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IR Notes 254 – 11 juin 2025
www.irshare.eu
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Une question à
Isabelle Schömann, secrétaire générale adjointe de la Confédération
européenne des syndicats
Après l’adoption de la révision de
la directive CE européen en trilogue, le 21 mai, êtes-vous
satisfaite du résultat ? Nous devons attendre l’adoption finale par
le Parlement européen qui interviendra en septembre, le temps de la
vérification juridique de l’accord intervenu en trilogue. Cependant,
le texte n’est que la conséquence nécessaire du processus enclenché
par la Commission européenne, depuis son évaluation de la directive
2009/38 publiée en 2016, afin de garantir l’effectivité du droit et
le bon fonctionnement d’une représentation transnationale
d’information et de consultation des travailleurs. La Commission a
reconnu des problèmes d’application de la directive, elle a proposé
des modifications au Parlement européen et au Conseil. Ces derniers
se sont accordés lors du trilogue sur la façon de solutionner ces
problèmes qui allaient de besoins de clarification du texte jusqu’à
la nécessité de mettre un terme aux dénis de justice, auxquels ont
été confrontés certains CE européens privés du droit de contester en
justice la violation de leur droit à consultation. La directive de
2009 est seulement modifiée sur un certain nombre de points qui
nécessitaient d’être revus. Ce n’est pas un grand soir ! Désormais,
il est nécessaire de boucler ce dossier sans retarder ce processus
qui a déjà duré bien trop longtemps pour aboutir à un réajustement
du texte afin de garantir une meilleure application du droit, un
respect du droit des travailleurs et pour les employeurs, une
sécurisation juridique ainsi que la garantie d’une concurrence
loyale entre les entreprises. L’objectif est que les CE européens
fonctionnent mieux en mettant fin à des situations où ils ne sont ni
informés ni consultés en temps utile, de telle sorte qu’ils puissent
dorénavant apporter leur contribution essentielle pour soutenir
l’emploi et participer pleinement à une économie durable en
Europe.
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L’équipe : ce
numéro a été préparé par Inès
Bollet, Ambre
Grenier-Boley, Iris
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Turlan. Retrouvez l’ensemble de
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Dictionnaire européen des relations sociales
Si vous souhaitez aller plus loin dans la
lecture d’IR Notes nous mettons à votre disposition des liens vers le
Dictionnaire
européen des relations sociales,
publié par Eurofound, et régulièrement mis à jour par IR Share,
éditeur d’IR Notes. Les définitions des termes sont disponibles en
anglais et facilement convertibles grâce à des outils de traduction
en ligne.
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À la Une
Vers une
grande harmonisation des CE européens
L’analyse des amendements apportés à la directive 2009/38 sur les CE européens à la
suite du compromis auquel sont parvenus, le 21 mai, les négociateurs du Conseil et
du Parlement européen, donne un peu de visibilité sur le sort des quelque 1200
accords de CE européen en vigueur. L’objectif est qu’à l’horizon 2030, tous les
accords, ou presque, soient soumis aux dispositions essentielles de la
directive. Le texte
transmis par le Conseil à la commission emploi et affaires sociales du Parlement
européen, a été adopté par ce dernier, le 5 juin, avec 35 votes pour, mais
tout de même 10 contre et 3 abstentions, avec des défections du côté des
conservateurs du PPE, ce qui laisse augurer un vote plus serré que prévu en plénière
du Parlement. Comme le texte ne sera présenté qu’en septembre au Parlement, cela
laisse le temps aux opposants de tout poil de tenter de retourner des députés au nom
de la délétère simplification en vogue à Bruxelles. Au niveau du Conseil, le texte
devrait formellement être adopté lors du Conseil Emploi et Affaires sociales des 19
et 20 juin. En cas d’échec au Parlement, un nouveau trilogue serait engagé sous la
présidence danoise qui démarre au 1er juillet. Si l’adoption se déroule
comme prévu, la directive révisée pourrait être publiée en octobre ou novembre
prochain, ce qui signifie une date limite de transposition par les États membres au
4e trimestre 2027 et l’application de l’ensemble de la directive – en
raison de l’ajout d’une période d’adaptation d’un an après la date limite, concédée
aux entreprises – au 4e trimestre 2028. L’effet n’est donc pas immédiat,
même si toutes les renégociations ou négociations en cours ou à venir vont forcément
prendre en compte le nouveau texte. Quel sera l’impact sur les actuels
accords ? Voici notre interprétation, qui sera à confirmer une fois que le texte de
la directive révisée sera consolidé, traduit et publié.
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1. Le sort
des accords d’anticipation
Les accords dits d’anticipation, conclus avant le 23 septembre 1996, qui conformément
à l’exemption accordée par la directive 94/45 (article 13) échappent à ses
dispositions, sont susceptibles de tomber (v. European Works Council). En
effet, la directive de 1994 ne s’applique pas à environ 350 « organes d’information
et de consultation des travailleurs », tels que la directive révisée les désigne
(considérant 19). Concernant ces accords qui « ont été conclus et continuent de
fonctionner en dehors du champ d’application du droit de l’Union », il n’est plus
justifié de maintenir l’exemption, précise la directive révisée. Par conséquent, les
salariés des entreprises concernées retrouvent le droit de demander l’institution
d’un CE européen. Pour cela, ils doivent suivre la procédure prévue par la directive
2009/38, en adressant un courrier à la direction signé par au moins 100 salariés ou
leurs représentants originaires d’au moins deux États membres. Dès lors, la
direction a six mois pour convoquer une première réunion du groupe spécial de
négociation en vue de conclure un accord dans un délai de deux ans (au lieu de trois
ans pour la procédure normale applicable aux entreprises qui n’ont pas encore de CE
européen). L’article 14 ter précise que l’ouverture de négociations n’affecte pas
les termes des accords existants. L’instance européenne continue donc à fonctionner.
Au terme de ce délai, à défaut d’accord, les entreprises devront mettre en place un
CE européen fonctionnant sur la base des prescriptions subsidiaires de la directive
révisée, qui ont été renforcées par rapport la version actuelle. À noter que
l’objectif de mettre fin à l’exemption et de revenir au droit commun nécessite, soit
une initiative de la direction, soit d’au moins 100 salariés de deux États membres
différents ou de leurs représentants. Si aucune des deux parties n’entend enclencher
une négociation, alors l’accord d’anticipation ayant mis en place l’instance
européenne continue « d’être régi par les règles nationales applicables » et peut
donc continuer à fonctionner. Les organisations d’employeurs ont été entendues sur
ce point, affirmant que dès lors que les parties sont satisfaites du fonctionnement
de leur instance, aucune raison ne peut justifier sa remise en cause. Par
ailleurs, comme le souligne le cabinet d’avocats Lewis Silkin dans une note,
certaines entreprises viseront peut-être dénoncer leur accord d’anticipation juste
avant la date de transposition de la directive, ce qui leur permettra de bénéficier
d’une période de négociation de trois ans au lieu de deux.
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2. Le sort
des autres accords
Les accords conclus entre le 24 septembre 1996 et la date de publication de la
directive révisée sont tous susceptibles d’être renégociés, dès lors qu’à la date de
transposition de cette dernière (ou la date d’entrée en vigueur du texte national de
transposition), ils ne respectent pas « un ou plusieurs éléments et exigences » de
l’article 6 qui intègre de nouveaux thèmes devant être traités par l’accord de CE
européen (ex. forme des réunions, recours aux experts, formation des membres du
comité). Si l’accord ne respecte pas ces exigences, il peut être renégocié.
L’initiative peut venir, comme pour une négociation visant à créer un CE européen,
de la direction ou d’une demande écrite de plus de 100 salariés de deux États
membres différents ou de leurs représentants, ou encore, et c’est une nouveauté, du
CE européen lui-même. La procédure de renégociation peut suivre celle prévue par la
clause d’adaptation ou de renégociation prévue par l’accord. Si la demande est
portée par les salariés et/ou leurs représentants, la logique serait de passer par
la mise en place d’un groupe spécial de négociation. Cette possibilité permettrait
de remettre en cause des CE européens dysfonctionnels qui n’oseraient pas demander
l’ouverture d’une renégociation. À défaut d’accord au terme d’un délai, là
aussi, de deux ans, les prescriptions subsidiaires s’appliqueront. Enfin, une autre
disposition importante prévue à l’article 14 bis est que les signataires de l’accord
modifié ne sont pas exemptés du respect des « prescriptions minimales » applicables
de la directive révisée. Ce terme reste non défini par le texte, mais désigne sans
doute les dispositions relatives à l’information-consultation, et les définitions de
la transnationalité, de l’information ou de la consultation. Autrement dit, même si
la révision ne porte que sur quelques points obligatoires devant figurer dans un
accord de CE européen, les nouvelles dispositions mentionnées ci-dessus
s’imposeront. Enfin, outre le délai de transposition qui est, classiquement, de
deux ans, la directive révisée comporte une disposition visant à différer d’un an
l’application des dispositions adoptées par les États membres pour laisser le temps
aux directions et aux représentants des salariés d’examiner les prescriptions
minimales révisées et préparer leur application. A notre sens, les demandes de
renégociation ne peuvent donc intervenir qu’après ce délai d’un an suivant la date
de transposition de la directive (qui peut différer d’un pays à l’autre).
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1. Union
européenne
Législation
Exposition aux solvants : la
Commission européenne a publié un règlement,
daté du 2 juin, modifiant l’annexe XVII du règlement no 1907/2006
(« Reach »), concernant notamment l’exposition à deux solvants dipolaires
aprotiques, le DMAC et le NEP, classés comme toxiques pour la reproduction. Les
nouvelles mesures fixent des limites d’exposition strictes tant pour l’inhalation
que pour le contact cutané afin de mieux protéger les travailleurs qui manipulent
ces substances régulièrement. La restriction s’appliquera dans 18 mois pour
permettre aux utilisateurs de s’adapter aux nouvelles exigences. Pour l’utilisation
du DMAC dans les secteurs des fibres synthétiques ou artificielles, une période de
transition plus longue de quatre ans est prévue.
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Actualité
sociale
Intelligence artificielle :
l’organisation patronale européenne des industries
métallurgiques et technologiques, Ceemet, a publié, le 5 juin, un document
d’orientation sur l’intelligence artificielle au travail, établissant sept
principes à respecter par les parties prenantes. Après avoir insisté sur le fait que
l’actuel cadre légal (AI Act, règlement RGPD…) suffit amplement à sécuriser l’emploi
de l’IA sur le lieu de travail, Ceemet met en avant le rôle de l’IA dans
l’amélioration de la santé et de la sécurité au travail et souligne que le dialogue
social doit être promu pour « accroître l’utilisation de l’IA ». « Au niveau de
l’entreprise, précise Ceemet, lors de la mise en œuvre de systèmes d’IA, il est
important de former les salariés, ainsi que d’informer et de consulter les
travailleurs ou leurs représentants conformément aux réglementations nationales et
européennes ».
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Droits des passagers aériens :
les ministres des transports de l’UE sont parvenus, le 5 juin, à
un accord politique sur la révision des règlements relatifs aux droits des passagers
aériens et à la responsabilité des compagnies aériennes. Si le texte accorde de
nouveaux droits aux passagers (droit au réacheminement, droit d’assistance…), il
limite les possibilités d’indemnisation lorsque les vols ont plus de quatre heures
de retard, au lieu de trois actuellement (v. communiqué).
Pour la Fédération européenne des travailleurs des transports (ETF) cette décision
« peut avoir de graves conséquences pour les travailleurs de première ligne des
compagnies aériennes et des aéroports ». De plus, EFT dénonce la proposition de
classer les conflits du travail, y compris les grèves, parmi les critères permettant
de refuser aux passagers une indemnisation en cas de retard ou d’annulation (v. Right to strike in civil
aviation). En effet, le Conseil distingue entre les grèves
portant sur des revendications pouvant être satisfaites par les employeurs – qui
pourraient conduire à indemniser les passagers affectés par des retards de plus de 4
heures, de celles qui visent des considérations plus générales (comme une grève pour
s’opposer à une réforme des retraites décidée par un gouvernement). Cette position
« sape le rôle de la négociation collective et constitue une attaque contre le droit
fondamental de grève », dénonce ETF (v. communiqué).
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Dialogue
social sectoriel
Télécoms : les partenaires
sociaux du secteur des télécommunications ont adopté, le 4 juin, une déclaration
conjointe sur l’accélération de la durabilité (v. communiqué).
Le texte appelle à une meilleure prise en compte de l’impact environnemental du
secteur et demande la mise en place de « solides programmes de montée en compétences
et de requalification » des salariés ainsi que l’élaboration de politiques qui
garantissent le traitement équitable des salariés à distance et sur site, le
bien-être mental, la confidentialité des données, l’équilibre entre vie
professionnelle et vie privée et le droit à la déconnexion.
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2. États
membres
France
Protection contre la chaleur :
un décret du
27 mai, relatif à la protection des travailleurs contre la chaleur, oblige les
employeurs, à compter du 1er juillet, à évaluer les risques liés au
travail lors de la survenue d’épisodes de chaleur intense, et à prendre des mesures
de prévention en vue de les réduire. Par ailleurs, le décret les oblige à maintenir
une « température adaptée » dans les locaux fermés affectés au travail quelle que
soit la saison. Autrement dit, le Code du travail introduit une obligation explicite
de rafraîchissement des locaux de travail en cas d’épisode de chaleur, alors que
jusqu’à présent, l’employeur n’était tenu que de chauffer suffisamment les locaux.
Le décret est accompagné d’un arrêté
relatif à la détermination des seuils de vigilance pour canicule mis en place par
l’organisme national de météorologie (Météo France) pour signaler le niveau de
danger de la chaleur. Enfin, si depuis un décret de
juin 2024, les employeurs du secteur de la construction peuvent recourir au chômage
partiel en cas de « canicule », le nouvel arrêté précise cette notion : elle
correspond aux seuils de vigilance « orange » ou « rouge » déterminés par Météo
France.
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Travailleurs âgés : le
gouvernement a lancé, le 31 mai, une vaste campagne de communication en faveur de
l’emploi des travailleurs de 50 ans et plus, afin de changer les regards et les
pratiques autour de l’emploi des seniors, en s’inspirant des pays scandinaves et en
Allemagne, où le taux d’emploi des seniors est bien supérieur à celui enregistré en
France (v. Dossier
de presse). La campagne s’accompagne d’un site dédié et d’un guide
pratique. En parallèle, le gouvernement a présenté au Parlement un projet de loi pour transposer l’Accord
national interprofessionnel signé en novembre 2024 par les partenaires
sociaux, qui apporte de nouveaux outils en faveur du maintien en emploi des salariés
expérimentés.
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Suède
Rapport du TCO : une étude de la
confédération syndicale TCO sur les cols blancs âgés de 50 à 67 ans montre que 90%
des personnes interrogées, représentant plus de de 810 000 individus, pourraient
travailler plus longtemps si les conditions de travail sont favorables (v. communiqué).
En effet, les départs à la retraite précoces sont principalement dus à un
environnement de travail défavorable à leur santé. La flexibilité, telle que la
possibilité d’adapter ses heures de travail et son organisation, est aussi un
facteur clé pour travailler plus longtemps. Le temps partiel est l’option préférée
par 56% de répondants, suivi de la possibilité de combiner la retraite et le travail
(50%) (v. communiqué).
D’autres facteurs importants sont la distance entre le domicile et le travail, ainsi
qu’un travail mentalement exigeant.
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3.
Entreprises
Comités
d’entreprise européens
Scission : le CE européen
d’Unilever (UEWC) a terminé le
processus de consultation concernant la séparation de l’activité glaces de la
multinationale annoncée en mars 2024 (v. communiqué)
et de son introduction en bourse, décidée en février dernier. Tout au long du
processus, le CE européen se félicite d’avoir facilité le redéploiement de nombreux
salariés touchés par les suppressions d’emplois et obtenu l’engagement que les
conditions de travail des salariés transférés dans la nouvelle entité – The Magnum
Ice Cream Company (TMICC) – seront maintenues pendant au moins trois ans. TMICC
devrait commencer ses activités en tant qu’entité indépendante au 1er
juillet, la scission étant prévue à la fin de l’année. Jusque-là, le CE européen
d’Unilever continuera à représenter les salariés de TMICC. Des préparatifs sont en
cours pour mettre en place un CE européen pour TMICC, afin de garantir la
représentation continue des salariés européens dès le premier jour.
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Sanction contre un membre : le
CE européen du groupe Adecco a
ouvert, le 20 mai, une procédure de résolution de conflit avec la direction
centrale, invoquant la violation d’une des dispositions de son accord, relatif à la
protection des membres du comité contre des sanctions. L’article III.1.3 précise en
effet que les membres titulaires et suppléants du CE européen ne peuvent être
licenciés ni subir de modification défavorable de leurs conditions d’emploi ou un
traitement inéquitable, y compris la sélection en vue d’un licenciement, ni subir
aucune autre mesure préjudiciable à leur emploi, en raison de leur statut ou de
leurs activités raisonnables en tant que représentants des travailleurs. Or un
salarié hongrois, Beni Hegedűs, devenu suppléant au CE européen, le 19 mars, après
être arrivé en deuxième position lors du vote effectué par les salariés du pays pour
élire leurs représentants, a été convoqué à un entretien par trois cadres de la
direction locale. Il a été invité à choisir entre un licenciement immédiat et une
démission d’un commun accord, assortie d’une offre d’un mois de salaire
supplémentaire. Le motif serait lié à des préoccupations générales concernant la
baisse des résultats de l’entreprise, ainsi que des objections à certains messages
qu’il avait publiés sur la plateforme Teams interne de l’entreprise pendant sa
campagne électorale et qui auraient été jugés défavorablement par le directeur
national. Son contrat s’est terminé le 2 mai. Entre temps, il avait adressé un
message au CE européen pour évoquer son départ et regretter qu’il ne puisse siéger
au comité. Après une enquête, le comité restreint a considéré que le processus
électoral a été influencé par la direction locale et a considéré que le départ du
représentant du CE européen était directement lié à son mandat. Il a entamé la
procédure de résolution des conflits prévue à l’article IX.4 de l’accord en
demandant la réintégration immédiate de leur collègue.
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