son licenciement ».
|
Pologne
Abolition progressive de l’ouverture des
magasins le dimanche : le Parlement a adopté, le 24
novembre, une loi qui limite progressivement l’ouverture des commerces le dimanche.
Selon ce texte, soutenu par le syndicat Solidarnosc et l’Église catholique, les
salariés seront autorisés, à partir du 1er mars 2018, à travailler dans les magasins
uniquement le premier et le dernier dimanche de chaque mois. En 2019, les magasins
ne seront ouverts que le dernier dimanche du mois, et à partir de 2020, les salariés
seront totalement libérés du travail dominical. Des exceptions sont prévues pour les
stations-service, les gares, les boulangeries et les pâtisseries, ainsi que la
livraison des achats en ligne.
|
3.
Entreprises
CE
européens
Unilever : le CE européen du
groupe Unilever a publié un communiqué,
le 28 novembre dernier, pour dénoncer la nouvelle stratégie du groupe qui vise à
augmenter ses profits de 20 % d’ici 2020 en procédant notamment à un vaste programme
de cessions. Devant faire face à la mise en vente d’une des activités historiques,
la fabrication de margarine, qui emploie plus de 1 000 salariés dans l’UE, le CE
européen regrette de ne pas être impliqué dans la négociation avec les repreneurs
potentiels afin de porter les revendications des salariés. Il a par conséquent
publié une lettre
ouverte à destination des repreneurs afin d’exiger d’eux qu’ils renoncent à
l’objectif d’effectuer rapidement des profits financiers et qu’ils s’engagent à : 1°
maintenir tous les sites de production ; 2° sauvegarder tous les emplois et à opérer
le transfert des contrats de travail de tous les salariés ; 3° conserver les termes
de ces contrats et les conditions de travail.
- Apple : l’Institut
syndical européen a mis en ligne sur sa base de données des accords de CE
européen, l’accord révisé le 18
février 2016 par le groupe informatique. Le texte prévoit une
représentation équilibrée entre, d’un côté, le personnel administratif et des
fonctions supports (7646 salariés équivalent temps plein), et de l’autre, le
personnel commercial (11350 équivalents temps plein) . Le seuil d’effectif à
partir duquel chacune de ces catégories peut désigner un représentant est fixé à
130 salariés. Pour le personnel de vente, un représentant supplémentaire est
désigné à partir de 1500 salariés, puis un troisième à partir de 3000 salariés.
Outre l’équilibre recherché entre les deux catégories, l’accord prévoit aussi
des désignations communes par cluster. Par exemple les effectifs en Belgique, au
Luxembourg et aux Pays-Bas vont désigner ensemble un seul membre pour
représenter les commerciaux et un membre pour représenter le personnel
administratif et des fonctions support. Sur les 19 pays représentés, seuls
l’Allemagne, l’Irlande, la France et le Royaume-Uni désignent directement des
membres.
|
Responsabilité sociale
Vinci : la direction du groupe
français de travaux publics Vinci, sa filiale Qatari Diar Vinci Construction (QDVC)
et l’Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois (IBB) ont signé, le
21 novembre, au siège de l’OIT, accord
sur les droits des travailleurs exerçant sur des chantiers de construction au
Qatar. Cet accord, en discussion depuis 2014, peut s’analyser comme une
réponse aux accusations de recours au travail forcé lancées par l’ONG Sherpa contre
le groupe Vinci. « Il s’agit du premier accord de ce type conclu au Qatar entre une
fédération syndicale et une entreprise qatarie », souligne Vinci (v. communiqué).
Le texte est divisé en deux parties. La première formalise les engagements de QDVC
envers les droits des travailleurs et leur protection sociale. La seconde se
concentre sur les procédures de reporting, de contrôle et d’alerte.
|
Syndicalisme
General Electric : la
fédération syndicale européenne IndustriAll Europe a réuni, à Bruxelles, pendant
quatre jours, fin novembre, les représentants syndicaux de ses affiliés présents au
sein du groupe General electric (GE). Les syndicalistes ont notamment demandé le gel
de tout plan de restructuration jusqu’à ce que la conduite d’une procédure
d’information et de consultation coordonnée via la mise en place d’un CE européen
couvrant tous les salariés de GE soit garantie (v. communiqué).
- Saint-Gobain : plus de 30
délégués syndicaux venus de 11 pays se sont réunis dans le cadre du réseau
syndical Saint-Gobain à Paris, au siège de l’affilié d’IndustriAll Global Union,
CGT Verre & Céramique, les 21 et 22 novembre derniers, pour débattre de la
situation et des perspectives au sein du groupe. Les participants ont rencontré
le directeur des affaires sociales du groupe Saint-Gobain (v. communiqué)
|
4. Études et
rapports
Le thème de la réduction du temps de travail
fait son retour : balayé par les presque dix années de crise
économique et financière, le mouvement en faveur de la réduction du temps de travail
semble reprendre timidement des couleurs. C’est par exemple une revendication forte
du syndicat IG Metall dans le cadre des négociations relatives à la nouvelle
convention collective de la métallurgie allemande. D’où l’intérêt de ce guide
publié par l’Institut syndical européen qui fait un état des lieux du temps
de travail dans l’Union européenne, des raisons qui militent en faveur de
différentes formes de réduction du temps de travail, des moyens pour la mettre en
place et de quelques exemples de mise en œuvre (le développement du temps partiel
aux Pays-Bas, la semaine de 35 heures en France ; la journée de six heures dans une
maison de retraite suédoise…).
|
|
|