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IR Notes 88 – 20 décembre 2017
www.irshare.eu
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Qui est IR Share ?
IR Share est une
agence de partage d’informations, de documentations et de compétences
pour les managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR
Share opère via des publications en ligne, des groupes de travail, des
formations consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe : ce
numéro a été préparé par Sylvain Nadalet, Frédéric Turlan et Mariangela
Zito. Retrouver l’ensemble de l’équipe
de IR Share sur le site.
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Notes en quelques clics sur le site IR Share ou par E-mail : frederic.t@irshare.eu
***Toute l’équipe d’IR Share
souhaite à ses lecteurs de passer de bonnes fêtes de fin
d’année. Après une petite pause hivernale, nous vous
retrouverons avec IR Notes 89, le 17 janvier 2018***
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Interview
Barbara De Micheli, Manager, Fondazione Giacomo Brodolini
Vous avez présenté à Rome, le 14
décembre, les résultats d’une étude financée par l’Union
européenne sur les coopérations relatives aux échanges
d’informations en matière de détachement de travailleurs dans le
cadre du secteur de la construction. Cette étude, portée par la
Caisse paritaire des congés payés italienne, la
CNCE, et coordonnée par la
Fondazione Giacomo
Brodolini,
souligne l’intérêt de coopération entre les
acteurs ? En
effet, ce projet a permis d’une part, de sélectionner des pratiques
nationales, dans plusieurs États membres (Allemagne, Autriche,
Espagne, France, Italie, Roumanie) relative à des coopérations
établies par des acteurs – par exemple des partenaires sociaux, des
inspections du travail ou des caisses de congés payés – qui
permettent de détecter ou de prévenir des abus en matière de
détachement de travailleurs dans le secteur de la construction.
D’autre part, au travers de séminaires nationaux – des « cooperation
labs » organisés à Madrid, Paris et Rome – ces acteurs et les
partenaires du projet on eut l’occasion d’observer et de questionner
des pratiques d’échanges d’informations.
Quelles bonnes pratiques
pourriez-vous par exemple citer ? La première à laquelle je pense est celle
qui est à l’origine du projet. Il s’agit des accords de coopérations
bilatéraux pour partager les informations qui concernent le
détachement de travailleurs qui existent
entre organismes paritaires nationaux en charge du paiement
des congés payés ou des indemnités intempéries comme CNCE en Italie
et SOKA-BAU en Allemagne. Une autre pratique très intéressante est
la « DURC on line » en Italie. Il s’agit d’un document certifié par
les principaux organismes de sécurité sociale et la caisse qui gère
les congés payés et intempéries dans la construction. Il permet en
temps réel d’attester qu’une entreprise est en règle pour le
paiement de ses obligations sociales. Il est par exemple exigé pour
participer à des appels d’offres ou pour signer un contrat avec une
entité publique. La mise en place d’une carte d’identité
professionnelle dans la construction en France ou bien le réseau
REDER piloté par le syndicat CGT de la construction sont aussi des
pratiques intéressantes.
Ces exemples sont-ils
disponibles ? Oui nous avons publié des Guidelines
qui permettent de décrire toutes les
pratiques de coopération analysées dans le cadre de ce projet
européen. Ce document permet d’identifier les acteurs concernés par
chaque mesure, ce qui peut faciliter l’appropriation de ces bonnes
pratiques par d’autres pays ou d’autres secteurs d’activité. Il est
publié en version bilingue anglaise-italienne, mais sera aussi
prochainement traduit dans d’autres langues.
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Agenda
11 janvier Bruxelles Session
de la commission emploi et affaires sociales du Parlement européen
consacré au rapport sur le Corps européen de
solidarité.
15 au 18 janvier Strasbourg Session
plénière du Parlement européen.
24 janvier Bruxelles La
Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de
travail, le Centre d’études politiques européennes et l’Institut
national de recherche économique et sociale organisent conjointement une
conférence intitulée :
« Des
politiques adaptées à une main- d’œuvre vieillissante : équilibre
entre vies personnelle et professionnelle, conditions de travail et
égalité des chances ». La conférence abordera plusieurs éléments
de l’accord-cadre sur le vieillissement actif et une approche
intergénérationnelle.
30 janvier Bruxelles Forum
mensuel de l’Institut syndical européen sur les « conséquences
politiques du travail virtuel (EN)»,
avec Pamela Meil, chercheuse senior et membre du conseil
d’administration de l’Institut de recherche en sciences sociales,
Allemagne et Vassil Kirov, professeur associé à l’Académie bulgare des
sciences et chercheur associé à l’ETUI.
22 et 24 mars Bruxelles Conseil
européen.
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européennes et réalisée par IR Share et son
réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le droit du
travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle est en
vente sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par mois sur le
site. IR
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capitaux privés, indépendante et apolitique, dont l’objectif est d’informer
et d’aider l’ensemble des acteurs du dialogue social en Europe et au-delà.
Elle est le correspondant de la Fondation de Dublin, pour la France et le
Luxembourg, depuis 2009, et pour la Bulgarie depuis 2014.
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À la Une
La compagnie
à bas coût Ryanair va-t-elle s’adapter au modèle social européen ?
Menacée par une série d’annonces de jours de grève des pilotes dans plusieurs pays de
l’Union européenne, la plus antisyndicale des compagnies aériennes européennes vient
d’être contrainte d’opérer un virage à 180°, non sans quelques difficultés. Tout a
commencé en Italie, où l’union italienne des pilotes Anpac (Association nationale de
l’aviation civile professionnelle) a annoncé une grève de quatre heures des pilotes
de Ryanair pour le 15 décembre. La compagnie a réagi en publiant une lettre menaçant
les pilotes italiens qui participeraient à la grève d’une perte des augmentations
déjà prévues ou des désavantages en termes de promotion et de transfert. Ce qui a
suscité une vive réaction du gouvernement comme de l’autorité garante du droit de
grève qui a rappelé que la menace de rétorsions vis-à-vis des salariés grévistes
représente une violation flagrante de leur droit constitutionnel et que la loi n°
46/1990 qui protège les usagers des transports en cas de conflits collectifs,
sanctionne également les comportements des entreprises qui enveniment le conflit. En
Irlande, les pilotes de Ryanair, membres de l’Association des pilotes d’avion
irlandais (IALPA), une branche du syndicat Impact, ont informé leur direction, le
12 décembre, de l’organisation d’une journée de grève pour le 20 décembre. Les
pilotes irlandais employés directement par Ryanair ont soutenu la grève avec 94 %
des voix lors d’un scrutin à bulletins secrets. « Le litige, explique le syndicat
Impact, porte sur le refus de la direction d’entamer des négociations directes avec
le Conseil européen du personnel représentatif (EERC) ou avec l’IALPA, en tant que
seules instances représentatives indépendantes pour les pilotes travaillant dans
l’entreprise ». « La compagnie aérienne a jusqu’ici refusé de reconnaître l’EERC ou
l’IALPA et insiste pour que toute discussion sur la rémunération et les conditions
de travail soit menée par des “conseils représentatifs des employés” contrôlés par
la direction », ajoute Impact, qui a également menacé Ryanair de jours de grève
supplémentaires à défaut d’accord. Ashley Connolly, du syndicat Impact, estime que
l’absence de dialogue social a mené aux décisions prises par Ryanair de supprimer
des milliers de vols cet été faute de pouvoir recruter et retenir des pilotes. Les
pilotes portugais avaient également appelé à la grève, pour le 20 décembre, afin que
Ryanair reconnaisse le Syndicat des pilotes de l’aviation civile (SPAC) et ouvre des
négociations avec lui. Les pilotes allemands ont aussi emboîté le pas. Au final,
Ryanair a fini par donné son accord pour ouvrir des négociations au niveau de chacun
de ces pays en reconnaissant les organisations syndicales à l’origine du mouvement
(v. communiqué
de presse de Ryanair). C’est évidemment une grande première dans cette
compagnie qui déteste toute forme d’organisation collective des relations sociales
et de dialogue social avec des représentants des salariés. Le patron de Ryanair,
Michael O’Leary, n’a cessé de dénoncer les syndicats. Il a aussi réclamé la tête du
président du Comité de dialogue social sectoriel européen de l’aviation civil
lorsque ce dernier avait publié une longue liste de pilotes travaillant
exclusivement pour Ryanair, mais enregistrés en tant pilote indépendant au sein de
leur propre entreprise immatriculée en Irlande. Ce comportement a finalement été
sanctionné par le marché, avec la montée en puissance d’EasyJet, qui a un
comportement socialement plus vertueux, et les critiques adressées par ses
actionnaires à la compagnie après les annonces d’annulation de vols. Reste à voir
quel sera le degré de sincérité de ce retour au dialogue social (v. communiqué
de presse des fédérations syndicales ETF et ITF ainsi que celui de European
Cockpit Association).
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1. Union
européenne
Actualité
sociale
- Résultats du Conseil Emploi et Affaires
sociales : le Conseil a approuvé, 8 décembre, une
approche générale sur la directive accessibilité qui permettra aux personnes
handicapées d’accéder plus facilement aux produits et services (v. communiqué).
Le Conseil a par ailleurs dégagé un accord partiel sur le règlement relatif à la
coordination des systèmes de sécurité sociale. Cet accord couvre les chapitres
sur les prestations de soins de longue durée et les prestations familiales. Ce
texte est également en cours d’examen par le Parlement européen, où la
commission emploi et affaires sociales doit se prononcer sur le rapport, élaboré
par Guillaume Balas (S&D), qui amende la proposition de la Commission
européenne. Le Conseil est également parvenu à un accord sur la directive
relative à la convention du travail maritime qui améliore les conditions de
travail des gens de mer (v. communiqué)
et adopté formellement la directive sur la protection contre les agents
cancérigènes ou mutagènes au travail (v. communiqué).
- Priorités législatives pour
2018-2019 : la Commission européenne, le Conseil et le
Parlement européen ont adopté, le 14 décembre, une déclaration
conjointe sur les priorités législatives 2018-2019 afin d’accélérer la
procédure législative pour 31 nouvelles initiatives (v. communiqué de
presse) ainsi que pour d’autres initiatives qui figuraient déjà dans la
déclaration
conjointe 2016 (v. communiqué
de presse). En matière sociale, les textes
prioritaires sont les suivants : 1° révision du règlement sur la
coordination des régimes de sécurité sociale ; 2° révision de la directive sur
le détachement de travailleurs dans le cadre de prestation de services ; 3°
révision de la directive sur la protection des salariés contre les agents
cancérigènes et mutagènes ; 4° proposition de directive sur l’accès des
personnes handicapées aux biens et aux services ; 5° proposition de règlement
sur la mise en place du Corps européen de solidarité.
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Dialogue
social sectoriel
Étude sur la numérisation dans la chimie
: les partenaires sociaux européens du secteur de la chimie
(IndustriAll Europe et ECEG) ont publié, le 8 décembre, une brochure
qui présente leur programme
de travail 2018-2020 (autres
langues) ainsi que leurs réalisations au cours des trois dernières années.
Ils se sont engagés sur un nouveau programme de travail 2018 – 2020 (v. communiqué
de presse). Une des actions mentionées est le projet financé par l’UE sur
«l’impact de la transformation numérique et de l’innovation sur le lieu de travail :
une étude sectorielle des industries chimique, pharmaceutique, du caoutchou et la
plasturgie en Europe
- Programme de travail dans le secteur
ferroviaire : les partenaires sociaux européens du
secteur ferroviaire (EFT et CER) ont adopté, le 1er décembre, un
programme de travail 2018-2019 qui accorde une attention particulière au
transport ferroviaire de marchandises. Les partenaires sociaux annoncent aussi
des activités conjointes en matière de sécurité, d’employabilité, de
numérisation et d’intégration professionnelle des femmes (v. communiqué).
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2. États
membres
Belgique
- Exonération de cotisation sociale pour
favoriser l’usage du vélo : le Conseil des ministres a
approuvé deux projets d’arrêté royal concernant un certain nombre d’avantages
accordés par l’employeur, comme l’indemnité vélo ou l’avantage pour PC,
téléphones mobiles et tablettes. Le premier projet tente d’encourager
l’utilisation du vélo pour les déplacements domicile-lieu de travail en
prévoyant : une indemnité vélo pour les vélos avec assistance au pédalage
jusqu’à 45 km/h ainsi que la mise à disposition d’un vélo et ses accessoires, y
compris les frais d’entretien et d’entreposage. Ces deux avantages seront
désormais également exonérés de cotisations sociales (v. communiqué
de presse).
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France
- Première annulation d’une « clause
Molière » par une juridiction : pour la première fois,
un tribunal administratif a annulé, le 13 décembre, une clause contenue dans un
appel d’offres lancé par une région, imposant aux entreprises qui interviendront
sur un chantier, d’une part, de fournir une attestation sur l’honneur qu’elles
n’emploieront pas de salariés détachés et d’autre part ; de garantir que leurs
salariés, quel que soit leur niveau de responsabilité, maîtrisent la langue
française. L’objectif de la région était de n’avoir « aucun travailleur détaché
sur ses chantiers ». Citant le Traité sur le fonctionnement de l’UE et de la
directive n°2014/24 du 26 février 2014 sur la passation des marchés publics, le
tribunal
administratif de Lyon, juge que cette clause a été adoptée, « non pour
assurer la protection de la santé et de la sécurité des salariés, mais pour
exclure les travailleurs détachés des marchés publics régionaux et favoriser les
entreprises régionales ».
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3.
Entreprises
Comité
d’entreprise européen
Wilsonart : le fabricant
américain de produits stratifiés, Wilsonart (4500 salariés) a conclu, le 22
novembre, un accord
relatif à un comité d’entreprise européen pour ses effectifs situés en
Allemagne, en France, en Pologne et au Royaume Uni. L’accord comporte une
disposition sur les conséquences du Brexit qui conduira à maintenir les
représentants britanniques dès lors que le Royaume-Uni prorogera la directive
2009/38 ou maintiendra, dans des conditions équivalentes, les droits des
travailleurs européens. Si cette législation n’est pas prorogée, alors les
représentants britanniques conserveront leur mandat jusqu’à sa fin mais sans droit
de vote et ils ne seront pas renouvelés. Chaque pays désigne un représentant dès
lors qu’il comporte au moins 50 salariés. Les représentants doivent détenir un
mandat de représentant du personnel au niveau local. Les suppléants peuvent assister
aux réunions du CE européen lorsqu’elles se déroulent dans leur pays. Le CE européen
peut être réuni en cas de circonstances exceptionnelles même lorsque les changements
prévus touchent un seul État membre dès lors qu’ils sont « tellement importants
qu’ils auront forcément une incidence notable sur les effectifs des autres États
membres ». Est considérée comme une circonstance exceptionnelle « la survenance d’un
accident du travail majeur lourd de conséquences sur la santé des travailleurs et la
viabilité de l’entreprise européenne ». Il est bien précisé dans le processus
d’information et de consultation que la direction pourra mettre en œuvre des mesures
qu’à l’issue de la procédure de consultation avec le CE européen. L’accord permet le
recours à un expert indépendant et invite à toutes les réunions un expert syndical
désigné par la fédération syndicale européenne IndustriAll.
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Négociation
transnationale
Unicredit : la direction
d’Unicredit et le CE européen du groupe bancaire italien, ont signé, le 28 novembre,
une déclaration
commune sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée (en
anglais). Il s’agit d’une première pour le secteur bancaire européen (v. communiqué de
presse). Le CE européen avait déjà signé des déclarations avec la direction,
notamment sur la formation, l’égalité des chances, la non-discrimination et la vente responsable. Cette
déclaration vise à répondre aux impacts de la numérisation et au changement
socio-économique qui modifie les attentes des salariés en matière d’équilibre entre
vie professionnelle et vie personnelle. Avec la déclaration, les parties fixent une
approche commune, des lignes directrices et des principes pour favoriser le dialogue
social dans tous les pays et entreprises du groupe sur l’équilibre vie
professionnelle – vie personnelle. La déclaration s’articule autour de cinq grands
domaines : 1° la numérisation avec le but d’éviter toute forme d’intrusion dans la
vie privée et les temps de repos; 2° la flexibilité spatiale et du temps de
travail ; 3° la gestion du temps de travail avec l’objectif de maximiser la qualité
et l’efficacité du temps pendant les heures de travail; 4° le bien-être; 5° le
changement culturel pour aller vers une culture d’entreprise fondée sur «l’équilibre
entre vie professionnelle et vie privée» et «inclusion». La mise en œuvre de la
déclaration conjointe sera contrôlée conjointement par le comité restreint du CE
européen et la direction du groupe.
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Syndicalisme
Tata Steel – ThyssenKrupp :
Thyssenkrupp et Tata Steel ont annoncé, en septembre, leur
intention de créer le numéro 2 de l’acier plat européen dans le cadre d’une
coentreprise «Thyssenkrupp Tata Steel » détenue à parité et dont le siège sera
installé aux Pays-Bas. Cette nouvelle entité devrait employer 48 000 salariés sur 34
sites et produire 21 millions de tonnes d’acier par an, pour un chiffre d’affaires
annuel estimé à 15 milliards d’euros. Un plan de restructuration devrait dans un
premier temps conduire à la suppression de 4000 postes. Sous l’égide de la
fédération syndicale européenne, IndustriAll Europe, les syndicalistes des deux
groupes ont été réunis à Bruxelles, le 7 décembre. Ils ont adopté une déclaration
dans laquelle ils revendiquent le maintien des emplois et des sites, ainsi sur le
respect des droits à information, consultation et participation y compris la
codétermination (v. communiqué
de presse). Une nouvelle réunion de coordination est prévue pour le 10
janvier.
- Shell : les syndicats
affiliés d’IndustriAll Global Union ont organisé une journée d’action, le
10 décembre, pour exiger que Shell « respecte les droits humains de tous ses
travailleurs, où qu’ils soient occupés » (v. communiqué).
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4. Études et
rapports
Progression des dépenses de protection sociale
dans l’UE : en moyenne au sein de l’UE, les dépenses de
protection sociale représentaient 29 %
de la richesse nationale des Etats membres en 2015, en progression par
rapport à 2010 (28,6 %) et 2014 (28,7 %). Cette moyenne masque de fortes
disparités : alors que sept pays atteignent ou dépassent les 30 % du produit
intérieur brut, les dépenses de protection sociale étaient comprises entre 15 % et
20 % du PIB dans neuf pays dont sept d’Europe de l’Est, les deux restants étant
l’Irlande et Malte. Les pays qui consacrent la part de PIB la plus importante aux
dépenses de protection sociale sont la France (33,9%) devant le Danemark et la
Finlande (32 % chacun), la Belgique, les Pays-Bas, l’Autriche et l’Italie (30 %
chacun). Les pensions de vieillesse et de survie représentaient 45,2 % de l’ensemble
des prestations sociales et constituaient la principale dépense de protection
sociale dans quasiment tous les pays. Par ailleurs, les prestations de maladie, de
soins de santé et d’invalidité constituaient 37,3 % des prestations sociales
totales. En réalité, « les dépenses se concentrent surtout sur les retraités si l’on
prend en compte les pensions et les dépenses de santé dont environ la moitié est
consommée par les plus de 60 ans », relève Bruno Palier, directeur de recherche CNRS
au Centre d’études européennes, codirecteur du Liepp.
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