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IR Notes 9 – 7 mai 2014
www.irshare.eu
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Interview
Tamas Gyulavari, professeur de droit, directeur du département droit du
travail à l’Université Catholique Pazmany Peter (Budapest)
Suite aux élections législatives
remportées par le parti conservateur de l’actuel Premier
ministre Viktor Orban, que faut-il attendre en matière de droit
du travail ou de relations sociales? Il est difficile de répondre, car cette
élection s’est déroulée sans débat, sans discussion et sans
programme officiel. Finalement on sait très peu de chose des
intentions du gouvernement en dehors des quelques promesses de
campagne. L’orientation générale est de continuer le travail
effectué depuis quatre ans. En matière d’emploi, cela signifie de
poursuivre l’objectif fixé en 2010 de créer un million d’emplois
d’ici 2020, pour une population active qui était alors de 3,8
millions de personnes. Or actuellement la population active a
atteint 4,05 millions de personnes.
La situation de l’emploi s’est donc
améliorée ? Oui
en apparence, mais d’une part, il reste
encore 700000 emplois à créer d’ici 2020 pour atteindre l’objectif
fixé. D’autre part, les 300000 emplois crées sont en grande majorité
des emplois aidés dans le cadre de travaux d’utilité publique. La
plupart des personnes qui prennent ces emplois sont payés 200 euros
par mois puis une fois le contrat fini, ils retournent au chômage où
ils percevront trois mois d’allocation (au lieu de neuf mois avant
les réformes entreprises par l’actuel gouvernement) avant de
reprendre un emploi aidé. La proportion de ceux qui retournent sur
le marché du travail est faible (seulement 4% des bénéficiaires).
Ainsi, seuls environ 50000 emplois auraient été créés sur le marché
du travail en quatre ans (2010-2014). Et encore, les statistiques
prennent en compte les travailleurs hongrois qui exercent leur
activité en dehors de la Hongrie, même depuis plusieurs années. Au
final, on peut dire que la situation de l’emploi évolue très
lentement.
Comment le gouvernement compte-t-il
atteindre cet objectif ? A priori avec les mêmes outils que
précédemment : rendre le droit du travail encore plus flexible après
avoir déjà profondément réformé le Code du travail en 2012 ;
développer les emplois d’utilité publique et réduire les impôts,
notamment l’impôt sur le revenu. Il s’agit actuellement d’une
« flat-tax » de 16% du revenu, quel que soit le niveau de
rémunération, et le gouvernement a promis de la porter en-dessous de
10%. Cependant, les taxes sur la consommation devrait
augmenter.
Quel sera l’impact sur le dialogue
social ? La
situation pourra difficilement être pire. Il n’y a plus de dialogue
social au niveau national, ou lorsqu’il existe encore, ce n’est que
sur le papier. Le principal niveau de négociation collective est
celui de l’entreprise. Il semble par ailleurs que les employeurs ont
relativement peu utilisé la possibilité ouverte par le Code du
travail de 2012 de négocier des dérogations dans les accords
collectifs visant à accorder des droits moindres que ceux prévus par
le Code du travail.
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Agenda
13 mai
Liège Conférence-débat
sur l’avenir de l’Europe et en particulier sur les orientations des
politiques économiques et sociales, organisé par HEC-ULG, avec
Philippe Herzog, ancien député européen et président fondateur de
Confrontations Europe.
14 mai
Paris
Jones
Day’s European Labor & Employment Conference 2014
14 et 15 mai
Genève Forum
de dialogue mondial sur les relations d’emploi dans le secteur des
médias et de la culture, organisé par l’Organisation
internationale du travail.
15 et 16 mai
Lyon
Colloque organisé par l’ERDS-Cercrid et l’IETL (université Lumière Lyon
2) sur « la
mesure des flexibilités en droit du travail».
15 au 17
mai Berlin 9th Global
Labour University Conference “Inequality
within and among Nations: Causes, Effects, and Responses”
18 au 23 mai
Berlin 3e
Congrès de la Confédération syndicales internationale
20 mai
Créteil Conférence
organisée par le RT 18 (Relations professionnelles) de l’Association
française de sociologie et intitulée « Syndicats
et nouveaux acteurs face aux défis des restructurations
multinationales ». Contact: dkessel11@gmail.com
20 mai Paris Conférence
organisée par Europe et Société avec l’association RDS sur « l’évaluation du dialogue social
européen interprofessionnel, son bilan, ses acquis et ses faiblesses
», avec Jacques Moreau, Odile Quintin et Christophe Degryse.
20 mai Paris Colloque
annuel de l’AFERP sur
le thème de “Le financement
de la protection sociale ? Quelles réformes pour quelles finances
?“
23 mai
Avignon
Séminaire méditerranéen de droit du travail,
organisé par l’Association française de droit du travail en association
avec l’association espagnole et l’association italienne de droit du
travail. Le thème est celui du « fait religieux dans l’entreprise ». Lien
vers le programme.
26 au 28 mai
Copenhage Le Danish National
Research Centre for the Working Environment (NRCWE) organise la
troisième conférence internationale sur le bien-être au travail.
4
juin Berlin Conférence
internationale sur “La
politique du personnel dans les entreprises transnationales comme
une garantie de la politique industrielle durable“, organisée
par la Hans Böckler Stifftung et le syndicat IG-BCE.
12 et 13
juin Paris Colloque
international « Trajectoires
professionnelles et
dispositifs publics en action » organisé par sept institutions
de recherche (CEE, IDHE, Ires, Irisso, Lest, Lise et Printemps).
20 juin
Bruxelles
Conseil «Emploi et Affaires sociales »
10 au 16
août Sofia 43e
Congrès de la Fédération internationale des travailleurs du
transport (ITF)
1er au 3
octobre Bordeaux 9e
Congrès du Réseau international de recherche sur les organisations et le
développement durable (RIODD) organisé par le Centre de droit comparé du
travail et de la sécurité sociale (COMPRASEC) de l’Université de
Bordeaux, sur le thème « Environnement
et travail : quelles relations ? ».
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Nominations
- Maurizio
Landini, secrétaire général de la fédération
syndicale italienne FIOM-CGIL, a été réélu par une large majorité
lors du 25e Congrès qui s’est tenu à Rimini du 10 au 12
avril.
- Josef Středula
a été élu au poste de président de la Confédération tchéco-morave
des syndicats (ČMKOS), la plus importante du pays, lors du congrès
qui s’est tenu à Prague du 25 au 26 avril.
- Jiri Marek,
vice-président de la fédération OS Kovo a été désigné président par
interim de la fédération suite à l’élection de son président, Josef
Středulaa à la tête de la ČMKOS.
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IR Notes est
une lettre diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues
européennes et réalisée par IR
Share et son
réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le droit du
travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle est en
vente sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par mois sur le
site IR Share. IR Share
est une entreprise à capitaux privés,
indépendante et apolitique, dont l’objectif est d’informer et d’aider
l’ensemble des acteurs du dialogue social en Europe et au-delà. Elle est le
correspondant de la Fondation de Dublin, pour la France et le Luxembourg,
depuis 2009, et pour la Bulgarie depuis 2014.
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À la Une
La question
du salaire minimum
Les ministres du Travail de l’UE se sont retrouvés pour une réunion informelle du
Conseil, à Athènes, les 29 et 30 avril 2014, pour évoquer notamment la question du
salaire minimum. C’est la première fois que ce sujet est évoqué à ce niveau.
Pourtant le Traité sur le fonctionnement de l’UE ne donne aucune compétence à
l’Union en matière de salaire : les mécanismes de fixation du salaire relèvent des
systèmes nationaux de relations sociales de chacun des 28 pays. Ce qui n’empêche pas
la Commission européenne d’intervenir en la matière dans le cadre de l’exercice du
« Semestre européen » (à l’occasion de son contrôle sur les politiques économiques
et budgétaires des États membres) ou des programmes d’assistance financière. Elle a
ainsi critiqué les systèmes d’indexation automatique des salaires en Belgique ou au
Luxembourg, ou incité le gouvernement grec à annuler le salaire minimum négocié par
les partenaires sociaux. Si l’Union parvient à trouver un fondement juridique en vue
d’instaurer un salaire minimum en Europe, reste à se mettre d’accord sur son niveau.
Fixer un montant identique pour l’UE est impossible tant les écarts sont importants
(de 174 euros en Bulgarie à 1921 euros au Luxembourg, Eurostat,
janvier 2014, en anglais). L’autre possibilité est de décréter que chaque
pays doit fixer un salaire minimum qui serait équivalent à 60% du salaire médian
observé au niveau national. Une récente étude
publiée par Eurofound souligne que l’impact serait très variable d’un pays à l’autre
et que ce niveau affecterait « les femmes et les jeunes travailleurs de façon
disproportionnée ». Le communiqué
de la présidence du Conseil laisse entendre à quel niveau un salaire minimum
pourrait obtenir un consensus : il « doit fonctionner temporairement comme un
mécanisme pour lutter contre la pauvreté » pour aider l’intégration sur le marché du
travail et « empêcher les bénéficiaires d’être pris au piège » par ce dispositif.
Autrement dit, le salaire minimum doit être faible et n’est envisagé que comme un
outil de lutte contre la pauvreté.
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1. Union
européenne
Législation
- Directive sur l’acquisition et la
préservation des droits à pension complémentaire: la directive
2014/50/UE du 16 avril 2014 relative aux prescriptions minimales visant à
accroître la mobilité des travailleurs entre les États membres en améliorant
l’acquisition et la préservation des droits à pension complémentaire (v.
IR
Notes n° 8) est parue au JOUE du 30 avril.
- Directive pour facilité la libre
circulation des travailleurs : la directive
2014/54/UE du 16 avril 2014 relative à des mesures facilitant l’exercice des
droits conférés aux travailleurs dans le contexte de la libre circulation
des travailleurs (v. IR
Notes n° 8) est parue au JOUE du 30 avril.
- Directive sur les informations non
financières : le Parlement européen a définitivement
adopté, avec quelques amendements, le 15 avril, la directive
concernant la publication d’informations non financières et d’informations
relatives à la diversité par certaines grandes sociétés et certains
groupes. Ce texte, qui sera prochainement publié au JOUE, concerne
environ 6 000 grandes sociétés de l’UE. Il vise les « entités d’intérêt public
dépassant à la date de clôture de leur bilan le critère du nombre moyen de
500 salariés sur l’exercice » et qui « affichent soit un total du bilan
supérieur à 20 millions d’euros, soit un chiffre d’affaires net de plus de
40 millions d’euros ». Elles seront tenues de publier chaque année une
déclaration non financière qui comprendra des informations « sur les incidences
des activités de l’entreprise relatives, au minimum, aux questions
environnementales, sociales, de personnel, y compris le dialogue social, ainsi
qu’au respect des droits de l’homme et à la lutte contre la corruption ». La
directive ne prévoit pas de sanction, mais une société « qui n’applique pas de
politique sur l’une ou plusieurs de ces questions » devra fournir « une
explication claire et dûment motivée ». Cependant, elle pourra occulter, dans
certains cas, certaines informations sensibles.
- Cabotage maritime : la
Commission européenne a donné, le 22 avril, dans une communication
de nouvelles orientations sur l’interprétation du règlement relatif à la
prestation de services de cabotage à l’intérieur d’un État membre. La
communication prescrit en particulier des orientations sur la procédure
d’attribution des marchés de services publics et les règles concernant la
composition et la qualification de l’équipage dans les navires fournissant des
services de cabotage maritime.
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Projets
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Actualité
sociale
- Responsabilité sociale des
entreprises : la Commission européenne a lancé, le 29
avril, une consultation pour obtenir l’avis des parties intéressées sur
l’incidence de sa stratégie en matière de responsabilité sociale des entreprises
(RSE) au cours des trois dernières années, et sur le rôle qu’elle devrait jouer
à l’avenir. À cet effet, un questionnaire a
été mis en ligne et sera disponible jusqu’au 15 août. Il peut être
rempli par toutes les parties intéressées, notamment les partenaires sociaux,
les entreprises et les instances représentatives du personnel. Elles sont
invitées à donner leur avis sur : 1° le rôle de la Commission en matière de
RSE ; 2° l’efficacité des actions menées par la Commission ; 3° le futur rôle
que devrait jouer la Commission en la matière. La Commission publiera ensuite un
rapport technique sur les résultats de la consultation à la fin de l’été qui
servira à préparer la réunion plénière du forum plurilatéral sur la RSE, prévu
pour la fin 2014. Ce forum doit préparer l’orientation future de la politique de
la Commission en matière de RSE après 2014.
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Dialogue
social sectoriel
- Plusieurs secteurs critiquent la
Commission : les partenaires sociaux du comité de
dialogue social sectoriel des administrations centrales ont adressé un courrier,
le 24 mars, au commissaire européen Laszlo Andor. Ils lui demandent où en est
l’étude coûts/bénéfices que la Commission avait souhaité entreprendre il y a
deux ans avant d’enclencher la procédure de transformation de l’accord sur la
santé et la sécurité signé le 26 avril 2012 par les partenaires sociaux
européens de la coiffure, en décision du Conseil.
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2. États
membres
Belgique
- Risques psychosociaux :
une nouvelle législation relative à la prévention des
risques psychosociaux au travail entrera en vigueur le 1er septembre
2014 (v. communiqué et lien vers la législation, en français ou
néerlandais).
La nouvelle législation couvre désormais les « risques psychosociaux au
travail » qui devront être pris en compte dans la politique de prévention de
l’entreprise comme tous les autres risques pouvant porter atteinte à la santé et
à la sécurité des travailleurs.
La législation précise le rôle des différents
acteurs de l’entreprise et notamment celui de la « personne de confiance » qui
s’occupe d’accueillir et aider les personnes qui estiment être victimes de
harcèlement et de risques psychosociaux. Elle précise aussi les procédures
internes ouvertes aux victimes à mettre en place. La législation protège
désormais les victimes de faits bénins dont la répétition caractérise un
comportement fautif.
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France
- Droit à la déconnexion :
au niveau national, les partenaires sociaux ont adopté un accord
national interprofessionnel sur la qualité de vie au travail, le 19 juin
2013, incitant les entreprises à rechercher les moyens d’éviter l’intrusion du
travail dans la vie privée à travers les ordinateurs portables, smartphones…
en suggérant la création de temps de déconnexion. Au niveau sectoriel, un avenant à la convention
collective du secteur des bureaux d’études et société de conseil, signé,
le 1er avril 2014, stipule que le salarié a « une obligation de
déconnexion des outils de communication à distance » pendant
les durées minimales de repos quotidien de 11 heures et hebdomadaire de 35
heures. Ce droit à déconnexion se trouvait déjà dans un accord
du 31 mai 2012 sur le développement de la qualité de vie au travail au sein
du groupe Areva. Le texte prévoit « un droit de déconnexion
» invitant chaque salarié à se déconnecter du réseau de l’entreprise et
à ne pas envoyer de courriel en dehors des heures habituelles de travail. Chez
Thales, un accord
de groupe du 4 février 2014 sur la qualité de vie au travail, accorde
« un droit à déconnexion en dehors des horaires d’ouverture de
l’établissement » ou, au moins « pendant la durée légale de repos quotidien et
hebdomadaire ». La hiérarchie s’engage aussi à ne pas envoyer de
courriel pendant ces périodes.
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Luxembourg
- Nouvelle convention collective dans le
secteur bancaire : l’organisation patronale ABBL et les
trois organisations syndicales représentatives dans le secteur bancaire sont
parvenues à s’accorder, le 23 avril, sur une nouvelle
convention collective pour les années 2014 à 2016, reconduisant dans ses
grandes lignes la convention échue fin 2013. La convention collective qui
entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2015 prévoit des mesures de
modération salariale avec en particulier un gel des salaires pour 2015 et 2016.
- Nouvelles conventions collectives dans le
secteur du travail intérimaire : l’organisation
d’employeurs Fedil Employment Services et les syndicats OGBL et LCGB ont
renouvelé, le 10 avril, la convention collective de travail pour les salariés
permanents des entreprises de travail intérimaire ainsi que la convention
collective pour les intérimaires. Ces deux conventions collectives couvrent
quelque 4 800 salariés équivalents temps plein. L’extension (la « déclaration
d’obligation générale ») des deux textes a été demandée par les signataires (v.
communiqué
OGBL).
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Italie
- Réforme du droit du
travail : la Chambre basse du Parlement a adopté, le 24
avril, le décret sur la réforme du marché du travail dans le cadre d’un vote de
confiance demandé par le gouvernement. Ce texte, qui sera maintenant examiné
par le Sénat, assouplit le recours aux CDD : ils pourront être conclus pour une
durée allant jusqu’à trois ans et être renouvelés, dans cette période, jusqu’à
cinq fois (et non huit comme prévu dans le projet initial). Les employeurs
pourront compter jusqu’à 20 % de leurs effectifs en CDD.
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Comités
d’entreprise européens
- Deutsche Post DHL : le
président du CE européen du groupe Deutsche Post DHL, Elmar Kallfelz, a lancé un
«appel
aux urnes» (uniquement en français), au nom du comité, afin d’inviter
les salariés européens du groupe à participer aux élections européennes du 22 au
25 mai. « Par notre vote, nous pouvons contribuer de manière décisive à ce que
les revendications des travailleurs soient prises en compte, explique-t-il Si
nous réussissons à renforcer les droits des travailleurs en Europe, nous aussi,
chez Deutsche Post DHL, en bénéficierons».
- GDF Suez : la direction du
groupe énergétique français GDF Suez et un groupe de négociateurs mandaté par
les fédérations syndicales européennes IndustriAll Trade Union Europe et EPSU
ont entamé, le 29 avril, la négociation d’un accord européen sur la qualité de
vie au travail (Well-being at work), comme dévoilé dans IR Notes n°8. La veille,
les négociateurs salariés se sont réunis en séance préparatoire sans la
direction qui leur avait envoyé un premier projet de texte. Un point important
de la négociation, selon l’EPSU, sera la question de la méthode et des
ressources mises en œuvre pour assurer l’application de l’accord dans toutes les
entités du groupe. De nouvelles réunions sont prévues les 15 et 16 mai en
préparatoire, puis avec la direction le 16 juin et les 9 et 10 septembre. (Lien
vers le communiqué de presse de
l’EPSU).
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Syndicalisme
- Nissan : le plus grand syndicat du secteur automobile des
États-Unis, United Auto Workers (UAW), et la fédération syndicale internationale
IndustriAll Global Union ont fait appel au point de contact de l’OCDE « pour
protéger le droit à la liberté syndicale des travailleurs dans une usine de
montage d’automobiles de Nissan dans la ville de Canton, dans l’État du
Mississippi, aux États-Unis », soulignent les deux organisations dans un communiqué
du 28 avril. Elles affirment que « la campagne agressive d’ingérence de Nissan
dans les efforts des employés » de ce site à s’organiser se fait « en violation
des normes internationales sur la liberté syndicale des travailleurs ». Jyrki
Raina, secrétaire général d’IndustriAll Global Union, qui a signé un accord-cadre
international avec le groupe Renault, le 21 juillet 2013, espère « que
le processus initié auprès de l’OCDE nous aidera à atteindre un règlement juste
et équitable qui assure à tous les travailleurs de Nissan le droit fondamental
d’exercer leur liberté syndicale sans crainte de représailles ou de menaces de
perte d’emploi.
- Coca-Cola : l’alliance syndicale mise en place chez Coca-Cola
sous l’égide de la fédération syndicale européenne EFFAT organise une journée
d’actions, le 5 mai (« tell Coke every worker counts ») (Lien vers le communiqué
de l’EFFAT).
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3. Études et
rapports
- Détérioration des conditions de
travail : la Commission européenne a livré, le 28 avril,
les résultats d’une enquête téléphonique réalisée auprès d’un échantillon
représentatif de 26 500 actifs européens (Enquête
Eurobarometer n° 398), portant sur leur perception des conditions de
travail. 53% des personnes interrogées estiment que leurs conditions de travail
sont bonnes, mais ce taux chute dans les pays fortement impactés par la crise
économique et financière : la Slovénie, la Roumanie et le Portugal à 32 %,
l’Italie (25 %), l’Espagne (20 %), la Hongrie (18 %) et la Grèce (16 %). Une
majorité de travailleurs européens (57 %) ont constaté une dégradation de leurs
conditions de travail au cours des cinq dernières années, mais ce sont huit pays
qui tirent les résultats vers le bas : la France, le premier d’entre eux à
dépasser la moyenne de l’UE avec 62 %. Suivent Chypre et la Hongrie (75 %), le
Portugal (78 %), la Slovénie (84 %), l’Italie (85 %), l’Espagne (86 %) et la
Grèce (88 %).
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Le mot de la
quinzaine
La
responsabilité sociale de l’entreprise
La Commission européenne a défini la responsabilité sociale des entreprises (RSE)
pour la première fois en 2001, dans un Livre vert, comme «un concept qui désigne
l’intégration volontaire, par les entreprises, de préoccupations sociales et
environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec leurs
parties prenantes». En 2006, ces travaux ont débouché sur initiative menée sous
l’égide des entreprises dénommée «alliance européenne pour la RSE », dont le péché
originel est de n’avoir été porté que par une seule des parties prenantes, les
employeurs. Dans une nouvelle communication
sur sa stratégie 2011-2014, la Commission a retenu une nouvelle définition de la
RSE : «la responsabilité des entreprises vis-à-vis des effets qu’elles exercent sur
la société». « Pour assumer cette responsabilité, il faut au préalable que les
entreprises respectent la législation en vigueur et les conventions collectives
conclues entre partenaires sociaux », souligne la Commission. C’est cette stratégie
que la Commission entend aujourd’hui évaluer (v. Actualité, ci-dessus) avant de
définir sa nouvelle politique en la matière. Plus de détails dans le Dictionnaire
européen des relations sociales (en anglais).
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