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IR Notes 91 — 14 février 2018
www.irshare.eu
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Qui est IR Share ?
IR Share est une
agence de partage d’informations, de documentations et de compétences
pour les managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR
Share opère via des publications en ligne, des groupes de travail, des
formations consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe : ce
numéro a été préparé par Frédéric Turlan. Retrouver l’ensemble de
l’équipe
de IR Share sur le site.
S’abonner à IR
Notes en quelques clics sur le site IR Share ou par E-mail : frederic.t@irshare.eu
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Interview
Rachid Brihi, avocat associé, Brihi-Koskas & associés
Vous
défendez les organisations syndicales dans l’action en
justice intentée contre le groupe Lactalis pour son refus de
mettre en place un comité d’entreprise européen (v. A la
Une). Quel est l’enjeu de ce
contentieux ? Toute la jurisprudence
qui existe en matière de CE européen porte sur le non-respect de la
procédure d’information et de consultation, ou bien, sur les
informations à fournir aux représentants des salariés qui
introduisent une demande pour mettre en place un groupe spécial de
négociation afin d’instituer un CE européen. Cette fois, et c’est
une première devant un tribunal, nous sommes confrontés à un groupe
qui oppose une longue période de silence avant d’affirmer qu’une
fédération syndicale européenne n’est pas habilitée à demander la
mise en place d’un groupe spécial de négociation. Jusqu’à maintenant
nul groupe n’a contesté cette capacité à demander l’ouverture de
négociation, d’où l’absence de contentieux en la matière.
Mais
la direction refuse de reconnaître la capacité des
fédérations syndicales nationales à réclamer l’ouverture de
négociation ? En effet, la direction
bloque la mise en place d’un CE européen en rejetant les demandes à
la fois de la fédération syndicale européenne et des fédérations
syndicales nationales. Quelle que soit la porte d’entrée, nous
n’avons pas obtenu les moyens de mettre en place un CE
européen.
Vous
attendez de ce jugement un renforcement du rôle des
fédérations syndicales
européennes ? Oui bien sûr.
L’enseignement que l’on pourra tirer lorsque la décision sera rendue
est la réaffirmation du rôle des fédérations syndicales européennes
non seulement lors des procédures de négociation des accords de CE
européen, mais également au moment de leur renouvellement. Trop
souvent, les renégociations d’accords se font entre la direction et
les membres du CE européen, sans intervention des fédérations
syndicales européennes.
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Editorial
IR Notes en Italien !!!
Ce
numéro d’IR Notes est le troisième traduit en italien ! La
version italienne est accessible ici.
Le principe fondateur d’IR Notes est de proposer
une veille sociale de qualité, synthétique et dans la langue
maternelle de ses abonnés. Comme vous le savez, l’objectif d’IR
Notes est de faciliter les échanges entre acteurs du dialogue
social, que ce soient des membres de CE européen, des responsables
RH ou des syndicalistes de différents pays. C’est la raison pour
laquelle nous nous efforçons d’élargir le nombre de langues
proposées pour faciliter un accès égal à l’information.
Pour vérifier qu’il est économiquement
soutenable de poursuivre cette aventure en italien, nous avons
besoin d’évaluer le nombre de lecteurs intéressés. Si vous souhaitez
vous abonner à la version italienne, ou si vous souhaitez en faire
bénéficier des membres de votre organisation, veuillez-nous
contacter directement : frederic.t@irshare.eu
ou +00 (0)6 81 41 53 95
Toute l’équipe d’IR Notes vous remercie
pour votre attention, et espère votre soutien dans cette nouvelle
étape pour fonder un vrai dialogue social européen.
Frédéric Turlan Directeur d’IR Share
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IR Notes est
une lettre diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues
européennes et réalisée par IR Share et son
réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le droit du
travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle est en
vente sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par mois sur le
site. IR
Share. IR Share est une entreprise à
capitaux privés, indépendante et apolitique, dont l’objectif est d’informer
et d’aider l’ensemble des acteurs du dialogue social en Europe et au-delà.
Elle est le correspondant de la Fondation de Dublin, pour la France et le
Luxembourg, depuis 2009, et pour la Bulgarie depuis 2014.
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À la Une
Le géant
mondial du secteur laitier Lactalis refuse de négocier un CE européen
La direction du premier groupe laitier mondial Lactalis a reçu une assignation
délivrée par la fédération syndicale européenne Effat et neuf fédérations syndicales
nationales affiliées pour comparaître, le 26 mars, à une audience devant le tribunal
de grande instance de Laval. Les organisations syndicales reprochent au groupe, qui
emploie 32 000 salariés en Europe, de refuser la mise en place d’un CE européen,
malgré des demandes répétées adressées à la direction en 2014 et en 2016. Dans une
réponse envoyée à l’Effat en juillet 2017, reproduite dans l’assignation délivrée
par l’avocat des syndicats, Me Rachid Brihi, la direction de Lactalis estime que
l’Effat s’est « illégitimement prévalue d’un pouvoir de représentation des salariés
de notre groupe ou d’un mandat d’organisation syndicale […] », alors que « les
fédérations nationales […], directement ou par l’intermédiaire de l’Effat, ne
disposent pas au vu de la législation européenne ou du Code du travail français, de
la capacité d’initier une demande de constitution d’un groupe spécial de
négociation ». Les syndicats entendent démontrer la recevabilité de leurs demandes,
et par conséquent, que Lactalis soit condamnée à installer un CE européen, qui
aurait dû être mis en place au plus tard en septembre 2017, six mois après la
dernière demande adressée à la direction (v. communiqué
de l’Effat). Ce contentieux sera utile car il permettra de préciser certains termes
de la directive
2009/38 sur les CE européens. En effet, la directive indique qu’une
direction d’entreprise doit entamer des négociations pour mettre en place un CE
européen « à la demande écrite d’au moins cent travailleurs, ou de leurs
représentants, relevant d’au moins deux entreprises ou établissements situés dans au
moins deux États membres différents » (article 5 de la directive). Quels sont les
« représentants des travailleurs » ? Compte tenu du principe de subsidiarité, de la
diversité des modèles de relations sociales au sein de l’UE et du fait que l’Union
n’a pas compétence à agir sur le terrain des relations sociales (article 153.5 du
traité), la directive indique qu’il s’agit « des représentants des travailleurs
prévus par les législations et/ou pratiques nationales » (article 2.1 d). Cette
disposition oblige à s’intéresser aux législations de chacun des pays duquel sont
originaires les fédérations syndicales qui demandent l’institution du CE européen.
Ainsi le Code du travail français prévoit que les membres du groupe spécial de
négociation ou du CE européen sont désignés par les syndicats parmi leurs « élus aux
comités d’entreprise ou d’établissement ou leurs représentants syndicaux dans
l’entreprise ou le groupe », à partir des résultats des dernières
élections professionnelles. La législation espagnole est plus explicite et précise
que « le statut des représentants des travailleurs correspond aux représentants
syndicaux, aux comités d’entreprise et aux délégués du personnel ». De même en
Italie, la demande peut émaner « des syndicats qui ont conclu la convention
collective nationale appliquée à l’entreprise ou groupe d’entreprises concernées ».
Le juge retiendra-t-il ces éléments pour reconnaître la légitimité des fédérations
syndicales nationales à demander la création d’un CE européen et d’agir en justice à
cette fin ? De même, cette affaire permettra de vérifier dans quelle condition une
fédération syndicale européenne, comme l’Effat, peut demander l’ouverture de
négociation au nom de ses fédérations affiliées.
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1. Union
européenne
Actualité
sociale
- Les syndicats s’inquiètent de l’impact du
Brexit dans l’aéronautique : les représentants syndicaux
du secteur de l’aéronautique affiliés à la fédération syndicale européenne
IndustriAll Europe ont adopté une position pour que le Brexit n’ait pas un effet
destructeur sur l’emploi dans ce secteur, notamment au Royaume-Uni (v. communiqué
d’IndustriAll).
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Dialogue
social sectoriel
- Un dispositif pour faciliter la mobilité
des jeunes dans l’industrie chimique : les partenaires
sociaux européens du secteur de la chimie ont lancé le portail Mobility &
Mentoring pour aider les jeunes qui envisagent de déménager dans un autre pays
de l’UE pour obtenir un poste dans ce secteur. Ce portail, qui est soutenu par
la Commission européenne, met en relation un jeune avec un mentor qui travaille
dans l’industrie chimique dans le pays où il souhaite aller. Plus de 150 mentors
de différentes entreprises à travers toute l’Europe ont été formés par les
partenaires du projet et sont enregistrés dans le portail (v. communiqués d’IndustriALL Europe
et de l’ECEG).
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Jurisprudence
La Cour de justice fait un premier pas dans la
lutte contre la fraude au détachement : la Cour de justice
de l’Union a fixé une limite à l’obligation des autorités de sécurité sociale de
l’État d’accueil d’accepter les effets du certificat A1 remis aux travailleurs
détachés par le régime de sécurité sociale de leur pays d’envoi. Ce certificat
justifie, dans le pays d’accueil, de leur affiliation à la sécurité sociale de leur
pays d’origine. Dans cette affaire (CJUE,
6 février 2018, aff. C-359/16, Ömer Altun), l’inspection sociale belge a
engagé des poursuites judiciaires contre une entreprise de construction belge qui
employait exclusivement des salariés détachés par des entreprises bulgares et qui
bénéficiaient du certificat A1. Une enquête diligentée par la justice belge a montré
que ces entreprises bulgares n’avaient aucune activité réelle en Bulgarie ce qui est
contraire à la législation européenne sur les conditions de détachement de
travailleurs (directive
96/71). Cependant le régime de sécurité sociale bulgare avait accordé des
certificats A1 à ces salariés détachés signifiant leur rattachement au régime
bulgare de sécurité sociale et donc le paiement de cotisations sociales bien plus
faibles qu’en Belgique. Jusqu’à maintenant, la Cour de justice a toujours estimé
qu’un certificat A1 s’impose aux autorités du pays d’accueil tant qu’une procédure
spécifique n’a pas été suivie jusqu’au bout et même si le certificat avait été
produit par erreur (v. CJUE,
27 avril 2017, aff. C-620/15, A-Rosa Flussschiff GmbH). Cette fois, la
question était de savoir si les autorités du pays d’accueil, la Belgique, pouvaient
écarter les certificats sans mener la procédure spécifique à son terme au motif que
les certificats avaient été délivrés d’une manière frauduleuse, c’est-à-dire avec
une intention manifeste de « bénéficier frauduleusement ou abusivement des avantages
prévus par le droit de l’Union ». La Cour de justice a donné raison au pays
d’accueil. Elle estime que « l’application de la réglementation de l’Union ne
saurait être étendue jusqu’à couvrir les opérations qui sont réalisées dans le but
de bénéficier frauduleusement ou abusivement des avantages prévus par le droit de
l’Union ». Comme le souligne Jean-Philippe Lhernould, professeur de droit à
l’université de Poitiers, dans le journal Le
Monde (07.02), la Cour de justice « a fait tomber un dogme », en acceptant
que, dans une telle hypothèse, les autorités du pays d’accueil écartent le
certificat A1 et ainsi contraignent l’employeur à verser les cotisations sociales en
Belgique, mettant fin ainsi à une situation recherchée de dumping social liée au
différentiel de charges sociales entre les deux pays. Pour écarter un certificat A1,
la Cour exige cependant que l’autorité du pays d’accueil présente à celle du pays
d’envoi des « éléments concrets qui donnent à penser que ces certificats ont été
obtenus frauduleusement ». Ces éléments vont naturellement bien au-delà de simples
soupçons de fraude.
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2. États
membres
Allemagne
IG Metall obtient un droit au passage à temps
partiel : les partenaires sociaux de la métallurgie – le
syndicat IG Metall et l’organisation patronale Gesamtmetall – sont parvenus à un
accord sur le renouvellement de la convention collective du secteur. Les principaux
points sont les suivants : 1° les salariés se voient accorder le droit à un passage
à temps partiel de 28 heures pour une période comprise en six et vingt-quatre mois.
À la fin de cette période, les salariés retrouvent leur poste à temps plein. Ce
passage à temps partiel se fait sans compensation salariale. 2° Les salaires
progresseront de 4,3 % au 1er avril 2018. 3° Les salariés toucheront
aussi une prime forfaitaire de 100 euros. 4° L’accord prévoit, pour 2019, le
versement d’une prime de 400 euros et d’une prime égale à 27,5 % d’un mois de
salaire. Les salariés qui ont des enfants à charge, qui s’occupent d’apporter des
soins à un proche ou qui travaillent en équipe, pourront convertir ces deux primes
en huit jours de congé supplémentaires dont deux seront pris en charge par
l’employeur. 5° Les employeurs pourront demander à un quota plus important de
salariés qu’actuellement d’augmenter leur temps de travail de 35 à 40 heures pour
faire face aux besoins de la production. « Cet accord, a déclaré Jörg Hofmann, le
premier président d’IG Metal, marque un revirement en matière de temps de travail.
Pendant longtemps, la flexibilité a été un privilège des employeurs, et pour la
première fois, les salariés obtiennent un droit à travailler moins d’heures, pour
eux-mêmes, pour leur santé, pour leur famille ». « Avec ce modèle, nous avons
convenu d’une flexibilisation à la hausse et à la baisse que nous recherchons depuis
longtemps », souligne pour sa part Rainer Dulger, le président de
Gesamtmetall. > Pour aller plus loin :
communiqués de Gesamtmetall
et IG
Metall.
- Des failles dans le respect du salaire
minimum : selon un rapport sur le respect du salaire
minimum légal, publié par l’Institut de recherche économique et sociale (WSI) de
la Fondation Hans Böckler, environ 2,7 millions de salariés ont reçu moins que
le salaire minimum en 2016, soit près de 10 % des salariés qui devraient toucher
le salaire minimum légal. Le phénomène touche essentiellement les secteurs des
particuliers employeurs (42,6 %), de l’hôtellerie-restauration (38 %) et du
commerce (19,5 %).
> Voir le rapport et le communiqué
de presse.
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France
- Le gouvernement présente un projet de
réforme de l’apprentissage : le gouvernement a présenté,
le 9 février, une profonde réforme de l’apprentissage qui vise une
simplification du dispositif pour les entreprises, une meilleure information et
des mesures incitatives pour les futurs apprentis, de nouveaux circuits de
financement et surtout un plus grand rôle accorder aux branches professionnelles
pour définir le contenu et le nombre de formations afin de coller au plus près
des besoins des entreprises (v. dossier
de presse du gouvernement). La réforme est plutôt bien accueillie par
les partenaires sociaux, en particulier les employeurs.
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Luxembourg
- Précision sur le nouveau droit à
l’expertise : un règlement
grand-ducal du 15 décembre 2017 a précisé les conditions de prise en
charge par l’employeur des frais d’expert désigné par la délégation du
personnel. Sauf accord préalable, le budget consacré aux frais d’expertise ne
doit pas dépasser 0,10% de la masse salariale totale annuelle. La prise en
charge est limitée à une expertise par an. L’employeur doit être informé
préalablement sur la nature du mandat conféré à l’expert.
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3.
Entreprises
Comités
d’entreprise européens
- Orpea : la Fédération
syndicale européenne des services publics (FSESP) a organisé, le 6 février, une
réunion de ses
affiliés au sein du groupe Orpéa (50 000 salariés), à Bruxelles, en vue de
constituer un réseau syndical au sein du groupe et obtenir la création d’un CE
européen. Une réunion qui s’inscrit dans une initiative plus large de la
fédération visant à organiser les grands groupes intervenant dans le secteur de
la prise en charge des personnes âgées.
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Accord
transnational
Vinci : la direction du groupe
Vinci et le CE européen ont construit ensemble une déclaration
commune portant sur les actions incontournables et fondamentales en matière
de santé et de sécurité au travail, applicable dans toutes les entités du groupe à
travers le monde. Cette déclaration permet de décliner l’engagement n°5 « Ensemble,
vers le « zéro accident » ! » du « Manifeste de Vinci » qui constitue un socle
commun guidant les comportements de l’ensemble des collaborateurs du groupe dans le
monde. Cette déclaration a été signée, le 1er juin, lors de la réunion
plénière du CE européen, par Xavier Huillard, Pdg du groupe Vinci, et Noureddine
Boudjeniba, secrétaire du CE européen. Elle est le fruit d’un travail de plusieurs
mois associant les pôles de métiers du groupe, la direction et les membres du CE
européen. Dans l’objectif d’adapter les actions au plus près du terrain, les
engagements Santé-Sécurité sont déterminés et déclinés au sein de chaque pôle en vue
d’en promouvoir l’amélioration continue. Une diffusion au travers des instances
représentatives du personnel est en cours. De plus, au-delà de l’information
annuelle transmise au CE européen, une information trimestrielle est transmise au
bureau du comité concernant les accidents du travail, les accidents de trajet et les
maladies professionnelles.
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Restructurations
- Kimberly-Clark : le groupe
américain Kimberly-Clark, spécialisé dans la production de produits l’hygiène
personnelle a annoncé, le 23 janvier, 5000 à 5500 suppressions de postes au
niveau mondial (12 % des effectifs). La fédération syndicale internationale
IndustriAll Global Union dénonce le fait que les représentants des travailleurs
n’ont pas été consultés avant la prise de la décision et son annonce (v. communiqué).
Une réunion extraordinaire du bureau du CE européen s’est tenue le 8 février.
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Syndicalisme
Fincantieri : les fédérations
syndicales italiennes de la métallurgie FIM-CISL, UILM et la fédération syndicale
française FO Métaux, ont fait le point, le 10 janvier, lors d’une réunion à Rome,
sur la situation des chantiers navals STX et Fincantieri récemment regroupés afin de
donner naissance à un géant des chantiers navals européens. Selon FO Métaux, les
syndicats italiens estiment possible de construire conjointement un cadre de droits
et de règles communes au travers d’une négociation de groupe au niveau européen. Les
fédérations s’engagent à coopérer régulièrement ensemble.
- LafargeHolcim : à
l’initiative de la fédération syndicale internationale IndustriAll Global Union,
73 dirigeants syndicaux de 39 pays ont signé une lettre
commune adressée au Pdg du groupe cimentier LafargeHolcim, Jan Jenisch,
lui demandant que son entreprise honore son engagement à signer un accord-cadre
mondial sur les droits sociaux fondamentaux (v. communiqué)
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4. Études et
rapports
Une photographie du salaire minimum dans
l’UE : la Fondation pour l’amélioration des conditions de
vie et de travail (Eurofound) a publié, le 9 février, les premiers résultats de son
étude
annuelle sur le salaire minimum dans l’Union européenne. Cette étude
permettra d’alimenter la réflexion sur un salaire minimum européen et surtout sur
les difficultés à parvenir à une harmonisation au sein de l’UE. Les écarts restent
encore considérables entre le salaire minimum bulgare, de 260,80 euros, bien en
dessous du salaire minimum pratiqué à Shanghai (360 euros) et le Luxembourg avec
1998,60 euros, soit 7,7 fois plus que le salaire minimum bulgare (l’écart était de
20
en 2005, selon Eurostat), un écart qui se réduit à 3,3 en raisonnant en
parité de pouvoir d’achat. Les pays ayant les salaires minima les plus bas (moins de
500 euros) sont tous des nouveaux États membres. En 2017, ces pays ont tous connu
des hausses du salaire minimum de 5% (Croatie, Pologne) jusqu’à 52% (Roumanie).
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