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IR Notes 98 – 23 mai 2018
www.irshare.eu
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Qui est IR Share ?
IR Share est une
agence de partage d’informations, de documentations et de compétences
pour les managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR
Share opère via des publications en ligne, des groupes de travail, des
formations consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe : ce
numéro a été préparé par Frédéric Turlan. Retrouver l’ensemble de
l’équipe
de IR Share sur le site.
S’abonner à IR
Notes en quelques clics sur le site IR Share ou par E-mail : frederic.t@irshare.eu
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Interview
Michael Bach, Secrétaire syndical IG Metall, compétent pour les sites
allemands d’ArcelorMittal
Vous
animez un réseau de comités d’entreprise du secteur
sidérurgique européen. C’est la première fois que des
comités d’entreprises de différentes entreprises d’un
secteur fondent un tel réseau. Quelle en a été la
motivation ? L’industrie sidérurgique
européenne fait actuellement l’objet d’une réorganisation qui aura
des répercussions considérables sur les travailleurs. ArcelorMittal
(AM) projette d’acquérir Ilva. Simultanément, ThyssenKrupp (TK) et
Tata planifient la fusion de leurs activités sidérurgiques. Par
conséquent, le numéro 1 européen (AM) fusionnerait ainsi avec le n°4
(Ilva) et le numéro 2 (Tata) avec le numéro 3 (TK). Le résultat
final sera la naissance de deux géants sidérurgiques qui clairement
bouleverseront une fois de plus les rapports de force dans le
secteur. Deux géants sidérurgiques verront le jour, qui se
démarquent nettement du reste des sidérurgistes européens. De
nombreux travailleurs en paieront le prix, car leurs emplois
disparaîtront en raison des restructurations ou iront à des
nouvelles entreprises. Dans le cadre de la fusion entre Thyssen et
Tata, au moins 4 000 emplois disparaîtront. Chez AM/Ilva, l’emploi
n’est garanti que pour quelque 10 000 salariés sur le site de
Taranto (Ilva), par conséquent, près de 5 000 salariés perdront leur
emploi. Dans le cadre des conditions imposées par la DG Concurrence
de la Commission européenne pour empêcher une situation de monopole
d’ArcelorMittal en Europe à la suite de l’acquisition d’Ilva, les
cessions envisagées vont faire sortir 15000 salariés du périmètre
d’ArcelorMittal pour se mettre au service d’un nouveau propriétaire.
La sécurité à long terme des emplois dépend avant tout des
motivations des nouveaux acquéreurs.
Quels
avantages un réseau européen au niveau des comités
d’entreprise offre-t-il par rapport à un réseau composé de
comités d’entreprise européens ou de syndicats
? Nous avons fondé un réseau composé de
comités d’entreprises qui doivent s’informer sur les développements
qui touchent le secteur. Nous voulons nous informer mutuellement et
apprendre les uns des autres. Notre objectif est de partager le plus
tôt possible les informations importantes, afin de gagner du temps
pour nos activités. Les fusions dans des structures multinationales
influencent le travail dans chaque entreprise. Toutefois, aucune de
ces entreprises n’est en mesure d’influencer, de modifier ou
d’empêcher fondamentalement ces processus. C’est pourquoi un échange
entre des comités d’entreprise au niveau européen a un sens. Les
structures existantes, notamment le comité d’entreprise européen, se
limitent aux comités d’entreprise d’un seul groupe, quant aux
réseaux européens de représentants syndicaux, ils atteignent les
comités d’entreprise de manière insuffisante. L’échange coordonné de
comités d’entreprise d’un secteur faisait défaut jusqu’à présent.
Les informations sont échangées et les possibilités d’actions sont
discutées par le biais de circuits courts, le développement de
celles-ci pourra alors être poursuivi avec d’autres instances. À une
époque où les activités des groupes se mondialisent de plus en plus,
nous devons également créer des réseaux différents afin de pouvoir
défendre comme il se doit les intérêts des salariés. Notre réseau ne
représente à cet égard qu’une petite contribution modeste. Peut-être
qu’une dynamique propre se développera, qui donnera lieu à d’autres
contributions. Une poursuite de l’européanisation des activités
syndicales serait tout à fait concevable et souhaitable.
Comment financez-vous le
tout? Nous avons lancé le réseau de
comités d’entreprise il y a un an. Nous organisons nos réunions avec
les moyens les plus simples. Nous logeons dans des hôtels à des prix
raisonnables et organisons les traductions à partir des entreprises.
À cet égard, nous bénéficions du soutien bénévole de collègues
polyglottes. Les frais inévitables sont pris en charge par les
entreprises au sein desquelles les comités d’entreprise sont actifs.
Les directions des groupes affectent des moyens considérables au
développement et à la mise en œuvre des stratégies du groupe. Il va
de soi que les frais encourus pour l’information et l’échange des
comités d’entreprise devraient également en faire partie. Jusqu’à
présent, il n’y a eu aucune discussion avec la direction à ce
sujet.
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IR Notes est
une lettre diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues
européennes et réalisée par IR Share et son
réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le droit du
travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle est en
vente sur abonnement pour un montant de 15 euros HT par mois sur le
site. IR
Share. IR Share est une entreprise à
capitaux privés, indépendante et apolitique, dont l’objectif est d’informer
et d’aider l’ensemble des acteurs du dialogue social en Europe et au-delà.
Elle est le correspondant de la Fondation de Dublin pour la France depuis
2009.
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À la Une
La directive
2009/38 sur les CE européens n’a pas servi à grand-chose
Avec près de deux années de retard, la Commission européenne a livré, le 14 mai, son
rapport
d’évaluation de la directive 2009/38 relative au comité d’entreprise
européen ainsi qu’un document
de travail des services de la Commission plus détaillé, qui analyse
succinctement les transpositions nationales et propose une synthèse du rapport
commandé à l’institut ICF pour évaluer l’effet utile, l’efficacité, la cohérence, la
pertinence et la valeur ajoutée de la directive (v. communiqué
de la Commission). Le rapport d’évaluation est triplement décevant : 1° Sa
publication tardive empêche toute initiative significative de la part d’une
Commission et d’un Parlement européen qui arrivent en fin de mandat, ce qui
souligne, comme le relève Peter Scherrer, le secrétaire général adjoint de la
Confédération européenne des syndicats, le fait que les CE européens « ne sont
manifestement pas une priorité pour la Commission ». 2° Malgré un long processus
d’adoption, la directive révisée a eu finalement peu d’impacts : elle « a insufflé
un certain élan » à la mise en place de CE européens et à la renégociation des
accords existants, « mais sans inverser la tendance à la baisse en termes de
création » de comités. Les principaux objectifs de la révision, rappelés dans le
considérant 7 (*) de la directive, n’ont
globalement pas été atteints. L’objectif de créer davantage de CE européens a échoué
avec une petite vingtaine de créations chaque année depuis 2011. La moitié des
entreprises éligibles n’ont toujours pas établi de CE européen. La sécurité
juridique recherchée n’est pas forcément garantie par ce texte qui reste complexe
avec des dispositions sujettes à interprétation. Ainsi, la définition d’une question
de transnationale pose toujours autant de difficulté aux praticiens pour
« l’interpréter dans des cas concrets ». Enfin, la directive « s’est avérée moins
efficace en ce qui concerne la consultation », car « les membres des CE européens
semblent avoir peu d’influence dans le processus de prise de décision au sein de
leur entreprise, notamment dans les cas de restructuration ». De plus, l’évaluation
a révélé « des faiblesses dans les moyens mis en place pour permettre aux CE
européens de faire valoir leurs droits, ainsi que des différences considérables dans
la nature et le niveau des sanctions ». 3° La Commission ne tire pas les
conséquences de cet échec : elle ne suggère ni de baisser les seuils de création de
CE européen, ni de renforcer le processus de consultation afin que l’avis des
représentants des salariés soit réellement pris en compte en amont de la prise de
décision, ni de revoir les sanctions prévues en cas de violation du droit à
consultation, ni de donner les moyens au CE européen de faire valoir ses droits.
Elle propose simplement trois remèdes : un guide pratique, un recours aux
instruments financiers de l’Union et un soutien aux États membres pour améliorer
l’application de la directive (v. article ci-dessous). Reste à savoir si ces
initiatives réussiront là où la directive 2009/38 a échoué, c’est-à-dire à
contribuer à l’expansion des CE européens dans les groupes qui en sont toujours
dépourvus et à insuffler une nouvelle dynamique pour en faire un acteur
incontournable des restructurations transnationales.
(*) Il
s’avère nécessaire de moderniser la législation communautaire en matière
d’information et de consultation transnationale des travailleurs, dans le
but d’assurer l’effectivité des droits d’information et de consultation
transnationale des travailleurs, d’accroître la proportion de comités
d’entreprise européens établis, tout en permettant le fonctionnement continu
des accords en vigueur, de résoudre les problèmes constatés dans
l’application pratique de la directive 94/45/CE et de remédier à
l’insécurité juridique qui découle de certaines de ses dispositions ou de
leur absence, et d’assurer une meilleure articulation des instruments
législatifs communautaires en matière d’information et de consultation des
travailleurs.
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1. Union
européenne
Législation
Gaz à effet de serre : le
Conseil a adopté, le 14 mai, un règlement relatif aux réductions des émissions de
gaz à effet de serre. Le règlement vise à ce que l’objectif de réduction de 30 %
d’ici 2030, par rapport aux niveaux de 2005, des émissions soit atteint, dans les
secteurs comme la construction, l’agriculture, la gestion des déchets et les
transports (v. communiqué
du Conseil). Pour accompagner les bouleversements induits par ces objectifs, la
Confédération européenne des syndicats a publié, le 15 mai, un guide
pour une transition juste vers une économie sobre en carbone (v. communiqué
de la CES) disponible dans les prochaines semaines en plusieurs langues).
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Projet
Fortes divisions au Conseil sur le « paquet
mobilité » : les États membres se divisent ouvertement sur
le « paquet mobilité » qui comprend une
série de propositions de réglementation visant à encadrer le transport routier
et la législation sociale spécifique à ce secteur, actuellement discutées au
Conseil. La ministre des Transports française, Élisabeth Borne, a expliqué, le 11
mai, lors d’une rencontre avec son homologue allemand, que les deux pays
n’entendaient pas « bâcler des règles qui s’appliqueront pendant au moins une
décennie » (v. communiqué
de presse commun). Dans la foulée, les ministres des Transports de
l’« Alliance pour la route », formée par 11 pays d’Europe de l’Ouest dont
l’Allemagne et la France, ont adopté, le 14 mai, une position ferme sur ce dossier.
L’alliance s’oppose frontalement aux options de libéralisation poussées en avant par
la présidence bulgare avec l’appui des autres pays d’Europe centrale et orientale
(v. communiqué
de l’Alliance). De son côté, le ministre bulgare des Transports a appelé, le 15 mai,
les gouvernements de ces pays à faire front commun contre le « paquet mobilité » qui
« nuit surtout aux pays situés à la périphérie de l’Europe : la Bulgarie et la
Roumanie ».
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Actualité
sociale
Les propositions de la Commission pour
améliorer l’application de la directive 2009/38 sur les CE
européens : pour faciliter la mise en œuvre de la directive,
la Commission envisage la publication, dans son rapport
d’évaluation de la directive 2009/38 (v. À la Une), d’un guide qui viserait
à : 1° accroître le recours aux CE européens ; 2° améliorer davantage l’effet utile
des CE européens ; 3° diffuser les bonnes pratiques. Le document sera élaboré encore
cette année, en coopération avec les partenaires sociaux et avec l’appui d’experts.
Par ailleurs, La Commission entend dédier 7 millions d’euros dans le cadre de
l’appel à propositions qui sera lancé après la publication du guide pour apporter un
soutien financier aux partenaires sociaux qui lancent des projets visant à
médiatiser et à encourager l’utilisation de ce guide pratique, ou bien à favoriser
la sensibilisation aux bénéfices potentiels des CE européens pour les entreprises et
les représentants des salariés, et améliorant l’établissement et le fonctionnement
des CE européens. Enfin, la Commission annonce qu’elle soutiendra les États membres
dans leurs efforts pour améliorer la mise en œuvre de la directive, et facilitera
les échanges entre eux, « notamment en ce qui concerne la conception de sanctions
“effectives, proportionnées et dissuasives” applicables en cas de violation des
dispositions de la directive». À noter que le document
de travail des services de la Commission contient en annexe un tableau
récapitulatif des dispositions nationales adoptées en matière de règlement des
litiges (annexe 5) et de sanctions (annexe 6).
- BusinessEurope donne son avis sur la
future autorité européenne du travail : dans une position,
adoptée le 7 mai, l’organisation patronale BusinessEurope donne son avis sur la
décision de la Commission européenne de créer une Autorité européenne du
travail. Elle estime notamment que l’autorité ne devrait pas intervenir en
matière de restructuration.
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Syndicalisme
Congrès de la CEC European Managers :
l’organisation CEC European Managers, qui se définit comme étant
la voix indépendante des cadres, managers et professionnels en Europe, organise les
24 et 25 mai, son congrès à Mayence. Partenaire social européen reconnu par la
Commission européenne, la confédération va renouveler, le 24 mai, ses instances et
établir les lignes directrices de son développement pour les années à venir. Le
lendemain un séminaire est organisé sur le thème « des cadres à l’ère de
l’intelligence artificielle ». L’ensemble des résolutions et documents associés
seront mis en ligne sur le site
de l’organisation.
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2. États
membres
Allemagne
21e congrès du DGB : la
Confédération allemande des syndicats, le DGB, a tenu son congrès du 13 au 17 mai, à
Berlin. Avec un peu moins de 6 millions de membres, elle reste une organisation
puissante, mais elle connaît une tendance à la baisse de ses effectifs. Fin 2017,
ses huit fédérations affiliées comptaient 52 000 adhérents de moins qu’un an
auparavant. Ils étaient encore autour de 6,5 millions il y a dix ans. La courbe
démographique allemande et l’augmentation du travail précaire, défavorable au
syndicalisme, sont les principales explications avancées pour ce déclin. Le congrès
a reconduit la direction sortante menée par Reiner Hoffmann, 62 ans, lequel n’avait
pas d’opposant. Cependant, il a obtenu un score décevant (76,3 % des voix, loin des
93,1 % récoltés en 2014), sanctionnant son appui très explicite à la formation d’une
grande coalition CDU/CSU-SPD pour gouverner le pays. L’avenir du travail et la
digitalisation ont tenu une place importante dans les débats, ainsi que la nécessité
d’étendre la couverture conventionnelle et le nombre de comités d’entreprise en
Allemagne, deux éléments vitaux pour assurer un « bon travail », comme l’a répété
Reiner Hoffmann.
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Le DGB compte appuyer l’Europe sociale :
l’Europe sociale a été opportunément mise à l’ordre du jour du
congrès du DGB (v. ci-dessus) avec une table ronde dédiée à « une Europe sociale
forte pour une globalisation plus juste ». Pour la première fois, un dirigeant d’une
confédération syndicale française a été invité à s’exprimer devant le congrès, en
l’occurrence, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, qui a fait un vibrant
plaidoyer pour que les syndicats quittent leur rôle d’observateur et de commentateur
pour être une force de propositions dans un contexte de changements technologique et
climatique. « L’Europe est une chance », a-t-il répété sous les applaudissements. La
table ronde a permis aussi de montrer aux délégués la capacité des CE européens à
participer à la création de normes sociales au niveau européen comme l’ont souligné
Albert Kruft, secrétaire du CE européen de Solvay à propos de la récente charte
visant à reconnaître les parcours des représentants du personnel (v. IR Notes n°96
EN ES DE IT) ou Bianca Cuciniello, secrétaire adjointe du CE européen de Groupama, à
propos d’une charte sur la digitalisation qui sera prochainement signée entre la
direction et le comité. L’idée est que l’Europe sociale se construit à différents
niveaux, et que celui de l’entreprise n’est pas à négliger. De plus, comme l’a
rappelé Albert Kruft, des progrès sociaux peuvent se faire aussi sans forcément
passer par la cogestion à l’allemande et provenir d’une observation de ce qui se
fait chez les voisins. Peter Scherrer, secrétaire adjoint de la Confédération
européenne des syndicats, a également exhorté les congressistes à voir dans le CE
européen un des outils nécessaires de la participation et de la démocratisation dans
les entreprises. Avec Laurent Berger, il a aussi appelé les gouvernements allemand
et français à s’investir dans le renforcement de l’Europe sociale « qui non
seulement indispensable pour l’Europe, mais importante pour le monde entier », a
insisté Sharan Burrow, secrétaire générale de la Confédération internationale des
syndicats (v. communiqué
du DGB et site du 21e
congrès)
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Autriche
- Un premier comité d’entreprise dans une
société de livraison de repas : le syndicat Vida a
annoncé, le 12 avril, la création d’un comité d’entreprise au sein de la société
de livraison de repas Foodora. L’objectif du comité est désormais de négocier un
accord collectif avec la direction pour améliorer les conditions de travail, par
exemple en valorisant le travail effectué dans des conditions difficiles, sous
la pluie ou de nuit. L’objectif serait aussi de réduire le nombre de
travailleurs indépendants afin d’accroître les effectifs travaillant sous un
statut de salarié.
> Voir aussi d’autres informations
nationales : dans la dernière newsletter
Collective bargaining de l’Institut syndical européen, et les récents
développements (latest working life
developments) enregistrés au cours du premier trimestre 2018 dans chaque
État membre de l’Union par les correspondants d’Eurofound (dont fait partie IR
Share).
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3.
Entreprises
Comités
d’entreprise européens
Kelvion : à la suite de la
vente de l’activité de fabrication d’échangeurs de chaleur GEA Heat Exchangers du
groupe allemand GEA au fonds d’investissement Triton, ce dernier a réorganisé
l’activité en trois sociétés : Kelvion, Enexio et DencoHappel. La nouvelle société,
dénommée Kelvion, a mis en place un CE européen, le 20 décembre 2017, (accord récemment mis en ligne par
l’Institut syndical européen). Pour la première fois à notre connaissance,
la compétence transnationale du CE européen s’étend aux sujets concernant un pays
hors UE et qui pourraient avoir des répercussions sur les entreprises européennes.
Dans le cadre du processus de consultation, en cas de circonstances exceptionnelles,
les membres du comité restreint du CE européen ont le droit de tenir des discussions
préliminaires avec les représentants des salariés à l’échelon national dans les pays
touchés, ainsi qu’avec les experts impliqués dans le processus
d’information-consultation.
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Restructuration
- ArcelorMittal : la
Commission européenne a accepté, le 7 mai, la proposition du groupe sidérurgique
ArcelorMittal de se séparer de plusieurs entités en Europe afin d’acquérir le
sidérurgiste italien Ilva. IndustriAll Europe dénonce de nouveau l’absence
d’information et consultation du personnel sur les décisions de cessions dictées
par la Commission dans le cadre du contrôle des concentrations (v. communiqué
d’IndustriAll).
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Syndicalisme
- John Deere :
des représentants du personnel de trois continents employés dans les sites du
fabricant américain d’équipements agricoles et sylvicoles John Deere se sont
réunis, le 10 mai, dans le cadre du réseau syndical mis en place en 2012. Pour
la première fois, la direction du groupe a participé à la réunion du réseau (v.
communiqué
d’IndustriAll).
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Accords
transnationaux
- Toll : la direction du
groupe australien de transport et de logistique Toll (44000 salariés) a signé,
le 25 avril, un accord-cadre mondial avec la Fédération internationale des
ouvriers du transport (ITF) afin de garantir des normes de travail sûres et
équitables pour tous ses employés dans ses 1200 sites répartis dans 50 pays (v.
communiqué
commun de Toll et de l’ITF).
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