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IR Notes 94 – 28 mars 2018
www.irshare.eu
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Qui est IR Share ?
IR Share est une
agence de partage d’informations, de documentations et de compétences
pour les managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR
Share opère via des publications en ligne, des groupes de travail, des
formations consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe : ce
numéro a été préparé par Catarina Carvalho, Alain Lefebvre, Christer
Thornqvist et Frédéric Turlan. Retrouver l’ensemble de l’équipe
de IR Share sur le site.
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Notes en quelques clics sur le site IR Share ou par E-mail : frederic.t@irshare.eu
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Interview
Andreas Botsch, Directeur du département de la politique syndicale
internationale et européenne de la Confédération allemande des syndicats
(DGB) et membre de l’exécutif de la CES.
Dans un article, vous
avez formulé avec Susanne Wixforth, Cheffe de service dans
le département de la politique syndicale internationale et
européenne du DGB, la proposition de mettre en place un
ministre européen du Travail. Un commissaire européen
n’est-il pas suffisant ? L’évolution de
l’Union européenne montre que le poids politique d’un commissaire
européen en charge de l’emploi à lui seul (ou d’une commissaire
européenne de l’emploi à elle seule), ne suffit pas pour développer
des contre-positions appropriées vis-à-vis de l’Eurogroupe – et
encore moins vis-à-vis d’un commissaire chargé des affaires
économiques et financières. La Commission a tout de même proposé la
création d’une Autorité européenne du travail, mais une telle
autorité à elle seule ne suffit pas. Un ministre européen ou une
ministre européenne du Travail est indispensable. Celui-ci/celle-ci
doit donner de nouvelles impulsions pour le développement continu du
droit social et du droit du travail européen, promouvoir un agenda
de politique social au sens du sommet de Göteborg et exploiter les
compétences existantes dans le Traité sur le fonctionnement de
l’Union européenne (TFUE).
Quelles seraient les compétences
d’un ministre européen du Travail
? L’Union dispose d’un outil
considérable grâce aux
articles 45 et suivants et à l’article 153
TFUE. Les limites de ses actions sont clairement
fixées : la méthode communautaire ne couvre pas la rémunération, le
droit syndical, le droit de grève et le droit de lock-out. Un
ministre européen ou une ministre européenne du Travail pourrait se
porter garant de la promotion de l’emploi, de l’amélioration des
conditions de vie et de travail, d’une protection sociale adéquate
et d’un niveau d’emploi élevé et durable (Art.
151 TFUE). La compétence de soutien, de
coordination et complémentaire devrait intervenir partout où les
réglementations individuelles nationales sont insuffisantes. À cet
égard, il/elle devrait agir suivant trois principes fondamentaux :
respect de la clause de non-régression (c’est-à-dire de
l’interdiction de tout retour en arrière sur les acquis), de la
disposition d’harmonisation minimale (les États membres peuvent
aller au-delà de la protection minimale harmonisée) et de la
convergence vers le haut. Il/elle aurait à justifier devant le
Parlement européen le niveau du degré de réalisation des
objectifs.
Un
tel ministre du Travail de l’UE pourrait-il assurer
l’équilibre entre l’agenda économique et
social ? Le/la ministre du travail de
l’UE devrait veiller à la mise en œuvre concrète de la Charte
des droits fondamentaux de l’UE. Il/elle pourrait
exiger que la priorité soit donnée aux droits sociaux fondamentaux
prévus au Titre IV de la Charte des droits fondamentaux de l’UE par
rapport aux libertés du marché intérieur et s’engager pour un
protocole de progrès social ou une clause de progrès. La tâche d’un
ministre européen ou d’une ministre européenne du Travail
consisterait par conséquent également à veiller, dans toutes les
questions de la compétence des directives de l’UE dans le droit
européen régissant les entreprises, à la préservation et à
l’élargissement du droit collectif du travail et la participation
des travailleuses et travailleurs aux décisions de l’entreprise. Si
l’Europe et ses institutions abandonnent au marché intérieur la
valeur du travail humain et si elles ne s’attaquent pas à la fuite
des cerveaux, au dumping salarial et social ainsi qu’aux
délocalisations des emplois et ne trouvent pas des solutions
concrètes socialement acceptables, elles laisseront la place à ceux
qui voient dans le démantèlement de l’Europe la seule option viable.
Dans l’esprit du projet de paix qui a maintenant soixante ans, il
conviendrait par conséquent d’emprunter des voies européennes
progressistes.
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IR Notes est
une lettre diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues
européennes et réalisée par IR Share et son
réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le droit du
travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle est en
vente sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par mois sur le
site. IR
Share. IR Share est une entreprise à
capitaux privés, indépendante et apolitique, dont l’objectif est d’informer
et d’aider l’ensemble des acteurs du dialogue social en Europe et au-delà.
Elle est le correspondant de la Fondation de Dublin pour la France depuis
2009.
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À la Une
La
Commission adopte un « paquet » en faveur de l’équité sociale
La Commission européenne a présenté, le 13 mars, une série d’initiatives « en faveur
de l’équité sociale » qui se compose de plusieurs propositions de texte législatif
et non législatif (v. communiqué
de la Commission). Tout d’abord, la Commission propose un règlement
sur une Autorité européenne du travail qui aurait trois rôles principaux :
1° rationaliser l’accès aux données utiles aux salariés mobiles et aux employeurs ;
2° rendre la coopération administrative entre les États membres réellement
efficace ; 3° être une instance de conciliation des différends transfrontaliers
tels que les conflits entre autorités nationales de sécurité sociale ou ceux liés
aux restructurations d’entreprises transnationales. Ensuite, la Commission a
aussi présenté une proposition
de recommandation du Conseil sur l’accès à la protection sociale des salariés et
des travailleurs indépendants (v. Mémo
question-réponse de la Commission). Il s’agit donc d’un texte moins
contraignant qu’une directive, mais qui devrait « favoriser la convergence
ascendante » entre les États membres. La Confédération européenne des syndicats a
salué ce train de mesures (v. communiqué).
Côté patronal, pas de réaction immédiate, mais BusinessEurope s’est déjà exprimé sur
l’élargissement
de la protection sociale, en y étant favorable dès lors que la Commission ne
propose pas de texte contraignant et respecte le principe de subsidiarité, ce qui
est le cas. Quant à l’Autorité européenne du travail, BusinessEurope voit peu
de valeur ajoutée, soulignant le risque d’ajouter une structure à une série
d’organismes existants. Enfin, la Commission a annoncé qu’elle travaille à la
mise en place d’un numéro de sécurité sociale européen qui permettrait aux
travailleurs exerçant leur droit à la libre circulation de « prouver aisément qu’ils
sont couverts dans leur pays d’origine » et de « bénéficier plus rapidement et plus
facilement des prestations auxquelles ils ont droit ». > Pour
consulter tous
les documents adoptés du « paquet équité sociale ».
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1. Union
européenne
Projets
Vers la mise en place d’une l’Autorité
européenne du travail : parmi les diverses missions dévolues
à la future Autorité européenne du travail (v. À la Une et proposition
de règlement), il faut notamment relever : 1° la possibilité de soutenir (à
la demande des États membres concernés) des missions de contrôle transfrontalier en
particulier dans le cadre de la lutte contre les fraudes au détachement de
travailleurs. 2° La volonté de renforcer la coopération administrative entre les
institutions de sécurité sociale, en particulier en cas de contestation de la
validité d’un certificat A1, qui est délivré par une autorité de sécurité sociale
nationale afin de confirmer le rattachement d’un travailleur détaché à la sécurité
sociale de son pays. 3° Un rôle de médiation pour faciliter la recherche de
solutions en cas de différend transfrontalier entre ces autorités de sécurité
sociale, mais aussi en cas de restructuration d’entreprise faisant intervenir
plusieurs pays. Ce dernier objectif est une surprise, tant la Commission avait
refusé d’intervenir sur les restructurations transnationales depuis son « cadre de
qualité pour l’anticipation des changements et des restructurations », adopté en
2013 et totalement méconnu. Il s’agit donc d’un projet qui va sans aucun doute
susciter l’ire de BusinessEurope, l’organisation européenne des employeurs, laquelle
fera certainement un intense lobbying pour évincer cette mission, redoutant toute
intervention pouvant ressembler de près ou de loin à une inspection du travail
européenne. > Pour aller plus loin, voir une note
sur ce que devrait être l’Autorité européenne du travail rédigée par l’Institut
Notre Europe – Jacques Delors. La Fédération syndicale européenne des travailleurs
du transport (ETF) salue l’initiative, mais souhaite que le Conseil et le Parlement
dotent de « dents » ce « tigre de papier ». En l’état, cette autorité « manque de
pouvoir propre, d’indépendance et de représentation des travailleurs » (v. communiqué).
La Fédération européenne des travailleurs du bâtiment et du bois, qui couvre le
secteur de la construction particulièrement exposé à la fraude au détachement, salue
aussi cette initiative (v. communiqué).
- Une protection sociale pour tous les
travailleurs : la Commission européenne a présenté, le
13 mars, une proposition
de recommandation du Conseil sur l’accès à la protection sociale des
salariés et des travailleurs indépendants (v. Mémo
question-réponse de la Commission) en application du principe 12 du
socle européen des droits sociaux, qui précise que « [l]es travailleurs salariés
et, dans des conditions comparables, les travailleurs non-salariés ont droit à
une protection sociale adéquate, quels que soient le type et la durée de la
relation de travail ». Il s’agit d’un texte non contraignant qui invite
cependant les États membres à changer leur système national de sécurité sociale.
La recommandation définit des « normes minimales dans le domaine de la
protection sociale » afin d’assurer à tous les travailleurs « une couverture
formelle et effective, l’adéquation et la transférabilité de la protection
sociale ainsi que la transparence des droits ». Lorsque survient un risque, les
États devraient « veiller à ce que les régimes prévoient un niveau de protection
adéquat pour leurs affiliés, c’est-à-dire qu’il soit suffisant et fourni en
temps opportun, de manière à maintenir le niveau de vie, à offrir un revenu de
remplacement adéquat, en évitant dans tous les cas que les affiliés en question
tombent dans la pauvreté ». Les « cotisations sociales » devraient être
« proportionnelles à la capacité contributive des travailleurs ».
- Benchmark sur la réduction des inégalités
de salaire entre les femmes et les hommes : les
ministres du Travail, ont échangé, le 15 mars, sur la manière de combler l’écart
de rémunération entre les femmes et les hommes, sur la base d’une note
de la présidence de l’UE. Ils ont discuté des moyens d’améliorer la
transparence des rémunérations et ont procédé à un échange de vues sur les
mesures nationales qui ont été les plus efficaces pour réduire la ségrégation
sexuelle horizontale et verticale sur le marché du travail.
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Législation
Le Conseil adopte le cadre européen pour
favoriser l’apprentissage : le Conseil Emploi et Affaires
sociales a adopté, le 15 mars, une recommandation
qui propose une série de critères à respecter pour assurer la qualité des formations
suivies par les jeunes. Le texte recommande la rédaction d’un contrat écrit avant le
début de l’apprentissage. Au moins la moitié de la durée de l’apprentissage devrait
« être effectuée sur le lieu de travail ». Les apprentis devraient « avoir le droit
à la protection sociale » et obtenir une rémunération ou une indemnité. (v. communiqué).
« Il s’agit d’une bonne nouvelle pour les jeunes entrant sur le marché du travail »,
estime Thiébaut Weber, secrétaire confédéral de la Confédération européenne des
syndicats (v. communiqué).
L’organisation patronale BusinessEurope salue également ce texte qu’elle juge
« équilibré » (v. position).
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Dialogue
social européen
- Sommet social tripartite :
les représentants des institutions européennes et les partenaires sociaux
européens ont tenu, le 21 mars, leur sommet social tripartite de printemps (v.
communiqué
du Conseil). Lors du sommet, les partenaires sociaux européens ont insisté dans
une déclaration
commune pour que le cadre financier pluriannuel 2020 soit adopté avant
l’élection du nouveau Parlement européen afin de ne pas retarder les
investissements nécessaires au niveau de l’UE. Les représentants de la
Confédération européenne des syndicats ont par ailleurs demandé aux trois
organisations patronales de mettre sur pied un programme de travail ambitieux
afin de déployer les principes contenus dans le socle européen des droits
sociaux.
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Dialogue
social sectoriel
- Administrations centrales :
les partenaires sociaux du secteur des administrations centrales ont
signé, le 21 décembre 2015, un accord-cadre
européen sur l’information et la consultation des fonctionnaires et des
employés des administrations centrales. Ils avaient demandé à la
Commission européenne de soumettre au Conseil une proposition de décision visant
à rendre leur accord applicable au niveau de l’UE, à travers une directive. Mais
la Commission les a informés, le 6 mars, de son refus de présenter un texte au
Conseil. Il n’y aura donc pas de directive obligeant les États membres à
intégrer cet accord dans leur droit interne. Les partenaires sociaux dénoncent
une « décision sans précédent » qui prive 9,7 millions de fonctionnaires d’un
droit à l’information et à la consultation garantit par le socle européen des
droits sociaux (v. communiqué
des partenaires sociaux).
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2. États
membres
Belgique
Mise en place de l’« alerte travail à
domicile » : le ministre fédéral de l’Emploi Kris Peeters a
présenté, le 7 mars, le dispositif de l’« alerte travail à
domicile » qui peut désormais être déclenchée par l’Institut royal
météorologique (IRM), en cas de risque de verglas sur les routes. Les entreprises
sont invitées à prévoir des procédures de télétravail occasionnel via le règlement
de travail ou des accords d’entreprise, permettant le télétravail en cas de
circonstances atmosphériques hivernales.
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Finlande
- Conflit sur le travail du week-end dans
les banques : les syndicats du secteur bancaire ont
lancé des appels à la grève dans le cadre des négociations pour renouveler la
convention collective du secteur. Le conflit porte sur l’introduction du travail
du week-end que les employeurs souhaitent pouvoir mettre en place
unilatéralement alors que les syndicats exigent le recours au volontariat et à
des accords collectifs locaux pour déterminer les conditions d’emploi (v. communiqué
du syndicat Pro). Ces actions interviennent après cinq mois de négociations, une
première série de grèves entre Noël et le jour de l’An, et une médiation de la
négociatrice nationale qui a échoué. De plus, les syndicats pensent organiser
des grèves de sympathie dans d’autres secteurs, et les syndicats du secteur
financier d’autres pays nordiques ont annoncé leur soutien.
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France
Compétence juridictionnelle pour des litiges
concernant des pilotes d’avions: la Cour de cassation a
rendu deux arrêts dans lesquels elle fait application de la jurisprudence de la Cour
de justice de l’UE relative à l’application du règlement 44/2001 du 22 décembre 2000
sur la compétence juridictionnelle (Cass.,
soc., 28 février 2018, n° G 16-17505 et n°16-12754).
Pour un des pilotes, la Cour de cassation note qu’il était affecté à l’aéroport de
Marseille, désigné comme étant sa “base d’affectation” à partir duquel il commence
ou termine ses prestations de travail et à partir duquel il rejoint les avions gérés
par l’employeur. C’est à cette base d’affectation que le pilote recevait ses
instructions et effectuait près d’un quart des vols à partir ou à destination de la
France. De plus il résidait à proximité. Même si les plannings étaient élaborés à
Lisbonne et qu’il devait suivre des formations ailleurs, la cour considère que
« l’aéroport de Marseille […] était le lieu à partir duquel le travailleur
accomplissait habituellement son travail, au sens de l’article 19, point 2, sous a),
du règlement 44/2001. Ainsi, sans donner à la base d’affectation une valeur de
désignation automatique de compétence juridictionnelle, la base est intégrée dans un
faisceau d’indices permettant de rechercher « le lieu à partir duquel le travailleur
accomplissait habituellement son travail ».
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Portugal
- Modification de la législation sur le
transfert d’entreprise : suite à la controverse
concernant le recours abusif au mécanisme du transfert d’entreprises par PT
Portugal, qui permet aux entreprises de transférer des travailleurs à d’autres
entreprises sans leur accord, avec le risque qu’ils perdent ensuite tous les
avantages acquis un an après le transfert, le législateur, soutenu par les
parties de gauche, a décidé de modifier le Code du travail. La loi
14/2018 du 19 mars 2018 renforce ainsi les droits des salariés concernés
par un transfert, notamment en encadrant leur droit de refuser le transfert.
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Suède
Un conflit en cours dans les ports suédois :
après un long désaccord entre la société APM Terminals et le
syndicat suédois des dockers (Hamnarbetarförbundet) dans le port de Göteborg, le
plus grand port d’Europe du Nord, l’association patronale Ports de Suède (Sveriges
Hamnar ; affiliée à la Confédération suédoise des entreprises de transport) a décidé
de cesser , à partir du 1er avril, toute coopération au niveau national
avec Hamnarbetarförbundet. Après presque une année d’impasse, la décision de
Sveriges Hamnar d’interdire à tous ses affiliés de coopérer de quelque manière que
ce soit avec Hamnarbetarförbundet a été une grande surprise pour de nombreux
observateurs. Plus particulièrement, tous les délégués à la sécurité désignés par
Hamnarbetarförbundet perdront leurs droits, et le syndicat n’aura plus accès aux
locaux situés sur le lieu de travail. > Pour
en savoir
plus
- Nouvelle mesure pour faciliter
l’intégration sur le marché du travail : un accord
a été conclu entre le gouvernement et les partenaires sociaux afin de faciliter
l’entrée sur le marché du travail des immigrants nouvellement arrivés et des
chômeurs de longue durée. Ces catégories de travailleurs pourront être
embauchées pour une période pouvant aller jusqu’à deux ans, au niveau du salaire
minimum de la branche (avec une prise en charge partielle par l’État) tout en
suivant une formation professionnelle (v. communiqué).
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3.
Entreprises
Comités
d’entreprise européens
Rockwell Collins :
l’équipementier aéronautique Rockwell Collins (3500 salariés dans l’UE) a renouvelé,
en septembre 2017, son accord de CE européen de 2014. L’accord
initial tient en trois pages dont les clauses renvoient à l’ensemble des
articles du Code du travail luxembourgeois reprenant les dispositions subsidiaires
de la directive 2009/38. Avec l’acquisition de l’équipementier B/E Aerospace, la
direction et les membres du CE européen, sans passer par la mise en place d’un
groupe spécial de négociation, ont amendé
le texte initial. Désormais, le CE européen se réunira deux fois par an. Il
comprend 15 membres. Le Royaume Uni est le pays avec le plus de membres (6), devant
l’Allemagne (4) ; la France (3) et les Pays-Bas (1). Par ailleurs, un membre
représente les effectifs d’une filiale qui sont répartis sur la France, l’Espagne,
l’Italie et la Suisse. L’accord prévoit que le Royaume-Uni continuera à être couvert
par l’accord après le Brexit.
- Un projet pour développer les CE européens
dans la métallurgie : la fédération syndicale française
FGMM-CFDT a organisé, le 12 mars, la réunion de lancement d’un projet
européen qui vise à identifier les bonnes et mauvaises pratiques des CE
européens de la métallurgie, notamment en matière d’information et de
consultation. Ce projet est soutenu par la Commission européenne et une dizaine
de fédérations syndicales nationale d’autres États membres. Cinq séminaires
seront organisés en 2019 avec des experts, dans cinq villes de l’UE et une
conférence finale aura lieu à Bruxelles. L’expert désigné, Syndex, devra
réaliser 30 curriculum vitae de CE européen et conduire huit études de cas.
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Syndicalisme
- General Electric : après
une réunion avec les dirigeants de General Electric sur la stratégie du groupe
dans la branche énergie, qui s’est tenue, le 13 mars, à Paris, les organisations
syndicales européennes affiliées à fédération syndicale européenne IndustriAll
Europe, réitèrent dans une déclaration
conjointe adoptée le 20 mars, leur avertissement contre des décisions de
restructuration « qui auront des conséquences irréversibles pour l’avenir de
GE » (v. communiqué
de presse).
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4. Études et
rapports
Évolution de l’emploi et du coût du travail
dans l’UE : Eurostat, a publié dernièrement une série de
statistiques concernant l’évolution
de l’emploi, du taux
d’emploi dans les régions de l’UE (ce taux a progressé dans 8 régions sur 10
en 2017), du taux
d’emplois vacants et du coût
horaire de la main-d’œuvre. Dans ce dernier document, on peut noter un
certain rattrapage salarial des pays d’Europe centrale et de l’est, puisqu’au
quatrième trimestre 2017, les dix hausses annuelles les plus importantes au sein de
l’UE ont toutes été enregistrées dans les nouveaux États membres, comme en Roumanie
(+14,3 %), en Bulgarie (+12,2 %) ainsi qu’en Hongrie (+8,6 %).
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