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IR Notes 99 – 6 juin 2018
www.irshare.eu
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Qui est IR Share ?
IR Share est une
agence de partage d’informations, de documentations et de compétences
pour les managers RH et les représentants du personnel. L’agence IR
Share opère via des publications en ligne, des groupes de travail, des
formations consacrées à ces thématiques et un réseau d’experts.
L’équipe : ce
numéro a été préparé par Elma Paulauskaite, Märt Masso et Frédéric
Turlan. Retrouver l’ensemble de l’équipe
de IR Share sur le site.
S’abonner à IR
Notes en quelques clics sur le site IR Share ou par E-mail : frederic.t@irshare.eu
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Interview
François Perniola, délégué fédéral CFE-CGC Energies
Quels
sont les principaux apports du nouvel accord sur la
responsabilité sociale du groupe EDF ?
Par rapport à l’accord précédent, beaucoup de dispositions
intéressantes ont été introduites, comme le champ d’application qui
couvre désormais la chaîne d’approvisionnement et un système de
règlement des conflits intégré. Le texte intègre aussi un devoir de
vigilance ainsi que l’apport de la déclaration révisée de l’OIT sur
les entreprises transnationales. Par ailleurs, l’accord s’appliquait
avant sur une base volontaire. Chaque filiale décidait ou non de
l’appliquer. Cette fois son champ d’application est universel et il
s’applique à toutes les entités contrôlées par EDF.
Quels
ont été les points difficiles de la
négociation ? Nous avons beaucoup
discuté de la composition du comité de pilotage de l’accord et la
fréquence de ses réunions. Bien plus qu’une simple commission de
suivi qui se réunit une fois par an, le comité de pilotage de
l’accord est chargé de veiller à son application pratique. Il assure
les actions de développement, de communication, d’investigation sur
des dossiers thématiques… Concernant la composition, il comprend
désormais des représentants des différentes fédérations syndicales
mondiales et des représentants de différentes zones géographiques.
Avant, hors Europe, il y avait seulement un représentant de la zone
Asie-Pacifique. Désormais, en plus des pays européens et de la zone
Asie-Pacifique, il y a aussi des représentants pour les zones
Amérique, Afrique-Moyen-Orient. Nous avons conçu cet accord pour
qu’il soit proactif et engageant aussi bien pour le management d’EDF
que pour les représentants des organisations syndicales.
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IR Notes est
une lettre diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs langues
européennes et réalisée par IR Share et son
réseau d’experts. Elle propose une veille européenne sur le droit du
travail, les relations sociales et la politique de l’emploi. Elle est en
vente sur abonnement pour un montant de 18 euros HT par mois sur le
site. IR
Share. IR Share est une entreprise à
capitaux privés, indépendante et apolitique, dont l’objectif est d’informer
et d’aider l’ensemble des acteurs du dialogue social en Europe et au-delà.
Elle est le correspondant de la Fondation de Dublin pour la France depuis
2009.
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À la Une
Adoption de
la révision de la directive détachement : beaucoup de bruit pour rien ?
Les travailleurs détachés dans un autre pays de l’UE doivent obtenir un salaire égal
pour un travail égal au même endroit. Le principe est définitivement adopté avec le
vote intervenu au Parlement européen, le 29 mai, sur la révision de la directive
détachement n° 96/71. Outre les dispositions destinées à renforcer la coopération
administrative entre les États membres pour mieux lutter contre les fraudes au
détachement et celles permettant aux employeurs d’accéder plus facilement aux
législations et conventions collectives qui s’imposent à leurs travailleurs
détachés, la nouvelle
directive apporte finalement peu de modifications significatives. Le
problème essentiel est d’appliquer la législation, ce qui suppose une volonté
politique et des moyens. À noter cependant : 1° le « noyau dur » des règles de droit
du travail qui s’applique impérativement aux travailleurs détachés est actuellement
fixé par la législation ou par une convention collective étendue. Les États membres
qui ne connaissent de mécanismes d’extension – comme le Danemark, l’Italie ou la
Suède – peuvent cependant considérer des conventions collectives non étendues comme
devant s’appliquer aux salariés détachés. La nouvelle directive étend cette option
aux États qui ont déjà un système d’extension. Par conséquent, ces États pourront
décider que certaines conventions collectives non étendues et conclues au niveau
sectoriel, régional ou bien au niveau national par les partenaires sociaux les plus
représentatifs, s’appliquent aux travailleurs détachés. 2° Quant au « noyau dur »
en lui-même, il se voit complété par deux dispositions. En plus notamment des règles
sur les périodes maximales de travail, les périodes minimales de repos ou à la
rémunération, la nouvelle directive ajoute, d’une part, les conditions d’hébergement
des travailleurs lorsque l’employeur propose un logement aux travailleurs éloignés
de leur lieu de travail habituel. D’autre part, les allocations ou le remboursement
de dépenses en vue de couvrir les dépenses de voyage, de logement ou de nourriture
encourus par un travailleur détaché lorsqu’il doit voyager vers ou depuis son lieu
de travail habituel dans l’État membre sur le territoire duquel il est détaché, ou
lorsqu’il est temporairement envoyé par son employeur de ce lieu de travail vers un
autre lieu de travail. Ceci ne fait cependant que transposer dans la directive la
jurisprudence de la Cour de justice qui a déjà clarifié les éléments de rémunération
dus aux travailleurs détachés. La directive a cependant le mérite de préciser
clairement que les employeurs ne peuvent pas déduire du salaire les frais
d’hébergement, de nourriture et de transport. Le texte devrait réduire les
distorsions de concurrence, mais celles-ci perdureront : d’une part, les avantages
prévus par les accords d’entreprise ne sont pas inclus dans le principe d’égalité de
rémunération ; d’autre part, et c’est le plus important, le texte ne résout pas les
différences de niveau de cotisations sociales entre les États membres, ce qui
représente un important avantage compétitif pour les entreprises ayant leur siège
dans des pays où le niveau des charges sociales qui pèsent sur les salaires est
faible.
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1. Union
européenne
Législation
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Actualité
sociale
La Commission européenne publie ses
recommandations aux pays : les recommandations par pays de
cette année accordent « une attention particulière aux défis sociaux, en s’appuyant
sur le socle européen des droits sociaux proclamé le 17 novembre 2017 », a souligné
la Commission européenne en présentant, le 23 mai, ses recommandations aux États
membres de l’UE (v. communiqué
question-réponse sur le paquet « semestre européen »). Outre des recommandations
adressées à chaque pays, la Commission propose une synthèse dans une communication
chapeau qui permet de comprendre la position de la Commission, en ce qui
concerne les réformes du marché du travail à entreprendre dans les États membres (v.
communiqué de
la Commission). Ces recommandations sont plus équilibrées que les précédentes,
incluant la dimension sociale de l’UE, et tournent le dos à un exercice centré
exclusivement sur la réduction de la dette et l’amélioration de la compétitivité.
Elles ont pour une fois été saluées par la Confédération européenne des syndicats
(v. communiqué).
Par ailleurs, sur la base d’un srapport
réalisé par Eurofound sur l’implication des partenaires sociaux dans le Semestre
européen, auquel IR Share a contribué, la Commission note que depuis 2017,
certains États ont pris des mesures pour accroître les possibilités de dialogue
structuré et la participation des partenaires sociaux.
- Pierre Gattaz devient président de
BusinessEurope : Pierre Gattaz, l’actuel président de
l’organisation patronale française Medef, a été désigné, le 18 mai, à
l’unanimité, président de BusinessEurope qui regroupe 39 organisations
employeurs en Europe. Il remplacera l’Italienne Emma Marcegaglia (Confindustria)
à partir du 5 juillet prochain (v. communiqué).
- Résolution contre le travail précaire :
les députés européens ont adopté, le 31 mai, en réponse à de
nombreuses pétitions, une résolution
qui invite notamment la Commission européenne à prendre des mesures pour lutter
contre l’emploi précaire (y compris les contrats dits « zéro heure ») et le
recours abusif aux contrats de travail à durée déterminée.
- Un appel européen en faveur d’une Europe
sociale : « il est temps de repenser la place des plus
de 140 millions de salariés de l’UE travaillant dans les entreprises »,
soulignent plus de 400
personnalités du monde universitaire, politique ou syndical, dans un Appel européen « Entreprise et
travail – Pour une nouvelle voie européenne ». La démarche est soutenue
par la Confédération européenne des syndicats et fait écho à sa résolution
en faveur de davantage de démocratie sur le lieu de travail.
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Dialogue
social sectoriel
- Action en justice contre la Commission
européenne : le comité exécutif de la fédération
syndicale européenne des services publics (FSESP) a décidé, le 17 mai, d’engager
une action devant le Cour de justice de l’UE, contre la décision de la
Commission européenne de refuser de présenter au Conseil l’accord sectoriel sur
l’information et la consultation dans les administrations centrales conclu par
les partenaires sociaux européens, afin que celui-ci le transpose l’accord par
voie de directive européenne (v. communiqué
de la FSESP).
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Jurisprudence
Droit aux congés payés :
l’avocat général de la Cour de justice a rendu ses conclusions, le 29 mai, dans
plusieurs affaires relatives au droit aux congés payés annuels, garanti par
l’article 7 de la directive 2003/88 du 4 novembre 2003 sur le temps de travail. Dans
deux affaires, impliquant, d’une part, un employeur privé et, d’autre part, une
collectivité locale (CJUE,
concl., 29 mai 2018, aff. C-569/16 et C-570/16), l’avocat général, dont
l’avis est suivi à 80% par la Cour de justice quand elle rend son jugement : 1°
Confirme que la directive s’oppose à une législation qui prévoit que, lorsque la
relation de travail prend fin en raison du décès du travailleur, le droit au congé
annuel payé s’éteint sans donner droit à une indemnité financière pour congés
annuels payés non pris et qui rend par conséquent impossible le versement d’une
telle indemnité aux héritiers du défunt. 2° Qualifie, pour la première fois, le
droit au congé annuel payé d’un « droit social fondamental » consacré à l’article
31, paragraphe 2, de la Charte des droits fondamentaux de l’UE, ce qui a pour
conséquence pratique que ce droit peut être invoqué directement dans le cadre d’un
litige entre un salarié et un employeur du secteur privé, afin d’écarter
l’application de dispositions nationales qui ont pour effet de priver un travailleur
de son droit à une période annuelle de congés payés (v. communiqué
de presse). Dans deux autres affaires (CJUE,
concl. 29 mai 2018, aff. C-619/16 et C-684/16),
l’avocat général : 1° estime que le seul fait qu’un travailleur n’a pas demandé à
prendre ses congés ne peut pas automatiquement entraîner la perte du droit à
indemnité financière pour congés non pris à la fin de la relation de travail. 2°
Toutefois, dès lors que l’employeur démontre qu’il a accompli les diligences
nécessaires afin de permettre aux travailleurs d’exercer leur droit au congé annuel
payé et que, malgré les mesures prises, le travailleur a renoncé délibérément à
exercer ce droit bien qu’il en ait eu la possibilité durant la relation de travail,
ce travailleur ne peut pas réclamer l’indemnité (v. communiqué
de presse).
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2. États
membres
Allemagne
- Droit au passage à temps partiel
: le gouvernement a présenté, le 17 avril, un projet
de loi qui modifie l’actuelle législation sur le travail à temps partiel
et le travail à durée déterminée (Teilzeit- und Befristungsgesetzes) en
introduisant le droit au passage à temps partiel pour une période déterminée
(« Brückenteilzeit ») et celui de retrouver son emploi à temps plein à la fin de
la période à temps partiel. Le texte sera présenté au Parlement pour entrer en
vigueur le 1er janvier 2019. Les salariés ayant au moins six mois d’ancienneté
dans une entreprise d’au moins 45 salariés pourront postuler pour une période de
travail à temps partiel d’une durée minimale d’un an et de cinq ans, au plus.
Entre 45 et 200 salariés, les employeurs pourront rejeter la demande lorsqu’un
certain nombre de salariés bénéficient déjà de la mesure (par exemple, si plus
de 10 salariés dans une entreprise ayant entre 135 et 150 salariés sont déjà
passés à temps partiel) (v. communiqué
du ministère du Travail).
> Voir aussi l’article
paru dans ReformsWatch de l’Institut syndical européen.
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Estonie
- Retour du dialogue social
tripartite : le gouvernement et les partenaires sociaux
ont rétabli le dialogue social tripartite en se réunissant pour discuter de
sujets pertinents liés à la politique sociale et au travail. La dernière réunion
tripartite remonte à 2002. Le but de la réunion était de discuter des sujets les
plus importants aux yeux du gouvernement et des partenaires sociaux, par exemple
le développement de la démocratie sur le lieu de travail et les questions de
main-d’œuvre étrangère. Il a été convenu que de telles réunions devraient avoir
lieu plusieurs fois par an. La prochaine aura lieu en septembre 2018.
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Italie
Premier accord collectif signé chez
Amazon : la direction d’Amazon et les syndicats ont signé,
le 22 mai, un accord collectif, qui complète l’accord de branche, visant à améliorer
les conditions de travail des salariés d’Amazon, notamment en termes d’organisation
du temps de travail. Selon UNI Global Union, il s’agit du premier accord signé avec
des syndicats au sein du groupe américain (v. communiqué).
Pour la fédération syndicale italienne FILCAMS CGIL, il s’agit d’un « accord
historique » (v. communiqué).
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Lituanie
- Une convention collective pour le secteur
des services sociaux : une convention collective
nationale a été signée, le 18 mai, entre le ministère des Affaires sociales et
six syndicats représentant les salariés des services sociaux (mais pas
d’organisation patronale, car il n’y en a pas dans ce secteur). L’accord vise
notamment à introduire un salaire minimum applicable aux salariés couverts par
la convention collective, ce qui suppose qu’ils soient adhérents à un syndicat
signataire (v. communiqué).
L’objectif, en proposant un salaire supérieur à la norme dans ce secteur, est
aussi de renforcer la participation syndicale. Le texte introduit aussi une
grille de salaire en fonction des qualifications afin d’encourager le
développement des compétences.
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Luxembourg
- Protection des victimes de harcèlement
sexuel : la loi du
8 avril 2018, qui modifie diverses dispositions du Code du travail, est
entrée en vigueur le 15 avril. Elle prévoit d’étendre les règles d’indemnisation
applicables en cas de licenciement ou de démission motivée par un acte de
harcèlement sexuel, au salarié qui démissionne pour faute grave de
l’employeur.
> Voir aussi la newsflash
du cabinet d’avocats Castegnaro.
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3.
Entreprises
CE
européen
Esterline : la direction de
l’équipementier américain Esterline (13000 salariés), spécialisé dans l’aéronautique
et la défense, a signé, le 14 décembre 2017, un accord de mise en place d’un CE
européen. Bien que 57% des effectifs soient en France, l’accord est signé
sous l’égide de la loi de transposition britannique. Si le Royaume-Uni quitte l’UE
ou l’EEE, la direction pourrait désigner une nouvelle filiale pour la représenter
dans l’UE et une nouvelle législation applicable parmi celles de l’UE ou de l’EEE.
Le texte précise par ailleurs que le comité « n’engagera pas normalement de dialogue
sur toute question relevant d’un seul pays et qui est d’ordre purement national ou
local. Si deux ou plusieurs projets non liés entre eux sont exécutés au même moment,
et sans planification conjointe, les obligations d’information et de consultation ne
s’appliquent que si chacun d’eux est en lui-même une question transnationale ».
Toutefois, si un projet présenté dans un pays a des conséquences pour les salariés
d’autres États, alors le comité sera informé de cette proposition « suffisamment à
l’avance pour que l’information puisse être correctement examinée ».
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Accord
transnational
EDF : la direction du groupe
EDF et les fédérations syndicales mondiales Industriall Global Union et
l’International des Services Publics (ISP), ont signé, le 29 mai, au siège de l’OIT,
à Genève, un nouvel accord
mondial sur la responsabilité sociale de l’entreprise, négocié depuis
juin 2017 avec 11 fédérations syndicales nationales (v. communiqués d’IndustriAll,
de ISP
et d’EDF.
Cet accord vient remplacer un précédent
texte sur la responsabilité sociale et environnementale de 2005 et renouvelé
en 2009. « Il vise ainsi à garantir le développement d’un socle social commun aux
160000 salariés du groupe et à consolider le dialogue social international »,
précise le communiqué
d’EDF. Outre la protection des droits sociaux fondamentaux, le texte comporte des
engagements sur la transparence fiscale, la protection des lanceurs d’alerte, la
lutte contre la corruption et les fraudes, la lutte contre la violence et le
harcèlement au travail, le devoir de vigilance à l’attention des sous-traitants et
des fournisseurs, l’égalité entre les femmes et les hommes, la lutte contre les
discriminations relatives à l’orientation sexuelle. Cet accord est aussi le premier,
à notre connaissance, à intégrer le principe d’une « transition juste (…) vers des
économies et des sociétés écologiquement durables pour tous », conformément aux
Principes directeurs de l’OIT. Dans ce cadre, le groupe s’engage à assurer une
formation adéquate de ses salariés, en veillant à protéger leurs droits, leurs
intérêts et à développer leurs compétences, en coopération avec les représentants
des salariés. » Cet accord servira de référence au cours des prochaines années aux
nouvelles négociations d’accord-cadre mondial, étant l’un des plus complets dans ce
domaine.
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Syndicalisme
STMicroelectronics : le réseau
syndical mondial mis en place par la fédération syndicale internationale IndustriAll
Global Union au sein du fabricant franco-italien de semi-conducteurs
STMicroelectronics a adopté une déclaration,
le 24 mai, à l’occasion de la nomination du nouveau P-DG (v. communiqué
de presse). Les syndicats appellent la direction à négocier un accord-cadre
international « pour entériner sur tous les sites un socle de droits fondamentaux
pour tous les employés de STMicroelectronics et mettre en place un comité
d’entreprise mondial ».
- Alstom-Siemens : les
organisations syndicales affiliées à IndustriAll Global Union au sein des deux
entités Alstom Transport et Siemens Mobility en cours de fusion ont organisé, le
30 mai, une journée de mobilisation à travers l’Europe (v. communiqué
de presse d’IndustriAll Europe).
- LafargeHolcim : dans un communiqué,
la Fédération européenne des travailleurs du bâtiment et du bois (FETBB) se dit
« surprise et scandalisée » par l’annonce faîte, le 25 mai, par le groupe
LafargeHolcim de son intention de fermer les sièges en France et en Suisse,
alors que le 17 mai, lors de la réunion plénière du CE européen, la direction a
« nié les rumeurs d’une telle fermeture », relève la FETBB. La fédération
annonce qu’elle « prendra contact avec ses avocats dans les prochains jours » et
sollicitera une réunion extraordinaire de CE européen « pour prendre les
décisions qui s’imposent face au non-respect de l’accord et de la législation
européenne ». La tradition de dialogue social présente chez Lafarge n’aura pas
survécu à la fusion avec Holcim.
- Marriott : la fédération
syndicale internationale UITA lance une campagne
pour inciter le premier groupe hôtelier mondial, Marriott (220000 salariés), à
mettre en place une politique visant à lutter contre le harcèlement sexuel qui
est « endémique » dans l’industrie hôtelière.
- Ryanair : selon la
Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF), la direction de la
compagnie à bas coûts Ryanair recevra, pour la première fois, les 3 et
4 juillet, des représentants syndicaux du personnel de cabine de l’alliance
syndicale Cabin Crew United (v. communiqué).
- Yves Rocher : la
fédération syndicale internationale IndustriAll Global Union dénonce l’attitude
du groupe de cosmétiques français Yves Rocher (13500 salariés) qui, « depuis
avril, a licencié un total de 115 travailleurs dans une filiale turque pour
avoir exercé leur droit fondamental à adhérer à un syndicat » (v. communiqué
de presse).
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