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IR Notes 269 – 11 mars 2026
www.irshare.eu
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Une question à…
Yohann Dauvet, Labour Relations Manager au sein d’Albéa Tubes
Beautycare
Votre entreprise a conclu un accord
sur le dialogue social en matière de recours aux systèmes
d’intelligence artificielle (v. IR
Notes 268). En quoi votre
direction a-t-elle estimé utile de s’engager dans cette voie
? L’idée de
négocier un accord sur le dialogue social en la matière a été
suggérée par le cabinet d’experts qui accompagne le comité social et
économique central (CSE-C), avant d’être pleinement adoptée par les
syndicats. Pour la direction, cette démarche s’inscrit dans une
volonté d’amélioration continue du dialogue social, notamment en
apportant transparence et échanges sur un sujet émergent,
susceptible de susciter des craintes. En effet, les obligations
juridiques pesant sur l’employeur restent encore floues, et la
jurisprudence récente peut générer une certaine insécurité
juridique. En choisissant de négocier un accord, nous nous sommes
imposé un cadre strict en matière d’information et de consultation,
favorisant ainsi un dialogue social continu. Cependant, cette
approche nous a également permis d’éviter des contraintes
supplémentaires. Par exemple, en cas de mise à jour mineure d’un
agent d’IA ou de tests préliminaires avant un possible déploiement,
notre accord prévoit simplement d’informer les représentants du
personnel, sans déclencher une consultation formelle. En revanche,
pour les projets à fort impact, nous avons instauré une procédure
d’information et de consultation rigoureuse. Grâce à cet accord,
nous pouvons désormais présenter au CSE des projets documentés et
concrets, plutôt que de redouter un manquement aux obligations
légales d’information et de consultation. Sans ce cadre, associer
les représentants des salariés dès la phase de conception ou de test
aurait pu exposer l’entreprise à des critiques sur l’insuffisance
des informations transmises, voire à des recours juridiques de la
part du CSE. En définitive, ce dialogue social continu nous offre
une sécurité juridique, tout en nous permettant de nous concentrer
sur le développement des systèmes d’IA. Le CSE est ainsi consulté en
temps utile, c’est-à-dire lorsque ces systèmes sont susceptibles
d’avoir un impact réel sur les conditions de travail.
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Agenda
18
mars Bruxelles Sommet
social tripartite
18
mars Bruxelles La
Commission européenne doit adopter une proposition législative pour
instituer le 28e régime (v. agenda).
20
mars Bordeaux Colloque «
La démocratie au travail dans la transition environnementale » organisé
par l’Institut du travail de Bordeaux (inscription)
24 mars En
ligne Webinaire organisé par les
fédérations européennes d’employeurs EFSI et EFFE, avec le soutien de la
Commission européenne, sur le thème :« Créer des emplois de qualité en
Europe : le rôle croissant des négociations collectives dans le secteur
des services aux personnes et aux ménages (PHS) en Europe, avec une
intervention de Maria Sedlakova, chercheuse à Eurofound (Inscription).
26 mars En ligne Webinaire
organisé par Eurofound et Eige sur le « lancement
des lignes directrices européennes sur l’évaluation et la
classification des emplois sans distinction de sexe ».
21 avril Bruxelles
Eurofound organise un événement afin de présenter les derniers résultats
de son enquête européenne sur les conditions de travail : Travailler
à l’ère de l’IA – Comment les conditions de travail évoluent-elles
en Europe ?
29 juin Luxembourg Conseil
Emploi et Affaires sociales
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Qui sommes-nous ?
IR Notes est une
lettre d’information diffusée tous les 15 jours, disponible en plusieurs
langues européennes (allemand, anglais, espagnol, français, italien et
polonais) et réalisée par IR
Share et son réseau d’experts. Elle propose une
veille européenne sur le droit du travail, les relations sociales et la
politique de l’emploi. Elle est en vente sur abonnement pour un montant
de 273 euros HT par an sur le site IR Share.
L’équipe : ce
numéro a été préparé par Inès
Bollet, Victoria
Fonseca, Ambre
Grenier-Boley, Laura Renucci,
Frédéric
Turlan et Iris
Turlan. Retrouvez l’ensemble de
l’équipe de IR Share
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d’information IR Notes a été reconnue comme « service de presse en
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réforme du régime juridique de la presse. Outre la reconnaissance de la
qualité d’IR Notes, le bénéfice du statut de « service de presse en
ligne » nous permet de facturer (en France) les abonnements à IR Notes
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Mentions légales.
Editeur: IR Share SARL – 5, Les Compères – 89520 Fontenoy – +33 (0)6 81
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Directeur de la publication: Frédéric Turlan. Hébergeur: ALTEO géré par
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À la Une
Transparence
salariale : une harmonisation éparpillée façon puzzle
La directive 2023/970 du 10 mai
2023, adoptée le 10 mai 2023, vise à renforcer l’égalité des rémunérations
et la transparence salariale dans tous les États membres de l’UE (v. IR Notes 205). Les
pays disposent jusqu’au 7 juin 2026 pour transposer cette directive dans leur droit
national. Pourtant, une étude
d’Eurofound, publiée fin octobre 2025, soulignait déjà que les progrès en matière de
transposition restaient limités dans l’ensemble des États membres. À ce jour, la
mise en œuvre de la directive s’avère donc inégale et complexe, créant une mosaïque
de règles qui rend difficile l’harmonisation des pratiques pour les entreprises et
les représentants du personnel. D’abord, la transposition de la directive accuse des
retards significatifs dans de nombreux pays. Malgré un délai de trois ans – au lieu
de deux habituellement pour les directives sociales –, plusieurs États membres n’ont
pas encore finalisé leur législation. En France, par exemple, le projet de loi est
toujours en discussion avec les partenaires sociaux et ne devrait pas être adopté
avant le 7 juin 2026, avec une entrée en vigueur partielle prévue seulement en 2027.
Au Danemark, l’application de la directive n’est pas attendue avant le
1er janvier 2027. Seule la fédération Wallonie-Bruxelles en Belgique a, à
ce jour, achevé la transposition. Ces retards repoussent d’autant l’obligation pour
les employeurs d’informer sur les échelles salariales et de publier des rapports sur
les écarts de rémunération. Ensuite, les États membres interprètent et appliquent la
directive de manière très variable. La marge de manœuvre laissée par le texte
européen permet des adaptations, voire des « sur-transpositions », c’est-à-dire des
mesures allant au-delà des exigences minimales. Ainsi, en France, le projet de loi
prévoit de communiquer aux candidats une fourchette de rémunération initiale, tandis
qu’en Italie, il est question de fournir le montant exact du salaire proposé. Un
autre point de divergence concerne le rapport sur les écarts de rémunération entre
femmes et hommes, qui doit inclure les composantes variables et complémentaires. La
directive impose un rapport annuel pour les entreprises de 250 salariés et plus, et
tous les trois ans pour celles comptant entre 150 et 249 salariés. Les entreprises
de 100 à 149 salariés auront huit ans pour produire leur premier rapport, puis
devront le renouveler tous les trois ans. Pourtant, certains pays durcissent ces
obligations : en Italie, le rapport devra être annuel pour tous les employeurs
concernés, tandis qu’au Danemark, le seuil est abaissé à 100 salariés. La France,
quant à elle, maintient son seuil actuel de 50 salariés, en lien avec son « Index
Égalité » existant. Enfin, les méthodes utilisées pour évaluer les écarts salariaux
varient également. En Italie, l’analyse se base essentiellement sur les catégories
de la convention collective même si la classification interne de l’entreprise peut
être prise en compte. Au Danemark, les employeurs devront utiliser la nomenclature
officielle DISCO, qui classe les métiers en 372 sous-groupes professionnels. Ces
différences méthodologiques compliquent la comparaison des données entre pays et
rendent plus difficile le travail des représentants du personnel au niveau européen.
En définitive, si l’objectif de transparence salariale est partagé, sa mise en œuvre
reste fragmentée. Les représentants du personnel auront un rôle clé à jouer pour
garantir que les principes d’égalité et de transparence soient effectivement
appliqués, malgré les disparités entre les États membres.
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1. Union
européenne
Législation
La directive « Omnibus I » a atteint son
terminus : Un an après la publication de la première
proposition « omnibus » par la Commission européenne, le 26 février 2025, le texte
qui modifie les directives sur les rapports de durabilité (CSRD) et le
devoir de vigilance a été publié au JOUE, le lendemain de son approbation
finale par le Conseil. Désormais, les directions des entreprises et les
représentants des salariés disposent d’une version officielle du texte dans leur
langue, ce qui facilitera son application, évitant de recourir au millefeuille de
textes de compromis ayant précédé son adoption finale. La directive, qui entrera en
vigueur le 19 mars, a fortement augmenté les seuils d’application des directives
CSRD et CS3D. Le seuil d’effectif des entreprises soumises à la directive CSRD qui
concernait les entreprises de 250 salariés et plus, concerne désormais celles de
plus de 1 000 salariés avec un chiffre d’affaires annuel supérieur à 450 millions
d’euros (au lieu de 40 millions). Quant à la directive sur le devoir de vigilance,
elle ne concerne désormais que les entreprises de plus de 5 000 salariés (au lieu de
1000) avec à un chiffre d’affaires net supérieur à 1,5 milliard d’euros (au lieu de
450 millions d’euros). La révision apporte aussi un cortège de flexibilité en faveur
des entreprises. Concernant le devoir de vigilance, le texte permet à une entreprise
qui a identifié plusieurs risques équivalents (même niveau de gravité ou de
probabilité), de ne pas les traiter tous en même temps : elle peut choisir de
commencer par ceux liés à ses partenaires commerciaux directs, c’est-à-dire ses
fournisseurs ou sous-traitants avec lesquels elle a une relation contractuelle
directe. L’obligation faite aux entreprises d’adopter un plan de transition pour
l’atténuation du changement climatique au titre de la CS3D a été supprimée. La
directive reporte d’une année supplémentaire la date limite de transposition de la
CS3D en droit national, la fixant au 26 juillet 2028. « Si les politiciens peuvent
simplifier les lois, commente Andreas Rasche, professeur et vice-doyen à la
Copenhagen Business School, ils ne peuvent pas simplifier les problèmes
environnementaux et sociaux considérables auxquels les entreprises européennes
doivent faire face ». De plus, si les obligations légales ont disparu, les exigences
des banques, des investisseurs et des partenaires commerciaux demeurent, et nombre
d’entreprises n’échapperont pas à devoir publier des rapports très détaillés et
montrer patte blanche en matière de devoir de vigilance pour obtenir des
financements à des conditions avantageuses.
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Fonds européen d’ajustement à la mondialisation
: Le Conseil est parvenu à un accord
provisoire, le 25 février, concernant la proposition de règlement visant à
élargir le champ d’application du Fonds européen d’ajustement à la mondialisation en
faveur des travailleurs licenciés (FEM). Une fois approuvé formellement par le
Conseil et le Parlement, le texte sera publié au JOUE. Présentée le
1er avril 2025 par la Commission européenne (v. IR Notes
249), la proposition vise notamment à étendre l’aide du FEM, non plus aux
seuls travailleurs licenciés, mais aussi « aux travailleurs concernés par un
licenciement imminent dans des entreprises en cours de restructuration ».
L’intervention du FEM doit leur permettre d’« acquérir les compétences nécessaires
pour les aider à évoluer vers un rôle différent ou à changer d’emploi, dans leur
entreprise actuelle ou dans une entreprise différente ». Les travailleurs concernés
sont ceux « dont le contrat ou la relation de travail devrait prendre fin à la suite
d’un licenciement selon la communication écrite de l’employeur aux représentants des
travailleurs les informant, au cours des consultations avec eux, notamment, du
nombre et des catégories de travailleurs à licencier, conformément à l’article 2,
paragraphe 3, de la directive 98/59/CE ». Les salariés doivent être visés par un
projet de licenciement collectif d’au moins 200 travailleurs dans une entreprise en
cours de restructuration, mais des exceptions à ce seuil sont prévues. La demande
d’intervention est formulée par l’entreprise puis relayée par l’État membre auprès
de la Commission dans des délais resserrés. Par ailleurs, pour l’ensemble des
demandes d’aide (pour des salariés déjà licenciés ou en risque de l’être), la
contribution financière du FEM en faveur d’une entreprise ne dépassera pas 4
millions d’euros par État membre pour un exercice financier donné. « Cette
disposition vise à limiter le risque qu’une entreprise donnée épuise à elle seule
les ressources de financement et à s’assurer qu’un financement soit disponible pour
des restructurations dans différents États membres », souligne le texte. Une
disposition qui ne permettra plus des aides au niveau de celles versées à Air France
de 17,7 millions en 2022 pour 1580 ex-salarié ou encore les 12,8 millions versés
pour 2500 ex-salariés à la suite de la faillite de BenQ. Depuis 2007, le FEM est
intervenu dans 186 cas, allouant 727 millions d’euros pour aider plus de 181 167
personnes dans 20 États. Selon les dernières données pour 2023-2024 (rapport
et annexe),
81% des salariés licenciés ont retrouvé un emploi dans les 18 mois après l’obtention
de l’aide (v. la page
consacrée au FEM sur le site de la Commission et la liste
des aides attribuées, les communiqués du Conseil
et de la Commission).
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Actualité
sociale
- Restructuration : La
Commission européenne a proposé, le 2 mars, de mobiliser 2 millions d’euros du
Fonds européen d’ajustement à la mondialisation pour soutenir 507 salariés
licenciés en avril 2025 à la suite de la faillite du sidérurgiste Liberty Steel
Belgium (v. communiqué).
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- Conseil Emploi et Affaires sociales :
Les ministres de l’Emploi des Vingt-Sept ont notamment
adopté, le 9 mars, une recommandation relative au capital humain, qui fournira
aux États membres des orientations sur la manière de remédier aux pénuries de
main-d’œuvre et de compétences dans l’ensemble de l’UE. Les ministres ont aussi
procédé à un échange de vues sur l’utilisation de l’IA pour renforcer l’emploi
de qualité et les droits des travailleurs (v. communiqué
du Conseil).
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Dialogue
social sectoriel
Coiffure : Les partenaires
sociaux européens du secteur de la coiffure, UNI Europa et Coiffeur EU, ont publié,
le 2 février, une déclaration commune appelant notamment la Commission européenne et
les États membres à lutter contre la location frauduleuse de sièges dans les salons
de coiffure, une pratique qui « constitue une menace sérieuse pour la durabilité, le
professionnalisme et les conditions de travail équitables dans le secteur »,
expliquent les signataires (v. communiqué
d’UNI Europa).
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2. États
membres
Belgique
Un « droit au rebond » : Depuis
le 1er mars, les salariés ayant plus de dix ans de carrière derrière eux
peuvent exercer leur « droit au rebond », également appelée « prime Trampoline »,
mise en place via la loi
programme du 18 juillet 2025. Ce dispositif permet de bénéficier d’un droit
aux allocations chômage pour une durée de six mois après une démission volontaire.
L’objectif est de faciliter la reconversion des salariés justifiant d’un projet
professionnel structuré, étudié lors d’une demande faite au préalable auprès du
service public de l’emploi (ONEM). Cette durée
pourra être prolongée de six mois supplémentaires en cas de formation pour un métier
en pénurie.
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Espagne
Travailleurs transgenres : Le
gouvernement et les deux confédérations syndicales CCOO et UGT ont signé, le 26
février, un Protocole
d’accord d’accompagnement des personnes transgenres au travail. Cet accord
affirme l’engagement pris par l’article 15.1 de la loi 4/2023 du 28 février
2023 pour l’égalité réelle et effective des personnes transgenres et pour la
garantie des droits des personnes LGTBI qui affirme l’intégration des personnes
trans dans le marché du travail. Le protocole établit une série de recommandations
pour la reconnaissance et le respect du genre manifesté par le travailleur (par
exemple, la reconnaissance des pronoms légalement reconnus). Ce protocole marque
l’engagement du ministère espagnol du Travail et des partenaires sociaux à établir
un environnement de travail plus respectueux de la diversité (v. communiqué du gouvernement,
de la CCOO
et de l’ UGT).
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Grèce
Renforcement de la négociation collective :
La loi
sur le renforcement des accords collectifs est entrée en vigueur. Après
avoir fait l’objet d’un consultation publique en février (v. IR Notes
266), elle a été approuvée avec de légères modifications par le Parlement.
Cette loi vise notamment à renforcer la couverture des salariés par les conventions
collectives, à promouvoir la négociation collective et à améliorer le cadre
régissant la conclusion, la mise en œuvre et l’extension des conventions
collectives. En outre, elle vise à protéger pleinement les salariés après
l’expiration d’une convention collective, ainsi qu’à accélérer et rationaliser les
procédures de résolution des conflits collectifs.
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Italie
Premier rapport de l’Observatoire de l’IA sur
l’emploi : En 2025, l’Italie a été pionnière en lançant sa
réglementation sur l’IA pour mettre en œuvre les règles européennes (v. IR Notes 259)
et a lancé un observatoire national pour suivre l’impact de l’IA sur l’emploi.
Celui-ci vient de publier son premier rapport,
le 19 février. Il présente les disparités géographiques dans l’utilisation de l’IA
et met en évidence un décalage entre les compétences et la formation, notamment
l’écart entre l’offre et la demande de professionnels STEM, ainsi que la lenteur des
entreprises à investir dans les processus de digitalisation (v. communiqué).
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Malte
Changements climatiques : Le
Conseil consultatif tripartite pour le dialogue social (MCESD) a examiné, le 5
mars, les questions de préparation aux catastrophes et de
coordination des interventions d’urgence, à la demande de l’Association maltaise des
hôtels et restaurants (MHRA). Cette rencontre, consacrée au changement climatique,
met en évidence les préoccupations croissantes liées à ses effets dans un pays où le
secteur touristique occupe une place majeure. Les discussions ont porté sur des
mesures visant à renforcer la sensibilisation aux actions à entreprendre et à
améliorer la coordination entre les partenaires sociaux, les entités publiques et le
gouvernement (v. communiqué).
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Pays-Bas
Travail intérimaire : Depuis le
début de l’année, les intérimaires ont droit à une rémunération équivalente à celle
d’un salarié permanent au même poste (v. communiqué).
Cependant, cette mesure n’a pas entraîné d’amélioration significative des conditions
de travail. Les agences d’intérim rencontrent des difficultés pour définir
précisément ces rémunérations équivalentes, en particulier sur l’inclusion des
déductions pour le logement. Par ailleurs, les organisations représentant les
agences d’intérim ont signé un accord pour appliquer cette règle avec le syndicat LBV, et non l’un des trois principaux syndicats,
ce qui soulève des questions sur la représentativité.
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Pologne
Contrats de travail en ligne :
Le Conseil des ministres a adopté, le 24 février, un projet
visant à instaurer un système numérique centralisé dédié à la gestion des contrats
de travail. Cette plateforme permettra aux employeurs de conclure, modifier, ou
résilier des contrats, ainsi que d’utiliser des modèles standardisés de documents
(v. communiqué).
Accessible gratuitement à tous, elle couvrira aussi d’autres types d’accords,
notamment ceux liés à la formation. Cette initiative devrait en outre permettre de
simplifier les démarches administratives, en particulier pour l’embauche de
travailleurs étrangers.
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3.
Entreprises
Restructurations
Fusion majeure dans l’aérospatial :
Les groupes Airbus, Leonardo et Thales ont annoncé, le 22 octobre
2025, la signature d’un protocole d’accord visant à regrouper leurs activités
spatiales au sein d’une nouvelle entité, Bromo. L’objectif affiché est de «
créer un acteur spatial européen de premier plan » (v. communiqué).
La nouvelle entreprise emploiera environ 25 000 salariés répartis dans plusieurs
pays européens. Avec un chiffre d’affaires annuel estimé à 6,5 milliards d’euros
(pro forma, fin 2024) et un carnet de commandes couvrant plus de trois années de
chiffre d’affaires, Bromo disposera d’une taille critique lui permettant d’innover
et de rivaliser à l’échelle mondiale, notamment face à des concurrents comme le
réseau Starlink. Sous l’égide d’IndustriAll Europe, des représentants syndicaux des
salariés des trois groupes – basés en Belgique, en France, en Allemagne, en Italie,
en Pologne, en Espagne et au Royaume-Uni – se sont réunis le 1er décembre
2025. Leur objectif : définir une approche commune face à cette fusion. Ils ont
notamment exigé la préservation des emplois et des sites de production, le maintien
des conditions de travail (via la conservation des accords collectifs pour les
salariés transférés), ainsi que le respect des droits à l’information et à la
consultation des représentants du personnel à chaque étape du projet et à tous les
niveaux (voir le communiqué). Dans une lettre
commune adressée aux directions d’Airbus, de Thales et de Leonardo, 14
syndicats issus de plusieurs pays européens ont unifié leurs revendications. Ils
demandent des garanties concrètes dans le cadre de la fusion, notamment : 1/
la négociation, dès la création de Bromo, d’un nouveau CE européen incluant
des représentants de tous les pays concernés, et intégrant au minimum les meilleures
pratiques sociales et l’expertise des accords CE européens existants chez Airbus,
Thales et Alenia Space ; 2/ la garantie d’une représentation des
salariés au conseil d’administration de la holding Bromo.
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Délocalisation vers l’Inde : Le
groupe chimique allemand BASF
a annoncé la création d’un nouveau centre de services partagés en Inde. Ce site
centralisera les fonctions financières et de gestion du personnel actuellement
assurées en Europe. Les représentants des salariés expriment des craintes quant aux
conséquences de cette décision, redoutant notamment la délocalisation de milliers
d’emplois, en particulier au sein du centre de services partagés de Berlin (v.
communiqués IG BCE et IndustriAll Europe).
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