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IR Notes 260 – 22 octobre 2025
www.irshare.eu
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Une question à…
Nayla Glaise, présidente d’Eurocadres
Vous venez d’être réélue à
l’unanimité présidente d’Eurocadres lors du Congrès qui s’est
déroulé à Paris, les 15 et 16 octobre. Quels sont vos objectifs
pour le nouveau mandat ? Dans l’immédiat Eurocadres sera mobilisé sur
la « loi sur les emplois de qualité » annoncée par la Commission
européenne d’ici la fin de l’année. Nous pousserons pour l’adoption
de plusieurs directives, notamment sur le télétravail, sur le droit
à la déconnexion – car ce droit concerne tous les salariés – sur la
protection contre les risques psychosociaux et sur la gestion
algorithmique. En même temps, nous devons aussi nous battre pour
sécuriser les avancées obtenues lors du premier mandat d’Ursula von
der Leyen. La tentation patronale est d’obtenir une directive
« omnibus » concernant la législation sociale existante. La
dérégulation des directives sur le devoir de vigilance ou les
rapports de durabilité est déjà en cours. Nous devons aussi freiner
les employeurs qui souhaitent supprimer certaines dispositions de la
directive sur la transparence salariale. Dans un contexte où les
employeurs voient bien que tout le monde les écoute, il est plus que
jamais nécessaire de se mobiliser pour préserver les acquis.
Ensuite, même si ce contexte ne nous aide pas, notre objectif est
aussi d’avancer sur d’autres dossiers comme la question climatique,
l’intégrité au travail lié au numérique, la santé au travail, le
management algorithmique, les transformations, la mobilité… Nous
serons aussi mobilisés sur l’évaluation de la directive sur les
lanceurs d’alerte, dont nous sommes à l’origine, dans le but de
l’améliorer. Enfin, comme
l’a montré l’une des tables rondes organisées lors du congrès, nous
allons continuer à tisser des liens avec d’autres organisations de
la société civile afin d’agir de façon coordonnée et renforcer notre
capacité d’influence. C’est la raison pour laquelle nous avons
invité à la table ronde intitulée « au-delà de la bulle », Chloé
Mikolajczak, une militante de Climat et Justice Sociale très active
sur les réseaux sociaux ou Nathan Stewart, le coordinateur de l’ONG
Fossil Free Politics chargée de coordonner des ONG en Belgique. Il
travaille beaucoup avec les syndicats et n’hésite pas à aller sur
les piquets de grève quand les intérêts des travailleurs concordent
avec les missions de ces ONG. Nous souhaitons élargir ce genre de
coordination avec ces acteurs pour avoir le plus d’influence
possible.
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Qui sommes-nous ?
IR Notes est une
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veille européenne sur le droit du travail, les relations sociales et la
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L’équipe : ce
numéro a été préparé par Inès
Bollet, Victoria
Fonseca, Ambre
Grenier-Boley, Laura Renucci, Iris
Turlan et Frédéric Turlan.
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À la Une
Adoption
définitive de la révision de la directive sur les CE européens
Les députés européens ont adopté définitivement, le 9 octobre, la proposition de
révision de la directive sur le comité d’entreprise européen issue du compromis
obtenu le 21 mai entre les négociateurs du Parlement, du Conseil et la Commission
européenne (v. IR
Notes 253). Malgré un dernier courrier adressé aux parlementaires par
BusinessEurope pour dénoncer des nouvelles règles inutiles et coûteuses, la charge
de certains députés conservateurs craignant pour la compétitivité des entreprises,
et de l’extrême-droite fustigeant les « soviets européens », les députés européens
ont adopté ce texte avec une large majorité (414 voix pour, 139 contre et 61
abstentions). Ce vote marque ainsi la fin d’« une saga qui dure depuis 16 ans »,
selon la formule employée par Dennis Radtke (PPE), qui a porté ce texte jusqu’au
bout, parvenant à convaincre son camp du bien-fondé de la révision. Craignant un
vote « contre » au nom du maintien de la compétitivité européenne, le mouvement
syndical a délivré des messages très « pro business » avant le vote, clamant que la
révision ne créerait pas de nouveaux droits, et qu’elle apporterait de la sécurité
juridique aux entreprises sans augmenter leurs coûts. C’est un demi-mensonge, ne
serait-ce que le passage aux deux réunions annuelles en présentiel qui aura un coût
tout comme le nouveau droit obligeant l’employeur à prendre en charge « les frais
raisonnables de représentation juridique et de participation » aux
procédures engagées par le CE européen pour défendre ses droits. Mais il aura permis
d’assurer à la Confédération européenne des syndicats une réelle victoire : il
suffit de voir le devenir des directives CSRD et CS3D (v. ci-dessous) pour
comprendre que le souffle du boulet n’est pas passé loin. Avant d’entrer en vigueur,
la nouvelle directive doit encore être adoptée formellement par le Conseil (une
formalité puisque le texte de compromis est soutenu par 26 pays), puis être publiée
au JOUE. Ensuite, les gouvernements auront deux ans pour la transposer en
droit interne, soit d’ici la fin 2027. Mais dès aujourd’hui, les négociations ou
renégociations d’accords se feront avec ce nouveau texte en tête. L’impact
principal de la directive est qu’elle conduira à modifier la quasi-totalité des
accords existants, en imposant directement certaines de ses dispositions et surtout,
en ouvrant la voie à une renégociation des accords, y compris les accords
dérogatoires conclus avant le 23 septembre 1996, c’est-à-dire avant la date
d’application de la directive 94/45. Ces quelque 350 instances concernées ne sont
plus considérées comme des CE européens et les salariés de ses entreprises se voient
reconnaître le droit de négocier un véritable accord de CE européen au sein de leur
groupe. En dehors de cette perspective de négociation massive, le texte contient des
mesures renforçant les pouvoirs des CE européens : 1/ la consultation du CE
européen doit permettre aux travailleurs d’exprimer « leur avis avant l’adoption de
la décision ». Il s’agit donc bien d’une consultation préalable à la décision afin
de garantir l’effet utile de la directive. 2/ S’ils expriment un avis dans
un délai raisonnable, les représentants des salariés « ont droit à une réponse
écrite motivée de la direction centrale (…) avant l’adoption de la décision ». 3/ Les entreprises devront
justifier leur refus de communiquer des informations ou les raisons pour lesquelles
celles-ci doivent rester confidentielles et déterminer la durée de l’obligation de
confidentialité. Elles gardent le droit de ne pas transmettre des informations dans
des cas spécifiques, mais elles doivent alors présenter « des raisons justifiant la
non-transmission des informations ». 4/ L’accès à la
justice doit être garanti. 5/
En cas de violation du droit à l’information, les sanctions pourront prendre « en
considération la gravité, la durée et les conséquences du non-respect ainsi que le
fait que ce non-respect soit intentionnel ou le fruit d’une négligence ». Si elles
sont prévues, les « sanctions financières » pourront prendre en compte le chiffre
d’affaires annuel de l’entreprise. 6/ Le texte intègre un objectif
de représentation équilibrée des hommes et des femmes au sein des groupes spéciaux
de négociation et du CE européen (au moins 40 % des sièges aux membres de chaque
sexe). 7/ Les prescriptions
subsidiaires de la directive – qui s’applique à défaut d’accord – sont renforcées,
avec notamment la tenue de deux réunions par an en présentiel.
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1. Union
européenne
Projet
Mort programmée du devoir de vigilance et des
rapports de durabilité : La commission des affaires
juridiques (JURI) du Parlement européen a adopté, le 13 octobre, son rapport sur la
proposition de directive « omnibus » visant à simplifier les directives sur le
devoir de vigilance (CS3D) et la durabilité des entreprises (CSRD). Adopté par 17
voix pour, 6 contre et 2 abstentions, le rapport présenté par le conservateur
suédois Jörgen Warborn (PPE) a réuni le PPE, les sociaux-démocrates et les libéraux
de Renew. Ce compromis « n’est pas le fruit d’un consensus, mais de la menace du PPE
de s’allier à l’extrême droite », souligne Andreas Rasche, professeur associé à la
Copenhague Business School. Sur le fond, le projet du Parlement va au-delà des
mesures de « simplification » proposées par la Commission, transformant clairement
cette première directive omnibus en instrument de dérégulation. La CSRD directive ne
s’appliquerait plus qu’aux entreprises de plus de 1000 salariés et 450 millions
d’euros de chiffre d’affaires (contre 1000 salariés et 50 millions dans la
proposition de la Commission), ainsi que les filiales de sociétés étrangères
dépassant ces seuils dans l’UE. Si on ajoute à cette élévation des critères, les
exemptions pour les holdings et les sociétés financières, le nombre d’entreprises
concernées pourrait tomber à 4200 dans l’UE, selon les estimations d’Andreas Rasche,
très loin des 46 450 entreprises aujourd’hui couvertes par la directive et même des
11 700 entreprises autrefois ciblées par la directive sur les informations
non-financière (NFRD). Le coup de rabot est encore plus sévère pour la CS3D. Là où
la Commission voulait limiter son application aux entreprises de 1000 salariés ayant
plus de 450 millions de chiffre d’affaires (afin de l’aligner sur les seuils
proposés pour le CSRD), le Parlement va encore plus loin, en relevant les seuils
jusqu’à 5000 salariés et 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires (ce qui est
aussi la position du Conseil). En outre, si le compromis maintient l’élaboration
d’un plan de transition climatique, il le vide de sa substance : il ne sera plus
obligatoire de faire figurer des mesures d’application, et les entreprises auront
simplement à faire des « efforts raisonnables » (vs. Les « meilleurs efforts » dans
le texte actuel) pour atteindre des objectifs « compatibles » avec ceux de l’Accord
de Paris (et non plus y « contribuer ») (v. Post
de Andreas Rasche). Sous la pression des organisations patronales et de
l’extrême-droite, ces deux législations qui auront mis près de six ans à être
élaborées risquent donc d’être « éparpillées façon puzzle » d’ici la fin de l’année.
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Dialogue
social interprofessionnel
Télétravail et droit à la déconnexion :
La deuxième phase de consultation des partenaires sociaux
européen, achevée le 6 octobre, laisse la main à la Commission européenne pour
préparer une législation sur le télétravail et le droit à la déconnexion. Dans sa contribution,
l’organisation patronale BusinessEurope, après avoir souligné l’absence d’intérêt
d’une telle régulation, s’est déclarée ouverte à négocier sur certains sujets dans
le cadre du programme de travail des partenaires sociaux. Curieuse offre de la part
d’une organisation qui n’a pas su gérer de manière professionnelle la négociation
entamée en 2022 sur ces deux sujets (v. IR Notes
219). L’offre de réouvrir une négociation est aussi soutenue par SGI Europe
(v. Position
paper). Il n’est donc pas étonnant que dans sa réponse,
la Confédération européenne des syndicats rappelle que comme les employeurs ont
« refusé de soumettre l’accord négocié pour adoption », la Commission devrait
« présenter sans délai une proposition législative ». Ou plus exactement quatre
propositions, l’une sur le télétravail, l’autre sur « le droit à la déconnexion »
qui concerne « tous les travailleurs » et deux autres visant à réviser les
directives sur la santé et sécurité sur le lieu de travail et celle sur les écrans
de visualisation.
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Jurisprudence
Un temps de trajet considéré comme temps de
travail : Dans un arrêt
du 9 octobre, la Cour de justice a considéré que le temps de trajet entre le site de
l’employeur et celui d’un chantier, réalisé à heures fixes dans un véhicule de
l’entreprise, doit être considéré comme du temps de travail. L’affaire
concerne le personnel en charge de la préservation de la biodiversité d’une société
de droit public chargée de garantir la protection d’une zone Natura 2000. Ces
travailleurs se rendent par leurs propres moyens de leur domicile jusqu’à leur
« base », où ils doivent être à 8 heures. Sur place, ils conduisent un véhicule de
l’entreprise jusqu’à un chantier. À 15 heures, ils repartent avec le véhicule de
l’entreprise jusqu’à la base, puis rejoignent leur domicile. Les salariés ont
demandé que ces deux trajets entre le chantier et la base soient considérés comme du
temps de travail – alors que l’entreprise n’en comptabilisait qu’un seul. Selon la
Cour, les trois éléments constitutifs de la notion de « temps de travail » sont
réunis : 1/ les salariés sont « dans l’exercice de leurs activités
ou de leurs fonctions », puisque les déplacements sont « indissociablement liés à
leur qualité de travailleur en biodiversité ». 2/ Ils sont « à
disposition de l’employeur » car « pendant la durée nécessaire de déplacement,
laquelle est le plus souvent incompressible, les travailleurs concernés n’ont pas la
possibilité de disposer librement de leur temps et de se consacrer à leurs propres
intérêts, de telle sorte que, partant, ils sont à la disposition de leurs
employeurs ». 3/ Enfin, les salariés doivent bien être considérés
comme « au travail au cours de la période considérée », car « dès lors que les
déplacements sont consubstantiels à la qualité de travailleur n’ayant pas de lieu de
travail fixe ou habituel, le lieu de travail de tels travailleurs ne peut pas être
réduit aux lieux d’intervention physique de ces travailleurs chez les clients de
leur employeur ».
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2. États
membres
Autriche
Pourboires forfaitaires uniformes :
Le Conseil national a adopté une réglementation uniforme pour
calculer les cotisations sociales (v. communiqué).
Auparavant, les règles variaient selon des branches et des Länder. Les pourboires
resteront exonérés d’impôts. La loi introduit différents plafonds en fonction du
type et la durée d’activité, ainsi que le secteur concerné (v. article).
Les salariés bénéficieront ainsi d’une meilleure couverture de leur pension,
d’indemnités maladie, et de protections contre le chômage.
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Travailleurs indépendants : Le
Conseil national a adopté des mesures pour mieux protéger les travailleurs
indépendants à partir de janvier 2026. Ces derniers bénéficieront de la possibilité
de conclure des conventions collectives, ainsi que d’un préavis de quatre ou six
semaines en cas de licenciement (v. communiqué).
Les employeurs seront également tenus d’informer les travailleurs indépendants des
règles qui leur sont applicables, telles que le salaire minimum (v. communiqué).
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Bulgarie
Négociation collective : Le
ministère du Travail et de la Politique sociale a préparé un projet de loi modifiant
le Code du travail, visant à encourager la négociation collective entre syndicats et
employeurs au niveau sectoriel (v. communiqué).
Ce projet s’inscrit dans la priorité du ministre Borislav Goutsanov de dynamiser le
dialogue entre l’État et les syndicats et de garantir de meilleures conditions de
travail. Le projet, élaboré en concertation avec les partenaires sociaux, est publié
pour consultation publique. Il prévoit que le gouvernement adopte un plan national
conjoint pour soutenir la négociation collective d’ici la fin de l’année, répondant
ainsi à l’obligation prévue par la directive européenne sur les salaires minimums
adéquats.
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Estonie
Travail des jeunes : Le
gouvernement a modifié la loi sur les
contrats de travail (§7) permettant aux jeunes de 15 à 17 ans de travailler
dans la limite de deux à trois heures par jour pendant l’année scolaire (v. article
d’ERR news). La durée de travail pendant les vacances passe à huit heures par jour
(§ 43) (v. communiqué
de la Chambre de commerce et d’industrie).
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France
Parentalité : Le projet
de loi de financement de la sécurité sociale de 2026, adopté en Conseil des
ministres, le 14 octobre, crée un « congé supplémentaire de naissance » (art. 42)
applicable pour les enfants nés ou adoptés à compter du 1er juillet 2027,
afin de permettre la garde des nourrissons par leurs parents et de favoriser le
partage des tâches parentales. Ce congé pouvant aller jusqu’à deux mois serait
partiellement indemnisé par l’Assurance maladie (à 70 % du salaire net antérieur
pour le premier mois, puis 60% pour le deuxième) et pourrait être pris
individuellement par chacun des parents, simultanément ou en alternance avec
l’autre. Il pourrait être pris dans les 9 mois suivants le congé de maternité, de
paternité ou d’adoption.
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Grèce
Journée de 13 heures : Le
Parlement a adopté, le 16 octobre, une réforme du droit du travail qui comprend
l’extension de la journée de travail à 13 heures. La nouvelle loi autorise les
salariés à effectuer des journées de travail prolongées – dépassant la journée
standard de huit heures – pendant un maximum de 37 jours par an, sous réserve d’un
accord volontaire avec leur employeur et d’une bonification salariale de 40 % pour
les heures accomplies au-delà de la durée standard. Avant le vote, le projet de loi
avait suscité de nombreuses critiques et provoqué deux grèves nationales, les
1er et 14 octobre. La Confédération générale des travailleurs de Grèce et
le syndicat Adedy sont fermement opposés à cette mesure (v. communiqué
d’ADEDY). Les organisations syndicales dénoncent le peu de marge de négociation dont
disposent les travailleurs. Les partisans de cette mesure se félicitent de la
flexibilité de sa mise en œuvre, qui est volontaire et décidée au sein de
l’entreprise.
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Pologne
Réduction du temps de travail :
À la suite de l’annonce du programme pilote visant à mettre en
place différentes mesures de réduction du temps de travail, 1 994 entreprises et
institutions se sont inscrites (v. IR Notes
252). 90 ont été sélectionnées, représentant environ 5 000 employés (v. communiqué).
Les employeurs vont désormais signer des accords (v. liste
des entreprises/institutions). La ministre a exprimé la nécessité de réduire
le temps de travail pour les personnes âgées ou ayant des responsabilités
familiales. La phase principale du projet débutera en 2026.
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3. Études et
rapports
Socle européen des droits sociaux :
Alors que la Commission travaille à un nouveau plan d’action
pour appliquer le socle européen des droits sociaux, le Comité économique et social
européen a publié une étude,
commandée à notre partenaire Panteia, qui examine la mise en œuvre du socle et de
son premier plan d’action en 2024. L’étude se concentre sur quatre directives prises
dans le cadre du socle européen : celles sur les conditions de travail transparentes
et prévisibles, l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, les salaires
minimaux adéquats et l’équilibre entre les femmes et les hommes dans les conseils
d’administration. L’analyse qui porte sur leur mise en œuvre et les lacunes qui
subsistent, concerne 14 des 27 États membres (v. rapport
pays). Les conclusions sont assez critiques, soulignant une application
insuffisante de ces textes dont les droits ne profitent souvent pas aux personnes
occupant des emplois atypiques ou précaires. De plus, les inspections du travail et
les organismes chargés de l’égalité ne disposent pas des ressources et des sanctions
nécessaires pour garantir le respect de la législation.
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