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IR Notes 97 – 9 mai 2018
www.irshare.eu
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Qui est IR Share ?
IR Share est une
agence de partage d’informations, de documentations et de compétences
pour les managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR
Share opère via des publications en ligne, des groupes de travail, des
formations consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe : ce
numéro a été préparé par Predrag Bejakovic, Catarina Carvalho
et Frédéric Turlan. Retrouver l’ensemble de l’équipe
de IR Share sur le site.
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Notes en quelques clics sur le site IR Share ou par E-mail : frederic.t@irshare.eu
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Interview
Virginie Rozière, députée européenne (S&D)
Vous
avez été chargée d’un rapport
d’initiative du Parlement européen sur les lanceurs
d’alerte, adopté en 2017, qui demandait à la
Commission européenne d’agir en faveur des lanceurs
d’alerte. La proposition présentée par la Commission vous
convient-elle ? Nous avons le
sentiment d’avoir été entendus et c’est une vraie satisfaction de
voir que sous la pression de la société civile et du Parlement, la
Commission a radicalement changé de position en deux ans. Elle qui
ne voyait pas de base juridique pour agir ou qui doutait de
l’opportunité d’un tel texte a complètement changé de pied.
Le texte a été critiqué par la
Confédération européenne des syndicats dans le sens où un
lanceur d’alerte est protégé s’il dénonce une évasion fiscale ou
une atteinte à l’environnement mais pas s’il dénonce une
violation du droit du travail comme une atteinte à la santé et à
la sécurité des travailleurs. Êtes-vous de cet
avis ? En
effet, c’est sans aucun doute un manque dans la proposition. Je
pense que cela relève plus d’un oubli de la Commission ou plutôt une
volonté d’aller vite en écartant une procédure de consultation des
partenaires sociaux qui aurait retardé la présentation du texte et
compromis son adoption avant la fin du mandat du Parlement.
Cependant nous allons essayer d’intégrer les aspects de droit du
travail dans le cadre du travail législatif. Il n’y a évidemment
aucune raison de les exclure de cette protection.
La proposition, sauf exception,
invite le lanceur d’alerte à saisir d’abord une procédure
interne à son organisation ou une autorité externe avant de
pouvoir mettre l’affaire sur la place publique. N’y a-t-il pas
là une volonté d’étouffer d’éventuel scandale dans
l’œuf ? C’est
la principale pierre d’achoppement par rapport à ce que nous avions
demandé dans notre rapport. Ce dernier prévoit bien différents
canaux pour les lanceurs d’alerte, mais sans les hiérarchiser. Il
est certes important d’instaurer une procédure interne dans les
entreprises. Mais il n’est pas envisageable d’en faire une étape
préalable en faisant reposer des risques importants sur les épaules
du lanceur d’alerte si ce dernier de la respecte pas. Soit il faut
évacuer toute hiérarchie entre les différents canaux laissant la
liberté au lanceur d’alerte de choisir la voie la plus efficace,
soit on la maintient, mais il faut alors élargir les exceptions.
Pour mémoire, dans l’affaire Luxleaks, tant la procédure interne et
que la procédure externe auraient été inopérantes : le salarié
dénonçait le cœur d’activité de l’entreprise ce qui n’aurait pas
permis de résoudre le problème en interne, et l’affaire impliquait
les autorités du pays, privant toute chance de succès à une
procédure externe. Imposer ces étapes avant de porter l’affaire
devant la presse aurait sans doute mis en danger le lanceur d’alerte
et risquer de ne jamais faire éclater la vérité. De plus, j’ai eu
des échanges avec les compliance officers, et il est clair que ces
derniers soulignent qu’ils ne peuvent pas traiter d’affaires trop
importantes pour l’activité de l’entreprise, car ils ne sont pas
indépendants.
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IR Notes est
une lettre diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues
européennes et réalisée par IR Share et son
réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le droit du
travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle est en
vente sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par mois sur le
site. IR
Share. IR Share est une entreprise à
capitaux privés, indépendante et apolitique, dont l’objectif est d’informer
et d’aider l’ensemble des acteurs du dialogue social en Europe et au-delà.
Elle est le correspondant de la Fondation de Dublin pour la France depuis
2009.
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À la Une
Vers une
protection des lanceurs d’alerte au niveau européen
La Commission européenne a présenté, le 23 avril, une proposition de directive
relative à une protection en cas de lancement d’une alerte portant sur une
violation de la législation de l’UE (v. champ concerné dans le communiqué).
En dehors de ce champ, la Commission encourage les États membres « à aller au-delà
de cette norme minimale et à mettre en place des cadres globaux de protection des
lanceurs d’alerte fondés sur les mêmes principes ». Toutes les entreprises de plus
de 50 salariés ou dont le chiffre d’affaires annuel est supérieur à 10 millions
d’euros seront tenues d’instaurer une procédure interne pour traiter les
signalements des lanceurs d’alerte (chapitre II). Il en va de même pour les
administrations nationales ou régionales et les municipalités de villes de plus de
10 000 habitants. Bénéficieront en particulier de la protection, les salariés (art.
2.1, a) de l’entité concernée, mais aussi les travailleurs indépendants (art. 2.1,
b) en lien avec l’entité, les cadres (art. 2.1 c), les stagiaires (art. 2.1 c) ainsi
que les personnes en cours de recrutement (art. 2.2). Les mécanismes de protection à
mettre en œuvre devront comprendre, notamment, des canaux de communication clairs, à
l’intérieur et à l’extérieur de l’organisation (chapitre III), garantissant la
confidentialité, et un système de signalement à trois échelons comprenant : les
canaux de signalement internes ou, en cas de défaillance de ces derniers, le recours
à une autorité nationale compétente, ou encore, en cas de défaillance de ces deux
premiers échelons, le signalement au grand public ou aux médias. La proposition
ajoute des obligations de retour d’information pour les autorités et les
entreprises, lesquelles devront réagir aux signalements et en assurer le suivi dans
un délai de trois mois dans le cas d’un signalement par les canaux de communication
internes. Le texte prévoit l’interdiction de toute forme de représailles à l’égard
du lanceur d’alerte (chapitre IV, art.14). Si ce dernier subit des représailles, il
doit avoir accès à des conseils gratuits et à des voies de recours appropriées (art.
15). La charge de la preuve sera inversée en pareil cas, la personne ou
l’organisation impliquée devant établir qu’elle n’use pas de représailles à
l’encontre du lanceur d’alerte (art. 15.5). Les lanceurs d’alerte seront également
protégés dans les procédures judiciaires, en particulier par une exonération de la
responsabilité liée à la divulgation des informations concernées. Si de nombreux
acteurs de la société civile jugent la proposition de directive ambitieuse, la
Confédération européenne des syndicats plaide pour l’extension du texte au droit du
travail : « Un employé pourrait dénoncer une maltraitance animale ou une atteinte à
l’environnement mais pas un préjudice subi par des travailleurs », dénonce Esther
Lynch, secrétaire confédérale de la CES (v. communiqué). > Voir
aussi la note sur
la proposition de la Commission réalisée par le groupe parlementaire Vert
ALE.
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1. Union
européenne
Projet
Proposition de directive sur les conversions,
fusions et scissions transfrontalières : la Commission
européenne a présenté, le 25 avril, une proposition
de directive qui définit des procédures communes à l’échelle de l’UE afin de
permettre aux entreprises de se déplacer d’un pays de l’UE vers un autre, de
fusionner ou de se scinder en deux nouvelles entités ou plus dans un contexte
transfrontalier. Le texte comporte un volet relatif à l’information, la consultation
et la participation des travailleurs. Comme pour la directive 2001/86 sur
l’implication des travailleurs qui avait accompagné le règlement sur le statut de la
société européenne, le texte comporte des dispositions visant à éviter que les
transformations des sociétés aboutissent à éluder les législations nationales sur la
participation de salariés. C’est l’objectif de l’article 86 I de la proposition qui
traite de la participation des salariés dans l’entreprise procédant à une
conversion, lorsque la protection des droits de participation est mise en péril par
l’opération. En principe, l’entreprise devra suivre les règles respectives de l’État
membre de destination, sauf si la législation nationale de cet État ne prévoit pas
le même niveau de participation des salariés dans les organes de direction ou de
surveillance de la société. En fonction d’un certain seuil de salariés couverts par
un tel mécanisme préalablement à l’opération envisagée, l’entreprise devra engager
des négociations avec les salariés pour déterminer leur participation. Les
négociations seront obligatoires et devront aboutir soit à un accord sur
l’implication des travailleurs, soit, en cas d’absence d’accord dans les six mois, à
l’application des règles standards de participation des travailleurs prévues à
l’annexe de la directive 2001/86. Concernant les différents types d’opérations
visées par la directive, le texte prévoit qu’une information spécifique sur les
matières intéressant les effectifs concernés doit être remise aux représentants du
personnel ou, à défaut, à l’ensemble des salariés. Les représentants des salariés
sont aussi destinataires des informations dues aux actionnaires et autres parties
prenantes. La Confédération européenne des syndicats (CES) estime que ces
dispositions « doivent être sérieusement revues pour assurer que les travailleurs
soient à même d’anticiper et d’influencer les décisions de la direction. Il faut
qu’il soit clairement établi que les droits de participation existants ne peuvent
être dilués, que ce soit aujourd’hui ou à l’avenir » (v. communiqué
de la CES).
- Encadrement des plateformes en ligne :
la Commission européenne a présenté, le 26 avril, des règles
nouvelles pour encadrer l’activité des plateformes en ligne (v. communiqué).
Selon la Confédération européenne des syndicats (CES), les mesures proposées ne
répondent pas aux attentes parce que la réglementation des pratiques déloyales
se limite aux plateformes de commerce proposant des biens et des services, et
non aux plateformes dites collaboratives telles qu’Uber ou Deliveroo (v. communiqué).
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Actualité
sociale
- Vote sur le « paquet mobilité » en
commission du Parlement européen : la commission emploi
et affaires sociales du Parlement européen a adopté, le 25 avril, trois avis
concernant le « paquet routier » qui comporte plusieurs propositions
législatives (v. site
de la commission emploi affaires sociales). Les députés souhaitent
notamment appliquer les nouvelles règles de détachement au secteur du transport
routier et garantir des temps de repos au domicile des conducteurs. La
Fédération européenne des travailleurs du transport se félicite des amendements
adoptés en commission (v. communiqué).
- Aide aux salariés licenciés par Air
France : la Commission européenne a proposé, le
23 avril, de mobiliser, à la demande de la France, 9,8 millions d’euros
provenant du Fonds européen d’ajustement à la mondialisation pour aider de 1858
salariés licenciés par Air France, à trouver un nouvel emploi (v. communiqué
de la Commission.
- Substances dangereuses :
l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail
a lancé sa campagne paneuropéenne en faveur de « Lieux de travail sains »,
consacrée pour 2018-2019 au thème « Maîtriser
l’usage des substances dangereuses ».
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Dialogue
social sectoriel
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2. États
membres
Croatie
Une convention collective pour le tourisme :
la convention collective sectorielle pour le tourisme et les
activités de restauration a été signée, le 18 avril, entre l’Association croate des
employeurs et les deux plus grands syndicats du secteur. La convention fixe un
salaire minimum de base garanti pour les emplois traditionnels du secteur de
l’hôtellerie tels que les hôtesses, les serveurs ou encore les cuisiniers. Les
salariés effectuant les tâches les plus simples bénéficient d’un salaire brut
garanti d’au moins 4700 kunas (627 euros). Il s’agit du salaire de base minimum sur
lequel sont calculés les suppléments pour le travail de nuit, le travail le dimanche
et les jours fériés, ainsi que les heures supplémentaires. La convention a été
étendue à tous les employeurs et travailleurs du secteur.
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France
- Renforcement de la lutte contre les
fraudes au détachement : le gouvernement a adopté, le 27
février, un projet
de loi sur la réforme de l’apprentissage, de la formation
professionnelle et de l’assurance chômage, qui prévoit également de durcir les
sanctions contre la fraude au détachement et le travail illégal, tout en
renforçant les prérogatives de l’Inspection du travail. Les amendes
administratives pouvant être infligées à l’employeur ne respectant pas les
règles du détachement ou la réglementation du travail applicable aux salariés
détachés verraient leur plafond augmenter de 2000 € à 3000 € par salarié détaché
concerné par le manquement, et de 4000 € à 6000€ en cas de récidive. En cas de
non-paiement d’une amende administrative, l’inspection du travail pourra
ordonner la suspension de la prestation de services. Une disposition prévoit
également de lutter contre les sociétés boîte aux lettres en créant un nouveau
cas d’infraction de travail dissimulé : la fraude à l’établissement (v. communiqué
de presse du gouvernement et communiqué
du ministère du Travail).
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Portugal
- Réforme du marché du
travail : le gouvernement a présenté, le 23 mars, une proposition
de réforme du marché du travail afin de combattre la précarité et la
segmentation du marché du travail tout en renforçant le rôle des conventions
collectives. Le projet prévoit notamment de limiter le recours au contrat de
travail à durée déterminée en limitant sa durée (de trois à deux ans) et les
possibilités de renouvellement qui ne pourront plus conduire à dépasser la durée
prévue au contrat initial. Une autre mesure vise à créer une contribution
sociale supplémentaire pour les employeurs qui recourent le plus aux emplois
précaires (v. communiqué
de presse).
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3.
Entreprises
Comités
d’entreprise européens
Dentsply Sirona : à la suite de
la fusion, en 2016, des sociétés américaine Dentsply et allemande Sirona, dont
aucune ne disposait de CE européen, la nouvelle entreprise américaine Dentsply
Sirona, spécialisée dans le matériel dentaire, a conclu, le 23 février, un accord
sur la mise en place un CE européen. L’accord, soumis à la loi allemande,
prévoit que ses dispositions en matière d’information et de consultation couvrent
également la Suisse et la Turquie. Il s’appliquera aussi au Royaume-Uni, si ce pays
vient à quitter l’Union. Le CE européen peut se faire assister par un expert
syndical lors des réunions de bureau ou de la plénière. L’accord prévoit que ce sont
les managers des différentes activités qui seront impliqués dans les procédures
d’information et de consultation afin que les représentants des salariés aient en
face d’eux les bons interlocuteurs. Le groupe compte environ 7000 salariés dans
l’UE, principalement en Allemagne (3740), en Suède (997), en Italie (609) et en
France (417).
- Orpéa : le groupe spécial
de négociation chargé de négocier la mise en place d’un CE européen avec la
direction du groupe Orpéa
(50000 salariés), un des acteurs majeurs du secteur des soins aux personnes
âgées et de leur hébergement, s’est réuni pour la première fois, le 25 avril, en
présence de deux représentants de la Fédération syndicale européenne des
services publics (FSESP). La FSESP entend organiser les salariés au sein des
grands groupes du secteur des soins aux personnes âgées comme Orpéa ou son
concurrent Korian (v. ci-dessous). (v. communiqué
de la FSESP).
- Korian : des représentants
des salariés du groupe de soins aux personnes âgées Korian (49000
salariés), spécialisé dans l’accompagnement et les soins aux personnes âgées, se
sont réunis, le 11 avril, à l’initiative de la Fédération syndicale européenne
des services publics (FSESP), pour établir un réseau de syndicalistes couvrant
l’Allemagne, la Belgique, la France et l’Italie. Les participants ont discuté
des étapes pour établir un CE européen. (v. communiqué
de la FSESP).
- Safran : la direction du
groupe aéronautique Safran et son CE européen ont signé, le 10 avril, un avenant
à l’accord constitutif du CE européen (v. IR
Notes 96, 3. Entreprises). Cet avenant ne modifie pas le périmètre de
l’accord qui reste limité aux États membres de l’UE, ce qui a terme conduira à
la sortie de la délégation britannique. À noter : 1° une protection accrue pour
les membres du CE européen avec notamment une obligation d’informer le DRH
groupe et le bureau du CE européen de toute mesure visant à mettre fin au
contrat de travail d’un membre et ce jusqu’à six mois après la fin de son
mandat ; 2° une définition de la compétence transnationale qui maintien d’une
simple information relative à un seul État membre en cas d’événement important
pour les salariés européens ; 3° une possibilité de communiquer la synthèse des
débats des réunions aux représentants des salariés européens ou, à défaut,
directement aux salariés ; 4° la suppression des critères d’effectifs concernés
et de chiffres d’affaires impactés pour justifier une réunion extraordinaire du
CE européen ; 5° l’obtention pour les membres d’un droit de visite des sites
européens sous réserve d’une information préalable.
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Responsabilité sociale
Danone : le Pdg de Danone,
Emmanuel Faber, a annoncé, le 26 avril, l’ouverture d’une concertation avec les
partenaires sociaux du groupe pour créer une gouvernance participative fondée sur le
principe : « une personne, une voix, une action ». Le groupe va attribuer une action
Danone à chacun des 100000 salariés et mettre en place « un mécanisme
d’intéressement fondé sur un multiplicateur du dividende annuel versé aux
actionnaires ». Par ailleurs, d’ici la fin de l’année, chaque salarié sera invité à
s’engager activement et à inventer l’avenir en contribuant à la construction de la
feuille de route des Objectifs Danone 2030 (v. communiqué
du groupe).
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Syndicalisme
ArcelorMittal : à l’initiative
de la fédération syndicale européenne IndustriAll Europe, environ 50 syndicalistes
du groupe sidérurgique ArcelorMittal et du sidérurgiste italien Ilva,
qu’ArcelorMittal entend racheter, se sont réunis à Bruxelles, le 26 avril, pour
dénoncer les décisions de désinvestissement présentées par la direction à la
Commission européenne afin de satisfaire les demandes du service en charge du
contrôle de la concurrence (v. communiqué
d’IndustriAll Europe). Les participants ont adopté, le 3 mai, une déclaration
commune pour la préservation de l’outil industriel.
- PSA-Opel : pour la
première fois les représentants des salariés de PSA et d’Opel se sont réunis, le
4 mai, à Bruxelles, sous l’égide de la fédération syndicale européenne
IndustriAll Europe.
- WestRock : les fédérations
syndicales internationales UNI Global Union et IndustriAll Global Union ont mis
en place, le 20 avril, une alliance syndicale au sein du groupe américain de
fabrication de papier et d’emballage WestRock (45000 salariés)
issue en 2015 de la fusion entre MeadWestvaco et RockTenn (v. communiqué).
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4. Études et
rapports
Cartographie régionale du
chômage : plus de 80 % des régions que compte l’Union ont vu
leur taux de chômage des personnes âgées de 15 à 74 ans diminuer en 2017 par rapport
à 2016 et environ 60 % ont enregistré un recul d’au moins 0,5 point de pourcentage,
selon un communiqué
d’Eurostat. Toutefois, les taux de chômage régionaux sont toujours marqués par de
fortes disparités entre régions de l’UE. Les taux les plus faibles ont été
enregistrés dans la région de Prague (1,7 %) en République tchèque et Trêve (2 %) en
Allemagne, puis par les régions tchèques de Bohême centrale et de Bohême du sud
ainsi que par les régions allemandes de Basse-Bavière et de Moyenne-Franconie (2,1 %
chacune). > En bref : une étude du Parlement
européen sur l’intégration
des réfugiés sur le marché du travail dans les trois principaux pays
d’accueil (Allemagne, Autriche, Suède) ; une étude de la Fondation Friedrich
Ebert sur le partenariat mis
en place par le syndicat américain des ouvriers de l’automobile (UAW) et la
fédération allemande des métallurgistes IG Metall ; l’Institut syndical
européen (ETUI) a présenté un livre qui analyse l’impact
qu’ont eu sur le marché du travail les programmes d’austérité budgétaire lancés
depuis 2009 dans 11 États membres de l’UE.
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